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	<title>Manoubi Akrout, auteur sur Managers</title>
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		<title>Ramadanes Paroles d’experts: réfléchir sur la sincérité de la marque alors que l’IA devient incontournable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 13:36:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadanes Paroles d’experts]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadanes’Comm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Ramadan 2026 était différent. Il l’était par ses campagnes, ses messages, sa proximité, sa charge émotionnelle. Il l’était aussi par son retour à l’essentiel alors que chacun devait se démarquer», attestait Fatma Abbès, responsable marketing IAT. Elle faisait partie des experts qui s’étaient attardés sur les stratégies, performances et le décryptage des campagnes du ramadan [&#8230;]</p>
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<p data-start="0" data-end="538">«Ramadan 2026 était différent. Il l’était par ses campagnes, ses messages, sa proximité, sa charge émotionnelle. Il l’était aussi par son retour à l’essentiel alors que chacun devait se démarquer», attestait Fatma Abbès, responsable marketing IAT. Elle faisait partie des experts qui s’étaient attardés sur les stratégies, performances et le décryptage des campagnes du ramadan 2026 à l’occasion d’un panel modéré par Sana Mouldi, consultante et enseignante marketing, à la faveur de la 2e édition des ‘Ramadanes’Comm’, le 2 avril 2026.</p>
<h3 data-start="540" data-end="2166"><strong><span style="color: #0000ff;">C’était le consommateur et les chiffres qui décidaient</span></strong></h3>
<p data-start="540" data-end="2166">Selon Fatma Abbès, la nouveauté résidait dans le fait que l’IA était désormais dans la prod et le contenu et que ‘demander à GPT’ était aussi de la proximité. Et c’est pour cela que les campagnes pub avaient été très créatives, surtout les campagnes sur insight produit.<br data-start="869" data-end="872" data-is-only-node="" />Mohamed-Salah Ben Slamia, CEO de Muse Agency, explorait les apports de la contradiction: «On pouvait marquer les esprits aussi bien avec un bon spot qu’avec un spot qui avait mal tourné! C’était le consommateur et les chiffres qui en décidaient. Et les estimations prouvaient que le Tunisien n’était pas le même selon sa situation en Tunisie. Et donc, réaliser un spot était génial mais il fallait constamment prendre en compte la personne à laquelle vous vous adressiez».</p>
<p data-start="540" data-end="2166">Ce qui faisait dire à Sawssen Toumi, responsable marketing Lloyd Assurances, que les campagnes étaient assez engageantes mais qu’il fallait prendre le temps de les décortiquer, réfléchir sur le fait de communiquer: «D’une année à l’autre, il fallait innover, être créatif, déployer de la réflexion et de l’audace en même temps. Réfléchir à l’après-ramadan».</p>
<p data-start="540" data-end="2166">Mohamed-Salah Ben Slamia rétorquait que la différentiation et l’audace devaient être accompagnées d’un retour vers l’essentiel: «Pourquoi, pour qui, faisait-on de la pub? Qu’est-ce que le consommateur avait envie d’apprendre? Nous devions comprendre ses besoins et proposer quelque chose qui lui ressemblait, où il ressentait de l’émotion. Il devait sentir que la marque était sincère. Et les nouvelles générations avaient besoin d’un autre message».</p>
<h3 data-start="2168" data-end="4133"><strong><span style="color: #0000ff;">Plus on utilisait l’IA, plus on avait de l’expertise</span></strong></h3>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sendy Zardy, CEO de ComGuru, revenait sur l’outil devenu de plus en plus omniprésent dans la com et la pub: «L’évolution ne s’était jamais arrêtée et l’IA s’était imposée dans la production de contenu, à tel point que le consommateur ne pouvait plus faire la différence. Tout le monde devait s’adapter à l’IA comme outil et partenaire».</p>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Fatma Abbès ajoutait un autre facteur: «L’efficacité d’un spot ne résidait pas seulement dans la visibilité, mais dans la création de résonance et la provocation de l’émotion. Nous avions fait l’exercice avec l’IA mais j’avais senti que la différence était dans les détails lors de ce ramadan, car l’IA seule tendait à donner des spots standard».</p>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sendy Zardy citait l’exemple de la campagne ‘Malla Makrouna’ qui était la troisième à être réalisée avec l’IA: «J’avais constaté l’évolution d’une année à l’autre. Le tout était de toucher un nouveau public, rajeunir la marque avec des outils tendance. Il était clair que plus on utilisait l’IA, plus on avait de l’expertise, plus on comprenait, plus on contrôlait».</p>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Sawssen Toumi parlait également d’évolution: «Le choix des textes était risqué. Question de dosage. On pouvait faire de l’humour mais on ne devait pas toucher à la marque. On constatait que la notoriété de l’image s’améliorait d’année en année mais il y avait une part du spot que nous devions réaliser avec l’IA».</p>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Mohamed-Salah Ben Slamia soulignait cependant que l’utilisation de l’IA s’imposait dès que le budget/timing était limité: «L’IA était un outil qui permettait indéniablement de gagner du temps mais, pour moi, l’humain restait au centre des choses; surtout de la perspective régionale».</p>
