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		<title>Décarbonation: DecarboAct, accompagnement et accréditation, ce que les entreprises tunisiennes doivent savoir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 10:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de publier le cahier des charges relatif à la comptabilité carbone. Le document fixe désormais le cadre dans lequel les entreprises tunisiennes pourront faire mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et être accompagnées dans leur démarche de réduction.  Les experts accompagnateurs sont aussi [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">L’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME) vient de publier le cahier des charges relatif à la comptabilité carbone. Le document fixe désormais le cadre dans lequel les entreprises tunisiennes pourront faire mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre et être accompagnées dans leur démarche de réduction.  Les experts accompagnateurs sont aussi concernés. </p>
<p class="isSelectedEnd">Pour une entreprise, le bilan carbone permet de quantifier les émissions liées à ses activités et d’identifier les principaux postes sur lesquels agir. L’empreinte carbone peut, elle, être calculée à l’échelle d’un produit, d’un service ou d’une activité, notamment en intégrant les différentes étapes de son cycle de vie. L’enjeu est particulièrement important pour les entreprises exportatrices vers l’Union européenne. Dans les secteurs couverts par le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la capacité à disposer de données fiables sur les émissions associées aux produits devient un élément de plus en plus important dans les échanges avec le marché européen.Quant aux experts, le document<span style="font-size: 16px;"> précise leurs critères d’éligibilité ainsi que les qualifications et compétences requises pour réaliser les prestations de comptabilité carbone. L’objectif est de structurer l’offre d’accompagnement et de donner un cadre commun aux interventions.</span></p>
<p class="isSelectedEnd">Le coût de cette démarche peut par ailleurs être partiellement pris en charge. À travers le Fonds de transition énergétique (FTE), les entreprises peuvent bénéficier d’une subvention pouvant atteindre 70% des frais d’accompagnement pour leur comptabilité carbone, avec un plafond de 70 000 dinars.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette nouvelle étape complète DecarboAct, la plateforme de l’ANME lancée en 2024 dans le cadre du Forum méditerranéen de la décarbonation, Decarbomed. Elle permet aux entreprises de calculer leur empreinte carbone, d’identifier des actions de réduction et d’élaborer un plan de décarbonation. Elle propose également des ressources sur la formation et le financement.</p>
<p>La prochaine étape?  Selon Mohamed Ali Safi, chargé du programme d’efficacité énergétique dans le secteur industriel et de la cogénération à l’ANME, l’Agence prévoit d’abord d’accompagner l’INNORPI, puis la TUNAC, dans la mise en place de ce dispositif. À partir de l’année prochaine, l’objectif est que la Tunisie dispose d’un premier organisme accrédité pour la vérification des émissions de CO₂ des entreprises, avec des prestations plus rapides et à moindre coût. L’ambition est ensuite de faire reconnaître cet organisme à l’échelle internationale.</p>
<p> </p>
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		<title>Tunisie-Canada: 7 vols par semaine et du cargo illimité pour renforcer les échanges</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/canada-tunisie-7-vols-par-semaine-et-du-cargo-illimite-pour-renforcer-les-echanges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 09:55:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Canada et la Tunisie renforcent leurs liaisons aériennes avec un accord élargi qui augmente les capacités de transport de passagers et de marchandises entre les deux pays. Annoncée le 14 septembre 2026 par Transports Canada, cette nouvelle entente pourrait surtout faciliter les échanges commerciaux, la logistique et les déplacements professionnels. Concrètement, chaque pays pourra [&#8230;]</p>
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<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="88" data-end="479">Le Canada et la Tunisie renforcent leurs liaisons aériennes avec un accord élargi qui augmente les capacités de transport de passagers et de marchandises entre les deux pays. Annoncée le 14 septembre 2026 par Transports Canada, cette nouvelle entente pourrait surtout faciliter les échanges commerciaux, la logistique et les déplacements professionnels.</p>
