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		<title>Émirats arabes unis : la carte n° 3 devient obligatoire pour les Tunisiens qui cherchent un emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 09:40:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tunisiens qui souhaitent travailler aux Émirats arabes unis devront intégrer une nouvelle pièce à leur dossier de visa: un extrait du casier judiciaire, appelé carte n° 3 en Tunisie. Cette exigence, annoncée par le consulat général de Tunisie à Dubaï, doit entrer en vigueur le 26 octobre 2026 et concerner les nouvelles demandes de [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">Les Tunisiens qui souhaitent travailler aux Émirats arabes unis devront intégrer une nouvelle pièce à leur dossier de visa: un extrait du casier judiciaire, appelé carte n° 3 en Tunisie. Cette exigence, annoncée par le consulat général de Tunisie à Dubaï, doit entrer en vigueur le 26 octobre 2026 et concerner les nouvelles demandes de visa de travail.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le document devra être délivré par les autorités tunisiennes compétentes, puis authentifié par l’ambassade des Émirats arabes unis en Tunisie. Les candidats devront donc anticiper cette formalité dans la préparation de leur dossier, en tenant compte des démarches nécessaires à l’obtention et à la légalisation du document. Une disposition transitoire concerne les ressortissants tunisiens présents aux Émirats avec un visa de visite, qui ont trouvé un emploi et souhaitent régulariser leur situation. Selon l’annonce rapportée par les médias tunisiens, ils disposent d’un délai de 45 jours à compter de l’entrée en vigueur de la mesure pour compléter les formalités liées à l’obtention de leur visa de travail.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les candidats à l’expatriation professionnelle, l’enjeu est concret: vérifier les pièces exigées avant de finaliser une candidature ou d’engager des démarches auprès d’un employeur émirati. Les personnes déjà sur place doivent, quant à elles, tenir compte du délai annoncé et se renseigner auprès des autorités compétentes sur les modalités applicables à leur situation. Le texte intégral de la décision émiratie n’ayant pas pu être consulté indépendamment, les éventuelles exceptions, les modalités précises d’authentification et les conséquences d’un dossier incomplet restent à confirmer auprès du consulat ou de l’ambassade concernés.</p>
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		<title>SAPRI 2026: après 19 ans d’absence, le salon industriel revient au Kram</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 09:37:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Automobile]]></category>
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		<category><![CDATA[Ministère De Lindustrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après près de deux décennies d’absence, le Salon international des pièces de rechange, des équipements et des services industriels (SAPRI) revient du 17 au 20 novembre 2026 au Parc des expositions du Kram. Pour cette 10e édition, les organisateurs attendent près de 250 exposants, 120 experts et intervenants internationaux et quelque 15 000 visiteurs. Au [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Après près de deux décennies d’absence, le Salon international des pièces de rechange, des équipements et des services industriels (SAPRI) revient du 17 au 20 novembre 2026 au Parc des expositions du Kram. Pour cette 10e édition, les organisateurs attendent près de 250 exposants, 120 experts et intervenants internationaux et quelque 15 000 visiteurs. Au programme, des rencontres d’affaires, des démonstrations technologiques et des échanges autour des nouveaux défis de l’industrie.</p>
<p>L’un des principaux rendez-vous de cette édition sera consacré aux rencontres professionnelles. Près de 1 000 réunions B2B sont prévues entre les entreprises et les experts présents. Des participants venus notamment de France, d’Italie, du Japon, de Singapour, d’Afrique du Sud, du Congo, de Mauritanie, du Cameroun, d’Algérie et de Libye sont attendus. L’occasion, pour les entreprises tunisiennes, de nouer des contacts, d’explorer des pistes de coopération et de présenter leurs compétences à des partenaires étrangers.</p>
<p>Organisé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), sous la tutelle du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en partenariat avec la Société de la Foire internationale de Tunis, le SAPRI n’avait plus été organisé depuis 2007. Son retour intervient dans un contexte où les industriels doivent composer avec des évolutions rapides, entre digitalisation des procédés, recherche de performance et nouvelles exigences environnementales.</p>
<p>Ces enjeux se retrouveront dans les différents espaces du salon, qui s’étendra sur environ 7 000 m² et sera organisé en sept villages thématiques. La maintenance industrielle, la métrologie, le contrôle industriel et la transition écologique seront notamment à l’honneur. Les industries lourdes, dont les secteurs minier, pétrolier et cimentier, auront également leur place.</p>
<p>Les visiteurs pourront découvrir des solutions liées à l’industrie 4.0, aux technologies de production, à l’ingénierie, à la normalisation et aux essais non destructifs. La transition énergétique et la digitalisation feront aussi partie des thèmes abordés. Pour les entreprises, ces technologies représentent autant de pistes à explorer pour moderniser leurs équipements, améliorer leurs opérations et mieux maîtriser leurs coûts.</p>
<p>Le programme prévoit par ailleurs plusieurs rendez-vous destinés à mettre en avant les compétences et l’innovation. Le Grand Prix de la Maintenance 2026 récompensera les initiatives dans les domaines de la maintenance industrielle et de la métrologie. De son côté, le Makeathon Africa by Cetime réunira des startups et des ingénieurs autour de la conception de prototypes innovants en matière de maintenance prédictive.</p>
<p>Cette dernière vise notamment à anticiper les pannes avant qu’elles ne perturbent la production. En s’appuyant sur les données et le suivi des équipements, les industriels peuvent mieux planifier les interventions et limiter les arrêts imprévus. Le makeathon entend ainsi rapprocher les compétences techniques des besoins rencontrés sur le terrain.</p>
<p>Autre temps fort, la huitième Conférence africaine des essais non destructifs (ACNDT&#8217;2026) réunira des spécialistes autour des méthodes de contrôle des matériaux et des équipements sans les détériorer. Les Rencontres internationales du salon aborderont, quant à elles, le développement technologique, l’intelligence artificielle et la transition écologique et énergétique. Des ateliers et des démonstrations pratiques permettront également aux participants de se familiariser avec des solutions industrielles récentes.</p>
