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	<title>Africa Means Business - Managers</title>
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	<title>Africa Means Business - Managers</title>
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		<title>Huile d’olive: la Tunisie, deuxième producteur mondial, mise sur son 2eclient en Afrique subsaharienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 10:37:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie entend capitaliser sur le poids de son huile d’olive pour gagner du terrain en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, où le produit tunisien occupe déjà une place importante, constitue un point d’appui pour cette offensive commerciale. Lors de la campagne 2025-2026, sa production a atteint 500 000 tonnes. Entre novembre 2025 et août [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">La Tunisie entend capitaliser sur le poids de son huile d’olive pour gagner du terrain en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal, où le produit tunisien occupe déjà une place importante, constitue un point d’appui pour cette offensive commerciale.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Lors de la campagne 2025-2026, sa production a atteint 500 000 tonnes. Entre novembre 2025 et août 2026, les exportations ont dépassé 381 000 tonnes vers plus de 80 pays, pour près de 1,4 milliard d’euros de recettes. Ces performances donnent à la filière des atouts pour poursuivre son expansion, notamment en Afrique.</p>
<p>Le Sénégal occupe une place centrale dans cette démarche. D&#8217;après le ministère du commerce, il est le deuxième client de la Tunisie en Afrique subsaharienne et représente une porte d’entrée vers les marchés d’Afrique de l’Ouest. L’huile d’olive tunisienne couvre déjà plus de la moitié des importations sénégalaises de ce produit, selon les données communiquées.</p>
<p style="text-align: center;">Les exportateurs tunisiens veulent consolider cette position. Du 7 au 9 octobre 2026, les Journées promotionnelles de l’huile d’olive tunisienne ont réuni à Dakar une dizaine d’entreprises tunisiennes et des opérateurs économiques sénégalais. Près de 200 rencontres B2B ont été organisées pour développer les relations commerciales et explorer de nouvelles possibilités de coopération, notamment dans le conditionnement local, le transfert de savoir-faire et l’investissement.</p>
<figure id="attachment_124892" aria-describedby="caption-attachment-124892" style="width: 750px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-jnews-750x536 wp-image-124892" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/comm-750x536.png" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/comm-750x536.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/comm-120x86.png 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/comm-350x250.png 350w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-124892" class="wp-caption-text"><em>Source: ministère du Commerce.</em></figcaption></figure>
<p>La promotion passe aussi par les consommateurs. À Dakar, des dégustations et des démonstrations culinaires ont présenté l’huile d’olive tunisienne dans la préparation de spécialités locales, dont le thiéboudiène et le yassa. Cette approche vise à mieux faire connaître le produit et à favoriser son intégration dans les habitudes de consommation.</p>
<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) peut soutenir cette dynamique en facilitant les échanges, selon les conditions tarifaires et réglementaires applicables. Pour la filière tunisienne, la prochaine étape consiste à concrétiser les contacts établis à Dakar et à étendre sa présence à d’autres marchés du continent. L’objectif est de diversifier les destinations d’exportation et de renforcer la valeur commerciale de l’or vert tunisien.</p>
<p>Et pour rappel, la Tunisie se hisse au 2e rang mondial des producteurs, derrière l’Espagne. Le pays figure également parmi les principaux exportateurs mondiaux et occupe la première place mondiale pour les superficies consacrées à l’oléiculture biologique.</p>


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		<item>
		<title>Nigeria: Glovo mise sur le cashback pour fidéliser ses clients</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/22/nigeria-glovo-mise-sur-le-cashback-pour-fideliser-ses-clients/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 07:27:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Glovo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La plateforme de livraison Glovo s’associe à Verve, marque nigériane de cartes de paiement, pour permettre aux consommateurs de récupérer une partie de leurs dépenses. L’offre prévoit jusqu’à 15% de cashback sur les commandes éligibles réglées avec une carte Verve, dans le cadre de la campagne promotionnelle Goodlife 7.0, prévue du 14 août au 30 [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">La plateforme de livraison Glovo s’associe à Verve, marque nigériane de cartes de paiement, pour permettre aux consommateurs de récupérer une partie de leurs dépenses. L’offre prévoit jusqu’à 15% de cashback sur les commandes éligibles réglées avec une carte Verve, dans le cadre de la campagne promotionnelle Goodlife 7.0, prévue du 14 août au 30 novembre 2026.</p>
<p>Le dispositif concerne notamment les commandes passées sur Glovo, mais aussi les achats effectués auprès d’autres partenaires de Verve, dont Chowdeck et The Place. Selon les conditions officielles, le montant du cashback est plafonné entre 500 et 1 000 nairas par jour, selon le partenaire et les modalités applicables. Un seul avantage peut être obtenu quotidiennement par participant. </p>
