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	<title>Africa Means Business - Managers</title>
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	<title>Africa Means Business - Managers</title>
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	<item>
		<title>L’économie circulaire, nouveau relais industriel en Afrique</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/18/leconomie-circulaire-nouveau-relais-industriel-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 11:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA)]]></category>
		<category><![CDATA[Bad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des [&#8230;]</p>
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<p>Recycler ne suffit plus, l’Afrique veut désormais transformer ses déchets en industries à part entière. C’est le virage affiché à Abidjan, où l’Alliance africaine pour l’économie circulaire (ACEA) a réuni du 30 juin au 2 juillet, avec l’appui du Groupe de la Banque africaine de développement, ses 23 pays membres avec plusieurs industriels et des organismes de normalisation autour d’un seul mot d’ordre : faire passer la circularité du stade des politiques publiques à celui d’industrie.</p>
<p>Réutiliser, réparer, recycler : ces filières ne sont plus considérées comme de simples solutions environnementales, mais comme de futurs relais industriels, notamment par rapport aux minéraux critiques. Le continent africain doit désormais garder une plus grande part de la richesse tirée de ses ressources, plutôt que de la céder en exportant des matières brutes destinées à revenir sous forme de produits finis importés.</p>
<h3>Financer le changement d&#8217;échelle</h3>
<p>Les discussions ont buté sur un point récurrent : sans financement suffisant ou règles communes entre pays, les projets circulaires resteront cantonnés à des expérimentations locales. Les participants ont convenu de porter une position africaine commune lors des prochains grands rendez-vous climatiques, à commencer par la COP31 en Turquie puis la COP32 prévue en 2027 à Addis-Abeba.</p>
<h3>Une filière encore ouverte aux investisseurs</h3>
<p>Fondée il y a une décennie par le Rwanda, le Nigeria et l’Afrique du Sud, l’Alliance a depuis triplé son nombre d’adhérents pour atteindre 23 pays, preuve d’un intérêt croissant et d’un écosystème encore en construction. Pour les entrepreneurs et investisseurs africains, cette phase de structuration, entre financement et harmonisation réglementaire, ouvre une fenêtre pour se positionner prématurément sur des marchés appelés à prendre de l’ampleur.</p>
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		<title>L’Égypte mise sur l’éolien pour réduire sa facture énergétique</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/18/legypte-mise-sur-leolien-pour-reduire-sa-facture-energetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 09:59:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028. Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd"><em><strong>L’Égypte accélère ses investissements dans les énergies renouvelables avec un nouveau projet éolien de 869 MW porté par le français Voltalia. Le gouvernement a donné son feu vert en juin, avec une mise en service commerciale prévue d’ici décembre 2028.</strong></em></p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet sera développé sur des terrains attribués par la New and Renewable Energy Authority (NREA). Voltalia s’est engagée à investir initialement 53 millions de dollars et à respecter un calendrier permettant une mise en exploitation commerciale avant la fin de 2028.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le parc s’inscrit dans une stratégie plus large: Le Caire veut porter la part des énergies renouvelables à 45% du mix électrique en 2028, contre un niveau encore nettement inférieur aujourd’hui. Le gouvernement prévoit notamment de multiplier les projets solaires, éoliens et de stockage afin de renforcer le réseau et de réduire la dépendance aux combustibles fossiles.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet de Voltalia n’est pas isolé. Le secteur attire plusieurs grands développeurs internationaux. ACWA Power développe ainsi le projet Suez Wind Energy, une centrale éolienne de 1,1 GW dans la région du golfe de Suez, avec un investissement annoncé de 1,5 milliard de dollars et un contrat de vente d’électricité de 25 ans avec l’EETC. Le projet doit pouvoir alimenter l’équivalent d’environ 1,08 million de foyers. De son côté, Scatec avance sur le complexe Obelisk, combinant 1,1 GW de solaire et 100 MW/200 MWh de batteries. La première phase, comprenant 561 MW de solaire et l’intégralité du stockage, a atteint sa mise en service commerciale en février 2026. La seconde phase doit ajouter 564 MW.