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		<title>Trend80 et IA: quand la nostalgie devient une affaire de données</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique inspirée des années 1980, avec coiffures, vêtements, décors et couleurs caractéristiques de cette époque. La tendance joue sur la nostalgie. Mais derrière une photo transformée en quelques secondes se pose une question beaucoup moins visible, celle des données que l’utilisateur transmet au service pour obtenir ce résultat. </p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Habib Soula, Software Engineer chez Value, c’est précisément là que se situe une partie du problème. L’usage de ces outils s’est tellement banalisé que l’utilisateur ne se demande pas toujours ce qui se passe derrière l’interface. Il rappelle, avec une pointe d’humour, qu’un service proposé gratuitement repose nécessairement sur un modèle économique. Les grands laboratoires d’IA disposent par ailleurs de volumes considérables de données pour développer et améliorer leurs modèles.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son propos ne revient pas à considérer que toute utilisation de l’IA constitue une menace. Il invite plutôt à regarder de plus près ce que l’on accepte en utilisant ces services. Les paramètres de confidentialité ne sont pas accessoires. Ils déterminent notamment, selon les services et les fonctionnalités activées, la manière dont certaines conversations ou certains contenus peuvent être conservés ou utilisés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le #Trend80 permet de rendre cette question très concrète. Pour obtenir une image dans le style des années 1980, l’utilisateur transmet son visage à un outil. Or un visage n’est pas une donnée comme une autre. Il peut permettre d’identifier une personne et prendre une dimension particulière lorsqu’il s’agit de photos d’enfants ou de personnes qui n’ont pas donné leur accord.</p>
<p class="isSelectedEnd">Habib Soula insiste également sur une confusion fréquente entre supprimer une application ou un compte et faire disparaître automatiquement toutes les données associées. Ces deux opérations ne sont pas nécessairement équivalentes. La conservation et la suppression des données dépendent des règles propres à chaque service, de ses paramètres et de ses politiques de confidentialité. Autrement dit, désinstaller une application ne signifie pas forcément que les données déjà transmises au service disparaissent au même moment.</p>
<p class="isSelectedEnd">Il prend l’exemple de sa mère, qui utilise régulièrement l’IA. Son propre usage est différent. Il estime que près de 98% de ses interactions avec ces outils sont liées au développement, le reste concernant notamment la culture, la santé ou des questions du quotidien. Il raconte que, deux ans auparavant, sa mère avait demandé à ChatGPT d’analyser ses résultats médicaux. Aujourd’hui, l’existence de fonctionnalités de mémoire ou la conservation de certains échanges peut, selon les paramètres du service, permettre à l’outil de tenir compte d’éléments issus de conversations antérieures. Pour lui, cet exemple montre surtout que l’utilisateur peut progressivement constituer un historique beaucoup plus riche qu’il ne le pense. Une question isolée sur la santé, une photo, une information professionnelle ou une préférence personnelle peuvent, une fois mises bout à bout, dessiner un profil beaucoup plus précis de l’utilisateur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette accumulation soulève aussi la question de la sécurité. Plus les utilisateurs confient de données aux plateformes, plus la protection de ces données devient stratégique. Le risque ne se limite donc pas à la manière dont une entreprise décide de traiter ou d’utiliser les informations qui lui sont confiées. Il concerne également leur exposition potentielle en cas de faille de sécurité ou de cyberattaque.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les récentes affaires qui ont touché le secteur de l’IA alimentent d’ailleurs cette réflexion. Habib Soula évoque notamment les alertes lancées par certains chercheurs et anciens collaborateurs de grandes entreprises du secteur sur les risques liés au développement rapide de ces technologies. Il ne défend pas l’idée d’abandonner l’IA. Son propos porte davantage sur la nécessité de conserver des mécanismes de contrôle et un cadre de régulation à mesure que les capacités des modèles progressent.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette vigilance ne concerne d’ailleurs pas uniquement ChatGPT, Gemini ou les autres outils d’IA générative. Le même raisonnement peut être appliqué aux grandes plateformes numériques, notamment Meta et les réseaux sociaux. À chaque fois, l’utilisateur échange une partie de ses données contre un service, souvent sans mesurer précisément la valeur de ce qu’il transmet.</p>