<p>Au-delà de l’économie réalisée par les consommateurs, cette initiative illustre l’intérêt commercial des partenariats entre plateformes de livraison et acteurs du paiement. En associant un avantage financier à l’utilisation d’une carte, les deux entreprises cherchent à encourager les paiements numériques et à inciter les clients à revenir sur leurs services. Pour Glovo, ce type d’opération peut contribuer à stimuler les commandes et à renforcer la fidélité des utilisateurs. Pour Verve, l’enjeu est d’accroître l’utilisation de ses cartes dans les dépenses courantes. Le partenariat s’inscrit ainsi dans une stratégie où le paiement devient aussi un levier d’acquisition et de fidélisation des clients. L’offre reste soumise aux conditions de la campagne, que Verve se réserve le droit de modifier. Les consommateurs concernés doivent donc vérifier les modalités applicables avant de passer commande.</p>
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		<item>
		<title>Cameroun : un patrouilleur américain à 691 millions de FCFA, qui paiera la facture ?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/21/cameroun-un-patrouilleur-americain-a-691-millions-de-fcfa-qui-paiera-la-facture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 16:35:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Cameroun doit recevoir un patrouilleur américain dans le cadre d’un contrat évalué à 1,197 million de dollars, soit environ 691 millions de FCFA. Attribuée par les garde-côtes américains au constructeur Gravois Aluminum Boats LLC, qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark, la commande comprend également une remorque, des pièces de rechange et [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Le Cameroun doit recevoir un patrouilleur américain dans le cadre d’un contrat évalué à 1,197 million de dollars, soit environ 691 millions de FCFA. Attribuée par les garde-côtes américains au constructeur Gravois Aluminum Boats LLC, qui commercialise ses navires sous la marque Metal Shark, la commande comprend également une remorque, des pièces de rechange et la formation des opérateurs.</p>
<p>Le montant ressort des données de marchés publics américains relayées par la plateforme spécialisée <a href="https://govtribe.com/award/federal-contract-award/delivery-order-gs07f0362t-70z02326f92200018">GovTribe</a>. Il n’est pas précisé dans le communiqué publié le 12 octobre 2026 par Metal Shark, qui confirme toutefois le contrat. Le modèle commandé est un 38 Defiant, un patrouilleur à coque en aluminium d’environ 11,6 mètres, conçu notamment pour la surveillance côtière et la sécurité portuaire. Il sera construit dans l’usine du fabricant à Jeanerette, en Louisiane, aux États-Unis. Selon les données contractuelles, la commande initiale s’élevait à environ 1,144 million de dollars. Un avenant de près de 53 000 dollars, daté du 24 septembre 2026, a porté sa valeur totale à 1,197 million de dollars, notamment pour des pièces de rechange. Le contrat prévoit une fin d’exécution au 31 août 2027, sans confirmer la date de livraison au Cameroun.</p>
<p><strong>Le financement reste à éclaircir</strong></p>
<p>L’opération s’inscrit dans le programme américain <em>Foreign Military Sales</em> (FMS), qui permet au gouvernement des États-Unis d’organiser la vente d’équipements de défense à des pays partenaires. Selon la <a href="https://www.dsca.mil/Programs/Defense-Trade-and-Arms-Transfers/Foreign-Military-Sales">Defense Security Cooperation Agency</a>, ces acquisitions peuvent être financées par le pays bénéficiaire ou par des fonds américains. Dans le cas du Cameroun, les informations publiques disponibles ne précisent pas l’origine du financement. Les 691 millions de FCFA correspondent à la valeur du contrat industriel, et non nécessairement à une dépense directe du budget camerounais. Le coût global de l’opération pourrait également inclure d’autres prestations. Le contrat a été attribué après réception de trois offres, selon les données relayées par GovTribe. Le même jour, Metal Shark a annoncé une commande similaire pour la Géorgie, signe de l’élargissement de ses débouchés internationaux. L’administration camerounaise chargée de réceptionner le navire, les modalités de maintenance et les conditions de financement restent à préciser.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Pauvreté multidimensionnelle : la Tunisie parmi les pays africains les moins touchés&#8230;</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/19/pauvrete-multidimensionnelle-la-tunisie-parmi-les-pays-africains-les-moins-touches/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 09:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[OPHI]]></category>
		<category><![CDATA[pauvreté multidimensionnelle]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec 1% de sa population en situation de pauvreté multidimensionnelle, la Tunisie figure parmi les pays africains les moins touchés par ce phénomène, derrière les Seychelles. À l’autre extrémité du continent, plusieurs pays affichent des taux qui dépassent 70 %. À l’échelle mondiale, le constat est plus préoccupant: 1,2 milliard de personnes vivent dans une [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []"><strong>Avec 1% de sa population en situation de pauvreté multidimensionnelle, la Tunisie figure parmi les pays africains les moins touchés par ce phénomène, derrière les Seychelles. À l’autre extrémité du continent, plusieurs pays affichent des taux qui dépassent 70 %. À l’échelle mondiale, le constat est plus préoccupant: 1,2 milliard de personnes vivent dans une pauvreté qui ne se résume pas au manque de revenus.</strong></p>