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Voltalia, le projet de 869 MW représente un changement d’échelle sur le marché égyptien. Le groupe exploite déjà une centrale solaire de 32 MW dans le complexe de Benban, dans le sud du pays. Il travaille également avec TAQA Arabia sur d’autres projets renouvelables, dont un ambitieux projet hybride éolien-solaire autour de Zafarana.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’Égypte dispose ainsi d’un argument économique majeur: le solaire et l’éolien permettent de produire de l’électricité à partir de ressources locales, sans exposition directe au coût du gaz ou du pétrole nécessaire aux centrales thermiques. Pour un pays qui cherche à renforcer sa sécurité énergétique tout en attirant de nouveaux investissements, chaque nouveau gigawatt renouvelable répond donc à un double objectif: produire davantage et réduire la dépendance aux combustibles.</p>
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		<item>
		<title>Le canadien Zimar choisit ce pays africain pour investir 1,9 milliard de dollars</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/17/le-canadien-zimar-choisit-ce-pays-africain-pour-investir-19-milliard-de-dollars/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 11:06:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026. Le projet prévoit la construction [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">1,9 milliard de dollars pour une raffinerie capable de traiter 100 000 barils de pétrole par jour. Le groupe canadien Zimar a choisi le Niger pour implanter ce vaste projet industriel à Dosso, dans le sud-ouest du pays. La convention avec l’État nigérien a été signée le 15 août 2026.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet prévoit la construction d’une raffinerie accompagnée d’un complexe pétrochimique. Le chantier doit durer trois ans, avant une phase d’exploitation de 13 ans dans le cadre d’un partenariat de type BOT (<em>Build, Operate and Transfer</em>). L’installation sera composée de trois unités de production: une première de 30 000 barils par jour, puis deux autres de 35 000 barils chacune. Sa capacité totale atteindra ainsi 100 000 barils par jour. Le complexe pétrochimique doit compléter cette infrastructure afin d’augmenter la transformation locale du pétrole et de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Zimar n’arrive pas au Niger avec un projet entièrement nouveau. Un mémorandum d’entente avait déjà été signé en octobre 2024 pour une raffinerie modulaire de même capacité. Le projet a depuis été réorienté vers une raffinerie classique. Les autorités ont notamment révisé les termes de référence et repris l’étude de faisabilité avant de parvenir à la nouvelle convention.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet intervient alors que le Niger cherche à mieux valoriser sa production pétrolière. Le pays produit environ 110 000 barils par jour, tandis que sa raffinerie de Zinder dispose d’une capacité d’environ 20 000 barils par jour.</p>
<p class="isSelectedEnd">La future raffinerie de Dosso pourrait donc multiplier les capacités nationales de raffinage et réduire le recours aux importations de produits pétroliers. Elle pourrait également positionner le Niger comme un fournisseur de produits raffinés sur les marchés de la région. Pour l’instant, la prochaine étape sera de concrétiser le montage financier et technique du projet. La signature de la convention officialise l’investissement annoncé, mais le 1,9 milliard de dollars doit encore être effectivement mobilisé et le chantier lancé.</p>
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		<item>
		<title>Tanzanie: l’un des plus grands projets hydroélectriques d’Afrique, à 2,9 milliards de dollars, entre en service</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/17/tanzanie-lun-des-plus-grands-projets-hydroelectriques-dafrique-a-29-milliards-de-dollars-entre-en-service/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 09:38:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2 115 MW de capacité supplémentaire: c’est ce que la Tanzanie met désormais sur son réseau grâce au Julius Nyerere Hydropower Project (JNHPP), l’un des plus grands chantiers énergétiques du pays. Avec un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, le barrage doit fournir un nouveau levier à l’industrie et à l’économie tanzaniennes. Installé sur le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd"><em><strong>2 115 MW de capacité supplémentaire: c’est ce que la Tanzanie met désormais sur son réseau grâce au Julius Nyerere Hydropower Project (JNHPP), l’un des plus grands chantiers énergétiques du pays. Avec un investissement d’environ 2,9 milliards de dollars, le barrage doit fournir un nouveau levier à l’industrie et à l’économie tanzaniennes.</strong></em></p>