<p dir="auto" data-start="481" data-end="814">Concrètement, chaque pays pourra désormais exploiter jusqu’à sept vols passagers-combinés par semaine, contre quatre auparavant. L’accord élargit également l’accès à tous les points du territoire tunisien et canadien, alors qu’il était auparavant limité à un seul point dans chaque pays. Autre changement important pour les entreprises: les compagnies aériennes disposent désormais de droits illimités pour les vols tout-cargo, une possibilité qui n’était pas prévue dans l’accord précédent. Cette évolution peut faciliter le transport de marchandises et offrir davantage de flexibilité aux opérateurs engagés dans les échanges entre les deux marchés. L’enjeu dépasse donc le transport aérien. Selon le gouvernement canadien, l’élargissement doit soutenir la diversification commerciale, les chaînes d’approvisionnement, le tourisme ainsi que les investissements. Le Canada considère la Tunisie comme un marché en croissance en Afrique du Nord.</p>
<p dir="auto" data-start="1518" data-end="1976">Les chiffres avancés par Ottawa illustrent déjà l’intensification des relations économiques: les échanges bilatéraux de marchandises ont atteint 439 millions de dollars canadiens en 2025, tandis que les investissements directs canadiens en Tunisie se sont élevés à 183 millions de dollars. Le trafic passagers entre les deux pays a, lui, progressé de plus de 55% depuis l’élargissement de l’accord en 2019. La demande est également alimentée par les déplacements d’affaires, le tourisme, les études et les voyages familiaux. Près de 3 000 Tunisiens étudiaient au Canada en 2025, tandis que la diaspora canado-tunisienne dépasse 30 000 personnes, selon le recensement canadien de 2021.</p>
<p dir="auto" data-start="2298" data-end="2758">Pour les entreprises tunisiennes, l’intérêt sera notamment de disposer de davantage d’options pour accéder au marché canadien et, inversement, de faciliter l’arrivée d’entreprises et d’investisseurs canadiens en Tunisie. Le Canada identifie déjà plusieurs secteurs présentant des opportunités, notamment l’agriculture et l’agroalimentaire, les TIC, l’éducation et la formation professionnelle ainsi que l’aérospatiale. L’accord aérien entre les deux pays avait été conclu en 2010, puis élargi une première fois en 2019. Cette nouvelle extension intervient donc dans un contexte de croissance des échanges et de recherche de nouvelles connexions commerciales.</p>


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		<item>
		<title>Easy Export: une solution d’exportation crédible pour les artisans, les PME et les startups</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/easy-export-une-solution-dexportation-credible-pour-les-artisans-les-pme-et-les-startups/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 08:52:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Small Business]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
		<category><![CDATA[Centre de promotion des exportations (cepex)]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le ministère du Commerce et du Développement des exportations engage, conjointement avec l’Office national des postes, le Centre de promotion des exportations (Cepex) et l’Office national de l’artisanat, une série de rencontres régionales consacrées au programme «Easy Export». Ce dernier vise à ouvrir le réseau postal aux artisans ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises désireuses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le ministère du Commerce et du Développement des exportations engage, conjointement avec l’Office national des postes, le Centre de promotion des exportations (Cepex) et l’Office national de l’artisanat, une série de rencontres régionales consacrées au programme «Easy Export». Ce dernier vise à ouvrir le réseau postal aux artisans ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises désireuses d’écouler leur production sur les marchés extérieurs.</p>
<p>Le programme s’inscrit dans le cadre d’un projet régional consacré au commerce électronique et au commerce numérique dans la zone Moyen-Orient–Afrique du Nord. Son financement est assuré conjointement par l’Union européenne et par le ministère fédéral allemand chargé de la Coopération économique et du Développement, tandis que sa mise en œuvre incombe à la GIZ et au Centre du commerce international (ITC). L’annonce a été faite lundi par l&#8217;Office national de l&#8217;artisanat.</p>
<h3>Objectifs et modalités</h3>
<p>Qualifié de dispositif pilote à l’échelle nationale, «Easy Export» poursuit un double objectif. Sur le plan opérationnel, il s’agit d’alléger les formalités d’exportation empruntant la voie postale, de comprimer les délais et de réduire les coûts, afin d’améliorer la compétitivité des produits tunisiens. Sur le plan structurel, le programme entend accompagner la transformation numérique, favoriser l’intégration du commerce électronique et atténuer les disparités régionales dans l’accès aux débouchés extérieurs.</p>