<p>Au-delà de la présentation des technologies, les organisateurs souhaitent encourager l’innovation et faire connaître les mécanismes d’appui financier et technique destinés aux entreprises. Le développement des services industriels tunisiens à l’export figure aussi parmi les objectifs annoncés, tout comme le transfert de connaissances et l’incitation des jeunes diplômés à entreprendre dans ce domaine.</p>
<p>Cette orientation rejoint les missions du Cetime. Créé en 1982 et installé à Douar Hicher, le centre accompagne les entreprises, notamment dans les secteurs mécanique, électrique et électronique, à travers ses laboratoires et ses prestations d’assistance technique. Il intervient également dans les démarches de transition énergétique, environnementale et de décarbonation.</p>
<p>Le retour du SAPRI doit ainsi permettre de rapprocher les entreprises tunisiennes des fournisseurs, des experts et des partenaires internationaux. Les quatre jours du salon offriront un cadre aux échanges, mais leur portée dépendra surtout des suites données aux rencontres: nouveaux contrats, coopérations techniques ou accès à des marchés extérieurs.</p>
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		<item>
		<title>Stade d’El Menzah, aéroport Tunis-Carthage, port d’Enfidha&#8230; 6 grands projets publics sous pression</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/09/stade-del-menzah-aeroport-tunis-carthage-port-denfidha-6-grands-projets-publics-sous-pression/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:49:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La reconstruction du stade olympique d’El Menzah, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage et le projet de port en eau profonde d’Enfidha figurent parmi les six grands chantiers publics dont l’avancement a été examiné par le gouvernement tunisien. Réunie le jeudi 8 octobre 2026 au palais de La Kasbah, la Commission des grands projets a également pris [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La reconstruction du stade olympique d’El Menzah, l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage et le projet de port en eau profonde d’Enfidha figurent parmi les six grands chantiers publics dont l’avancement a été examiné par le gouvernement tunisien. Réunie le jeudi 8 octobre 2026 au palais de La Kasbah, la Commission des grands projets a également pris des décisions concernant l’attribution de marchés pour certains travaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Présidée par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, la réunion a porté sur des projets touchant à l’énergie, à la santé, aux infrastructures, au transport et au sport. L’objectif affiché est d’accélérer leur réalisation et de lever les obstacles susceptibles de retarder les travaux. Parmi les dossiers examinés figure la reconstruction du stade olympique d’El Menzah. La Commission a pris une décision relative à l’attribution des marchés pour les travaux, qui doivent être réalisés par une entreprise chinoise. Le communiqué ne précise toutefois ni le nom de cette entreprise, ni le montant du marché, ni le calendrier détaillé du chantier.</p>
<p class="isSelectedEnd">Autre projet concerné: la protection du site de Sidi Bou Saïd contre les glissements de terrain. Des décisions relatives à l’attribution des marchés ont également été prises pour ces travaux, sans précision sur leur coût ou leur date de démarrage. La réunion a aussi permis de faire le point sur l’extension de la centrale électrique de Borj El Amri, la réhabilitation de l’hôpital régional de Bir Ali Ben Khalifa, dans le gouvernorat de Sfax, ainsi que l’extension de l’aéroport international Tunis-Carthage. Le projet du port en eau profonde et de la zone de services logistiques d’Enfidha figurait également à l’ordre du jour.</p>
<p class="isSelectedEnd">Au-delà du suivi administratif, l’enjeu est de faire avancer des infrastructures susceptibles d’avoir des retombées sur les services publics, les transports, l’activité économique et l’emploi. La cheffe du gouvernement a demandé aux structures centrales et régionales concernées d’anticiper les difficultés, de suivre les chantiers sur le terrain et de respecter les délais ainsi que les exigences de qualité.</p>
<p>Le communiqué de la présidence du gouvernement ne fournit cependant aucun taux d’avancement, budget actualisé ou date de mise en service pour les six projets. Les prochaines étapes concrètes restent donc à préciser pour mesurer leur progression effective.</p>
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		<item>
		<title>CEMAC: ces anciennes pièces ne pourront plus servir à payer dès le 1er novembre</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/09/cemac-ces-anciennes-pieces-ne-pourront-plus-servir-a-payer-des-le-1er-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:04:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À partir du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus servir à régler des achats ou des dettes dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision, prise le 7 octobre à N’Djamena par le Comité ministériel [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">À partir du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus servir à régler des achats ou des dettes dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision, prise le 7 octobre à N’Djamena par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), s’inscrit dans le renouvellement du parc monétaire de la région. Les détenteurs disposeront toutefois d’un délai d’un an pour échanger les pièces concernées, selon les déclarations du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui. Les modalités pratiques de cet échange restent à préciser. La mesure s’applique au Cameroun, au Congo, au Gabon, à la Guinée équatoriale, au Tchad et à la République centrafricaine. Elle porte sur cinq gammes monétaires, et non sur cinq valeurs faciales: les particuliers et les commerçants devront donc identifier les émissions concernées plutôt que se fier uniquement au montant inscrit sur chaque pièce. La décision fait suite à une proposition du conseil d’administration de la BEAC, réuni le 5 octobre dans la capitale tchadienne. L’objectif affiché est de retirer les pièces anciennes, jugées vétustes et disparates, au profit de la gamme dite «type 2024», mise en circulation à partir d’avril 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le renouvellement intervient dans une région confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement en monnaie métallique. Le manque de petites pièces complique les paiements sur les marchés, dans les commerces et dans les transports, où les transactions en espèces restent importantes. La nouvelle gamme comprend neuf valeurs faciales: 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100, 200 et 500 FCFA. Elle introduit notamment une pièce de 200 FCFA et modifie le format de certaines dénominations afin de faciliter leur identification.