<p class="isSelectedEnd">Installé sur le fleuve Rufiji, le complexe dispose de neuf turbines de 235 MW chacune et vise une production annuelle d’environ 5 920 GWh. Le projet est réalisé par les groupes égyptiens Arab Contractors et Elsewedy Electric pour le compte de Tanzania Electric Supply Company (Tanesco).</p>
<p class="isSelectedEnd">L’enjeu est d’abord industriel. Avec cette nouvelle capacité, Dar es Salaam cherche à réduire les contraintes liées à l’approvisionnement électrique et à accompagner la progression de la demande. Mines, usines, agriculture irriguée, infrastructures numériques et autres activités fortement consommatrices d’électricité font partie des secteurs susceptibles de bénéficier de cette augmentation de l’offre.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les premiers chiffres donnent déjà une idée du poids du projet. Selon les données communiquées par les autorités tanzaniennes, le JNHPP représentait 44,9% de l’électricité injectée dans le réseau national sur les douze mois précédant le 31 mai 2026.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le chantier représente également un choix financier et stratégique lourd pour l’État. Son coût, initialement évalué à environ 6,56 billions de shillings tanzaniens, a atteint près de 7,45 billions de shillings, selon les données les plus récentes. Le financement repose principalement sur les ressources publiques tanzaniennes.</p>
<p class="isSelectedEnd">Au-delà de la production électrique, Dar es Salaam mise donc sur un effet d’entraînement: davantage d’électricité disponible doit permettre d’attirer de nouveaux investissements, d’augmenter les capacités de production locales et de soutenir la croissance des secteurs industriels.</p>
<p>Le projet doit officiellement être inauguré le 22 août 2026 par la présidente Samia Suluhu Hassan. Pour la Tanzanie, le défi sera désormais de transformer cette infrastructure énergétique en résultats économiques concrets.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/12/financements-prives-ce-que-la-tunisie-doit-corriger-pour-mieux-irriguer-ses-pme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Maher Ben Romdhane]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:50:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[Ocde]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l&#8217;Égypte. Le «Private [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l&#8217;Égypte.</p>
<p>Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.</p>
<h3>Un potentiel encore sous-exploité pour les PME</h3>
<p>Ces mécanismes &#8211; garanties, prêts syndiqués, financements mixtes &#8211; réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.</p>
<h3>Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages</h3>
<p>Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n&#8217;est pas seulement de capter plus d&#8217;argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d&#8217;accès au capital pour les entreprises tunisiennes.</p>






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			</item>
		<item>
		<title>Au Kenya, les renouvelables progressent plus vite que le réseau électrique</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/12/au-kenya-les-renouvelables-progressent-plus-vite-que-le-reseau-electrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Aug 2026 08:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p data-pm-slice="1 1 []">Le Kenya fait face à un paradoxe énergétique: plus il accélère sa transition vers les renouvelables, plus il doit investir pour garantir la stabilité de son réseau électrique. Avec près de 90% de sa production d’électricité issue de sources renouvelables, le pays est déjà l’un des leaders africains dans ce domaine. Mais la montée du solaire et de l’éolien, dont la production varie en fonction du soleil et du vent, commence à modifier en profondeur la manière dont le réseau doit être piloté.</p>
<p>L’Agence internationale de l’énergie (AIE) classe désormais le système kényan en phase 3 de son cadre d’intégration des énergies renouvelables variables. À ce niveau, le solaire et l’éolien ne sont plus des capacités marginales: leurs variations commencent à déterminer le fonctionnement du système électrique. Lorsque leur production chute rapidement, d’autres capacités doivent pouvoir prendre le relais. Lorsqu’elle augmente fortement, le réseau doit au contraire être capable d’absorber cette énergie supplémentaire.</p>