<p class="isSelectedEnd">Quelques réflexes peuvent néanmoins limiter l’exposition. Avant d’envoyer la photo d’une autre personne à un outil d’IA, il est préférable d’obtenir son accord, avec une vigilance particulière pour les images d’enfants. Il est également utile de vérifier les autorisations accordées aux applications et de privilégier, lorsque c’est possible, l’accès à certaines photos plutôt qu’à l’ensemble de la galerie. Les paramètres liés à l’utilisation des conversations et des contenus doivent également être vérifiés régulièrement, car les options peuvent évoluer d’un service à l’autre.</p>
<p>Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir ce que l’IA peut produire. À mesure qu’elle devient un outil du quotidien, il faut aussi se demander ce que l’on lui donne pour parvenir à ce résultat. Le #Trend80 n’est qu’un exemple parmi d’autres. Une photo publiée pour quelques secondes de nostalgie peut aussi être, pour une plateforme, une nouvelle donnée à traiter. C’est cette asymétrie entre la simplicité apparente de l’usage et la complexité de ce qui se passe derrière l’écran qui mérite désormais davantage d’attention.</p>


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		<title>Industrie : les nouveaux pôles de l’investissement se dessinent, Nabeul, Bizerte et Monastir !</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/industrie-les-nouveaux-poles-de-linvestissement-se-dessinent-nabeul-bizerte-et-monastir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), le paysage industriel tunisien compte désormais 4 519 unités de production employant 527 140 personnes, un bilan arrêté à fin août 2026. Sur ce total, 2 012 entreprises tournent exclusivement vers l’export. Le textile-habillement reste le premier secteur en nombre d’unités [&#8230;]</p>
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<p>Selon les derniers chiffres de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), le paysage industriel tunisien compte désormais 4 519 unités de production employant 527 140 personnes, un bilan arrêté à fin août 2026. Sur ce total, 2 012 entreprises tournent exclusivement vers l’export.</p>
<p>Le textile-habillement reste le premier secteur en nombre d’unités (1 275 entreprises, 28,2 % du total) et en emplois (143 617 postes, 27,2 %). Un autre secteur mérite pourtant l’attention : la filière électrique, électronique et électroménagère ne pèse que 7,4 % des entreprises (336 unités), mais concentre à elle seule près d’un quart des emplois industriels du pays (118 922 postes, 22,6 %), un rendement porté par 237 sociétés tournées vers l’export. Suivent l’agroalimentaire (980 entreprises, 77 565 emplois), la mécanique-métallurgie (561 entreprises) et la chimie (510 entreprises, 56 657 emplois).</p>
<h3>La France, premier investisseur étranger</h3>
<p>Le pays compte 1 300 entreprises à capitaux étrangers, dont 871 détenues intégralement par des non-résidents. Les investisseurs français occupent le haut du classement avec 552 implantations, loin devant l’Italie (347), l’Allemagne (124) et la Belgique (76) ; c’est dans le textile que se concentre l’essentiel de ces partenariats.</p>
<h3>Nabeul et Bizerte, pôles industriels majeurs</h3>
<p>Le gouvernorat de Nabeul concentre le plus grand nombre d’unités industrielles (568) et le plus fort volume d’emplois (73 932), devant Sfax (561 entreprises) et Monastir (503). Cas atypique : Bizerte ne compte que 248 entreprises, mais occupe le deuxième rang national en emplois (64 508), un résultat porté par une forte proportion d’unités exportatrices sur son territoire.</p>
<p>Cette cartographie confirme des bassins d’implantation à privilégier ; Nabeul, Bizerte, Monastir, pour les investisseurs cherchant main-d’œuvre qualifiée et écosystème exportateur déjà structuré, notamment dans l’électronique et le textile à forte valeur ajoutée.</p>
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		<item>
		<title>Plateformes numériques, IA et télétravail : la Tunisie se met à niveau</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/plateformes-numeriques-ia-et-teletravail-la-tunisie-se-met-a-niveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:01:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence arabe du travail]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a présenté, lors de la 52ᵉ session de la Conférence arabe du travail se déroulant au Caire jusqu’au 20 septembre 2026, le projet de plateforme numérique que la Tunisie entend déployer d’ici la fin du mois pour la gestion du travail. Cette plateforme s’inscrit dans une démarche de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, a présenté, lors de la 52ᵉ session de la Conférence arabe du travail se déroulant au Caire jusqu’au 20 septembre 2026, le projet de plateforme numérique que la Tunisie entend déployer d’ici la fin du mois pour la gestion du travail.</p>