<p>Chaque rencontre exposera le fonctionnement du dispositif, ses avantages et les appuis prévus pour l’expédition de colis vers l’étranger. Artisans, PME et startups y trouveront par ailleurs l’occasion de s’informer sur les possibilités de vente à l’international. Sur le plan financier, le Fonds de promotion des exportations (Foprodex) assure une prise en charge de 50% du coût de transport des colis destinés à l’export, dans les conditions fixées par la réglementation en vigueur.</p>
<p>Les rencontres sont prévues à Tunis le 29 septembre, à Sousse le 30 septembre, à Sfax le 1er octobre, à Gabès le 2 octobre et au Kef le 14 octobre. L’inscription s’effectue en ligne, le lieu précis de chaque rencontre étant communiqué ultérieurement aux participants par courrier électronique.</p>
<p>Le coût logistique constitue, pour les structures de petite taille, le principal obstacle à l’internationalisation. En le réduisant de moitié, le dispositif abaisse sensiblement le seuil d’accès aux marchés extérieurs. Ce mécanisme offre également une opportunité pour les plateformes de commerce électronique locales, désormais en mesure de proposer à leurs vendeurs une solution d’exportation crédible.</p>
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		<item>
		<title>La Tunisie prépare son plan pour refroidir une économie qui chauffe</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/la-tunisie-prepare-son-plan-pour-refroidir-une-economie-qui-chauffe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 08:50:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National Cooling Action Plan (NCAP).</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet a officiellement démarré le 11 septembre 2026 à Tunis, à l’occasion de la première réunion de son comité de pilotage, sous la supervision de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Il bénéficie d’un appui financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).</p>
<p class="isSelectedEnd">Le calendrier n’est pas anodin. La Tunisie fait partie des pays engagés dans le Global Cooling Pledge, lancé lors de la COP28, et doit désormais traduire cet engagement international dans une feuille de route nationale. Le futur NCAP doit notamment répondre à la progression de la demande de refroidissement, à son impact sur le réseau électrique et aux objectifs du pays en matière de climat et de sécurité énergétique.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’enjeu dépasse largement la climatisation des logements. Le froid est devenu une infrastructure invisible de l’économie. Il intervient dans l’agroalimentaire, la grande distribution, l’hôtellerie, la santé, la logistique, l’industrie et le stockage. Lorsqu’une entreprise doit maintenir une chaîne du froid, conserver des médicaments ou simplement maintenir des locaux à une température compatible avec son activité, l’électricité consommée par le refroidissement devient un coût de production à part entière. Les épisodes de forte chaleur de ces dernières semaines l’ont rappelé, avec des entreprises confrontées à des conditions de travail difficiles alors que les mesures de délestage de la Steg venaient parfois compliquer davantage la continuité de l’activité. </p>
<p class="isSelectedEnd">Le problème est loin d’être propre à la Tunisie. Selon Sustainable Energy for All (SEforALL), plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès suffisant au refroidissement pour assurer leur confort, leur sécurité, leur alimentation ou encore l’accès aux soins. Le rapport &#8220;Chilling Prospects 2025&#8221; estime que 309 millions de personnes concernées vivent dans des zones rurales où l’électricité est largement indisponible, tandis que 695 millions vivent dans des zones urbaines où l’électricité est absente, peu fiable ou trop chère. Si aucune action urgente n’est engagée, 1,05 milliard de personnes pourraient être exposées à un risque élevé d’ici 2030.</p>
<p class="isSelectedEnd">En Afrique aussi. Le manque de solutions de refroidissement peut affecter la conservation des aliments, les chaînes du froid médicales et la productivité des travailleurs exposés à des températures élevées. SEforALL souligne notamment que la chaleur peut dégrader les vaccins, accélérer les pertes alimentaires et réduire la productivité des travailleurs. On revient à l&#8217;idée que le refroidissement touche directement la capacité productive des économies africaines.</p>