<p>Cette situation intervient alors même que le Kenya continue d’étendre l’accès à l’électricité. Celui-ci est passé de 37% de la population en 2013 à 79% en 2025, avec l’objectif d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030. Le pays doit donc simultanément raccorder davantage de consommateurs, répondre à une demande croissante et gérer un système de production de plus en plus variable.</p>
<p>Pour les opérateurs du réseau, le défi est très concret. Une centrale géothermique peut fonctionner de manière relativement prévisible. Le solaire, lui, peut voir sa production chuter avec le passage des nuages ou disparaître en fin de journée. L’éolien évolue également selon les conditions météorologiques. Le réseau doit donc disposer de suffisamment de capacités flexibles pour compenser ces variations et maintenir en permanence l’équilibre entre production et consommation.</p>
<p>L’enjeu n’est pas de ralentir les renouvelables. Au contraire, l’AIE estime que le Kenya peut continuer à les développer, à condition d’adapter parallèlement les règles, les infrastructures et les mécanismes de gestion du système. L’augmentation des capacités de production, à elle seule, ne suffira pas.</p>
<h2>Le prochain marché sera celui de la flexibilité</h2>
<p>C’est là que se trouve l’un des principaux enjeux économiques de la transition énergétique kényane. Le pays aura besoin de davantage de stockage, de flexibilité et de services auxiliaires pour absorber les fluctuations du solaire et de l’éolien. L’AIE identifie précisément ces trois leviers comme essentiels pour maintenir un système électrique fiable et abordable. </p>
<p>Les batteries constituent notamment une réponse directe au problème. Elles peuvent stocker une partie de l’électricité produite lorsque l’offre renouvelable est élevée, puis la restituer lorsque la production baisse. Elles peuvent également intervenir rapidement pour contribuer à l’équilibre et à la stabilité du réseau. À l’échelle mondiale, l’AIE considère d’ailleurs le stockage par batteries comme l’un des outils les plus polyvalents pour apporter de la flexibilité aux systèmes électriques.</p>
<p>Le Kenya dispose aussi d’un autre levier: ses interconnexions régionales. Le réseau kényan est déjà relié à ceux de l’Éthiopie, de la Tanzanie et de l’Ouganda. Ces connexions permettent d’échanger de l’électricité et peuvent contribuer à équilibrer le système lorsque la production ou la demande évolue. L’AIE considère que de nouvelles interconnexions pourraient encore renforcer cette capacité.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Soudan digitalise ses marchés publics avec « Nazaha »</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/11/le-soudan-digitalise-ses-marches-publics-avec-nazaha/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 12:06:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Soudan lance « Nazaha », son nouveau système national numérique de passation des marchés publics et des contrats de l’État. Présentée le 8 août par le ministre d’État aux Finances, Mohamed Nour Abdeldaim, la plateforme doit remplacer une partie des procédures manuelles par un processus numérique couvrant les appels d’offres et la gestion des [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Le Soudan lance « Nazaha », son nouveau système national numérique de passation des marchés publics et des contrats de l’État. Présentée le 8 août par le ministre d’État aux Finances, Mohamed Nour Abdeldaim, la plateforme doit remplacer une partie des procédures manuelles par un processus numérique couvrant les appels d’offres et la gestion des contrats publics.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le dispositif vise surtout à rendre les achats publics plus transparents, plus traçables et plus compétitifs. Pour les entreprises, l’enjeu est important : la digitalisation doit faciliter les relations avec les administrations, réduire les démarches papier et créer un cadre plus structuré pour l’accès aux contrats de l’État. Selon le ministre, le développement du système a nécessité six mois. « Nazaha », qui signifie « intégrité », ne se limite pas à mettre les procédures d’achat en ligne. Il doit également renforcer les mécanismes de contrôle, favoriser une concurrence équitable entre les fournisseurs et améliorer l’utilisation des ressources publiques.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le système sera connecté à plusieurs outils de gestion de l’État, notamment la plateforme de préparation et d’exécution du budget. Cette interconnexion doit notamment empêcher l’enregistrement d’un contrat qui ne serait pas couvert par une allocation budgétaire approuvée. « Nazaha » doit également être relié à « Baldna », la plateforme gouvernementale de services numériques, ainsi qu’à d’autres systèmes liés à la gestion des finances publiques.</p>