<p>Cette plateforme s’inscrit dans une démarche de modernisation de l’administration publique et vise, en premier lieu, à renforcer le suivi des interventions des inspecteurs du travail ainsi que la consolidation des principes du travail décent. Elle doit par ailleurs permettre de constituer un socle de données sociales fiables et régulièrement actualisées, destiné à faciliter l’élaboration de mesures préventives ou correctives adaptées à l&#8217;évolution du marché de l&#8217;emploi.</p>
<h3>Un chantier législatif à trois volets</h3>
<p>Le ministre a également fait état de l’avancement de plusieurs textes en préparation. Un premier projet de loi doit encadrer l’économie des plateformes numériques et des métiers digitaux, en conformité avec la Convention n° 193 de l’Organisation internationale du travail relative au travail décent dans ce secteur, adoptée en juin 2026 à Genève. Un second texte portera sur l’organisation du télétravail dans le secteur privé.</p>
<p>Issam Lahmar a en outre mentionné les travaux engagés pour anticiper les effets de l’intelligence artificielle sur l’emploi, ainsi que l’intégration des risques liés aux changements climatiques dans les dispositifs de santé et de sécurité au travail, deux enjeux que la Tunisie souhaite désormais aborder de manière préventive.</p>
<p>Pour les entreprises, et en particulier pour les startups, cette clarification du cadre réglementaire applicable aux plateformes numériques, au télétravail et à l’intelligence artificielle contribue à réduire l’incertitude juridique entourant des formes d’emploi en expansion, un facteur généralement déterminant dans les décisions d’investissement et l’attractivité de l’écosystème technologique tunisien.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Slim Ghribi prend la direction marketing de Power Brands Group</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/slim-ghribi-prend-la-direction-marketing-de-power-brands-group/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 15:21:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Délice Danone]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Power Brands Group]]></category>
		<category><![CDATA[Slim Ghribi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Slim Ghribi a rejoint Power Brands Group en tant que directeur marketing, une arrivée annoncée par le responsable sur son compte LinkedIn. Il occupait auparavant le même poste chez Délice Danone. Dans ses nouvelles fonctions, il intervient sur un portefeuille composé de 25 marques et de plus de 130 références, réparties sur six catégories de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Slim Ghribi a rejoint Power Brands Group en tant que directeur marketing, une arrivée annoncée par le responsable sur son compte LinkedIn. Il occupait auparavant le même poste chez Délice Danone.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans ses nouvelles fonctions, il intervient sur un portefeuille composé de 25 marques et de plus de 130 références, réparties sur six catégories de produits. Le périmètre couvre notamment les boissons gazeuses, les jus, les eaux minérales, les energy drinks, les chips et les cakes.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette nouvelle fonction intervient ainsi sur un portefeuille couvrant plusieurs segments de la grande consommation. Dans son annonce, Slim Ghribi indique que son travail portera notamment sur le développement des marques et leur croissance, en s’appuyant sur les <em>consumer insights</em> pour orienter les stratégies marketing et leur mise en œuvre sur le marché.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son parcours comprend plusieurs expériences dans le marketing de l’agroalimentaire, dont son passage chez Délice Danone. Il a également exercé des fonctions marketing dans d’autres entreprises du secteur avant de rejoindre Power Brands Group.</p>
<p>Après deux mois dans son nouveau poste, Slim Ghribi a présenté cette prise de fonction comme une nouvelle étape professionnelle, en remerciant la direction générale du groupe ainsi que les équipes pour leur accueil.</p>




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			</item>
		<item>
		<title>Tunis Re double son capital: ce que vous devez savoir sur l’opération</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/tunis-re-double-son-capital-ce-que-vous-devez-savoir-sur-loperation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 15:03:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis Re prépare une opération majeure sur son capital. La société tunisienne de réassurance va doubler son capital social, de 100 à 200 millions de dinars, avec l’objectif de renforcer sa capacité de souscription et de conserver une part plus importante des primes actuellement cédées aux rétrocessionnaires. L’opération, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 24 [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="745" data-end="1096">Tunis Re prépare une opération majeure sur son capital. La société tunisienne de réassurance va doubler son capital social, de 100 à 200 millions de dinars, avec l’objectif de renforcer sa capacité de souscription et de conserver une part plus importante des primes actuellement cédées aux rétrocessionnaires.</p>