<p class="isSelectedEnd">La difficulté est que la demande de froid progresse précisément sous l’effet du réchauffement climatique. C’est ici que le NCAP tunisien prend forme. L’objectif n’est pas simplement de refroidir davantage, mais de refroidir mieux et avec moins d’énergie. Le plan doit notamment favoriser l’efficacité énergétique des équipements, les solutions de refroidissement passif, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs et une gestion plus durable des fluides frigorigènes. Par ailleurs, ce périmètre apporte une valeur business pour les entreprises. Le rapport &#8220;Cooler Finance&#8221;, publié par le PNUE et la Société financière internationale (SFI), estime que le marché des solutions de refroidissement durable dans les économies en développement pourrait atteindre au moins 600 milliards de dollars par an d’ici 2050, contre environ 300 milliards actuellement. L’Afrique devrait connaître la croissance la plus rapide, avec un marché appelé à être multiplié par 7.</p>
<p class="isSelectedEnd">Derrière ce chiffre se trouvent plusieurs marchés. Les équipements de climatisation et de réfrigération plus efficaces en constituent le premier. Mais l’opportunité s’étend aussi à l’isolation des bâtiments, aux matériaux réfléchissants, aux systèmes de gestion énergétique, à la maintenance, aux solutions solaires, au refroidissement passif et à l&#8217;amélioration des chaînes du froid. Le même rapport estime que le développement de solutions de refroidissement durables pourrait générer plus de 8 000 milliards de dollars de bénéfices cumulés pour les économies en développement, notamment grâce à la réduction des factures d’électricité, des coûts liés aux équipements et des investissements nécessaires dans les capacités de production électrique. </p>
<p class="isSelectedEnd">Pour la Tunisie, le sujet ouvre donc une double question. La première est énergétique: comment absorber une demande croissante de froid sans accentuer la pression sur le réseau électrique? La seconde est industrielle: comment faire de cette transition un marché pour les entreprises tunisiennes plutôt que de simplement augmenter les importations d’équipements?</p>
<p class="isSelectedEnd">Le futur plan pourrait jouer un rôle important sur ce terrain, mais ses effets dépendront des mesures qui seront finalement retenues. À ce stade, le comité de pilotage vient seulement de lancer le processus. Les priorités nationales, les mécanismes de gouvernance et les modalités de mise en œuvre doivent encore être définis. La question des normes sera notamment à surveiller. </p>
<p>Le refroidissement devient ainsi un sujet qui se situe à la croisée de plusieurs politiques publiques. Énergie, climat, bâtiment, industrie, santé, agriculture et compétitivité se retrouvent autour du même enjeu. Le pays doit désormais traduire son engagement international en une feuille de route nationale</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Du ticket à 3,50 $ aux tarifs à trois chiffres: les 55 ans de hausse des prix chez Disney</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/du-ticket-a-350-aux-tarifs-a-trois-chiffres-les-55-ans-de-hausse-des-prix-chez-disney/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 08:38:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1971, une entrée adulte au Magic Kingdom de Walt Disney World coûtait 3,50 dollars. Cinquante-cinq ans plus tard, le prix d’une journée dans le parc peut dépasser 100 dollars selon la date, tandis que certains événements spéciaux affichent des billets à près de 200 dollars. Une évolution qui donne une idée de l’ampleur de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/15/du-ticket-a-350-aux-tarifs-a-trois-chiffres-les-55-ans-de-hausse-des-prix-chez-disney/">Du ticket à 3,50 $ aux tarifs à trois chiffres: les 55 ans de hausse des prix chez Disney</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">En 1971, une entrée adulte au Magic Kingdom de Walt Disney World coûtait 3,50 dollars. Cinquante-cinq ans plus tard, le prix d’une journée dans le parc peut dépasser 100 dollars selon la date, tandis que certains événements spéciaux affichent des billets à près de 200 dollars. Une évolution qui donne une idée de l’ampleur de la hausse des prix dans l’univers Disney.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le chiffre de 3,50 dollars est documenté par Disney lui-même. À l’ouverture de Walt Disney World, ce montant correspondait au droit d’entrée au Magic Kingdom. Les attractions étaient ensuite accessibles au moyen de tickets supplémentaires, avec des tarifs allant de 10 cents pour certaines attractions à 90 cents pour les plus populaires. À titre de comparaison, 3,50 dollars de 1971 représentent environ 29 dollars en pouvoir d’achat actuel, selon les données de l’indice des prix à la consommation américain utilisées par le Bureau of Labor Statistics. Autrement dit, même après correction de l’inflation, le coût d’accès à l’univers Disney a augmenté beaucoup plus rapidement que le niveau général des prix.