<p> </p>
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		<title>3,8 milliards de dollars demandés pour 1,5 milliard levé par Afreximbank</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/11/38-milliards-de-dollars-demandes-pour-15-milliard-leve-par-afreximbank/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 08:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[afreximbank]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Africaine d’Import-Export]]></category>
		<category><![CDATA[marché obligataire public]]></category>
		<category><![CDATA[Transaction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les investisseurs en voulaient plus. Pour sa première émission obligataire publique en dollars depuis 2021, Afreximbank a reçu des demandes atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant qu’elle souhaitait lever. Au bout du compte, la Banque africaine d’import-export a mobilisé 1,5 milliard de dollars. A dire vrai, l’opération, réalisée le 16 [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">Les investisseurs en voulaient plus. Pour sa première émission obligataire publique en dollars depuis 2021, Afreximbank a reçu des demandes atteignant 3,8 milliards de dollars, soit plus du double du montant qu’elle souhaitait lever. Au bout du compte, la Banque africaine d’import-export a mobilisé 1,5 milliard de dollars.</p>
<p class="isSelectedEnd">A dire vrai, l’opération, réalisée le 16 juillet 2026, constitue la plus importante émission obligataire jamais réalisée par Afreximbank. Elle s’est déroulée en deux tranches de 750 millions de dollars. La première, sur cinq ans et demi, arrivera à échéance en janvier 2032 avec un rendement de 6,3%. La seconde, d’une maturité de dix ans, court jusqu’en juillet 2036 avec un rendement de 7,13%.</p>
<p class="isSelectedEnd">La forte demande a surtout permis à la banque de revoir ses conditions à la baisse. Le coût de l’emprunt a ainsi été resserré de 37,5 points de base pour chacune des deux tranches par rapport aux premières indications communiquées aux investisseurs. En fait,derrière cette opération, c’est donc moins la taille du chèque que l’appétit du marché qui retient l’attention. Les ordres sont notamment venus du Royaume-Uni, d’Europe, d’Asie et des États-Unis. Pour Afreximbank, cette mobilisation traduit la confiance des investisseurs dans sa capacité à lever des fonds sur les grands marchés internationaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">La banque panafricaine n’en est d’ailleurs pas à sa première stratégie de diversification. Après avoir été absente du marché public en dollars depuis 2021, elle s’est tournée ces dernières années vers d’autres places financières, avec notamment des émissions obligataires au Japon en 2024 et 2025 et en Chine en 2025.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette nouvelle opération remet ainsi le dollar au centre de son dispositif de financement. Les 1,5 milliard de dollars levés doivent servir à renforcer la capacité d’Afreximbank à financer le commerce africain et international, mais aussi les projets liés à l’industrialisation et à la croissance du continent. &#8220;Le succès de cette émission témoigne de la confiance que les investisseurs continuent d’accorder à Afreximbank et à la dynamique de croissance de l’Afrique&#8221;, a déclaré Chandi Mwenebungu, directeur général de la Trésorerie et des Marchés et trésorier du groupe Afreximbank.</p>
<p class="isSelectedEnd">Par ailleurs, l’opération donne donc un aperçu de la place que peuvent encore occuper les institutions africaines sur les marchés internationaux. Pour un continent qui doit financer davantage d’infrastructures, développer ses échanges et accélérer son industrialisation, l’accès aux capitaux reste un enjeu central.</p>
<p>Afreximbank entend précisément jouer ce rôle de passerelle entre ces capitaux et les besoins de l’Afrique. Cette fois, le marché lui a ouvert grand la porte.</p>
