«Il faut scruter ce fait dans les prés, interroger les éleveurs sur la progression des poussins et promouvoir auprès d’eux les médicaments à base naturelle», avertit Guy Marius Sagna, député, chantre de l’aviculture au Sénégal, lors du webinaire tenu le 26 mars 2025 sur le thème «L’élevage africain à l’ère de la transformation: innover, performer et prospérer» avec des intervenants du Sénégal, de Mauritanie et de Tunisie, dans la série de séminaires Wings Growth Boost organisés par Managers avec l’ambition de mettre en lumière les opportunités de collaboration entre Tunis, Dakar et Nouakchott dans le cadre du programme WING4Africa, soutenu par le projet Qawafel financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France.
Il atteste que le taux de mortalité des volailles est élevé au Sénégal, du 1er au 35e jour: «Il faut aussi comprendre que le coût des céréales fait augmenter le prix des volailles. Si on parvient à assurer des sources locales et si le taux de mortalité est réduit, cela peut compenser le coût des céréales et donner accès à des poulets moins chers».
Selon lui, certaines priorités sont à mettre en place: «Il faut trouver les médicaments bio qui assurent un traitement naturel à la volaille et qui sont surtout sans effets secondaires. Ces produits sont déjà développés par les fabricants dans la région et maintenant il faut se mobiliser pour les commercialiser. Et, par-dessus tout, saisir que le secteur de la volaille ne peut vraiment être développé comme il faut si nous ne veillons pas en même temps à développer notre agriculture».