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le parking raconte une histoire similaire. Il coûtait 50 cents par véhicule à l’ouverture du complexe en 1971. Aujourd’hui, le stationnement standard dans les quatre parcs à thème de Walt Disney World est facturé 35 dollars par jour. Le tarif est donc environ 70 fois supérieur à celui pratiqué au lancement. Il faut toutefois éviter une comparaison directe entre les deux époques. En 1971, seul le Magic Kingdom était ouvert. Epcot, Disney’s Hollywood Studios et Disney’s Animal Kingdom n’existaient pas encore. Surtout, le modèle tarifaire était différent: l’entrée au parc et l’accès aux attractions étaient facturés séparément. Aujourd’hui, le billet standard donne accès aux attractions incluses dans le parc.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les prix actuels sont eux-mêmes variables. Disney applique une tarification basée sur la date de visite. Certaines offres en 2026 permettent par exemple d’accéder aux quatre parcs à partir de 99,75 dollars par jour pour un billet de quatre jours, tandis que des événements spéciaux à Magic Kingdom peuvent atteindre 189 dollars ou davantage. Au-delà du chiffre spectaculaire, cette comparaison illustre surtout une évolution du modèle économique: en cinq décennies, Disney est passé d’un système où l’entrée au parc et les attractions étaient dissociées à une tarification beaucoup plus sophistiquée, modulée selon les dates, les produits et le type d’expérience recherché.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tunis-Annaba: le prochain défi sera-t-il celui de la réservation numérique?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/tunis-annaba-le-prochain-defi-sera-t-il-celui-de-la-reservation-numerique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[SNCFT]]></category>
		<category><![CDATA[trafic ferroviaire]]></category>
		<category><![CDATA[Transport]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie-algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le trafic ferroviaire entre la Tunisie et l’Algérie reprend ce mardi 15 septembre 2026. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé lundi la reprise de la liaison internationale Annaba-Tunis, après une interruption temporaire liée à des travaux sur les voies ferrées reliant Ghardimaou à Annaba, en Algérie. La suspension n’aura donc [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Le trafic ferroviaire entre la Tunisie et l’Algérie reprend ce mardi 15 septembre 2026. La Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a annoncé lundi la reprise de la liaison internationale Annaba-Tunis, après une interruption temporaire liée à des travaux sur les voies ferrées reliant Ghardimaou à Annaba, en Algérie.</p>
<p>La suspension n’aura donc duré que quelques jours. La SNCFT avait annoncé dimanche soir l’arrêt temporaire du trafic, en raison de ces travaux engagés sur le réseau algérien. La circulation transfrontalière doit reprendre à partir de mardi.</p>
<p>Selon la grille tarifaire communiquée par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF), le billet Annaba–Tunis coûte 1 640 dinars algériens en deuxième classe et 1 900 dinars en première classe. L’aller-retour est proposé à 3 040 dinars en deuxième classe et 3 485 dinars en première classe.</p>
<p>La reprise du Tunis- Annaba peut aussi se lire à l’aune d’un enjeu plus large, celui de la connectivité entre les économies tunisienne et algérienne. Une liaison ferroviaire régulière ne constitue pas à elle seule un levier de développement des échanges, mais elle facilite la mobilité des entrepreneurs, des cadres et des professionnels entre les deux marchés. D’autant que la Banque africaine de développement (BAD)  travaille en 2026 sur la faisabilité de la modernisation de certains tronçons de la ligne ferroviaire transmaghrébine, dont le corridor Annaba-Jedeida, avec un objectif d’amélioration de l’interopérabilité et de la connectivité régionale.</p>
<p>La commercialisation du billet reste aujourd’hui largement liée aux points de vente physiques. À l’heure où les déplacements professionnels se gèrent de plus en plus à distance, une solution numérique dédiée à ladite liaison pourrait toutefois simplifier le parcours des voyageurs. Une application ou une plateforme commune permettant de consulter les horaires, vérifier les places disponibles, réserver et payer son billet en ligne constituerait un prolongement logique de la modernisation de cette liaison.</p>
<p>À terme, l’enjeu ne serait donc plus seulement de rétablir la liaison ferroviaire, mais d&#8217;en améliorer toute l&#8217;expérience, de la réservation jusqu&#8217;au voyage.</p>