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour renforcer les disponibilités, la BEAC a annoncé un programme de mise en circulation de 500 millions de pièces par an, avec un objectif cumulé de trois milliards de pièces à l’horizon 2030. La réussite de cette stratégie dépendra notamment de la capacité de la Banque centrale à alimenter régulièrement les banques et les circuits commerciaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">La pénurie de monnaie métallique a également été associée par des responsables de la BEAC à des réseaux de collecte et d’exportation illicite de pièces. Certaines émissions anciennes seraient recherchées pour la valeur des métaux et alliages qui entrent dans leur fabrication. Les volumes concernés et le préjudice financier lié à ces pratiques n’ont toutefois pas été publiquement quantifiés dans les informations consultées. Lors d’une réunion du Comité de politique monétaire tenue le 24 mars 2025 à Malabo, Yvon Sana Bangui avait expliqué que la composition métallique des nouvelles pièces avait été revue pour réduire l’intérêt économique de leur détournement vers d’autres usages. Au-delà du retrait des anciennes émissions, l’enjeu est donc opérationnel: assurer la disponibilité de la monnaie nécessaire aux transactions quotidiennes. Pour les commerçants et les entreprises qui encaissent régulièrement des paiements en espèces, la priorité sera de vérifier les pièces détenues en caisse et de suivre les instructions officielles relatives à leur échange avant l’échéance.</p>
<p class="">La BEAC devra encore préciser les guichets habilités, les justificatifs éventuels et le calendrier détaillé de l’opération. Dans l’intervalle, les détenteurs de pièces des cinq gammes concernées doivent se référer aux annonces officielles de la Banque centrale pour connaître les modalités applicables.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/09/cemac-ces-anciennes-pieces-ne-pourront-plus-servir-a-payer-des-le-1er-novembre/">CEMAC: ces anciennes pièces ne pourront plus servir à payer dès le 1er novembre</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 20:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[AFRICAN ESG SUMMIT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un exportateur africain, la question ESG ne s’arrête plus à la conformité. Il peut désormais conditionner l’accès au marché, peser dans l’analyse d’un banquier et, au bout de la chaîne, décider de la capacité de l’entreprise à financer sa transformation. C’est tout le fil conducteur du panel &#8220;De l’ESG à la bancabilité: comment financer [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/">4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Pour un exportateur africain, la question ESG ne s’arrête plus à la conformité. Il peut désormais conditionner l’accès au marché, peser dans l’analyse d’un banquier et, au bout de la chaîne, décider de la capacité de l’entreprise à financer sa transformation. C’est tout le fil conducteur du panel &#8220;De l’ESG à la bancabilité: comment financer la transformation des exportateurs africains ?&#8221;, organisé lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, jeudi 8 octobre à Tunis.</p>
<figure id="attachment_124298" aria-describedby="caption-attachment-124298" style="width: 350px" class="wp-caption alignright"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-jnews-350x250 wp-image-124298" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-350x250.png" alt="" width="350" height="250" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-350x250.png 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-120x86.png 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-750x536.png 750w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption id="caption-attachment-124298" class="wp-caption-text"><em>De g. à d.: Meriam Ben Boubaker (Modératrice), Gérard Sié Kambiré, Habib Karaouli, Riadh Naouar et à l&#8217;écran en visioconférence: Salma Frioui.</em></figcaption></figure>
<p>Meriam Ben Boubaker, vice-présidente de l’International CFO Alliance et modératrice de la rencontre, plante d’emblée le décor. &#8220;Il faut investir. Pour investir, il faut de l’argent. L’argent existe, mais il ne va pas aux entreprises qui ne savent pas prouver ce qu’elles sont en train de faire&#8221;, déclare-t-elle. Le panel est justement construit comme une chaîne :; Gérard Sié Kambiré apporte le regard sur le risque, Salma Frioui celui de la norme et de la preuve, Habib Karaouli celui du banquier et Riadh Naouar celui de l’institution de développement. Avec une question simple en toile de fond, quel maillon ne doit surtout pas lâcher pour que l’argent arrive jusqu’aux entreprises ?</p>
<p>D&#8217;après Gérard Sié Kambiré, Managing Partner ESG, Sustainable Finance &amp; Climate Risk Expert, le premier verrou se trouve dans la gestion des risques climatiques. &#8220;Avant, on considérait la mesure du risque sur la base des données historiques. Mais aujourd’hui, au regard du changement climatique, on demande aux entreprises d’intégrer dans leur gestion des risques tout ce qui est gestion des risques climatiques&#8221;, explique-t-il. Par ailleurs, il distingue deux catégories. D’un côté, les risques physiques, comme les sécheresses en Tunisie ou les inondations en Afrique de l’Ouest. De l’autre, les risques de transition, liés notamment aux nouvelles exigences européennes, dont le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et le règlement sur la déforestation. Son exemple du cacao permet de comprendre rapidement où se situe le problème. Un exportateur qui ne peut pas démontrer que son produit respecte les exigences européennes risque de perdre ses clients. &#8220;Si je n’ai pas de client, comment est-ce que je peux payer le crédit que j’ai pris auprès de ma banque ?&#8221;, interroge-t-il. Le risque ESG devient alors un risque commercial, puis un risque financier. Les actifs eux-mêmes peuvent perdre leur valeur s’ils ne permettent plus de générer les revenus nécessaires au remboursement de la dette.</p>
<p>La banque, justement, n’a plus les yeux rivés uniquement sur les états financiers. Elle doit aussi regarder ce qui peut fragiliser le marché de l’entreprise. Dans le cacao ivoirien, cela peut aller jusqu’à la géolocalisation des plantations. L’objectif est de pouvoir tracer l’origine du produit et d’écarter les exploitations situées dans des zones ne respectant pas les règles de déforestation. &#8220;Les banques vont plus seulement regarder ce qu’on a fait, la performance financière, mais aussi la performance extra-financière&#8221;, souligne Gérard Sié Kambiré.</p>
<p>Reste alors une question: que faut-il réellement mettre sur la table ? C’est là que Salma Frioui, experte IFRS et reporting de durabilité, déplace le débat vers la donnée. Pour elle, le problème n’est pas forcément que les entreprises ne disposent d’aucune information ESG. Elles ont déjà leurs factures d’énergie, leurs données sociales, les questionnaires des donneurs d’ordre ou encore les éléments issus des certifications. &#8220;Le problème aujourd’hui, c’est comment transformer ces données ESG en une information financière qui est proportionnée, qui est fiable et qui est surtout orientée vers la décision&#8221;, explique-t-elle. Autrement dit, une donnée qui dort dans un fichier Excel ne vaut pas grand-chose pour un financeur si elle ne permet pas de comprendre le risque, la trajectoire de l’entreprise ou l’investissement à réaliser. &#8220;L’ESG devient bancable lorsqu’il est traduit en risque, en investissement, en trajectoire et en preuve&#8221;, résume-t-elle.</p>