<p data-start="1098" data-end="1564">L’opération, approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire du 24 avril 2026 et visée par le Conseil du marché financier (CMF) le 1er septembre, comprend deux volets. Le premier porte sur l’émission de 15 millions d’actions nouvelles au prix de 8 dinars, soit une levée de 120 MDT. Le second prévoit l’attribution gratuite de 5 millions d’actions. La souscription est ouverte du 15 septembre au 2 octobre 2026.</p>
<p data-start="1566" data-end="2107">Pour Union Capital, cette opération ne répond pas à un besoin de sauvetage financier. Elle vise plutôt à donner à Tunis Re les moyens de franchir un nouveau palier. En 2025, le résultat technique de la société a plus que doublé pour atteindre 30,1 MDT, tandis que le résultat net a progressé de 26%, à 27 MDT. La tendance s’est poursuivie au premier semestre 2026, avec un résultat technique de 27,6 MDT (+23%) et un résultat net de 24,7 MDT (+41,7%).</p>
<p data-start="2109" data-end="2617">Le principal enjeu est désormais la rétention des primes. Selon le business plan présenté dans le prospectus, le taux de rétention passerait d’environ 72% à 79% en 2030. En clair, Tunis Re chercherait à conserver davantage de primes dans son propre bilan plutôt que de les transférer aux rétrocessionnaires. Le chiffre d’affaires devrait, selon ces projections, passer de 243,2 MDT en 2025 à 405,5 MDT en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 10,8%.</p>
<p data-start="2619" data-end="3106">L’international constitue également un axe important. En 2025, il représentait 58,3% du chiffre d’affaires de Tunis Re, contre 41,7% pour le marché tunisien. L’Afrique a notamment enregistré une croissance de 12,3%, tandis que le Maghreb progressait de 6%. Union Capital estime que le renforcement des fonds propres pourrait aussi contribuer à améliorer la notation de la société et à faciliter son retour sur certains marchés étrangers. Sur le plan financier, l’opération devrait porter les capitaux propres à environ 414,5 MDT fin 2026 et faire passer le ratio de solvabilité de 158% à 214%, selon les projections retenues. La couverture des provisions techniques par les placements atteindrait également 153,5%.</p>
<p data-start="3438" data-end="3925">Pour les investisseurs, le prix de souscription de 8 dinars constitue le principal élément mis en avant par Union Capital. L’intermédiaire estime le cours théorique ex-droit à 10,095 dinars et la valorisation moyenne du titre à 11,05 dinars. Sur cette base, le prix d’émission présente une décote de 38% par rapport à cette estimation. Union Capital recommande ainsi de souscrire à l’opération.</p>
<p data-start="3927" data-end="4422">Pour les actionnaires actuels, un point est particulièrement important: le ratio de souscription est fixé à trois actions nouvelles pour quatre anciennes. Les droits attachés aux actions existantes ont une valeur théorique estimée à 4,095 dinars par action ancienne. Selon Union Capital, un actionnaire qui ne souhaite pas participer doit donc envisager de céder ses droits plutôt que de les laisser expirer.</p>
<p data-start="4424" data-end="4805">Le pari reste toutefois conditionné à plusieurs facteurs. Union Capital pointe notamment le risque de change, la sinistralité, la notation de Tunis Re et les conditions d’accès aux marchés internationaux. En 2025, les pertes de change nettes ont notamment atteint 21,1 MDT, constituant une source importante de volatilité du résultat.</p>
<p data-start="4807" data-end="5238">La réussite de l’opération dépendra donc moins de la seule injection de capitaux que de la capacité de Tunis Re à transformer ces fonds supplémentaires en plus de primes conservées, davantage d’activité internationale et une rentabilité durable des capitaux engagés. Il s’agit, en définitive, d’un pari sur le changement d’échelle de la société plutôt que sur son redressement financier.</p>
<p data-start="5240" data-end="5570" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><em data-start="5240" data-end="5530">Les projections et recommandations citées dans cet article sont celles d’Union Capital et ne constituent pas une garantie de performance future. La note précise elle-même que les investisseurs doivent évaluer l’opération au regard de leur propre stratégie et de leur situation financière.</em></p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/14/tunis-re-double-son-capital-ce-que-vous-devez-savoir-sur-loperation/">Tunis Re double son capital: ce que vous devez savoir sur l’opération</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas encadré, selon Barack Obama</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/lia-pourrait-devenir-dangereuse-si-son-developpement-nest-pas-encadre-selon-barack-obama/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 13:27:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[barack obama]]></category>