<p>La pauvreté mondiale repart à la hausse. Selon la mise à jour 2026 de l’Indice mondial de pauvreté multidimensionnelle (IPM), publiée le 12 octobre par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Initiative Oxford sur la pauvreté et le développement humain (OPHI), 1,2 milliard de personnes sur les 6,3 milliards couvertes par l’étude vivent dans une situation de pauvreté multidimensionnelle aiguë. Cela représente 18,9 % de la population des 108 pays étudiés. Cette augmentation, de 51,5 millions de personnes par rapport à la précédente mise à jour à périmètre comparable, constitue une première depuis le lancement de l’indice en 2010. Le rapport souligne toutefois que cette évolution reflète à la fois les nouvelles enquêtes disponibles, les changements démographiques et l’évolution des conditions de vie. </p>
<h2>La Tunisie dans le haut du tableau africain</h2>
<p>Avec un taux de pauvreté multidimensionnelle de 1 %, la Tunisie se place au deuxième rang des pays africains les moins touchés, derrière les Seychelles, où le taux est estimé à 0,9 %, selon les données de l’IPM 2026. Les autres pays africains affichant des taux relativement faibles comprennent l’Algérie, à 1,4 %, l’Égypte, à 1,5%, et la Libye, à 2 %. L’Afrique du Sud et le Maroc se situent respectivement à 6,3 % et 6,4 %. Ces chiffres placent la Tunisie dans une position favorable au regard des privations mesurées par l’indice. Ils ne signifient pas pour autant que le pays est exempt de pauvreté ou d’inégalités. Le taux de l’IPM ne mesure ni le chômage, ni le pouvoir d’achat, ni toutes les formes de précarité économique. Les données tunisiennes reposent sur une enquête de 2023. Selon le profil national du PNUD, environ 119 000 personnes étaient alors considérées comme multidimensionnellement pauvres, tandis que 345 000 autres étaient vulnérables à ce type de pauvreté. Autrement dit, une partie de la population reste exposée au risque de basculer dans une situation de privations multiples. </p>
<p>La situation est radicalement différente dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Les données nationales disponibles font apparaître des niveaux très élevés de pauvreté multidimensionnelle, notamment au Tchad, au Niger et en République centrafricaine. Au Tchad, l’IPM atteint 0,517 et 84,2 % de la population est considérée comme multidimensionnellement pauvre, selon les estimations fondées sur une enquête de 2019. Au Niger, le taux atteint 79,9 %, tandis qu’il s’élève à 80,4 % en République centrafricaine, selon les données nationales reprises dans les tableaux statistiques de l’indice.  Ces niveaux traduisent l’accumulation de privations dans plusieurs domaines essentiels : scolarisation, nutrition, accès à l’électricité, eau potable, assainissement et conditions de logement. Ils mettent aussi en évidence les difficultés structurelles auxquelles ces économies sont confrontées pour développer leur capital humain et améliorer les conditions de vie. À l’échelle régionale, l’Afrique subsaharienne concentre 616 millions de personnes en situation de pauvreté multidimensionnelle, soit 51,4 % de sa population. C’est la région du monde la plus touchée selon le rapport 2026. </p>
<p>L’IPM est un indicateur composite, et non un classement officiel de la richesse ou de la performance économique des pays. Les enquêtes nationales utilisées ne sont pas toutes réalisées la même année : les résultats du Tchad, par exemple, reposent sur des données de 2019, alors que ceux de la Tunisie se fondent sur une enquête de 2023. La comparaison des taux permet de situer les pays les uns par rapport aux autres, mais elle ne constitue pas une photographie simultanée de leurs situations sociales. Il faut également distinguer la pauvreté multidimensionnelle de la pauvreté monétaire, qui mesure la proportion de personnes vivant sous un seuil de revenu donné.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Voyage au Congo: les Tunisiens bientôt dispensés de visa, mais pas de formalités?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/16/voyage-au-congo-les-tunisiens-bientot-dispenses-de-visa-mais-pas-de-formalites/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:49:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Marché Africain]]></category>
		<category><![CDATA[tunisie-congo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Se rendre au Congo-Brazzaville pourrait bientôt nécessiter moins de démarches pour les voyageurs tunisiens, mais pas forcément moins de dépenses. Le pays prévoit de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants africains, tout en maintenant une autorisation électronique de voyage (ETA). Qui plus est, un visa électronique (e-Visa) est en préparation pour les voyageurs qui [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Se rendre au Congo-Brazzaville pourrait bientôt nécessiter moins de démarches pour les voyageurs tunisiens, mais pas forcément moins de dépenses. Le pays prévoit de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants africains, tout en maintenant une autorisation électronique de voyage (ETA). Qui plus est, un visa électronique (e-Visa) est en préparation pour les voyageurs qui resteront soumis à cette obligation.</p>
<p>Le projet a été examiné lors du Conseil des ministres congolais du 14 octobre 2026. D’après le compte rendu publié par l’Agence congolaise d’information (ACI), le gouvernement entend modifier le cadre juridique régissant l’entrée, le séjour et la sortie des étrangers. Le texte doit encore être examiné et adopté par le Parlement avant que la réforme puisse entrer en vigueur.</p>
<p>Pour les Tunisiens, cette évolution pourrait simplifier les déplacements vers Brazzaville. La Tunisie étant un pays africain, ses ressortissants entrent dans le périmètre géographique de l’exemption annoncée. Si la mesure est adoptée et appliquée selon les modalités prévues, ils pourraient ainsi se rendre en République du Congo sans visa. Cette dispense ne signifierait toutefois pas une entrée sans formalités. A dire vrai,  une autorisation électronique de voyage devrait rester nécessaire.</p>