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		<title>Facturation électronique: Tunisie TradeNet lance un nouveau portail pour les entreprises</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/facturation-electronique-tunisie-tradenet-lance-un-nouveau-portail-pour-les-entreprises/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:31:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunisie TradeNet (TTN) lance, à partir du 15 septembre 2026, un nouveau Portail Web de la Facturation Électronique, destiné notamment aux entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation. Accessible via portail.elfatoora.tn, la plateforme permet de gérer directement plusieurs étapes de la facturation électronique, sans recourir à une solution d’intégration spécifique. Concrètement, l’utilisateur peut [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="624" data-end="838">Tunisie TradeNet (TTN) lance, à partir du 15 septembre 2026, un nouveau Portail Web de la Facturation Électronique, destiné notamment aux entreprises et professionnels ayant un faible volume de facturation.</p>
<p dir="auto" data-start="840" data-end="1043">Accessible via <span class="contents"><span class=""><a class="decorated-link cursor-pointer" target="_blank">portail.elfatoora.tn</a></span></span>, la plateforme permet de gérer directement plusieurs étapes de la facturation électronique, sans recourir à une solution d’intégration spécifique. Concrètement, l’utilisateur peut configurer son environnement, créer ses factures, les signer électroniquement et les transmettre directement à la plateforme EL FATOORA. L’objectif est de proposer une solution plus simple aux entreprises qui n’ont pas besoin d’une infrastructure technique dédiée pour gérer leurs factures électroniques. Pour utiliser le portail, les entreprises doivent d’abord effectuer leur adhésion au service EL FATOORA via la plateforme dédiée: <span class="contents"><span class=""><a class="decorated-link" href="https://adhesion.elfatoora.tn" target="_blank" rel="noopener">plateforme d’adhésion EL FATOO​RA</a></span></span>.</p>
<p dir="auto" data-start="1569" data-end="1882">TTN précise également que les entreprises ayant déjà déposé un dossier d’adhésion au format papier, mais qui n’ont pas encore reçu de validation, sont invitées à effectuer une nouvelle inscription en ligne. Cette démarche doit permettre d’accélérer le traitement de leur adhésion et de numériser leurs dossiers.</p>
<p dir="auto" data-start="1884" data-end="2075">Pour les entreprises concernées, le nouveau portail constitue donc surtout une porte d’entrée simplifiée vers la facturation électronique, avec moins de contraintes techniques à l’entrée.</p>
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		<title>L’égyptien Synapse Analytics mobilise 13 millions de dollars</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/legyptien-synapse-analytics-mobilise-13-millions-de-dollars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bassem Ennaifar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Synapse Analytics]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La startup égyptienne Synapse Analytics, qui développe une infrastructure de décision autonome pour les institutions financières permettant d&#8217;évaluer la gestion des risques de crédit, a annoncé avoir levé 13 millions de dollars lors d&#8217;un tour de table de série A. Cette opération servira à recruter des ressources humaines, à accélérer le développement des produits et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p>La startup égyptienne Synapse Analytics, qui développe une infrastructure de décision autonome pour les institutions financières permettant d&#8217;évaluer la gestion des risques de crédit, a annoncé avoir levé 13 millions de dollars lors d&#8217;un tour de table de série A.</p>
<p>Cette opération servira à recruter des ressources humaines, à accélérer le développement des produits et à élargir la portée de nouveaux marchés. L&#8217;entreprise dessert actuellement des banques, des fintechs, des institutions financières non bancaires et des entreprises de télécommunications à travers le Moyen-Orient, l&#8217;Afrique et l&#8217;Amérique latine.</p>
<p>En 2022, la jeune entreprise née en 2018 a réussi à lever 2 millions de dollars. Deux ans plus tard, elle est parvenue à collecter une somme identique. La nouvelle levée de fonds porte ainsi le total des capitaux mobilisés à 17 millions de dollars depuis sa création. La valorisation n&#8217;a pas été divulguée.</p>
<p>Les institutions financières automatisent une part croissante de leurs processus, mais elles font face à un défi fondamental. L&#8217;intégration de l&#8217;efficacité et de la sophistication des modèles de l&#8217;IA implique l&#8217;externalisation de données sensibles hors de l&#8217;institution et une dépendance à l&#8217;égard d&#8217;infrastructures qu&#8217;elles ne maîtrisent pas. Cela est en contradiction directe avec les exigences strictes en matière de sécurité, de gouvernance des données et de conformité réglementaire.</p>