<p>Pas question, pour autant, de demander aux PME exportatrices de reproduire les rapports des grands groupes. Salma Frioui propose plutôt un reporting minimum, construit autour de quelques blocs. L’activité et l’exposition de l’entreprise, l’énergie et le climat, les données sociales et opérationnelles, deux ou trois risques matériels et, enfin, la gouvernance et le plan de transition. Une PME pourrait ainsi documenter ses consommations d’électricité, de gaz ou de carburant, ses effectifs, ses accidents du travail, ses fournisseurs critiques ou encore les risques susceptibles de toucher directement sa production. Elle pourrait aussi fixer un objectif, par exemple une réduction de 30 % de sa consommation d’énergie, puis préciser les investissements nécessaires, le calendrier et les gains attendus. &#8220;La banque va financer une trajectoire, financer un projet&#8221;, insiste-t-elle. Le reporting ne servirait donc pas seulement à obtenir un crédit. Il pourrait également répondre aux demandes des clients, des donneurs d’ordre ou des bailleurs de fonds. Cette logique conduit Salma Frioui à défendre, en fin de panel, la création d’un &#8220;passeport ESG pour les PME&#8221;. Le principe : un format commun, proportionné et construit avec les banques, les bailleurs et les donneurs d’ordre, afin d’éviter que chaque financeur ou client réclame à l’entreprise un nouveau dossier.</p>
<p>Une fois le risque identifié et la donnée structurée, reste le nerf de la guerre: le financement! Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que le maillon le plus faible de la chaîne reste justement celui-ci. Il évoque plus de 2 000 milliards de dollars investis dans la finance durable à l’échelle mondiale, dont à peine 1 % orienté vers l’Afrique. Selon les chiffres avancés durant le panel, cette enveloppe resterait par ailleurs très concentrée sur quelques pays africains. Pour Karaouli, le problème est donc double : mobiliser davantage de capitaux et surtout faire en sorte qu’ils atteignent les entreprises qui en ont besoin. &#8220;La conformité a un coût et la question est : qui va assumer ce coût ?&#8221;, souligne-t-il, citant notamment les bilans carbone, les diagnostics et le suivi des recommandations.</p>
<p>Une entreprise qui arrive avec une démarche ESG structurée part toutefois avec un avantage. &#8220;Incontestablement, ce sont des facteurs positifs qui sont pris en compte&#8221; , affirme Habib Karaouli. Mais le banquier doit désormais composer avec une palette de risques plus large : évolution rapide des réglementations dans les pays de destination, changement climatique, tensions géopolitiques et fermetures de marchés. Il cite aussi les effets possibles du changement climatique sur certaines activités tunisiennes, notamment l&#8217;agroalimentaire et l&#8217;aquaculture. La hausse des températures de la Méditerranée devient ainsi, à ses yeux, un paramètre à intégrer dans l&#8217;évaluation d&#8217;un projet. Cette nouvelle donne change aussi le métier bancaire. &#8220;Les critères d’appréciation ont changé. C’est une question de veille&#8221;, résume-t-il. Une entreprise qui maîtrise déjà son exposition et dispose d’un référentiel clair bénéficie, selon lui, d’un &#8216;avantage favorable&#8217; dans l’analyse et sera &#8216;servie avant les autres'&#8221;.</p>
<p>Pour sortir de cette logique où les PME doivent seules absorber le coût de leur mise à niveau, Habib Karaouli propose une ligne de financement à trois volets. Un premier consacré au renforcement des fonds propres, un deuxième aux crédits bonifiés d’investissement et un troisième au financement des études préalables, notamment les bilans carbone et diagnostics ESG. Une approche qui s’inspire, selon lui, du programme de mise à niveau tunisien lancé en 1996.</p>
<p>Le financement ne peut cependant pas se limiter à quelques entreprises déjà structurées. C’est précisément là que Riadh Naouar, Manager Upstream &amp; Advisory Services FIG NWC chez IFC, élargit le débat. Il rappelle le rôle que peuvent jouer les banques régionales dans le financement du commerce et des exportations africaines, en prenant notamment l’exemple de Coris Bank, présente dans plusieurs pays du continent.</p>
<p>Pour lui, les PME exportatrices ne peuvent pas être considérées isolément. Une entreprise qui exporte peut dépendre de centaines, voire de milliers de petites entreprises en amont. &#8220;Il y a des PME qui sont liées à des chaînes de valeur. [&#8230;] Toutes ces PME dans ta chaîne de valeur doivent se conformer&#8221;, explique-t-il.</p>
<p>Le problème devient alors celui de la donnée et du savoir. Les banques ont besoin d&#8217;informations suffisamment solides pour projeter les trajectoires climatiques de leurs portefeuilles. Or, ces données restent encore trop fragmentées dans plusieurs secteurs africains. Sans cette matière première, difficile de mesurer correctement le risque et donc de généraliser le financement vert.</p>
<p>D&#8217;où l&#8217;importance, selon Riadh Naouar, du rôle des donneurs d&#8217;ordre, des multinationales et des bailleurs. Les grandes entreprises qui imposent de nouveaux standards aux fournisseurs doivent aussi contribuer à leur transmission. &#8220;Les bailleurs, les donneurs d’ordre jouent un rôle important de vulgarisation&#8221;, estime-t-il, en prenant notamment l&#8217;exemple de la filière cacao.</p>
<p>Le financement de la transition passe donc aussi par le transfert de compétences. &#8220;L’accès au savoir est un élément clé&#8221;, insiste-t-il. L&#8217;enjeu n&#8217;est plus seulement de financer une PME ou mille PME, mais de pouvoir accompagner l&#8217;ensemble d&#8217;une chaîne de valeur.</p>
<p>Au terme du panel, les quatre intervenants livrent chacun leur solution. Riadh Naouar défend un écosystème réunissant régulateurs, financeurs, donneurs d&#8217;ordre et chaînes de valeur. Habib Karaouli revient sur sa ligne de financement à trois volets. Salma Frioui propose son &#8220;passeport ESG pour les PME&#8221;. Gérard Sié Kambiré, lui, revient au point de départ : les entreprises doivent apprendre à parler le langage des banques.</p>
<p>&#8220;Plus je comprends votre langage, je suis à même de vous satisfaire&#8221;, explique-t-il. Il appelle donc les PME à intégrer une véritable culture du risque, tout en demandant aux banques de jouer leur rôle dans cette mise à niveau. Car la chaîne ne peut pas fonctionner à sens unique : si l’entreprise doit prouver, mesurer et investir, le financement doit lui aussi être capable de suivre cette transformation.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/">4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>4e édition African ESG Summit: &#8220;Ne subissez pas la demande ESG européenne, transformez les données qu’elle exige en avantage commercial&#8221;, selon Steven Tebbe</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/4e-edition-african-esg-summit-ne-subissez-pas-la-demande-esg-europeenne-transformez-les-donnees-quelle-exige-en-avantage-commercial-selon-steven-tebbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 18:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[4e edition AESG]]></category>