		<category><![CDATA[ia]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Barack Obama tire la sonnette d’alarme sur les risques liés à l’intelligence artificielle. Lors d’une récente collecte de fonds privée, l’ancien président américain a estimé que l’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas suffisamment encadré. Face à la rapidité des progrès réalisés par les entreprises technologiques, Obama appelle notamment à renforcer [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Barack Obama tire la sonnette d’alarme sur les risques liés à l’intelligence artificielle. Lors d’une récente collecte de fonds privée, l’ancien président américain a estimé que l’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas suffisamment encadré.</p>
<p>Face à la rapidité des progrès réalisés par les entreprises technologiques, Obama appelle notamment à renforcer le rôle des responsables politiques dans le débat sur l’avenir de cette technologie.</p>
<h3>Obama veut un débat politique sur l’IA</h3>
<p>L’ancien président a encouragé Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, à organiser un débat public consacré à la politique américaine en matière d’intelligence artificielle si les démocrates retrouvent la majorité après les élections de mi-mandat du 3 novembre.</p>
<p>Il souhaite également que les candidats à l’élection présidentielle de 2028 présentent des propositions précises concernant la sécurité de l’IA et ses conséquences économiques.</p>
<h3>Certains agents d’IA pouvaient agir de manière autonome</h3>
<p>Cette intervention intervient alors que les interrogations se multiplient autour des capacités des modèles les plus avancés. Des incidents récents ont notamment montré que certains agents d’IA pouvaient agir de manière autonome et, dans certaines conditions, accéder à des systèmes externes.</p>
<p>Le patron d’Anthropic, Dario Amodei, a lui aussi appelé récemment les entreprises du secteur à ralentir le développement de leurs modèles afin de mieux évaluer et maîtriser les risques.</p>
<p>Obama ne remet toutefois pas en cause le potentiel de l’intelligence artificielle. Son message porte surtout sur la nécessité d’anticiper ses effets sur l’économie, la sécurité et la société, alors que les États-Unis cherchent encore le bon équilibre entre innovation et régulation.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/14/lia-pourrait-devenir-dangereuse-si-son-developpement-nest-pas-encadre-selon-barack-obama/">L’IA pourrait devenir « dangereuse » si son développement n’est pas encadré, selon Barack Obama</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>De 3,1 à 7,1 milliards de dollars : le pari fulgurant de l’Égyptien Kareem Amin sur l’IA commerciale</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/de-31-a-71-milliards-de-dollars-le-pari-fulgurant-de-legyptien-kareem-amin-sur-lia-commerciale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 12:55:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Startups]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La startup américaine Clay, cofondée par l’Égyptien Kareem Amin, vient de franchir un nouveau cap. Elle a levé 115 millions de dollars lors d’un tour de table de Series D mené par Wellington Management, portant sa valorisation à 7,1 milliards de dollars. En un peu plus d’un an, sa valeur a ainsi plus que doublé [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La startup américaine Clay, cofondée par l’Égyptien Kareem Amin, vient de franchir un nouveau cap. Elle a levé 115 millions de dollars lors d’un tour de table de Series D mené par Wellington Management, portant sa valorisation à 7,1 milliards de dollars. En un peu plus d’un an, sa valeur a ainsi plus que doublé par rapport aux 3,1 milliards de dollars atteints lors de sa Series C en 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette nouvelle opération intervient après une progression particulièrement rapide. En janvier 2026, Clay avait déjà atteint une valorisation de 5 milliards de dollars à l’occasion d’une opération permettant à ses salariés de céder une partie de leurs actions. La nouvelle levée marque donc une nouvelle accélération, moins de huit mois plus tard. Fondée en 2017 à New York par Kareem Amin et Nicolae Rusan, Clay s’est d’abord construite autour d’une idée différente : rendre la programmation et l’automatisation accessibles sans nécessiter de compétences avancées en code. La startup s’est ensuite repositionnée vers les équipes commerciales et marketing, en développant une plateforme destinée à automatiser la recherche de prospects, l’enrichissement des données et les campagnes de croissance.</p>