<p>Cette orientation fait suite à une annonce du président congolais, Denis Sassou N’Guesso, le 25 mai 2026, à l’occasion de la Journée de l’Afrique. L’objectif? Est de faciliter la circulation des ressortissants du continent, tout en conservant un contrôle préalable des voyageurs grâce à une procédure numérique.</p>
<p>Les contours du dispositif commencent également à apparaître en ligne. Dans un article publié le 15 octobre 2026, <em>VisasNews</em> rapporte avoir repéré une <a href="https://interieur.gouv.cg/e-services">plateforme</a> de test présentant les futurs services d’e-Visa et d’ETA du Congo. Le portail du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation annonce, lui aussi, leur prochaine disponibilité. Selon les informations relevées par ce média spécialisé, la plateforme présente notamment des paramètres envisagés pour l’ETA, dont une validité de 24 mois et des séjours pouvant atteindre 90 jours par entrée. Ces indications restent néanmoins à confirmer. Comme elles proviennent d’un environnement de test et ne constituent pas, à ce stade, des conditions définitives officiellement établies.</p>
<p>Reste que la suppression éventuelle du visa ne règlera pas toute la question du coût du voyage. Pour un départ de Tunis vers Brazzaville, les tarifs affichés par les comparateurs peuvent atteindre plusieurs centaines d’euros pour un aller simple. À titre indicatif, certaines offres relevées en ligne se situent autour de 760 à 800 euros l’aller simple, tandis qu’un aller-retour peut avoisiner 1 400 euros, selon la compagnie, les dates et les escales. Cela représente environ 2 600 à 2 700 dinars tunisiens pour l’aller simple et près de 4 800 dinars pour l’aller-retour, sur la base d’un taux de change indicatif. Ces montants ne constituent pas des tarifs fixes et doivent être vérifiés au moment de la réservation.</p>
<p>Le budget du déplacement pourrait donc rester un frein pour certains voyageurs, même si les démarches administratives sont allégées. Les tarifs varient notamment selon l’itinéraire retenu, les correspondances et les conditions du billet. Les offres passant par des compagnies partenaires peuvent également différer de celles proposées directement par les transporteurs.</p>
<p>Le calendrier reste, lui aussi, à préciser. Si le 1er janvier 2027 a été annoncé pour l’exemption de visa des ressortissants africains, la date de mise en service des plateformes électroniques et les modalités définitives des demandes n’ont pas encore été clairement établies.</p>
<p>Et pour rappel le Congo ne serait pas le premier pays africain à emprunter cette voie. Il viendrait plutôt grossir les rangs des États qui cherchent à faciliter les déplacements sur le continent en supprimant l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Le Rwanda, le Bénin, les Seychelles, la Gambie et le Togo figurent notamment parmi les pays ayant adopté ou annoncé des mesures en faveur de cette ouverture, selon les modalités propres à chacun. Le Ghana a également engagé une politique d’accès sans visa pour les ressortissants africains.</p>
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		<item>
		<title>À 85 ans, Navi Pillay, fille d’un chauffeur de bus, remporte le Nobel de la paix 2026</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/09/a-85-ans-navi-pillay-fille-dun-chauffeur-de-bus-remporte-le-nobel-de-la-paix-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 15:05:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué, vendredi 9 octobre, à la juriste sud-africaine Navanethem &#8220;Navi&#8221; Pillay, pour son engagement en faveur de la paix et du droit international, a annoncé le Comité Nobel norvégien. À 85 ans, elle est récompensée pour une carrière qui l’a menée des tribunaux sud-africains aux plus [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p data-pm-slice="1 1 []">Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué, vendredi 9 octobre, à la juriste sud-africaine Navanethem &#8220;Navi&#8221; Pillay, pour son engagement en faveur de la paix et du droit international, a annoncé le Comité Nobel norvégien. À 85 ans, elle est récompensée pour une carrière qui l’a menée des tribunaux sud-africains aux plus hautes instances judiciaires internationales.</p>
<figure id="attachment_124351" aria-describedby="caption-attachment-124351" style="width: 259px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-124351" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-259x300.jpg" alt="" width="259" height="300" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-259x300.jpg 259w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-884x1024.jpg 884w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-768x890.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-1326x1536.jpg 1326w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-750x869.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav-1140x1320.jpg 1140w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/harvard-nav.jpg 1573w" sizes="(max-width: 259px) 100vw, 259px" /><figcaption id="caption-attachment-124351" class="wp-caption-text"><em>Source: Université Harvard.</em></figcaption></figure>
<p data-pm-slice="1 1 []"><span style="font-size: 16px;">Née en 1941 à Durban, dans une famille d’origine tamoule indienne et f</span><span style="font-size: 16px;">ille de chauffeur de bus, Navi Pillay grandit sous l’apartheid. En 1967, elle devient la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province du Natal. Elle défend notamment des militants opposés au régime ségrégationniste, avant d’être nommée, en 1995, première femme noire à siéger à la Haute Cour de cette province.</span></p>
<p>Son parcours prend ensuite une dimension internationale. En 1999, elle rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda, dont elle devient présidente. Elle contribue aux travaux judiciaires qui ont marqué la reconnaissance du viol et des violences sexuelles comme crimes pouvant relever du génocide et des crimes contre l’humanité. Elle devient ensuite juge à la Cour pénale internationale, où elle exerce de 2003 à 2008.</p>
