En Bourse, l’effet janvier est un phénomène selon lequel les cours boursiers, notamment ceux des petites capitalisations, affichent une tendance haussière marquée au premier mois de l’année. Il s’explique principalement par des motifs fiscaux. En décembre, les investisseurs vendent souvent des titres même à perte pour alléger leur base imposable, ce qui exerce une pression à la baisse sur les cours. Dès janvier, ces mêmes actifs sont rachetés, tandis que les liquidités nouvelles sont réinvesties, provoquant un rebond technique. L’effet est également renforcé par un sentiment psychologique de nouveau départ qui encourage les prises de risque en début d’année.
Ces dernières années, il n’a pas été observé sur le marché actions tunisien. C’est un signe que le marché est de plus en plus mature et anticipé par de nombreux acteurs qui arbitrent cette saisonnalité en prenant des positions dès décembre.
La première séance de l’exercice, qui a vu le Tunindex laisser des plumes, n’est pas une référence. Il porte l’empreinte d’un repli de certains poids lourds de l’industrie financière, reflétant l’impact de la baisse du Taux Directeur. Mais sur le fonds rien n’a changé entre le 31 décembre 2025 et le 2 janvier 2026 et tout le monde s’attendait à une telle décision par la Banque Centrale. La tendance globale sera dictée par les chiffres des indicateurs d’activité du dernier trimestre, qui seront publiés durant la seconde quinzaine du mois. Les banques, en particulier, seront observées de très près car leurs performances seront décisives pour l’ensemble de la Place.