<p data-start="2168" data-end="4133" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Pour Sendy Zardy, il ne faisait aucun doute que l’IA s’installait durablement et qu’elle allait faire plus de bien que de mal. Et pour Fatma Abbès, la tendance IA était là et il fallait doser, choisir et savoir exploiter son potentiel.</p>
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		<title>Ramadanes parcours inspirants: hommage aux 7 mousquetaires de l’écosystème marques/agences/médias</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 13:29:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadanes’Comm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«C’était un moment symbolique au cours duquel nous avons honoré des parcours inspirants par leur conviction et la qualité de leur travail; des personnalités qui ont brillé au sein de la communauté. Nous avons célébré leurs trajectoires et leur avons exprimé toute notre gratitude pour leur contribution marquante à l’évolution de notre secteur», avait déclaré [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">«C’était un moment symbolique au cours duquel nous avons honoré des parcours inspirants par leur conviction et la qualité de leur travail; des personnalités qui ont brillé au sein de la communauté. Nous avons célébré leurs trajectoires et leur avons exprimé toute notre gratitude pour leur contribution marquante à l’évolution de notre secteur», avait déclaré Lamia Tritar, CEO d’Iceberg Agency, présidente de l’ATPMC et organisatrice de la 2e édition des «Ramadanes’Comm», tenue le 2 avril 2026. L’événement avait été l’occasion de rendre hommage à sept personnalités de l’écosystème marques-agences-médias en Tunisie.</p>
<h3 class="isSelectedEnd"><span style="color: #b50d0d;"><strong>Sept parcours, sept sources d’inspiration</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">La remise des distinctions avait été ponctuée des témoignages des personnalités honorées.</p>
<p class="isSelectedEnd">Salah Attia, professeur de toute une génération et passeur de savoir, était revenu sur son parcours: «J’ai commencé à 21 ans dans la formation professionnelle, puis j’ai lancé des marques, organisé des milliers de séminaires et accompagné de nombreuses entreprises dans tous les secteurs. Parmi toutes ces réalisations, la transmission du savoir est ce à quoi j’ai le plus tenu».</p>
<p class="isSelectedEnd">Fondateur d’Emrhod, membre de l’INS et président de chambre nationale, Nabil Belaam avait, pour sa part, évoqué «un parcours de plusieurs décennies de travail entamé en 1986», consacré à mieux connaître les Tunisiens à travers les études et les enquêtes, tout en observant l’évolution d’un pays qu’il juge de plus en plus passionnant.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mawaheb Ben Amor, directrice marketing forte de 26 ans d’expérience, avait rappelé sa passion constante pour le marketing, la communication et la créativité, soulignant avoir toujours considéré que ce métier allait au-delà des marques et devait avant tout donner du sens aux actions entreprises.</p>
<p class="isSelectedEnd">Hosni Krid-Gargouri, enseignante et experte en marketing et communication, avait estimé qu’un parcours inspirant se construit souvent à travers les difficultés. Forte de 25 années d’expérience, elle avait insisté sur l’importance de s’entourer des bonnes personnes, qu’elle considère comme la plus grande richesse.</p>
<p class="isSelectedEnd">Expert en marketing et communication, Mohamed-Salah Ben Slamia avait rappelé que «le travail finit toujours par payer». Passionné de publicité depuis son plus jeune âge, il avait évoqué la création de son agence Muse à Sousse en 2009, malgré les préjugés selon lesquels il fallait être installé à Tunis pour réussir dans le secteur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pionnier de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et de la communication interne, Tarek Chabir était revenu sur ses débuts dans ce domaine dès 2006 au sein d’une entreprise de 200 collaborateurs, à une époque où ce type de fonction était encore peu développé en Tunisie. Il avait profité de l’occasion pour appeler à une meilleure reconnaissance de ce métier.</p>
<p>Enfin, Sahar Mechri, directrice exécutive de <em>Managers</em>, créatrice du premier réseau d’affaires féminin et enseignante, avait tenu à souligner que son parcours était avant tout le fruit d’un travail collectif, mené avec son équipe et de nombreux partenaires ayant contribué à concrétiser cette vision.</p>
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		<title>Ramadanes’Comm2026: le phénomène de la consommation du ramadan, raconté et décrypté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Jun 2026 13:21:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Iceberg Agency]]></category>
		<category><![CDATA[Ramadanes’Comm]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les marques, agences et médias formant l’écosystème de la publicité en Tunisie se sont rencontrés à l’occasion de la 2e édition des « Ramadanes’Comm », organisée le 2 avril 2026, pour raconter et décrypter ce mois où le phénomène de la consommation nécessite intelligence et ouverture d’esprit. Les éclairages apportés lors de cette rencontre ont [&#8230;]</p>