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		<title>Zlecaf: Bergmans décroche un projet douanier de 3,1 milliards $ dans 50 pays, dont la Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/10/zleacf-bergmans-decroche-un-projet-douanier-de-31-milliards-dans-50-pays-dont-la-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 13:27:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique commerce]]></category>
		<category><![CDATA[échange commerciaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut s’attaquer à l’un des problèmes les plus concrets du commerce en Afrique, à savoir, le passage des marchandises aux frontières. Son secrétariat vient de confier à l’entreprise nigériane &#8220;Bergmans Security Consultants and Supplies&#8221; un projet de modernisation des douanes dans 50 pays africains. Le contrat, conclu pour [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd"><em>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut s’attaquer à l’un des problèmes les plus concrets du commerce en Afrique, à savoir, le passage des marchandises aux frontières. Son secrétariat vient de confier à l’entreprise nigériane &#8220;Bergmans Security Consultants and Supplies&#8221; un projet de modernisation des douanes dans 50 pays africains. Le contrat, conclu pour 20 ans, est évalué à 3,1 milliards de dollars.</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet sera déployé par <em>AfriTrade</em> <em>CMP</em>, une filiale de Bergmans. L’entreprise devra mettre en place des outils numériques pour simplifier les procédures douanières, faciliter le suivi des marchandises et permettre aux administrations de mieux échanger leurs données.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’idée est assez simple. Aujourd’hui, une marchandise qui traverse plusieurs pays africains peut être confrontée à des procédures différentes à chaque frontière. Documents, contrôles, systèmes informatiques et formalités ne sont pas toujours les mêmes. Pour les entreprises, cela peut se traduire par du temps perdu, des coûts supplémentaires et, parfois, des marchandises bloquées. La Zlecaf veut donc rendre ces passages plus fluides. Avec le nouveau dispositif, les marchandises pourront être suivies plus facilement et les informations douanières davantage partagées entre les pays. Les procédures devraient également être progressivement harmonisées. Ce changement peut sembler administratif. Il touche pourtant directement les entreprises qui cherchent à vendre au-delà de leur marché national.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour un exportateur, par exemple, quelques heures ou quelques jours supplémentaires à une frontière peuvent avoir un coût. Pour une PME qui commence à travailler avec plusieurs pays africains, devoir comprendre et gérer des procédures différentes à chaque étape peut également devenir un frein. Une douane plus numérique et mieux connectée pourrait donc faciliter cette expansion.</p>
<h3><span style="color: #99490c;"><strong>Une autre façon de faire fonctionner la ZLECAf</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Car la création de la Zlecaf ne signifie pas automatiquement que les marchandises circulent facilement d’un pays à l’autre. L’accord, entré en vigueur en 2021, vise notamment à réduire les droits de douane et les autres obstacles au commerce entre pays africains. Mais même lorsque les droits sont réduits, une entreprise peut encore se retrouver face à des formalités complexes ou à des systèmes douaniers qui ne communiquent pas entre eux. C’est là que le projet Bergmans prend son importance. Il ne s’agit plus seulement de négocier les règles du commerce africain. Il faut maintenant faire fonctionner ces règles sur le terrain, aux frontières.</p>
<p class="isSelectedEnd">Wamkele Mene, secrétaire général de la Zlecaf, a d’ailleurs insisté sur ce point. Selon les données relayées par plusieurs médias, les systèmes douaniers encore largement manuels favorisent les fuites de recettes et certaines pratiques de sous-facturation ou de surfacturation. La digitalisation doit permettre aux administrations de mieux suivre les marchandises et de sécuriser les opérations. Le projet doit également améliorer la visibilité sur les flux commerciaux. Pour les pouvoirs publics, cela signifie disposer de davantage de données sur les marchandises qui entrent et sortent des pays. Pour les entreprises, cela peut surtout signifier une meilleure visibilité sur leurs propres opérations.</p>