		<category><![CDATA[AFRICAN ESG SUMMIT]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit. Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, il a livré une lecture assez différente de la réglementation européenne. Pour lui, l’enjeu n’est plus seulement de savoir comment les entreprises africaines vont se conformer aux exigences européennes. Il faut surtout comprendre ce que les acheteurs européens doivent désormais obtenir de leurs fournisseurs pour pouvoir, eux-mêmes, respecter leurs obligations. &#8220;Je ne suis pas ici pour vous dire comment fonctionne votre marché. Vous le connaissez bien mieux que moi. Ce que je peux vous apporter, c’est une vision depuis l’intérieur de la salle où sont formulées les exigences qui vous concernent&#8221;, a-t-il annoncé.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Steven Tebbe connaît effectivement le sujet de l’intérieur. Il explique avoir consacré 10 ans au développement de l’activité de CDP Europe, organisation spécialisée dans la collecte de données environnementales auprès des entreprises et des investisseurs. Il a ensuite travaillé au sein d’EFRAG, impliqué dans le processus européen ayant conduit à l’élaboration des European Sustainability Reporting Standards (ESRS).</span></p>
</blockquote>
<p>En effet, son premier constat est plutôt inhabituel dans un discours consacré à l’ESG. Après plusieurs années durant lesquelles les entreprises africaines ont été prévenues d’un durcissement massif de la réglementation européenne, Bruxelles a finalement engagé un mouvement de simplification. Le périmètre de la CSRD a été réduit et le cadre européen du reporting de durabilité a été révisé. &#8220;Beaucoup d’entre vous ont probablement passé trois ans à entendre qu’un mur de réglementation européenne arrivait&#8221;, a-t-il relevé. Selon Tebbe, cette évolution doit servir de leçon. Une entreprise africaine ne devrait pas bâtir sa stratégie commerciale uniquement sur l’hypothèse d’un durcissement continu des réglementations européennes. A dire vrai, &#8220;une règle qui arrive avant que quiconque ne veuille réellement les données qu’elle produit est une règle qui peut facilement être abandonnée lorsque la politique change&#8221;, estime-t-il. Cela ne signifie toutefois pas que la demande européenne en matière de données ESG disparaît. Certaines réglementations sont désormais suffisamment ancrées dans les échanges commerciaux pour modifier les relations entre acheteurs et fournisseurs. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), entré dans son régime définitif au 1er janvier 2026, concerne notamment le ciment, le fer et l’acier, l’aluminium, les engrais, l’électricité et l’hydrogène. À cela s’ajoutent les exigences de traçabilité liées au règlement européen contre la déforestation, qui concernera notamment des filières comme le cacao et le bois. </p>
<p>Quant aux entreprises africaines présentes sur ces marchés, ces dispositifs ne sont donc pas seulement une affaire de conformité. Ils touchent directement la relation commerciale avec l’acheteur européen. C’est précisément là que Steven Tebbe veut déplacer le regard. &#8220;Aucune de ces règles ne s’applique à vous. Chacune s’applique à votre acheteur, et votre acheteur ne peut pas satisfaire ses obligations sans vous&#8221;, explique-t-il. La nuance est importante! Juridiquement, c’est souvent l’entreprise européenne qui porte l’obligation. Mais pour remplir cette obligation, elle doit obtenir des informations de son fournisseur. Origine du produit, géolocalisation d’une parcelle, traçabilité, émissions incorporées, données de production… autant d’informations qui peuvent devenir indispensables à la poursuite de la relation commerciale. &#8220;Ce n’est pas une charge de conformité. C’est une dépendance&#8221;, résume Tebbe. Cette dépendance pourrait, selon lui, modifier le rapport de force. Un grand acheteur peut toujours envoyer un questionnaire à son fournisseur et lui demander de remplir une nouvelle série de données. Mais derrière chaque question se trouve un coût. &#8220;Il y a un questionnaire, un portail, une demande&#8221;Veuillez compléter ceci pour vendredi”. Ce qui est présenté comme une exigence fait alors supporter le coût au fournisseur&#8221;, observe-t-il.</p>
<p>Or, la donnée ne se produit pas toute seule. Cartographier des parcelles, mesurer les émissions incorporées ou assurer la traçabilité d’une chaîne qui relie des milliers de producteurs à un seul conteneur nécessite des outils, du personnel et des investissements.</p>
<p>&#8220;La cartographie coûte de l’argent. La mesure des émissions incorporées coûte de l’argent. Construire une traçabilité de mille producteurs jusqu’à un seul conteneur coûte de l’argent. Et quelqu’un devra payer&#8221;, souligne-t-il. Pour l’expert, c’est précisément sur ce terrain que les exportateurs africains peuvent reprendre la main. Plutôt que d’attendre que l’acheteur européen demande les données, ils devraient commencer par lui poser une question : de quelles informations a-t-il besoin pour remplir ses propres obligations ?</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">&#8220;Les exportateurs qui réussissent le mieux posent une question à leur acheteur au lieu d’attendre la demande. La question est simplement : qu’avez-vous à déclarer et de quoi avez-vous besoin de ma part pour le faire ?&#8221;</span></p>
</blockquote>
<p>La différence peut sembler minime. Elle ne l’est pas. Elle permet de passer d’une logique de fournisseur qui subit une nouvelle exigence à celle d’un partenaire qui apporte une information dont l’acheteur a besoin. En fait, lorsqu’une donnée est indispensable à une transaction, qu’elle peut avoir une conséquence juridique et qu’elle coûte de l’argent à produire, elle acquiert une valeur économique. &#8220;Les choses qui ont ces trois propriétés ont un prix. Et les choses qui ont un prix peuvent être financées&#8221;, avance-t-il.</p>
<p>La traçabilité ne devrait donc plus être considérée uniquement comme une dépense supplémentaire imposée par l’ESG. Elle peut devenir un actif, à condition d’être structurée, fiable et disponible. Le même raisonnement vaut pour le calendrier réglementaire. Le report de certaines obligations européennes ne doit pas être interprété comme une raison pour attendre. &#8220;Le déplacement de la directive sur le devoir de vigilance à 2028 n’est pas un répit. Je pense que c’est une fenêtre&#8221;, dit Tebbe. Pour lui, le fournisseur qui prépare ses données avant que l’acheteur ne les réclame se trouve dans une position différente de celui qui doit les rassembler dans l’urgence. &#8220;Le fournisseur dont la documentation est prête avant qu’elle ne soit demandée négocie. Celui qui la rassemble sous une ligne rouge ne négocie pas&#8221;.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Le message de Steven Tebbe tient dans un changement de perspective. L’ESG n’est pas uniquement une histoire de règles européennes auxquelles les entreprises africaines doivent se plier. C’est aussi une question de valeur, de données et de rapport de force commercial. &#8220;Je dirais, exportez ce dont l’Europe ne peut pas se passer et comprenez clairement que ce dont elle ne peut pas se passer aujourd’hui, c’est la preuve qu’elle ne peut obtenir que de vous&#8221;. </span></p>