<p class="isSelectedEnd">Aujourd’hui, Clay revendique plus de 17 000 clients, dont Anthropic, Google, OpenAI, Stripe, ElevenLabs, Visa, Siemens et UPS. Selon l’entreprise, 80 % des sociétés figurant dans le classement Forbes AI50 utilisent sa plateforme. Le rythme de croissance des revenus explique en partie l’intérêt des investisseurs. Clay affirme avoir multiplié par quatre ses revenus en 2025. Son chiffre d’affaires annualisé devrait atteindre environ 200 millions de dollars au cours du trimestre en cours, puis environ 240 millions de dollars à la fin de son exercice fiscal, selon Kareem Amin et Varun Anand, autre cofondateur de l’entreprise.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le modèle de Clay évolue parallèlement avec l’essor des agents d’intelligence artificielle. La plateforme ne se limite plus à fournir des données aux équipes commerciales : elle cherche désormais à automatiser une partie du travail de croissance, depuis l’identification des prospects jusqu’à la personnalisation des campagnes et au suivi des signaux commerciaux. Parmi ses utilisateurs figurent notamment Anthropic, qui exploite Clay pour rechercher automatiquement des prospects, Airbnb pour identifier des hôtes potentiels pour son activité Experiences et DoorDash pour repérer des entreprises susceptibles d’utiliser son programme de restauration destiné aux salariés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Wellington Management, qui a mené ce nouveau tour, estime que le potentiel de Clay dépasse désormais celui d’un simple outil de vente. L’investisseur avait suivi la startup pendant plusieurs années avant de participer à cette opération. Kareem Amin, né en Égypte et ayant grandi en Arabie saoudite avant d’étudier le génie électrique à l’Université McGill au Canada, se retrouve ainsi à la tête d’une entreprise valorisée à plusieurs milliards de dollars dans l’un des segments les plus convoités de la tech : l’utilisation de l’IA pour automatiser et accélérer les fonctions commerciales.</p>
<p>Clay ne prévoit pas, à ce stade, une introduction en Bourse à court terme. Ses dirigeants disent toutefois gérer l’entreprise avec l’idée qu’elle pourrait un jour prendre cette direction.</p>
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		<title>Afrique-Chine: le déficit commercial atteint 80 milliards de dollars en 8 mois</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/afrique-chine-le-deficit-commercial-atteint-80-milliards-de-dollars-en-huit-mois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 11:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le commerce entre l’Afrique et la Chine continue de battre des records, sans pour autant réduire le déséquilibre qui caractérise cette relation. Entre janvier et août 2026, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 80,07 milliards de dollars, en progression de 34,48% sur un an, selon les données rapportées par l’Agence [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">Le commerce entre l’Afrique et la Chine continue de battre des records, sans pour autant réduire le déséquilibre qui caractérise cette relation. Entre janvier et août 2026, le déficit commercial africain vis-à-vis de la Chine s’est établi à 80,07 milliards de dollars, en progression de 34,48% sur un an, selon les données rapportées par l’Agence Ecofin.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le chiffre mérite d’être regardé au-delà de son montant. Car dans le même temps, les exportations africaines vers la Chine ne reculent pas. Elles ont augmenté de 19%, pour atteindre 96,93 milliards de dollars. Ce qui s’est accéléré davantage, ce sont les ventes chinoises au continent, en hausse de 25,8%, à environ 177 milliards de dollars. Au total, les échanges bilatéraux ont atteint près de 274 milliards de dollars sur huit mois, en hausse de 23,3%.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le paradoxe apparent est donc celui d’un commerce en forte expansion qui produit, dans le même mouvement, un déficit plus important. Mais ce n’est pas réellement un paradoxe. Les deux économies n’entrent pas dans l’échange avec la même structure productive.</p>
<p class="isSelectedEnd">Depuis plusieurs décennies, la Chine a construit une puissance industrielle capable de fournir à des marchés très différents des biens allant des équipements électriques aux véhicules, des machines aux produits électroniques. L’Afrique, elle, reste largement positionnée sur l’exportation de ressources naturelles et de produits peu transformés. Cette spécialisation explique en grande partie pourquoi une hausse des échanges ne produit pas mécaniquement un rapprochement des balances commerciales.</p>