<h3><span style="color: #99490c;"><strong>Pourquoi 3,1 milliards de dollars?</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le montant annoncé donne une idée de l’ampleur du chantier. Les 3,1 milliards de dollars correspondent à la valeur du contrat de concession sur 20 ans. Bergmans doit notamment mobiliser les moyens financiers et techniques nécessaires au déploiement du système.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’entreprise devra travailler avec les administrations douanières nationales, car l’objectif n’est pas d’imposer exactement le même fonctionnement partout. Les solutions devront être adaptées aux réglementations et aux réalités de chaque pays.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le choix d’un acteur nigérian est également à relever. La ZLECAf indique avoir privilégié une entreprise africaine alors que des groupes internationaux avaient également manifesté leur intérêt. Bergmans entend s’appuyer sur l’expérience acquise au Nigeria dans la modernisation des douanes pour étendre cette approche à d’autres pays.</p>
<p class="isSelectedEnd">A dire vrai, derrière ce projet douanier, il y a donc une ambition beaucoup plus large, celle de faire en sorte que le marché africain fonctionne réellement pour les PME. D&#8217;ailleurs, les échanges entre pays africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene. La Zleacf veut doubler ce volume d’ici 2035. Pour y parvenir, il ne suffit pas de réduire les droits de douane. Il faut aussi que les marchandises puissent circuler, que les entreprises comprennent facilement les procédures et que les frontières prennent moins de temps à franchir. Le projet confié à Bergmans s’inscrit dans cette étape plus concrète de la Zlecaf. Après avoir posé les règles d’un marché africain commun, le continent cherche désormais à construire les outils qui permettront de le faire fonctionner.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les entreprises tunisiennes qui souhaitent se développer sur les marchés africains, l’évolution mérite donc d’être suivie. Une meilleure connexion des douanes pourrait, à terme, rendre certains marchés plus accessibles et simplifier une partie des opérations d’exportation. Mais tout dépendra de la manière dont le système sera déployé dans chaque pays et de son adoption par les administrations nationales. Pour rappel! La Tunisie a ratifié la Zlecaf en 2020 et faisait partie des sept pays ayant participé à la phase pilote de la Guided Trade Initiative en 2023.  C&#8217;est un secret polichinelle! La Tunisie regarde depuis plusieurs années vers le marché africain pour diversifier ses débouchés. Plusieurs initiatives publiques et privées ont été lancées.  Ses exportateurs disposent déjà d’une offre dans une panoplie de secteurs, de l’agroalimentaire aux composants automobiles, en passant par les équipements électriques et les produits chimiques. Le véritable enjeu reste désormais de transformer ce potentiel en flux commerciaux plus importants. À cela s’ajoute que plusieurs pays africains ont assoupli leurs règles de visa, voire même, ils ont levé le visa pour certains pays, tandis que d’autres ont mis en place des procédures d’e-visa, facilitant les déplacements des entrepreneurs, des professionnels et des investisseurs. </p>
<p>Au final, la réussite du projet se mesurera moins à ses 3,1 milliards de dollars qu&#8217;à une question beaucoup plus simple pour les entreprises. Combien de temps faudra-t-il demain pour faire passer une marchandise d’un pays africain à un autre?</p>


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		<title>La ClimateTech africaine explose… mais les financements restent concentrés</title>
		<link>https://managers.tn/2026/08/10/la-climatetech-africaine-explose-mais-les-financements-restent-concentres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ameni Mejri]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Aug 2026 09:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ClimateTech est devenue, en 2025, le premier secteur du capital-risque en Afrique. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été levés par les entreprises du secteur sur l’année, soit près de 40 % des financements en capital-risque divulgués sur le continent. Derrière cette performance spectaculaire, le marché reste pourtant très concentré : une poignée [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd"><em><strong>La ClimateTech est devenue, en 2025, le premier secteur du capital-risque en Afrique. Plus de 1,5 milliard de dollars ont été levés par les entreprises du secteur sur l’année, soit près de 40 % des financements en capital-risque divulgués sur le continent. Derrière cette performance spectaculaire, le marché reste pourtant très concentré : une poignée d’entreprises, de secteurs et de pays absorbe l’essentiel des capitaux. C’est le principal enseignement du rapport The State of ClimateTech in Africa 2.0: Moving Beyond the Headline Numbers, publié par Briter avec Catalyst Fund, FSD Africa et BFA Global, avec l’appui de la plateforme Africa: The Big Deal.</strong></em></p>