<p>Synapse Analytics apporte une solution permettant aux institutions financières d&#8217;automatiser leurs décisions tout en conservant la maîtrise de leurs données, de leurs politiques et de l&#8217;intelligence générée par chaque décision. Les systèmes d&#8217;exploitation sont ainsi prêts pour la nouvelle ère de la finance.</p>
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		<title>Ennakl Automobiles préserve sa dynamique de rentabilité au premier semestre 2026</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/ennakl-automobiles-preserve-sa-dynamique-de-rentabilite-au-premier-semestre-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bassem Ennaifar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 07:07:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[ennakl automobile]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme du premier semestre de l&#8217;année 2026, la société Ennakl Automobiles a affiché un chiffre d&#8217;affaires s&#8217;élevant à 312,479 MDT, une progression de 2,4% en glissement annuel. Cette dynamique commerciale a été principalement portée par les ventes de véhicules neufs, qui se sont établies à 296,884 MDT. Parallèlement, le coût des ventes a atteint [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au terme du premier semestre de l&#8217;année 2026, la société Ennakl Automobiles a affiché un chiffre d&#8217;affaires s&#8217;élevant à 312,479 MDT, une progression de 2,4% en glissement annuel.</p>
<p>Cette dynamique commerciale a été principalement portée par les ventes de véhicules neufs, qui se sont établies à 296,884 MDT. Parallèlement, le coût des ventes a atteint 265,534 MDT, en hausse de 7,0% par rapport à 2025. La marge brute s&#8217;est élevée à 46,945 MDT, contre 56,898 MDT au premier semestre 2025.</p>
<p>Le résultat d&#8217;exploitation a atteint 20,800 MDT, en recul de 33,2% sur une année. Cette baisse est notamment influencée par l&#8217;entrée en vigueur de la circulaire de la Banque centrale de Tunisie n°2026-04 relative aux conditions de financement de l&#8217;importation de produits non prioritaires. Néanmoins, grâce à des produits de placement substantiels s&#8217;élevant à 26,416 MDT, le résultat net de la période s&#8217;est établi à 37,394 MDT, contre 40,024 MDT un an auparavant. Au niveau consolidé, le résultat net part du groupe est de 30,554 MDT.</p>
<p>En outre, Ennakl Automobiles a pris part à l&#8217;augmentation du capital de sa filiale STLV S.A. pour un montant de 7,000 MDT, dont 5,000 MDt effectivement libérés au 30 juin 2026.</p>
<p>Par ailleurs, l&#8217;Assemblée générale ordinaire du 24 juin 2026 a validé l&#8217;émission d&#8217;un emprunt obligataire sans appel public à l&#8217;épargne d&#8217;un plafond de 100 MDT, un montant obtenu. Une sortie a été réalisée en juillet et a permis de collecter 60 MDT, une somme qui permettra de financer les importations durant cette période de restrictions réglementaires.</p>
<p>Sur le marché, le titre affiche un rendement de 22,0% depuis le début de l&#8217;année. Ces chiffres devraient au moins convaincre les investisseurs qu&#8217;il n&#8217;y a pas de risque sur le dividende de l&#8217;année prochaine.</p>
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		<title>Trend80 et IA: quand la nostalgie devient une affaire de données</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/14/trend80-et-ia-quand-la-nostalgie-devient-une-affaire-de-donnees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 16:26:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">L’intelligence artificielle s’installe rapidement dans les usages quotidiens. On lui demande de rédiger, de traduire, d’analyser, de répondre à des questions, mais aussi de modifier des photos. Le récent #Trend80 sur Instagram en donne une illustration assez parlante. Des utilisateurs de par le monde ont recours à l’IA pour transformer leur portrait dans une esthétique inspirée des années 1980, avec coiffures, vêtements, décors et couleurs caractéristiques de cette époque. La tendance joue sur la nostalgie. Mais derrière une photo transformée en quelques secondes se pose une question beaucoup moins visible, celle des données que l’utilisateur transmet au service pour obtenir ce résultat. </p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Habib Soula, Software Engineer chez Value, c’est précisément là que se situe une partie du problème. L’usage de ces outils s’est tellement banalisé que l’utilisateur ne se demande pas toujours ce qui se passe derrière l’interface. Il rappelle, avec une pointe d’humour, qu’un service proposé gratuitement repose nécessairement sur un modèle économique. Les grands laboratoires d’IA disposent par ailleurs de volumes considérables de données pour développer et améliorer leurs modèles.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son propos ne revient pas à considérer que toute utilisation de l’IA constitue une menace. Il invite plutôt à regarder de plus près ce que l’on accepte en utilisant ces services. Les paramètres de confidentialité ne sont pas accessoires. Ils déterminent notamment, selon les services et les fonctionnalités activées, la manière dont certaines conversations ou certains contenus peuvent être conservés ou utilisés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le #Trend80 permet de rendre cette question très concrète. Pour obtenir une image dans le style des années 1980, l’utilisateur transmet son visage à un outil. Or un visage n’est pas une donnée comme une autre. Il peut permettre d’identifier une personne et prendre une dimension particulière lorsqu’il s’agit de photos d’enfants ou de personnes qui n’ont pas donné leur accord.</p>