<p class="isSelectedEnd">La question est d’autant plus importante que la Chine n’est plus seulement un partenaire commercial parmi d’autres pour le continent. Elle est devenue un acteur majeur de ses infrastructures, de ses chaînes d’approvisionnement et de ses marchés de consommation. Les entreprises chinoises sont présentes dans les télécommunications, l’automobile, l’énergie, les équipements industriels ou encore les technologies numériques. Pour les économies africaines, cette présence permet d&#8217;accéder à des biens et à des équipements à des coûts souvent compétitifs. Elle exerce aussi une pression accrue sur les producteurs locaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le déficit commercial ne doit donc pas être interprété isolément comme une perte. Une partie des importations chinoises correspond à des machines, des équipements ou des intrants susceptibles de soutenir l’investissement et la production africaine. Le problème apparaît lorsque ces importations de biens manufacturés ne s’accompagnent pas d’une progression suffisamment rapide des capacités africaines à exporter des produits transformés.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est précisément sur ce terrain que se joue la prochaine étape de la relation sino-africaine. Pékin a d’ailleurs élargi depuis mai 2026 l’accès préférentiel à son marché en supprimant les droits de douane sur certains produits provenant de 53 pays africains. Cette ouverture peut favoriser les exportations africaines, mais elle ne règle pas la question de l’offre.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour accroître durablement ses ventes sur le marché chinois, l’Afrique doit pouvoir produire davantage, mais surtout produire différemment. Transformer localement le cacao, le coton, les minerais ou les produits agricoles permettrait de capter une part plus importante de la valeur avant exportation. C’est aussi ce qui donnerait davantage de contenu industriel aux échanges avec la Chine.</p>
<p> </p>
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		<title>IACE : 9,7 milliards de dinars, le coût de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/iace-97-milliards-de-dinars-le-cout-de-lerosion-des-competences-scientifiques-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 11:25:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une note récente de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), intitulée « Le capital scientifique, un levier de croissance », évalue à 9,7 milliards de dinars le coût économique annuel de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie, soit l’équivalent de près de 6 % du produit intérieur brut. Ce phénomène, particulièrement marqué dans le domaine [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/14/iace-97-milliards-de-dinars-le-cout-de-lerosion-des-competences-scientifiques-en-tunisie/">IACE : 9,7 milliards de dinars, le coût de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une note récente de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), intitulée « Le capital scientifique, un levier de croissance », évalue à 9,7 milliards de dinars le coût économique annuel de l’érosion des compétences scientifiques en Tunisie, soit l’équivalent de près de 6 % du produit intérieur brut. Ce phénomène, particulièrement marqué dans le domaine des mathématiques, nécessite, selon l’institut une réponse de politique publique structurée.</p>
<p>L’analyse de ce phénomène met en évidence un décalage significatif entre l’expansion de l’accès à l’enseignement supérieur et la valorisation effective des compétences acquises sur le marché du travail. Le taux de chômage des diplômés du supérieur est ainsi passé de 3,8 % en 1994 à près de 25 % à la fin de l’année 2025, alors que le taux de chômage national s’est maintenu dans une fourchette comprise entre 14 et 16 % sur la même période.</p>
<p>Cette divergence traduit, selon l’IACE, une difficulté persistante à transformer l’investissement éducatif en capital productif mobilisable. Le score de 0,52 obtenu par la Tunisie à l’Indice de Capital Humain de la Banque mondiale illustre cette limite : un enfant né aujourd&#8217;hui n’atteindrait, à l’âge adulte, qu’environ la moitié de son potentiel productif théorique.</p>
<h3>Des coûts partagés entre familles et État</h3>
<p>Face aux insuffisances du système public, les ménages ont consacré environ 500 millions de dinars en 2025 aux cours particuliers de mathématiques, une charge inégalement répartie selon les revenus. Le budget public alloué à l’éducation et à l’enseignement supérieur atteint pour sa part 11 milliards de dinars en 2026, soit près du double du budget d’investissement de l’État, fixé à 5,55 milliards de dinars et en progression annuelle de 5 %. L’IACE préconise, à cet égard, la mise en place d’un dispositif national de suivi des compétences scientifiques et d’une gouvernance interministérielle dédiée.</p>
<p>Ce déficit de compétences scientifiques constitue un indicateur pertinent pour les investisseurs technologiques et industriels, dans la mesure où la disponibilité de talents qualifiés demeure un facteur croissant dans les décisions de localisation des projets à forte valeur ajoutée.</p>