</blockquote>
<p>Le produit reste donc au cœur de l’exportation. Mais la capacité à prouver son origine, sa traçabilité ou son empreinte environnementale pourrait devenir tout aussi stratégique. Car, selon Tebbe, les acheteurs européens ne manqueront pas nécessairement de fournisseurs. Ils pourraient en revanche manquer de fournisseurs capables de documenter ce qu’ils vendent. Et ceux-là, justement, seront plus difficiles à remplacer.</p>
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		<title>Nobel de littérature 2026 : Anne Carson récompensée pour avoir réinventé les formes littéraires</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/nobel-de-litterature-2026-anne-carson-recompensee-pour-avoir-reinvente-les-formes-litteraires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 16:10:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prix Nobel de littérature 2026 est attribué à l’écrivaine canadienne Anne Carson, 76 ans, pour une œuvre qui mêle poésie, traduction, littérature classique et expérimentation formelle. L’Académie suédoise distingue ainsi une écrivaine qui a progressivement fait tomber les frontières entre les genres littéraires. Le jury Nobel récompense son « œuvre audacieuse et inventive qui, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/nobel-de-litterature-2026-anne-carson-recompensee-pour-avoir-reinvente-les-formes-litteraires/">Nobel de littérature 2026 : Anne Carson récompensée pour avoir réinventé les formes littéraires</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Le prix Nobel de littérature 2026 est attribué à l’écrivaine canadienne Anne Carson, 76 ans, pour une œuvre qui mêle poésie, traduction, littérature classique et expérimentation formelle. L’Académie suédoise distingue ainsi une écrivaine qui a progressivement fait tomber les frontières entre les genres littéraires.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le jury Nobel récompense son « œuvre audacieuse et inventive qui, dans un dialogue ludique avec la tradition classique, a créé de nouvelles formes pour la littérature contemporaine ».</p>
<p class="isSelectedEnd">Née en 1950 à Toronto, Anne Carson s’est construite à la croisée de la recherche universitaire et de la création littéraire. Elle obtient son doctorat en 1981 avec une thèse consacrée au poète grec ancien Stésichore. Son parcours associe depuis la poésie, la traduction et l’enseignement universitaire, notamment en Amérique du Nord.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette formation classique n’est pas restée cantonnée au monde académique. La Grèce antique constitue l’un des matériaux centraux de son œuvre. Carson a notamment traduit et réinterprété des textes de Sappho et des tragédies grecques, dont <em>Electra</em>, <em>Antigone</em> et <em>Bakkhai</em>. Pour elle, la traduction devient ainsi un espace de création à part entière plutôt qu’un simple exercice de transposition.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son travail commence surtout à attirer l’attention internationale dans les années 1990. Avec The Glass Essay, publié dans <em>Glass, Irony, and God</em> en 1995, elle explore notamment les possibilités du long poème et fait se rencontrer poésie, récit et réflexion personnelle.</p>
<p class="isSelectedEnd">Trois ans plus tard, <em>Autobiography of Red: A Novel in Verse</em> illustre encore davantage cette volonté de déplacer les frontières. Carson s’inspire d’un fragment de la poésie grecque ancienne consacré à Géryon, figure mythologique associée au monstre rouge ailé, pour construire une œuvre contemporaine en vers.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son approche devient encore plus expérimentale avec Float, publié en 2016. L’ouvrage rassemble 22 petits livres autonomes qui peuvent être lus dans différents ordres. En 2024, <em>Wrong Norma</em> poursuit cette logique avec un ensemble hétérogène de textes qui fait dialoguer littérature, arts visuels, théâtre et autres disciplines.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette capacité à passer d’un genre à l’autre constitue précisément l’un des marqueurs de son œuvre. Carson a également collaboré avec des artistes visuels, des chorégraphes ainsi qu’avec des créateurs dans les domaines de l’opéra et du théâtre. Son parcours montre une conception de la littérature qui ne se limite pas au livre traditionnel.</p>
<p class="isSelectedEnd">Au-delà de la reconnaissance individuelle, le Nobel 2026 met donc en lumière une autre manière de concevoir la création littéraire : partir de matériaux anciens, les confronter au présent et inventer de nouvelles formes plutôt que reproduire les catégories existantes. Reuters souligne notamment le caractère hybride de son travail, à la croisée du roman en vers, du livret d’opéra, de la critique littéraire et de la traduction.</p>
<p>Le prix Nobel de littérature est doté de 12 millions de couronnes suédoises, soit environ 1,2 million de dollars. La remise des prix est prévue en décembre à Stockholm.</p>
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		<title>Chine-UE: Pékin refuse de freiner volontairement ses exportations de voitures hybrides</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/chine-ue-pekin-refuse-de-freiner-volontairement-ses-exportations-de-voitures-hybrides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 15:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chine a rejeté la demande de l’Union européenne visant à limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers le marché européen, selon le Financial Times. Ce refus intervient alors que Bruxelles et Pékin tentent, dans l’urgence, d’éviter une nouvelle escalade commerciale autour de l’automobile et du déséquilibre des échanges. Le dossier est désormais au [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/chine-ue-pekin-refuse-de-freiner-volontairement-ses-exportations-de-voitures-hybrides/">Chine-UE: Pékin refuse de freiner volontairement ses exportations de voitures hybrides</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="634" data-end="1018">La Chine a rejeté la demande de l’Union européenne visant à limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers le marché européen, selon le <em data-start="789" data-end="806">Financial Times</em>. Ce refus intervient alors que Bruxelles et Pékin tentent, dans l’urgence, d’éviter une nouvelle escalade commerciale autour de l’automobile et du déséquilibre des échanges.</p>