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<p data-start="869" data-end="1334">Les marques, agences et médias formant l’écosystème de la publicité en Tunisie se sont rencontrés à l’occasion de la 2e édition des « Ramadanes’Comm », organisée le 2 avril 2026, pour raconter et décrypter ce mois où le phénomène de la consommation nécessite intelligence et ouverture d’esprit. Les éclairages apportés lors de cette rencontre ont permis d’affiner la compréhension des comportements des consommateurs et des tendances qui ont marqué le Ramadan 2026.</p>
<p data-start="1339" data-end="1631">« Ramadan est une période unique et cette seconde édition du Ramadanes’Comm 2026 a été l’occasion d’échanges entre les acteurs de l’écosystème pour un passage en revue et un décryptage », avait déclaré Lamia Tritar, CEO d’Iceberg Agency, présidente de l’ATPMC et organisatrice de l’événement.</p>
<h3><span style="color: #1c691f;"><strong><u>Même pic, différents comportements</u></strong></span></h3>
<p>Dès la première conférence, il est clair que l’approche des ‘Ramadanes’Comm’ est foncièrement critique. Car Hassen Zargouni, CEO Sigma Conseil, choisit d’exposer les paradoxes télévisuels et publicitaires du mois de ramadan en Tunisie pour un media planning stratégique plus équilibré.</p>
<p>« Il faut établir un media planning stratégique avant de commencer à acheter. Pendant le ramadan, le comportement d’audience est différent des autres mois. On regarde la télévision en famille lors du ramadan et chacun des son côté les autres mois. Pourtant, le pic est le même : 40%. Ceux qui communiquent toute l’année ont compris ce pic tout en saisissant les différences. Par exemple, pour la radio, l’écoute matinale domine pendant le ramadan alors que c’est l’après-midi pour les autres mois », a commenté Zargouni.</p>
<p>Il a estimé que la pub a changé de statut alors que 40 spots de 30 secondes font 20 minutes d’audience ; ce qui en fait une émission à part entière. Et qui dit émission, dit attention, commentaire, socialisation. Quant au coût, la minute en est à près du double lors du ramadan où le spot revient à un million de dinars.</p>
<p>Il soulève également la question de la concurrence où le peloton de tête est constitué de l’alimentaire, la distribution et les télécoms : « La construction de la marque nécessite la continuité et, alors que l’effet ramadan retombe, il faut comprendre que la mémoire publicitaire est cumulative. L’enjeu étant de passer d’un modèle à pics vers un modèle à continuum où les médias doivent travailler simultanément sur la télévision, la radio et le digital. »</p>
<h3><span style="color: #1c691f;"><strong><u>Une guerre où les télés font la loi</u></strong></span></h3>
<p>Regrettant que le storytelling cède le pas à la pression commerciale, Mohamed-Salah Ben Slamia, CEO Muse Agency, a recommandé qu’il faut faire attention à la manière de parler au consommateur qui n’est pas le même à Tunis et à l’intérieur du pays. « C’est une guerre publicitaire. Qui fera mieux que les autres ? Qui fera le plus de partages ? Ce sont les télés qui profitent de la situation avec 50% du marché pub de 150 MD dominé par 5 boîtes et les marques n’ont pas le choix. Le digital n’est est qu’à 20% mais il peut rapporter beaucoup plus. Il faut y travailler », a-t-il souligné.</p>
<p>Le secteur est également fragilisé par la pauvreté des profils capables d’amener de la pub : « Ce n’est que dernièrement que des sociétés ont commencé à faire du casting car il était clair que, pendant le ramadan, ce qui reste en mémoire ce n’est pas la marque qui tape plus fort mais celle qui touche le cœur de l’audience, qui marque les esprits. Et là, le storytelling est très important. Les trois premières secondes doivent frapper fort. »</p>
<h3><strong><u><span style="color: #1c691f;">Orchestrez l’humain et laissez l’IA gérer les workouts</span> </u></strong></h3>
<p>Un autre dilemme attend les agences et studios en cette ère d’IA générative : se réinventer ou disparaitre ! C’est Kais Ben Sedrine, Fondateur Wuser Agency, qui sonne l’alarme : « Nous sommes tous sur la ligne de départ d’une nouvelle course et si nous ne prenons pas le virage rapidement, nous serons hors jeu. Dans un time-to-market très court, l’IA générative est une expérience exponentielle. Sa capacité à apprendre est extraordinaire et de nouveaux outils sont en train de remplacer les anciens. L’IA redéfinit les métiers créatifs. »</p>
<p>Est-ce que c’est donc fini pour les agences ? Selon Ben Sedrine, l’IA exacerbe, au contraire, notre créativité ; elle nous permet d’affiner une idée et augmente notre capacité à la vendre : « Orchestrez l’humain et laissez l’IA gérer les workouts. Au départ nous avons peur puis on comprend que tout un monde d’opportunités s’ouvre à nous. Cependant, il y a un savoir critique à maîtriser : prompt engineering, quality control, vision créative, storytelling… avant de répondre aux attentes des marques en matière d’idées, de stratégie, d’excellence. L’IA générative va créer une avalanche de contenu générique et les marques paieront très cher pour sortir du lot. Mais est-ce que l’IA va devenir, elle-même, l’agence ? Ce qui reste, c’est notre connexion sociale, notre connaissance du marché, notre concentration sur l’idée. Et ceux qui ne font que de la prod vont disparaître. »</p>
<h3><span style="color: #1c691f;"><strong><u>La pub influe sur notre culture culinaire</u></strong></span></h3>
