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Le secteur privé: moteur de la restructuration des PME et du changement en Tunisie

21 février 2024
Dans Business

À travers le CJD Talks 2024, le Centre des Jeunes Dirigeants de Tunisie (CJD) aspire à mettre “l’économie au service de l’homme”. Dans cette perspective, il met à contribution le savoir et l’expérience de différents acteurs économiques, afin d’aborder les problèmes fondamentaux auxquels sont confrontés les entrepreneurs et investisseurs tunisiens, de trouver des solutions et d’activer des recommandations.

Au cours du septième podcast, M. Abdelaziz Darghouth, donne la parole à M. Anis Wahabi, associé AWT Audit & Conseil, pour traiter la thématique du mois de février : “La restructuration des entreprises : solutions financières et cadre réglementaire inadapté”.

À l’origine des problèmes des PME : contexte national et international

Dans la première partie, les deux interlocuteurs discutent des problèmes les plus importants  auxquels fait face la restructuration d’entreprise en Tunisie. Selon eux, la faute réside dans le contexte caractérisé par l’instabilité politique au niveau national, et l’épidémie et la guerre en Ukraine au niveau international, qui rend la vie difficile aux PME en Tunisie. Face à ce constat, M. Anis Wahabi salue la résilience des entreprises tunisiennes qui ont démontré leur pouvoir d’adaptation et de transformation face aux fluctuations conjoncturelles, appelant à tirer parti de leurs atouts, à capitaliser sur les acquis et à corriger les lacunes. Car, malgré un problème structurel de sous-capitalisation, elles sont “le secret du succès relatif” de l’économie, depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui.

Manque de précision et de structure dans l’identification des problèmes des PME

Replaçant le contexte, M. Wahabi ajoute que les PME font face à des difficultés dues au coût très élevé de la capitalisation, de la recapitalisation et du financement à travers le Fonds tunisien de l’investissement. À cet égard, M. Darghouth souligne l’absence d’un état des lieux précis, se demandant pourquoi l’État ou les parties prenantes n’ont pas investi dans l’identification des problèmes fondamentaux des entreprises. En réponse à cette question, l’invité présente deux éléments de réponse. D’un côté, il y a un manque d’objectivité et de précision, parce que le travail se fait sur la base d’impressions et non sur la base d’études et de statistiques. De l’autre, il y a un manque de données structurées.

Appeler le secteur privé à prendre l’initiative d’identifier les problèmes des PME

Face au refus ou à l’incapacité du secteur public d’établir cet état des lieux, M. Anis Wahabi appelle le secteur privé à assumer ses responsabilités et à prendre l’initiative d’identifier les problèmes fondamentaux dont souffrent les PME, dans un contexte marqué par une relation conflictuelle entre les deux secteurs.

L’importance du rôle de l’expert-comptable dans l’identification des problèmes des PME

À cet égard, les deux interlocuteurs évoquent le rôle de l’expert-comptable dans la PME. En établissant le lien entre les chiffres, le contexte et le marché, et en connaissant le modèle de gouvernance et de fonctionnement des PME, il est, selon M. Wahabi, mieux placé pour jouer le rôle de conseiller auprès du chef d’entreprise. Un rôle qui doit être séparé du rôle du commissaire aux comptes qui examine et certifie les comptes. Pour réussir la restructuration des PME, faut-il établir une loi qui attribue ce rôle à l’expert-comptable, se demande alors M. Darghouth. Mais M. Wahabi explique que ce rôle ne peut pas être réglementé car il est au cœur de la valeur ajoutée. De par ses compétences de base, l’expert-comptable est, en effet, capable d’accompagner les entreprises.

Innover pour réussir la restructuration des PME

Pour réussir la restructuration des PME, M. Anis Wahabi souligne la nécessité de sensibiliser, d’impliquer et de former les acteurs de l’écosystème. De son côté, M. Abdelaziz Darghouth appelle à l’innovation en créant par exemple un comité incluant toutes les parties prenantes.

Manque d’outils pour aider les PME en difficulté

Dans la deuxième partie, les deux interlocuteurs s’intéressent aux deux phases par lesquelles passent les entreprises en difficulté. Durant la première, qui précède l’intervention judiciaire, l’entreprise doit se réorganiser avant que les problèmes ne s’aggravent. À ce propos, M. Anis Wahabi affirme qu’il appartient à l’expert-comptable et au commissaire aux comptes d’avertir le chef d’entreprise des problèmes, rappelant que les banques sont disposées à l’aider dans la restructuration des obligations financières. La deuxième phase, qui fait suite à l’intervention judiciaire, est le résultat de 3 facteurs : l’incapacité d’identifier un problème à temps, le déni du chef d’entreprise et le manque d’outils pour aider la PME lors de la première phase. 80 % des entreprises tunisiennes sont en première phase, estime M. Wahabi.

Mise en place de fonds de retournement et de fonds d’investissement

Face à ce chiffre, il propose d’accompagner les PME en fin de cycle afin de créer un nouveau cycle et d’éviter l’intervention judiciaire. Pour ce faire, il est judicieux de :

  • Impliquer les experts compétents et les organismes professionnels.
  • Mettre en place des fonds de retournement et des fonds d’investissement.
  • Créer des produits bancaires adaptés à la restructuration.
  • Trouver des mécanismes pour réactiver le règlement à l’amiable.

Remplacer le tribunal judiciaire par un tribunal de commerce

Concernant le réglèment judiciaire, M. Anis Wahabi pointe un problème lié à l’inadaptation du cadre. En effet, de par sa vocation, le tribunal n’est pas l’endroit approprié pour résoudre les cas en temps opportun ou apporter des solutions. L’invité propose ainsi de remplacer le tribunal judiciaire par un tribunal de commerce doté de spécialistes et de mécanismes plus rapides pour traiter en urgence les problèmes des chefs d’entreprise.

Le secteur privé : moteur du changement en Tunisie

En conclusion, M. Anis Wahabi souligne la nécessité de rompre avec le système actuel qui ne fonctionne plus, appellant le secteur privé à assumer son rôle de leadership dans le domaine économique et à être le moteur du changement en Tunisie. Il faut alors se former, créer des connexions et travailler ensemble pour avancer.

Communiqué de presse

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