<p dir="auto" data-start="1020" data-end="1349">Le dossier est désormais au cœur des négociations commerciales menées à Pékin par le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič. Bruxelles cherche à obtenir des engagements concrets de la Chine pour réduire la pression exercée par les importations chinoises sur l’industrie européenne. La demande européenne portait notamment sur un plafonnement des ventes de voitures hybrides chinoises autour de 15% du marché européen. L’enjeu est devenu plus sensible depuis que les droits compensateurs européens sur les véhicules électriques chinois, appliqués à partir d’octobre 2024, ont contribué à déplacer une partie de la dynamique commerciale vers les véhicules hybrides, qui n’étaient pas concernés par ces mesures. Pékin avait déjà rejeté publiquement le principe d’une limitation volontaire de ses exportations. En septembre, le ministère chinois du Commerce avait estimé que de telles restrictions seraient contraires aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et aux principes de concurrence. Il avait appelé l’UE à respecter l’ouverture des marchés et à créer un environnement équitable pour les entreprises étrangères.</p>
<p dir="auto" data-start="2276" data-end="2753">Pour Bruxelles, le problème dépasse désormais le seul secteur automobile. L’UE cherche à réduire un déficit commercial avec la Chine, qui a atteint 360,6 milliards d’euros en 2025, selon les données citées par Reuters. La Commission européenne estime que l’augmentation des exportations chinoises dans plusieurs secteurs &#8211; véhicules, batteries ou produits chimiques notamment &#8211; alimente une nouvelle pression sur l’industrie européenne. La réponse européenne pourrait donc prendre une autre forme. Face au refus chinois, la Commission envisage désormais un mécanisme européen unilatéral permettant de plafonner les importations de véhicules hybrides chinois, notamment via un dispositif de sauvegarde. Selon le <em data-start="3029" data-end="3046">Financial Times</em>, Bruxelles chercherait à maintenir les importations autour de 15% du marché européen, contre plus d’un tiers actuellement.</p>
<p dir="auto" data-start="3213" data-end="3561">L’affaire est stratégique pour les constructeurs des deux côtés. Pour les groupes chinois, l’Europe reste un marché majeur à un moment où ils cherchent à accélérer leur internationalisation. Pour les constructeurs européens, la progression des marques chinoises renforce la pression sur les prix, les parts de marché et les capacités industrielles.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/chine-ue-pekin-refuse-de-freiner-volontairement-ses-exportations-de-voitures-hybrides/">Chine-UE: Pékin refuse de freiner volontairement ses exportations de voitures hybrides</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<item>
		<title>Pieralisi veut faire de la Tunisie un hub pour son développement en Afrique</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/pieralisi-veut-faire-de-la-tunisie-un-hub-pour-son-developpement-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Communiqué de presse]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 14:48:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://managers.tn/?p=124273</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de sa visite en Tunisie, Aldino Zeppeli, CEO du Groupe Pieralisi, a rencontré Alessandro Prunas, ambassadeur d’Italie en Tunisie, ainsi que Bernard Prevete, directeur de l’ICE – Agence italienne pour le commerce extérieur en Tunisie. Ces rencontres ont porté sur les perspectives de développement du Groupe Pieralisi en Tunisie, le renforcement des coopérations [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/pieralisi-veut-faire-de-la-tunisie-un-hub-pour-son-developpement-en-afrique/">Pieralisi veut faire de la Tunisie un hub pour son développement en Afrique</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p class="isSelectedEnd"><strong>À l’occasion de sa visite en Tunisie, Aldino Zeppeli, CEO du Groupe Pieralisi, a rencontré Alessandro Prunas, ambassadeur d’Italie en Tunisie, ainsi que Bernard Prevete, directeur de l’ICE – Agence italienne pour le commerce extérieur en Tunisie.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Ces rencontres ont porté sur les perspectives de développement du Groupe Pieralisi en Tunisie, le renforcement des coopérations économiques et industrielles entre les deux pays et les opportunités d’élargissement de ses activités vers les marchés régionaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Au cours de ces échanges, Aldino Zeppeli a présenté les orientations du Groupe, son positionnement international et ses perspectives de développement à moyen terme. L’expansion internationale de Pieralisi et l’injection récente de nouveaux capitaux destinés à soutenir sa croissance sur ses différents marchés ont notamment été abordées.</p>
<p class="isSelectedEnd">Fort de son expérience historique en Tunisie et de sa connaissance de l’écosystème oléicole et industriel local, le Groupe entend renforcer progressivement sa présence dans le pays. Cette orientation passe notamment par la consolidation de ses activités locales, la valorisation des compétences tunisiennes, le développement du capital humain ainsi que le transfert de compétences et de savoir-faire.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’objectif affiché est de renforcer les capacités locales et de créer davantage de valeur en Tunisie, tout en permettant au Groupe de mieux accompagner les évolutions des marchés régionaux.</p>
<h2>Au-delà de l’oléicole, de nouveaux marchés à explorer</h2>
<p class="isSelectedEnd">Si l’oléiculture reste au cœur de l’activité de Pieralisi en Tunisie, le Groupe envisage également d’élargir le champ d’application de ses technologies.</p>
<p class="isSelectedEnd">La Separation Systems Division (SSD) et les solutions destinées au secteur agroalimentaire figurent parmi les axes susceptibles d’être développés. Le traitement des eaux usées et des boues provenant des activités industrielles et agroalimentaires constitue également une piste évoquée lors des échanges.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ces applications pourraient, à terme, permettre à Pieralisi d’élargir son offre technologique en Tunisie et de répondre à de nouveaux besoins industriels et agroalimentaires.</p>
<h2>Un «Africa Excellence &amp; Innovation Center» à l’étude</h2>
<p class="isSelectedEnd">Parmi les perspectives évoquées figure également la création progressive en Tunisie d’un «Pieralisi Africa Excellence &amp; Innovation Center», à vocation régionale.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet est encore au stade de la réflexion et de la construction progressive. Il viserait à renforcer les activités liées à l’innovation, à la formation, au transfert de compétences et aux services industriels, tout en adaptant les solutions technologiques du Groupe aux besoins des marchés régionaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette orientation s’inscrit dans la dynamique de coopération entre l’Italie et l’Afrique, notamment autour des enjeux de développement des compétences, de transfert de technologies, d’investissement et de création de valeur.</p>