<p>Côté performances des spots publicitaires des marques sur les réseaux sociaux pendant le mois de ramadan 2026, Mohamed Ben Ahmed, Fondateur CloudySP ‘Data&amp;AI Company’, a abordé l’impact de la notoriété : « L’annonceur prépare sa stratégie et l’agence cherche l’indicateur de mémorisation pour se rencontrer sur les performances des spots sur les réseaux, le ranking et l’encombrement. Nous en sortons avec de nombreux insights ; notamment que les ‘views’ sont en montée selon l’enveloppe dépensée. Par exemple, sur facebook, Orange/Oodidoo/TT sont en tête en termes de live ; sur Instagram, Ooridoo/Saida/Orange en termes de commentaires ; et sur Youtube, TT/Croustina/Boga. Nous glanons les données sur les réseaux et nous connectons les sites des annonceurs. Sur l’étendue de l’expérience, l’annonceur fait ses analyses ; et la multiplication des sites rend l’analyse extrêmement affinée. »</p>
<p>Ces données sont à croiser avec les habitudes alimentaires des Tunisiens durant le mois de ramadan entre héritage culturel et influence publicitaire. C’est l’approche de Nabil Belaam, CEO Emrhod Consulting : « Notre observatoire braque les lumières sur la consommation alimentaire des Tunisiens pendant le ramadan et il est évident que la pub influe sur notre culture culinaire alors que 72% de la population monitorée l’affirme. » Les stars de cette influence sont couscous, pâtes, chorba frik, bick et… lasagne.</p>
<p>L’influence du ramadan est également manifeste dans les campagnes publicitaires des marques sur les médias affichage urbain. Ikbel Khammour, CEO Univers Media Consulting est revenu sur les performances en 2026 Vs ramadan 2025 : « L’affichage urbain reste un média stratégique pendant le ramadan même si l’enveloppe n’a que légèrement augmenté, passant de 2,2 MD en 2025 à 2,3 MD en 2026. En 2025, les secteurs de tête ont été l’agroalimentaire, l’hygiène &amp; beauté, les télécoms, la banque &amp; assurance, l’automobile, les boissons ; et en 2026 l’agroalimentaire, les télécoms, l’automobile, l’hygiène &amp; beauté, les boissons. Nous avons eu 203 annonceurs en 2025 contre 212 en 2026.</p>
<h3><span style="color: #1c691f;"><strong><u>Kick, un nouveau média pour la GenZ</u></strong></span></h3>
<p>Le ramadan 2026 a été aussi le moment de découverte d’un nouveau venu dans la nébuleuse des réseaux sociaux en Tunisie qui semble propice à attirer les jeunes dans la consommation ramadanesque. Il s’agit de ‘Kick’ que Mohamed-Kais Khenine, CEO E2Business Consulting, a décrit comme le nouveau média de masse de la Génération Z avant d’en compulser les données pour en dégager les opportunités et les stratégies pour le marché tunisien : « Kick a apporté le nouveau métier de Streamer pour les jeunes qui peuvent aller jusqu’à gagner 80 mille dinars par mois. Il est aussi ouvert à la création de communautés comme ‘errakcha’ ; une ‘houma’ virtuelle. Avec une population à 75% masculine et à moins de 34 ans, Kick observe la plus grande croissance en région MENA. En Tunisie, les annonceurs peuvent y découvrir les nouvelles tendances au moment où la GenZ a totalement abandonné la TV et les canaux classiques. Ses streameurs offrent des opportunités pour les marques avec création de contenu, sponsoring d’events, jeux… car ils ont indéniablement de l’influence. »</p>
<p>Pour y parvenir, il faut tester de nouveaux formats, construire des plates-formes pour les connecter, et le contenu Kick peut être très intéressant au moment où le terrain est encore vierge.</p>
<p>La 2è édition des ‘Ramadanes’Comm’ a également organisé un panel sur les stratégies, performances et décryptage des campagnes du ramadan 2026 modéré par Sana Mouldi, consultante et enseignante marketing. Elle a aussi rendu hommage à 7 parcours inspirants et a manifesté sa reconnaissance à ses sponsors et partenaires.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/06/18/ramadanescomm2026-le-phenomene-de-la-consommation-du-ramadan-raconte-et-decrypte/">Ramadanes’Comm2026: le phénomène de la consommation du ramadan, raconté et décrypté</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>MAE Mutual Hack: l’innovation au service de l’humain</title>
		<link>https://managers.tn/2026/06/08/mae-mutual-hack-linnovation-au-service-de-lhumain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2026 16:14:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Mae]]></category>
		<category><![CDATA[MAE Mutual Hack: l’innovation au service de l’humain]]></category>
		<category><![CDATA[MutualHack]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Cérémonie de remise des prix de la 3è édition du MutualHack by MAE, tenue à Tunis le 23 mai 2026, a été l’occasion de montrer que la mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Pour prouver sa générosité, la MAE a étendu l’accès à l’incubation au-delà des trois lauréats. Dans l’immense salle de conférences, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/06/08/mae-mutual-hack-linnovation-au-service-de-lhumain/">MAE Mutual Hack: l’innovation au service de l’humain</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p><em>La Cérémonie de remise des prix de la 3è édition du MutualHack by MAE, tenue à Tunis le 23 mai 2026, a été l’occasion de montrer que la mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Pour prouver sa générosité, la MAE a étendu l’accès à l’incubation au-delà des trois lauréats.</em></p>
<p>Dans l’immense salle de conférences, c’est l’éclairage qui véhicule le message de la MAE derrière la tenue de son concours voué à dénicher l’excellence. Tiré de la nuance affichée dans son logo, il s’agit d’une tonalité de vert malachite vibrant, symbole de transformation, de protection et de renouveau ; un vert tiré d’un minéral qui incarne les forces régénératives de la vie.</p>