<p class="isSelectedEnd">En une décennie, le changement d’échelle est net. Les financements annuels sont passés de 206 millions de dollars pour 28 entreprises en 2016 à plus de 1,5 milliard de dollars pour 223 entreprises en 2025. Sur l’ensemble de la période 2016-2025, quelque 779 entreprises ont mobilisé environ 6,35 milliards de dollars. La ClimateTech a ainsi dépassé la fintech en part des investissements annuels divulgués.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais le montant global donne une image incomplète du marché. Les 20 entreprises les mieux financées ont capté à elles seules 60 % des capitaux levés depuis 2016. Les dix premières ont même réuni autant de fonds que l’ensemble des autres entreprises du secteur. Autrement dit, la hausse des investissements ne signifie pas encore que le financement s’est diffusé à l’ensemble de l’écosystème. La concentration est également sectorielle. L’énergie représente environ 65 % des financements climatetech entre 2019 et 2025, très loin devant la mobilité et les transports, autour de 11 %. Des entreprises comme Sun King, d.light et CrossBoundary Energy figurent parmi les principaux bénéficiaires de cette dynamique.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ce déséquilibre révèle surtout une différence de maturité entre les marchés. Les solutions énergétiques disposent déjà de modèles économiques et de besoins d’infrastructures suffisamment identifiables pour attirer des tickets importants. D’autres activités — agriculture, gestion de l’eau, économie circulaire ou résilience climatique — présentent davantage de difficultés à transformer leur potentiel d’impact en revenus suffisamment prévisibles pour convaincre les investisseurs traditionnels. Le même phénomène apparaît lorsqu’on regarde la géographie. Le Kenya concentre à lui seul un peu plus de la moitié des financements climatetech africains. Avec le Nigeria et l’Afrique du Sud, il représente environ 76 % des montants investis. Le financement est donc encore largement structuré autour de quelques écosystèmes capables d’attirer les plus gros tickets.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le problème ne se situe toutefois pas uniquement après la phase de croissance. Il commence beaucoup plus tôt. Entre 2019 et 2025, les opérations en fonds propres de moins de 500 000 dollars ont représenté moins de 0,5 % du financement total du secteur. Pour les jeunes pousses qui développent leurs premiers prototypes, testent leur marché ou cherchent à atteindre leur première traction commerciale, le passage entre l’idée et les premiers tours significatifs reste donc particulièrement difficile. Le rapport souligne notamment la pénurie de capitaux pre-seed et seed ainsi que les difficultés d’accès à une dette abordable pour financer le besoin en fonds de roulement. La structure du financement évolue néanmoins. En 2025, la dette et les instruments hybrides ont représenté près de la moitié de la valeur totale des financements climatetech. Le marché s’éloigne ainsi progressivement d’un modèle reposant presque exclusivement sur les levées de fonds en capital. Pour des entreprises qui doivent financer des équipements, des actifs énergétiques ou des infrastructures, la dette, les garanties, les financements concessionnels et les mécanismes hybrides peuvent être plus adaptés que la seule dilution du capital.</p>
<p class="isSelectedEnd">Autre angle mort : l’adaptation climatique. Les solutions destinées à réduire les émissions ont capté environ 84 % des financements, contre seulement 16 % pour celles consacrées à l’adaptation. Ce décalage est particulièrement important pour l’Afrique, où les besoins liés à l’eau, à l’agriculture, à la résilience des infrastructures et aux risques climatiques sont considérables. Le rapport invite finalement à changer la question. L’enjeu n’est plus simplement de savoir combien d’argent peut être injecté dans la ClimateTech africaine, mais quel capital doit financer quelle entreprise, à quel stade et pour quel modèle économique. Briter et ses partenaires ont ainsi appliqué une grille inspirée des travaux de l’économiste Carlota Perez pour mesurer la maturité de 18 applications réparties dans dix grands clusters. L’objectif est de distinguer les activités déjà proches de la consolidation de celles qui ont encore besoin de subventions, de capital patient ou d’un environnement réglementaire favorable.</p>
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