<h2>Italie-Tunisie comme levier de coopération industrielle</h2>
<p class="isSelectedEnd">Les échanges avec l’ICE ont également porté sur les moyens de renforcer les connexions entre Pieralisi, les entreprises tunisiennes et l’écosystème industriel italien.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’objectif est notamment de faciliter les mises en relation et d’identifier de nouvelles opportunités de coopération, d’investissement et de création de valeur. L’ambassade d’Italie a, de son côté, souligné l’importance de rapprocher entreprises, investisseurs, institutions, centres de compétences et acteurs de l’innovation.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les possibilités de mobilisation de l’écosystème italien dans les domaines du commerce extérieur, de l’industrie, de la recherche, de la formation et du financement ont également été évoquées, de même que le potentiel des partenariats public-privé pour accompagner certains projets structurants.<br />Avec 138 ans d’histoire industrielle, Pieralisi entend ainsi poursuivre son développement en s’appuyant sur ses marchés stratégiques, son expertise technologique et ses partenariats locaux et institutionnels.</p>
<p>La Tunisie se positionne, dans cette stratégie, comme un point d’appui potentiel pour le développement du Groupe vers les marchés régionaux, à la croisée de son expertise industrielle, des compétences tunisiennes et du renforcement des coopérations entre l’Italie, la Tunisie et l’Afrique.</p>
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		<title>Coris Holding accélère sa transition vers la finance durable</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/coris-holding-accelere-sa-transition-vers-la-finance-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 12:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La durabilité n’est plus seulement une question de gestion des risques pour Coris Holding. Le groupe bancaire panafricain veut désormais en faire un levier de transformation de son modèle d’affaires, avec la finance verte et climatique au cœur de sa stratégie. C’est l’évolution du groupe qu’a retracée Isham Boris Sonny, responsable de la durabilité de [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La durabilité n’est plus seulement une question de gestion des risques pour Coris Holding. Le groupe bancaire panafricain veut désormais en faire un levier de transformation de son modèle d’affaires, avec la finance verte et climatique au cœur de sa stratégie.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est l’évolution du groupe qu’a retracée Isham Boris Sonny, responsable de la durabilité de Coris Holding, lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, organisée ce 8 octobre 2026 par <em>Managers</em>. Son intervention a montré comment une démarche initialement imposée par un partenaire financier s’est progressivement transformée en une stratégie intégrée à l’échelle du groupe. L’aventure a commencé au sein de la filiale de Coris au Burkina Faso. À l’occasion d’un financement international, l’établissement a été invité à mettre en place une politique environnementale et sociale. À l’époque, la démarche était encore largement nouvelle pour la banque. «On découvrait ce que c’était une politique environnementale pour une banque», a expliqué Isham Boris Sonny.</p>
<p class="isSelectedEnd">La première politique mise en place est toutefois restée largement théorique. Une évaluation réalisée à la fin du financement a révélé que, hormis la liste des activités exclues du financement, la politique n’était pas réellement appliquée. Cette expérience a constitué un premier déclic pour le groupe. Coris a alors revu sa politique afin de l’adapter à ses propres activités et de l’intégrer au processus d’octroi de financement. Les demandes sont désormais soumises à une évaluation des risques environnementaux et sociaux, avec une classification selon trois niveaux de risque. Pour les projets présentant les risques les plus importants, des diligences environnementales et sociales sont menées afin d’identifier les risques et d’accompagner les clients dans leur réduction.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais la réflexion du groupe ne s’est pas arrêtée au financement responsable. En observant les évolutions sur d’autres marchés, Coris a progressivement élargi son approche à des enjeux de responsabilité plus larges, couvrant notamment l’éthique, les clients, l’environnement et le climat, les collaborateurs et les communautés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette démarche a ensuite été portée au niveau du groupe avec la création d’une fonction dédiée à la durabilité. Celle-ci a été intégrée à la stratégie 2025-2027 de Coris Holding, faisant de la durabilité un axe à part entière de son développement. Le groupe cherche désormais à franchir une nouvelle étape, notamment sur le climat. Coris travaille sur l’évaluation de l’exposition de son portefeuille aux risques climatiques et prépare parallèlement une stratégie orientée vers les opportunités liées à la transition. Trois domaines sont particulièrement ciblés: la transition énergétique, l’agriculture durable ainsi que les villes, la mobilité et les infrastructures durables.</p>
<p class="isSelectedEnd">Autre chantier engagé: l’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat. Coris Holding a soumis sa candidature en septembre 2026 et vise une accréditation en 2027. L’objectif est de pouvoir mobiliser davantage de financements climatiques au profit des économies dans lesquelles le groupe est présent. Cette transformation doit également se traduire par de nouveaux produits financiers. Coris envisage notamment le lancement d’un produit de finance islamique à composante durable en 2027, ainsi qu’une réflexion autour des green bonds. Le groupe travaille par ailleurs à la quantification de ses propres émissions de gaz à effet de serre. Une manière, selon Isham Boris Sonny, de ne pas demander à ses clients d’engager leur propre transition sans appliquer les mêmes exigences à l’institution financière elle-même.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Coris Holding, le passage d’une logique de conformité à une logique de transformation reste néanmoins confronté à plusieurs obstacles. Parmi eux, l’absence, à ce stade, d’un cadre réglementaire bancaire suffisamment précis sur les enjeux de durabilité dans les marchés où le groupe opère, ainsi que les difficultés liées à la disponibilité et à la qualité des données. L’expérience présentée lors de l’African ESG Summit illustre ainsi une évolution plus large du secteur bancaire africain: la durabilité commence par la maîtrise des risques, mais tend désormais à toucher directement les choix d’investissement, les produits financiers et le modèle économique des banques.</p>
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