<h3><span style="color: #339966;"><strong><u>Une ovation pour l’ancien mutualiste!</u></strong></span></h3>
<p>Ce n’est donc pas un hasard que Lassaad Zarrouk, le DG de la MAE qui a choisi cette occasion pour tirer sa révérence, évoque les valeurs de la MAE avec beaucoup d’émotion : « Notre mutuelle est beaucoup plus qu’une simple compagnie. Nous avons toujours fait de l’humain notre but final. Tous les composants de notre mutuelle y sont attachés et même nos innovations sont au service de l’humain. »</p>
<p>Zarrouk annonce que, sur les 2000 candidats au MutualHack, les 5% qui sont dans la salle –une centaine- ont travaillé sur le concept de citoyenneté et que, derrière eux, une équipe a travaillé 7 à 8 mois sur la préparation de l’événement. Il souligne, encore avec émotion : « Les jeunes candidats nous ont donné l’opportunité d’être fiers d’eux et d’honorer tous les composants de la mutualité. Aujourd’hui, ces jeunes ont largement mérité d’être nos partenaires. »</p>
<p>Une ovation accueille l’ancien mutualiste pour lequel la MAE est bien plus qu’une entreprise et ceux qui l’entourent sont bien plus que des collègues.</p>
<h3><span style="color: #339966;"><strong><u>«L’innovation est un sport collectif»</u></strong></span></h3>
<p>Enchainant sur ces propos de ralliement, Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, souligne que le MutualHack by MAE a bénéficié de la mobilisation de tous : « Le Conseil d’administration de la MAE nous a activement accompagné dès la première édition. Nous tous, sommes convaincus que la mutuelle n’est pas définie par ses activités mais par ses actions. L’innovation est un sport collectif, une idée partagée. Et c’est avec cette mentalité que notre mutuelle a voulu donner aux jeunes une vraie opportunité de briller. D’une édition à l’autre, nous découvrons ainsi de nouveaux talents qui innovent au service des citoyens, des adhérents et des patients. Ce qui fait que, désormais, nous allons y travailler tout au long de l’année, pas seulement de manière ponctuelle. »</p>
<p>Soulignant l’attachement de la MAE à booster les jeunes talents, Yasmine Kacem, Project Manager de Mazam, évoque une relation donnant-donnant : « Les participants au MutualHack doivent se féliciter de tous les bénéfices qu’il leur a apporté, aussi bien sur le plan professionnel, que sur le plan personnel. En résonance, les jeunes ne cessent pas de nous pousser à donner le plus chaque année. »</p>
<h3><span style="color: #339966;"><strong><u>Une surprise dans l’accès à l’incubation</u></strong></span></h3>
<p>Il est vrai que le MutualHack a attiré 400 candidats lors de la première édition, puis en a attiré 1400 la seconde année avant de dépasser les 2000 lors de cette 3è édition. De quoi constituer 24 équipes de 4 à 5 membres, venant de 13 régions.</p>
<p>Dans les témoignages du jury avant l’annonce des résultats, on les découvre impressionnés par la qualité des projets, par l’engagement des candidats, et par la difficulté de se prononcer alors que les projets convaincants sont nombreux.</p>
<p>À l’issue du hackathon, trois projets ont été récompensés. </p>
<p>1ᵉʳ prix (10 000 dinars) : décerné à l’équipe Arsenal pour son projet « DockNock », une plateforme de santé innovante permettant une communication sécurisée et efficace entre les professionnels de santé et les patients.</p>
<p>2ᵉ prix (7 500 dinars) : décerné à l’équipe BitByte pour son projet de centre d’appel basé sur l’intelligence artificielle, visant à optimiser la gestion de la relation client et à automatiser les échanges. </p>
<p>3ᵉ prix (5 000 dinars) : décerné à l’équipe Rented pour son projet de plateforme de location intégrant une composante assurantielle afin de sécuriser les biens mis en location. Afin de prolonger l’impact de cette initiative, la MAE Assurances accompagnera non seulement les trois équipes gagnantes, mais également 6 autres équipes sélectionnées à travers un programme d’incubation de trois mois, conçu pour développer, structurer et accélérer leurs projets innovants</p>
<p>Et c’est alors la surprise !</p>
<p>Annoncée par Helmi Jebali, chef du département innovation, recherche et études prospectives, elle étend l’opportunité de l’incubation de 3 mois à pas moins de 6 équipes supplémentaires en plus des 3 équipes lauréates. Cette incubation sera mise en place afin d’accompagner les équipes sélectionnées dans le développement et la concrétisation de leurs solutions.</p>
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		<title>Le premier Cloud Summit se tiendra en Tunisie en septembre 2026</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/20/le-premier-cloud-summit-se-tiendra-en-tunisie-en-septembre-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:39:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Notre conviction est simple: la performance des projets repose directement sur la compétence des équipes. Beaucoup d’échecs dans les projets technologiques ne viennent pas des outils, mais d’un manque d’alignement ou de montée en compétences. C’est pourquoi nous encourageons les entreprises à investir durablement dans leurs ressources humaines, car ce sont elles qui déterminent la [&#8230;]</p>