<p class="isSelectedEnd">Habib Soula insiste également sur une confusion fréquente entre supprimer une application ou un compte et faire disparaître automatiquement toutes les données associées. Ces deux opérations ne sont pas nécessairement équivalentes. La conservation et la suppression des données dépendent des règles propres à chaque service, de ses paramètres et de ses politiques de confidentialité. Autrement dit, désinstaller une application ne signifie pas forcément que les données déjà transmises au service disparaissent au même moment.</p>
<p class="isSelectedEnd">Il prend l’exemple de sa mère, qui utilise régulièrement l’IA. Son propre usage est différent. Il estime que près de 98% de ses interactions avec ces outils sont liées au développement, le reste concernant notamment la culture, la santé ou des questions du quotidien. Il raconte que, deux ans auparavant, sa mère avait demandé à ChatGPT d’analyser ses résultats médicaux. Aujourd’hui, l’existence de fonctionnalités de mémoire ou la conservation de certains échanges peut, selon les paramètres du service, permettre à l’outil de tenir compte d’éléments issus de conversations antérieures. Pour lui, cet exemple montre surtout que l’utilisateur peut progressivement constituer un historique beaucoup plus riche qu’il ne le pense. Une question isolée sur la santé, une photo, une information professionnelle ou une préférence personnelle peuvent, une fois mises bout à bout, dessiner un profil beaucoup plus précis de l’utilisateur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette accumulation soulève aussi la question de la sécurité. Plus les utilisateurs confient de données aux plateformes, plus la protection de ces données devient stratégique. Le risque ne se limite donc pas à la manière dont une entreprise décide de traiter ou d’utiliser les informations qui lui sont confiées. Il concerne également leur exposition potentielle en cas de faille de sécurité ou de cyberattaque.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les récentes affaires qui ont touché le secteur de l’IA alimentent d’ailleurs cette réflexion. Habib Soula évoque notamment les alertes lancées par certains chercheurs et anciens collaborateurs de grandes entreprises du secteur sur les risques liés au développement rapide de ces technologies. Il ne défend pas l’idée d’abandonner l’IA. Son propos porte davantage sur la nécessité de conserver des mécanismes de contrôle et un cadre de régulation à mesure que les capacités des modèles progressent.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette vigilance ne concerne d’ailleurs pas uniquement ChatGPT, Gemini ou les autres outils d’IA générative. Le même raisonnement peut être appliqué aux grandes plateformes numériques, notamment Meta et les réseaux sociaux. À chaque fois, l’utilisateur échange une partie de ses données contre un service, souvent sans mesurer précisément la valeur de ce qu’il transmet.</p>
<p class="isSelectedEnd">Quelques réflexes peuvent néanmoins limiter l’exposition. Avant d’envoyer la photo d’une autre personne à un outil d’IA, il est préférable d’obtenir son accord, avec une vigilance particulière pour les images d’enfants. Il est également utile de vérifier les autorisations accordées aux applications et de privilégier, lorsque c’est possible, l’accès à certaines photos plutôt qu’à l’ensemble de la galerie. Les paramètres liés à l’utilisation des conversations et des contenus doivent également être vérifiés régulièrement, car les options peuvent évoluer d’un service à l’autre.</p>
<p>Le véritable enjeu n’est donc plus seulement de savoir ce que l’IA peut produire. À mesure qu’elle devient un outil du quotidien, il faut aussi se demander ce que l’on lui donne pour parvenir à ce résultat. Le #Trend80 n’est qu’un exemple parmi d’autres. Une photo publiée pour quelques secondes de nostalgie peut aussi être, pour une plateforme, une nouvelle donnée à traiter. C’est cette asymétrie entre la simplicité apparente de l’usage et la complexité de ce qui se passe derrière l’écran qui mérite désormais davantage d’attention.</p>


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