<p>De 2008 à 2014,  la juge occupe le poste de Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Elle poursuit ainsi son travail sur les droits fondamentaux et la responsabilité des États et des individus. En 2019, elle est nommée juge ad hoc à la Cour internationale de Justice dans l’affaire opposant la Gambie au Myanmar, liée aux accusations de génocide contre la minorité rohingya.</p>
<p>En lui décernant le Nobel de la paix, le Comité Nobel met en avant sa contribution au développement du droit international et au renforcement des mécanismes judiciaires chargés de poursuivre les crimes les plus graves. Son parcours illustre celui d’une juriste qui a consacré plusieurs décennies à faire évoluer la justice, des juridictions nationales aux institutions internationales.</p>
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		<title>CEMAC: ces anciennes pièces ne pourront plus servir à payer dès le 1er novembre</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/09/cemac-ces-anciennes-pieces-ne-pourront-plus-servir-a-payer-des-le-1er-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2026 08:04:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À partir du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus servir à régler des achats ou des dettes dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision, prise le 7 octobre à N’Djamena par le Comité ministériel [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">À partir du 1er novembre 2026, les pièces de monnaie des gammes 1958, 1959, 1971, 1976 et 1985 ne pourront plus servir à régler des achats ou des dettes dans les six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). La décision, prise le 7 octobre à N’Djamena par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), s’inscrit dans le renouvellement du parc monétaire de la région. Les détenteurs disposeront toutefois d’un délai d’un an pour échanger les pièces concernées, selon les déclarations du gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Yvon Sana Bangui. Les modalités pratiques de cet échange restent à préciser. La mesure s’applique au Cameroun, au Congo, au Gabon, à la Guinée équatoriale, au Tchad et à la République centrafricaine. Elle porte sur cinq gammes monétaires, et non sur cinq valeurs faciales: les particuliers et les commerçants devront donc identifier les émissions concernées plutôt que se fier uniquement au montant inscrit sur chaque pièce. La décision fait suite à une proposition du conseil d’administration de la BEAC, réuni le 5 octobre dans la capitale tchadienne. L’objectif affiché est de retirer les pièces anciennes, jugées vétustes et disparates, au profit de la gamme dite «type 2024», mise en circulation à partir d’avril 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le renouvellement intervient dans une région confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement en monnaie métallique. Le manque de petites pièces complique les paiements sur les marchés, dans les commerces et dans les transports, où les transactions en espèces restent importantes. La nouvelle gamme comprend neuf valeurs faciales: 1, 2, 5, 10, 25, 50, 100, 200 et 500 FCFA. Elle introduit notamment une pièce de 200 FCFA et modifie le format de certaines dénominations afin de faciliter leur identification.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour renforcer les disponibilités, la BEAC a annoncé un programme de mise en circulation de 500 millions de pièces par an, avec un objectif cumulé de trois milliards de pièces à l’horizon 2030. La réussite de cette stratégie dépendra notamment de la capacité de la Banque centrale à alimenter régulièrement les banques et les circuits commerciaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">La pénurie de monnaie métallique a également été associée par des responsables de la BEAC à des réseaux de collecte et d’exportation illicite de pièces. Certaines émissions anciennes seraient recherchées pour la valeur des métaux et alliages qui entrent dans leur fabrication. Les volumes concernés et le préjudice financier lié à ces pratiques n’ont toutefois pas été publiquement quantifiés dans les informations consultées. Lors d’une réunion du Comité de politique monétaire tenue le 24 mars 2025 à Malabo, Yvon Sana Bangui avait expliqué que la composition métallique des nouvelles pièces avait été revue pour réduire l’intérêt économique de leur détournement vers d’autres usages. Au-delà du retrait des anciennes émissions, l’enjeu est donc opérationnel: assurer la disponibilité de la monnaie nécessaire aux transactions quotidiennes. Pour les commerçants et les entreprises qui encaissent régulièrement des paiements en espèces, la priorité sera de vérifier les pièces détenues en caisse et de suivre les instructions officielles relatives à leur échange avant l’échéance.</p>
<p class="">La BEAC devra encore préciser les guichets habilités, les justificatifs éventuels et le calendrier détaillé de l’opération. Dans l’intervalle, les détenteurs de pièces des cinq gammes concernées doivent se référer aux annonces officielles de la Banque centrale pour connaître les modalités applicables.</p>
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		<title>4e édition African ESG Summit: &#8220;Ne subissez pas la demande ESG européenne, transformez les données qu’elle exige en avantage commercial&#8221;, selon Steven Tebbe</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/4e-edition-african-esg-summit-ne-subissez-pas-la-demande-esg-europeenne-transformez-les-donnees-quelle-exige-en-avantage-commercial-selon-steven-tebbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 18:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[4e edition AESG]]></category>