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		<title>Crédits sur l’honneur: un nouveau mécanisme sans intérêts entre en vigueur le 1er octobre</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/credits-sur-lhonneur-un-nouveau-mecanisme-sans-interets-entre-en-vigueur-le-1er-octobre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 11:04:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le système bancaire tunisien s’apprête à mettre en œuvre, à partir du 1er octobre 2026, un nouveau mécanisme de &#8220;crédits sur l’honneur&#8221; destinés à faciliter l’accès au financement sans intérêts. Selon l&#8217;agence tap, le dispositif, prévu par la loi n°41 de 2024, est encadré par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et la circulaire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Le système bancaire tunisien s’apprête à mettre en œuvre, à partir du 1er octobre 2026, un nouveau mécanisme de &#8220;crédits sur l’honneur&#8221; destinés à faciliter l’accès au financement sans intérêts. Selon l&#8217;agence tap, le dispositif, prévu par la loi n°41 de 2024, est encadré par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et la circulaire n°8-2026 de la Banque centrale de Tunisie (BCT), publiée le 1er septembre 2026.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ces crédits seront accordés sans intérêts, garanties, frais de dossier ni commissions bancaires. D&#8217;après la même source, le remboursement pourra s’étaler sur une période maximale de deux ans, avec une période de grâce pouvant atteindre six mois.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le mécanisme prévoit un plafond de 5.000 dinars pour les particuliers, 10.000 dinars pour les PME et 25.000 dinars pour les sociétés communautaires. Les demandes devront être déposées exclusivement via une plateforme numérique dédiée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Afin d’assurer l’alimentation de cette ligne de financement, les banques sont tenues d’affecter au moins 8 % de leurs bénéfices de l’exercice précédent aux crédits sur l’honneur.</p>
<p>En effet, la mesure intervient dans un contexte marqué par un niveau encore limité de bancarisation en Tunisie. Selon l’expert bancaire Mohamed Nkhili, le taux d’accès aux services bancaires se situe autour de 36 %.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les données de la Banque mondiale pour 2024 indiquent, pour leur part, que 37 % des Tunisiens disposent d’un compte auprès d’une institution financière. Le taux est encore plus faible chez les femmes, à 29 %, et chez les personnes appartenant aux catégories de revenus les plus modestes, à 32 %.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans le même temps, la BCT recensait plus de 10,6 millions de comptes bancaires à fin 2024. Leur nombre n&#8217;a toutefois progressé que de 1,6 % en moyenne sur la période 2020-2024.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Mohamed Nkhili, l’obligation de disposer d’un compte bancaire pour accéder au nouveau financement pourrait justement pousser une partie des personnes opérant essentiellement en espèces, notamment dans le secteur informel, à intégrer davantage le circuit bancaire.</p>
<h3>Une portée limitée face à l’ampleur du défi</h3>
<p class="isSelectedEnd">L’impact du dispositif sur l’inclusion financière reste toutefois sujet à débat. L’expert-comptable et spécialiste bancaire Sofiène Werimi estime que le mécanisme ne suffira pas, à lui seul, à réduire significativement l’exclusion financière.</p>
<p class="isSelectedEnd">Selon son estimation, les 8 % des bénéfices bancaires au titre de l’exercice 2025 représenteraient environ 120 millions de dinars, soit une enveloppe permettant de financer au maximum quelque 12.000 bénéficiaires, sur la base d’un montant moyen de 10.000 dinars.</p>
<p class="isSelectedEnd">À cette contrainte s’ajoutent les critères de solvabilité. Malgré l’absence de garanties et d’intérêts, les banques devront continuer à vérifier la capacité de remboursement des demandeurs.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette exigence pourrait écarter une partie des personnes précisément visées par le dispositif, notamment celles dont les revenus sont irréguliers ou qui exercent dans l’informel.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le cas de Wassim Sebaï, 30 ans, employé dans une épicerie au Bardo, illustre cette difficulté. Souhaitant obtenir 3.500 dinars pour acheter une moto et se lancer dans la livraison afin de compléter ses revenus, il avait écarté la microfinance en raison du coût des crédits.</p>
<p class="isSelectedEnd">Il envisageait alors d’ouvrir un compte bancaire pour bénéficier du nouveau mécanisme sans intérêts. Mais son statut de travailleur journalier l’a finalement rendu inéligible au dispositif.</p>
<p>Le lancement des crédits sur l’honneur ouvre ainsi une nouvelle voie de financement à coût nul, mais leur capacité à toucher les populations les plus éloignées du système bancaire dépendra largement des critères d’éligibilité et de leur mise en œuvre effective.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/14/credits-sur-lhonneur-un-nouveau-mecanisme-sans-interets-entre-en-vigueur-le-1er-octobre/">Crédits sur l’honneur: un nouveau mécanisme sans intérêts entre en vigueur le 1er octobre</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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