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<div class="x_elementToProof">«Notre conviction est simple: la performance des projets repose directement sur la compétence des équipes. Beaucoup d’échecs dans les projets technologiques ne viennent pas des outils, mais d’un manque d’alignement ou de montée en compétences. C’est pourquoi nous encourageons les entreprises à investir durablement dans leurs ressources humaines, car ce sont elles qui déterminent la réussite des transformations», atteste Thouraya Sboui, fondatrice de Thouraya Group, dédié à la formation, au conseil et à l’accompagnement des organisations.</div>
<div class="x_elementToProof"> </div>
<div class="x_elementToProof"><strong>Créer des passerelles entre entreprises, experts et talents</strong></div>
<div> </div>
<div class="x_elementToProof">La vocation de Thouraya Group est ainsi d’intervenir au triple niveau Advisory, Audit et Structuration des architectures, dans le but de renforcer les compétences techniques des professionnels tout en accompagnant les entreprises dans leurs stratégies cloud, leurs enjeux de sécurité et leurs transformations digitales. Architecte cloud et cybersécurité, consultante internationale chez Microsoft, certifiée Azure Security Engineer Associate de Microsoft, ex-enseignante universitaire, conférencière et formatrice en cloud &amp; cybersécurité, Thouraya Sboui aide les cadres et ingénieurs IT à développer leurs profils pour devenir, par exemple, des consultants solides et reconnus en cloud computing. «J’aide les consultants à adopter une posture de responsabilité dans leur carrière, en continuant à se former et à évoluer, afin de rester alignés sur les attentes du marché, notamment dans des domaines en forte évolution comme le cloud et la cybersécurité», affirme-t-elle. Elle mène de front l’aspect formation/conseil/accompagnement, d’un côté, et l’aspect renforcement des compétences opérationnelles, de l’autre. Mais son implication est plus large: «Mon rôle est aussi de contribuer à créer des passerelles entre les différents acteurs &#8211; entreprises, experts et talents &#8211; à travers le partage de connaissances et la montée en compétences afin de renforcer progressivement l’écosystème local. Je suis également ouverte au conseil et à l’échange avec d’autres experts, notamment sur les stratégies de transformation cloud, au-delà de l’écosystème Azure», souligne-t-elle. Alors que l’évolution des technologies est très rapide, à commencer par l’IA, quelle est sa recette pour démocratiser l’accès aux compétences technologiques en Tunisie et en Afrique du Nord? «Mon domaine d’expertise est le cloud et la cybersécurité. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle est avant tout un accélérateur que nous utilisons pour améliorer et optimiser les services cloud et cybersécurité, mais notre cœur de valeur reste l’architecture et l’accompagnement des organisations», précise-t-elle. </div>
<div class="x_elementToProof"> </div>
<div class="x_elementToProof"><strong>Un écosystème cloud de demain pour la Tunisie </strong></div>
<div> </div>
<div class="x_elementToProof">D’où l’idée du tout premier Cloud Summit en Tunisie, probablement en septembre 2026. Un événement inédit dédié aux enjeux du cloud computing qui, selon Thouraya Sboui, changera certainement la donne en contribuant à positionner la Tunisie comme un hub émergent dans l’écosystème technologique régional. À une condition: «Dans ce contexte, il est essentiel de renforcer l’accès aux environnements d’expérimentation et aux infrastructures, que ce soit à travers les entreprises, les partenaires technologiques ou les initiatives publiques». Pensé comme un espace de rencontre et d’échange, ce sommet ambitionne de réunir experts nationaux et internationaux, décideurs et passionnés autour des transformations technologiques en cours; avec le but de créer des opportunités, de favoriser les synergies et de permettre à une nouvelle génération de talents d’accéder à des standards internationaux en matière de compétences cloud. Pour lancer l’idée, Thouraya Sboui propose un link pour un formulaire digital adressé à tous ceux qui &#8211; parmi les startups, speakers, observateurs, partenaires &#8211; se sentent intéressés par ce nouveau facteur de visibilité: «Je crois aux relations win-win, à la nécessité de mettre les points sur les ‘i’, à l’importance d’exposer les enjeux cloud et à l’opportunité que le Cloud Summit offre à l’écosystème tunisien».</div>
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		<title>Bruno Fuchs: &#8220;La Tunisie doit faire attention au taux de croissance et aux IDE&#8221;</title>
		<link>https://managers.tn/2026/01/13/bruno-fuchs-la-tunisie-doit-faire-attention-au-taux-de-croissance-et-aux-ide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 10:58:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8220;La Tunisie a beaucoup d’avantages de qualité mais il y a deux éléments sur lesquels il faut être en alerte&#8221;, avertit Bruno Fuchs lors de la 39e édition des Journées de l&#8217;Entreprise, tenues du 11 au 13 décembre 2025 à Sousse, sous le haut patronage du président Kaïs Saïed. &#8220;Le taux de croissance de la [&#8230;]</p>
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<p><em>&#8220;La Tunisie a beaucoup d’avantages de qualité mais il y a deux éléments sur lesquels il faut être en alerte&#8221;, avertit Bruno Fuchs lors de la 39e édition des Journées de l&#8217;Entreprise, tenues du 11 au 13 décembre 2025 à Sousse, sous le haut patronage du président Kaïs Saïed.</em></p>