		<category><![CDATA[AFRICAN ESG SUMMIT]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banking]]></category>
		<category><![CDATA[carbone]]></category>
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		<category><![CDATA[durabilité]]></category>
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		<category><![CDATA[Reporting]]></category>
		<category><![CDATA[standards internationaux]]></category>
		<category><![CDATA[Ue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit. Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p data-pm-slice="1 1 []">Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, il a livré une lecture assez différente de la réglementation européenne. Pour lui, l’enjeu n’est plus seulement de savoir comment les entreprises africaines vont se conformer aux exigences européennes. Il faut surtout comprendre ce que les acheteurs européens doivent désormais obtenir de leurs fournisseurs pour pouvoir, eux-mêmes, respecter leurs obligations. &#8220;Je ne suis pas ici pour vous dire comment fonctionne votre marché. Vous le connaissez bien mieux que moi. Ce que je peux vous apporter, c’est une vision depuis l’intérieur de la salle où sont formulées les exigences qui vous concernent&#8221;, a-t-il annoncé.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Steven Tebbe connaît effectivement le sujet de l’intérieur. Il explique avoir consacré 10 ans au développement de l’activité de CDP Europe, organisation spécialisée dans la collecte de données environnementales auprès des entreprises et des investisseurs. Il a ensuite travaillé au sein d’EFRAG, impliqué dans le processus européen ayant conduit à l’élaboration des European Sustainability Reporting Standards (ESRS).</span></p>
</blockquote>
<p>En effet, son premier constat est plutôt inhabituel dans un discours consacré à l’ESG. Après plusieurs années durant lesquelles les entreprises africaines ont été prévenues d’un durcissement massif de la réglementation européenne, Bruxelles a finalement engagé un mouvement de simplification. Le périmètre de la CSRD a été réduit et le cadre européen du reporting de durabilité a été révisé. &#8220;Beaucoup d’entre vous ont probablement passé trois ans à entendre qu’un mur de réglementation européenne arrivait&#8221;, a-t-il relevé. Selon Tebbe, cette évolution doit servir de leçon. Une entreprise africaine ne devrait pas bâtir sa stratégie commerciale uniquement sur l’hypothèse d’un durcissement continu des réglementations européennes. A dire vrai, &#8220;une règle qui arrive avant que quiconque ne veuille réellement les données qu’elle produit est une règle qui peut facilement être abandonnée lorsque la politique change&#8221;, estime-t-il. Cela ne signifie toutefois pas que la demande européenne en matière de données ESG disparaît. Certaines réglementations sont désormais suffisamment ancrées dans les échanges commerciaux pour modifier les relations entre acheteurs et fournisseurs. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), entré dans son régime définitif au 1er janvier 2026, concerne notamment le ciment, le fer et l’acier, l’aluminium, les engrais, l’électricité et l’hydrogène. À cela s’ajoutent les exigences de traçabilité liées au règlement européen contre la déforestation, qui concernera notamment des filières comme le cacao et le bois. </p>
<p>Quant aux entreprises africaines présentes sur ces marchés, ces dispositifs ne sont donc pas seulement une affaire de conformité. Ils touchent directement la relation commerciale avec l’acheteur européen. C’est précisément là que Steven Tebbe veut déplacer le regard. &#8220;Aucune de ces règles ne s’applique à vous. Chacune s’applique à votre acheteur, et votre acheteur ne peut pas satisfaire ses obligations sans vous&#8221;, explique-t-il. La nuance est importante! Juridiquement, c’est souvent l’entreprise européenne qui porte l’obligation. Mais pour remplir cette obligation, elle doit obtenir des informations de son fournisseur. Origine du produit, géolocalisation d’une parcelle, traçabilité, émissions incorporées, données de production… autant d’informations qui peuvent devenir indispensables à la poursuite de la relation commerciale. &#8220;Ce n’est pas une charge de conformité. C’est une dépendance&#8221;, résume Tebbe. Cette dépendance pourrait, selon lui, modifier le rapport de force. Un grand acheteur peut toujours envoyer un questionnaire à son fournisseur et lui demander de remplir une nouvelle série de données. Mais derrière chaque question se trouve un coût. &#8220;Il y a un questionnaire, un portail, une demande&#8221;Veuillez compléter ceci pour vendredi”. Ce qui est présenté comme une exigence fait alors supporter le coût au fournisseur&#8221;, observe-t-il.</p>
<p>Or, la donnée ne se produit pas toute seule. Cartographier des parcelles, mesurer les émissions incorporées ou assurer la traçabilité d’une chaîne qui relie des milliers de producteurs à un seul conteneur nécessite des outils, du personnel et des investissements.</p>
<p>&#8220;La cartographie coûte de l’argent. La mesure des émissions incorporées coûte de l’argent. Construire une traçabilité de mille producteurs jusqu’à un seul conteneur coûte de l’argent. Et quelqu’un devra payer&#8221;, souligne-t-il. Pour l’expert, c’est précisément sur ce terrain que les exportateurs africains peuvent reprendre la main. Plutôt que d’attendre que l’acheteur européen demande les données, ils devraient commencer par lui poser une question : de quelles informations a-t-il besoin pour remplir ses propres obligations ?</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">&#8220;Les exportateurs qui réussissent le mieux posent une question à leur acheteur au lieu d’attendre la demande. La question est simplement : qu’avez-vous à déclarer et de quoi avez-vous besoin de ma part pour le faire ?&#8221;</span></p>
</blockquote>
<p>La différence peut sembler minime. Elle ne l’est pas. Elle permet de passer d’une logique de fournisseur qui subit une nouvelle exigence à celle d’un partenaire qui apporte une information dont l’acheteur a besoin. En fait, lorsqu’une donnée est indispensable à une transaction, qu’elle peut avoir une conséquence juridique et qu’elle coûte de l’argent à produire, elle acquiert une valeur économique. &#8220;Les choses qui ont ces trois propriétés ont un prix. Et les choses qui ont un prix peuvent être financées&#8221;, avance-t-il.</p>
<p>La traçabilité ne devrait donc plus être considérée uniquement comme une dépense supplémentaire imposée par l’ESG. Elle peut devenir un actif, à condition d’être structurée, fiable et disponible. Le même raisonnement vaut pour le calendrier réglementaire. Le report de certaines obligations européennes ne doit pas être interprété comme une raison pour attendre. &#8220;Le déplacement de la directive sur le devoir de vigilance à 2028 n’est pas un répit. Je pense que c’est une fenêtre&#8221;, dit Tebbe. Pour lui, le fournisseur qui prépare ses données avant que l’acheteur ne les réclame se trouve dans une position différente de celui qui doit les rassembler dans l’urgence. &#8220;Le fournisseur dont la documentation est prête avant qu’elle ne soit demandée négocie. Celui qui la rassemble sous une ligne rouge ne négocie pas&#8221;.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Le message de Steven Tebbe tient dans un changement de perspective. L’ESG n’est pas uniquement une histoire de règles européennes auxquelles les entreprises africaines doivent se plier. C’est aussi une question de valeur, de données et de rapport de force commercial. &#8220;Je dirais, exportez ce dont l’Europe ne peut pas se passer et comprenez clairement que ce dont elle ne peut pas se passer aujourd’hui, c’est la preuve qu’elle ne peut obtenir que de vous&#8221;. </span></p>
</blockquote>
<p>Le produit reste donc au cœur de l’exportation. Mais la capacité à prouver son origine, sa traçabilité ou son empreinte environnementale pourrait devenir tout aussi stratégique. Car, selon Tebbe, les acheteurs européens ne manqueront pas nécessairement de fournisseurs. Ils pourraient en revanche manquer de fournisseurs capables de documenter ce qu’ils vendent. Et ceux-là, justement, seront plus difficiles à remplacer.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Chine-UE: Pékin refuse de freiner volontairement ses exportations de voitures hybrides</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/chine-ue-pekin-refuse-de-freiner-volontairement-ses-exportations-de-voitures-hybrides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 15:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Chine a rejeté la demande de l’Union européenne visant à limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers le marché européen, selon le Financial Times. Ce refus intervient alors que Bruxelles et Pékin tentent, dans l’urgence, d’éviter une nouvelle escalade commerciale autour de l’automobile et du déséquilibre des échanges. Le dossier est désormais au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="634" data-end="1018">La Chine a rejeté la demande de l’Union européenne visant à limiter volontairement ses exportations de voitures hybrides vers le marché européen, selon le <em data-start="789" data-end="806">Financial Times</em>. Ce refus intervient alors que Bruxelles et Pékin tentent, dans l’urgence, d’éviter une nouvelle escalade commerciale autour de l’automobile et du déséquilibre des échanges.</p>
<p dir="auto" data-start="1020" data-end="1349">Le dossier est désormais au cœur des négociations commerciales menées à Pékin par le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič. Bruxelles cherche à obtenir des engagements concrets de la Chine pour réduire la pression exercée par les importations chinoises sur l’industrie européenne. La demande européenne portait notamment sur un plafonnement des ventes de voitures hybrides chinoises autour de 15% du marché européen. L’enjeu est devenu plus sensible depuis que les droits compensateurs européens sur les véhicules électriques chinois, appliqués à partir d’octobre 2024, ont contribué à déplacer une partie de la dynamique commerciale vers les véhicules hybrides, qui n’étaient pas concernés par ces mesures. Pékin avait déjà rejeté publiquement le principe d’une limitation volontaire de ses exportations. En septembre, le ministère chinois du Commerce avait estimé que de telles restrictions seraient contraires aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et aux principes de concurrence. Il avait appelé l’UE à respecter l’ouverture des marchés et à créer un environnement équitable pour les entreprises étrangères.</p>
<p dir="auto" data-start="2276" data-end="2753">Pour Bruxelles, le problème dépasse désormais le seul secteur automobile. L’UE cherche à réduire un déficit commercial avec la Chine, qui a atteint 360,6 milliards d’euros en 2025, selon les données citées par Reuters. La Commission européenne estime que l’augmentation des exportations chinoises dans plusieurs secteurs &#8211; véhicules, batteries ou produits chimiques notamment &#8211; alimente une nouvelle pression sur l’industrie européenne. La réponse européenne pourrait donc prendre une autre forme. Face au refus chinois, la Commission envisage désormais un mécanisme européen unilatéral permettant de plafonner les importations de véhicules hybrides chinois, notamment via un dispositif de sauvegarde. Selon le <em data-start="3029" data-end="3046">Financial Times</em>, Bruxelles chercherait à maintenir les importations autour de 15% du marché européen, contre plus d’un tiers actuellement.</p>