<p>&#8220;Le taux de croissance de la Tunisie n’est pas très élevé par rapport à la moyenne africaine. Et son taux d’investissements directs étrangers (IDE) est très faible (près de 5% des IDE en Afrique). Mais il y a manifestement une aptitude à capter cette croissance à la faveur des nouvelles alliances. Il faut une volonté politique qui pousse l’entrepreneuriat et les partenariats. Il y a une vision politique de l’accompagnement, une stabilité fiscale et juridique; et cela rassure. Néanmoins, il faut se mettre à jour pour capter toutes les potentialités de partenariat et de développement&#8221;.</p>
<h3><span style="color: #367abf;"><strong> &#8220;L’Afrique est l’avenir de l’Europe&#8221;</strong></span></h3>
<p>Intervenant lors du panel ‘Speakers Tour’ sur la nouvelle économie internationale, Bruno Fuchs ne cache pas sa conviction que la Tunisie a toutes ses chances, exactement comme le continent africain dans son intégralité. À la condition de faire les bons choix face à la domination disputée entre la Chine et les USA.</p>
<p>&#8220;L’alternative régionale c’est le bloc Afrique-Europe parce que l’Afrique est l’avenir de l’Europe. Personne ne voit que d’ici 25-30 ans l’Afrique représentera un quart de la population mondiale, ni ne voit la croissance, la richesse des sols. Les USA et la Chine voient aussi l’Afrique comme l’avenir du monde mais la voient comme un lieu où on sert en minerais mais non comme un partenaire d’égal à égal. Je suis Alsacien et j’ai vu dans nos familles le souvenir des deux grandes guerres. Et c’est ce qui menace aujourd’hui cette vision universelle de coopération, de droit international, de libertés publiques…&#8221;, ajoute-t-il.</p>
<p>Il rappelle la vieille idée de ‘trilogue’ du président Giscard-d’Estaing où les pays du Moyen-Orient, les pays d’Afrique et la France-Europe porteraient des projets innovants en Afrique: &#8220;Nous voyons apparaître des pays intermédiaires qui vont jouer des rôles très importants. Une partie des négociations sur le Soudan s’est faite à Washington, et l’autre partie à Doha, Qatar. Dans les négociations sur Gaza, il y eut les initiatives franco-saoudiennes. Au Liban, c’est l’Arabie saoudite qui était en première ligne. La Tunisie aussi a un rôle géopolitique à jouer&#8221;.</p>
<h3><span style="color: #367abf;"><strong>Sécurité, chaînes de valeur, énergie et… IA</strong></span></h3>
<p>Dans ce contexte, deux grandes questions vont être des marqueurs forts des nouvelles alliances: &#8220;D’abord les alliances idéologiques alors que le président Trump favorise un grand nombre de pays souverainistes-nationalistes. Ensuite les chaînes de valeur, surtout dans l’énergie. La grande recomposition des alliances va certainement se construire autour des chaînes de valeur et de l’énergie. L’un des facteurs majeurs va être l’aptitude à avoir la souveraineté en matière d’IA. Et la vraie fracture Nord-Sud se fera autour de l’IA, aussi bien dans le contrôle des data que dans les algorithmes&#8221;.</p>
<p>Selon Fuchs, le coût des risques ira croissant: &#8220;Nous sommes en train de revenir dans le monde d’avant-guerre. Et recréer des conflits entre pays avec une logique souverainiste a un coût énorme en non-investissement, en baisse du pourcentage des revenus avec un impact sur le coût des assurances. Mais une des forces des économies émergentes, c’est qu’elles peuvent passer immédiatement au niveau le plus élevé de la maîtrise technologique. La force de l’Afrique est d’avoir les ressources (notamment démographiques) et elle a donc le choix des partenaires qu’elle veut avoir. Aujourd’hui, tout le monde est en train de solliciter l’Afrique&#8221;.</p>
<h3><span style="color: #367abf;"><strong>Diplomatie économique et diplomatie citoyenne</strong></span></h3>
<p>Selon lui, la diplomatie économique est la clé du développement des pays, spécialement en Afrique: «Le continent connaît une croissance démographique extrêmement forte alors que la Chine va perdre de 300 à 500 millions d’habitants dans les 30-40 années à venir. En Afrique, la moitié de la population a moins de 20 ans».</p>
<p>Il pose le problème selon l’angle nouveau de la diplomatie citoyenne: «La question est de savoir comment intégrer tous ces jeunes Africains sur le plan économique et sur celui de leur engagement citoyen. Ici, je crois beaucoup à la diplomatie citoyenne. C’est en cela que dans une grande partie des actions que je mène en France (comme passerelle vers l’Afrique) j&#8217;insiste sur la prise en compte des convictions profondes des citoyens à propos de sujets comme l’énergie, l’insertion professionnelle, les violences dans la société&#8230; Malheureusement, peu de systèmes identifiés prennent cette énergie citoyenne suffisamment en compte aujourd’hui mais les corps intermédiaires (régions, associations…) peuvent aider à traduire ces énergies en projets et ces projets en actions».</p>








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		<title>Riadh Jouini, fondateur de NartaQ: architect, matchmaker, mover and shaker</title>
		<link>https://managers.tn/2025/12/03/riadh-jouini-fondateur-de-nartaq-architect-matchmaker-mover-and-shaker/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:34:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la jungle numérique où les failles se monnayent au prix fort et où les hackers guettent la moindre brèche, mieux vaut avoir un éclaireur qu’un simple fournisseur de services. Riadh Jouini fait partie de ces guides qui savent exactement où regarder, où renforcer, où anticiper. Son parcours force le respect: fondateur et CEO de [&#8230;]</p>