<p dir="auto" data-start="3213" data-end="3561">L’affaire est stratégique pour les constructeurs des deux côtés. Pour les groupes chinois, l’Europe reste un marché majeur à un moment où ils cherchent à accélérer leur internationalisation. Pour les constructeurs européens, la progression des marques chinoises renforce la pression sur les prix, les parts de marché et les capacités industrielles.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Coris Holding accélère sa transition vers la finance durable</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/coris-holding-accelere-sa-transition-vers-la-finance-durable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 12:45:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://managers.tn/?p=124252</guid>

					<description><![CDATA[<p>La durabilité n’est plus seulement une question de gestion des risques pour Coris Holding. Le groupe bancaire panafricain veut désormais en faire un levier de transformation de son modèle d’affaires, avec la finance verte et climatique au cœur de sa stratégie. C’est l’évolution du groupe qu’a retracée Isham Boris Sonny, responsable de la durabilité de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">La durabilité n’est plus seulement une question de gestion des risques pour Coris Holding. Le groupe bancaire panafricain veut désormais en faire un levier de transformation de son modèle d’affaires, avec la finance verte et climatique au cœur de sa stratégie.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est l’évolution du groupe qu’a retracée Isham Boris Sonny, responsable de la durabilité de Coris Holding, lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, organisée ce 8 octobre 2026 par <em>Managers</em>. Son intervention a montré comment une démarche initialement imposée par un partenaire financier s’est progressivement transformée en une stratégie intégrée à l’échelle du groupe. L’aventure a commencé au sein de la filiale de Coris au Burkina Faso. À l’occasion d’un financement international, l’établissement a été invité à mettre en place une politique environnementale et sociale. À l’époque, la démarche était encore largement nouvelle pour la banque. «On découvrait ce que c’était une politique environnementale pour une banque», a expliqué Isham Boris Sonny.</p>
<p class="isSelectedEnd">La première politique mise en place est toutefois restée largement théorique. Une évaluation réalisée à la fin du financement a révélé que, hormis la liste des activités exclues du financement, la politique n’était pas réellement appliquée. Cette expérience a constitué un premier déclic pour le groupe. Coris a alors revu sa politique afin de l’adapter à ses propres activités et de l’intégrer au processus d’octroi de financement. Les demandes sont désormais soumises à une évaluation des risques environnementaux et sociaux, avec une classification selon trois niveaux de risque. Pour les projets présentant les risques les plus importants, des diligences environnementales et sociales sont menées afin d’identifier les risques et d’accompagner les clients dans leur réduction.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais la réflexion du groupe ne s’est pas arrêtée au financement responsable. En observant les évolutions sur d’autres marchés, Coris a progressivement élargi son approche à des enjeux de responsabilité plus larges, couvrant notamment l’éthique, les clients, l’environnement et le climat, les collaborateurs et les communautés.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette démarche a ensuite été portée au niveau du groupe avec la création d’une fonction dédiée à la durabilité. Celle-ci a été intégrée à la stratégie 2025-2027 de Coris Holding, faisant de la durabilité un axe à part entière de son développement. Le groupe cherche désormais à franchir une nouvelle étape, notamment sur le climat. Coris travaille sur l’évaluation de l’exposition de son portefeuille aux risques climatiques et prépare parallèlement une stratégie orientée vers les opportunités liées à la transition. Trois domaines sont particulièrement ciblés: la transition énergétique, l’agriculture durable ainsi que les villes, la mobilité et les infrastructures durables.</p>
<p class="isSelectedEnd">Autre chantier engagé: l’accréditation auprès du Fonds vert pour le climat. Coris Holding a soumis sa candidature en septembre 2026 et vise une accréditation en 2027. L’objectif est de pouvoir mobiliser davantage de financements climatiques au profit des économies dans lesquelles le groupe est présent. Cette transformation doit également se traduire par de nouveaux produits financiers. Coris envisage notamment le lancement d’un produit de finance islamique à composante durable en 2027, ainsi qu’une réflexion autour des green bonds. Le groupe travaille par ailleurs à la quantification de ses propres émissions de gaz à effet de serre. Une manière, selon Isham Boris Sonny, de ne pas demander à ses clients d’engager leur propre transition sans appliquer les mêmes exigences à l’institution financière elle-même.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Coris Holding, le passage d’une logique de conformité à une logique de transformation reste néanmoins confronté à plusieurs obstacles. Parmi eux, l’absence, à ce stade, d’un cadre réglementaire bancaire suffisamment précis sur les enjeux de durabilité dans les marchés où le groupe opère, ainsi que les difficultés liées à la disponibilité et à la qualité des données. L’expérience présentée lors de l’African ESG Summit illustre ainsi une évolution plus large du secteur bancaire africain: la durabilité commence par la maîtrise des risques, mais tend désormais à toucher directement les choix d’investissement, les produits financiers et le modèle économique des banques.</p>
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