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<p>Dans la jungle numérique où les failles se monnayent au prix fort et où les hackers guettent la moindre brèche, mieux vaut avoir un éclaireur qu’un simple fournisseur de services. Riadh Jouini fait partie de ces guides qui savent exactement où regarder, où renforcer, où anticiper.</p>
<p>Son parcours force le respect: fondateur et CEO de NartaQ, Senior Cloud Security Architect chez Sysdig, auteur de deux ouvrages remarqués dans l’univers de la tech (<em>Empowering Minds</em> et <em>Beta Democracy</em>), il a également cumulé des responsabilités d’architecture et de pilotage IT chez BNP Paribas, Enedis, IBM, Société Générale ou encore Kering. Partout, on lui a confié des systèmes critiques, complexes et sensibles.</p>
<p>Mais un CV ne dit jamais tout. Riadh Jouini résume lui-même le fil rouge de ses vies professionnelles: «Avec plus de dix ans d&#8217;expérience en tant qu&#8217;architecte informatique et de sécurité pour des leaders mondiaux, j&#8217;ai construit des systèmes complexes, sécurisés et évolutifs. Avec NartaQ, ma mission est d&#8217;appliquer la même rigueur pour reconstruire une infrastructure alimentée par l’IA, transparente et fondée sur le mérite».</p>
<p><strong>Stratège des données et des démocraties numériques</strong></p>
<p>Avec NartaQ, Riadh Jouini ne se contente pas d’ajouter une plateforme de plus à l’écosystème d’investissement. Il signe la première place de marché d’investissement pensée dès l’origine pour l’Afrique et les pays émergents. L’outil s’appuie sur l’intelligence artificielle pour rapprocher fondateurs et investisseurs, rationaliser la due diligence et automatiser une grande partie de l’exécution des transactions. Mais l’homme n’est pas qu’un architecte de systèmes complexes; c’est aussi un théoricien du numérique. Auteur de deux ouvrages dont le techno-politique <em>Beta Democracy</em>, dans lequel il décrit le basculement d’un monde régi par la «legacy» des institutions classiques vers un univers façonné par les plateformes digitales. Au cœur de sa réflexion: ce «système de <em>behavioral engineering</em>» par lequel les réseaux sociaux orientent subtilement nos décisions, loin des mécanismes de délibération démocratique traditionnels.</p>
<p>Cette posture de stratège ne l’empêche pas d’être un homme d’action. Entrepreneur, il cofonde en 2025 à Paris NartaQ, du verbe arabe <em>nartaqî</em>, «s’élever». La jeune pousse réunit aujourd’hui une quinzaine de personnes autour d’une promesse simple: permettre à un investisseur, où qu’il se trouve, d’identifier en quelques clics la startup qu’il recherche, grâce à une plateforme de mise en relation fondée sur l’IA, la blockchain et une architecture entièrement décentralisée.</p>
<p><strong>Une décentralisation qui dépoussière le matchmaking</strong></p>
<p>Dans l’univers de NartaQ, «décentraliser» ne relève pas du slogan, mais de l’architecture même de la plateforme. Riadh Jouini précise: «Nos concurrents, directs ou indirects, fonctionnent encore sur des schémas centralisés: ce sont les personnes “du bon réseau” qui, par relations et bouche-à-oreille, finissent par trouver l’investisseur. Si l’on veut instaurer un environnement réellement équitable, il faut rompre avec cette logique. D’où notre choix d’un système décentralisé: la startup renseigne son pitch deck, un lien est généré et mis à la disposition de l’investisseur, qui consulte les informations sur le projet et l’équipe, puis attribue un score. En fonction de la maturité de ce score, nous décidons de faire matcher – ou non – la startup avec l’investisseur. Si le niveau est suffisant, le projet est catégorisé et proposé dans son segment, avec des critères très fins côté investisseurs. S’il est encore en deçà, deux cas de figure: lorsqu’il est proche du seuil, nous l’orientons vers des accélérateurs et structures d’accompagnement; lorsqu’il en est loin, nous le basculons sur un mode SaaS, avec un reporting détaillé des causes de non-maturité et des outils d’IA pour aider la startup à améliorer son score».</p>
<p>Reste la question clé: sur quels modèles NartaQ entraîne-t-il son système de scoring?<br />«Nous avons utilisé des jeux de données existants, très proches de ce que nous recherchons, explique Riadh Jouini. Certains concurrents offrent déjà la possibilité de scanner des pitch decks: nous en prélevons des fragments pour bâtir notre propre base, structurée selon nos critères. Nous avons conçu notre propre modèle de pitch deck, aligné sur les standards les plus exigeants, puis demandé à l’IA d’apprendre à en extraire les données pertinentes par catégorie, en s’appuyant sur des jeux de données de startup déjà disponibles. Nous disposons aujourd’hui de centaines de milliers de données prêtes à l’emploi. Pendant la phase de test, nous avons commencé à fédérer notre propre communauté».</p>
<p>Cette communauté est entretenue par un pôle dédié au <em>customer success</em>. Un profil issu de Microsoft doit d’ailleurs rejoindre prochainement l’équipe pour suivre ces “success stories” et répondre aux nombreuses questions des jeunes pousses déjà présentes sur la plateforme, qui attendent avec impatience la sortie du MVP annoncée pour le 15 décembre.<br />«Nous avons d’abord développé le MVP, puis structuré la partie <em>customer success</em>, précise Riadh Jouini. Rien qu’avec la phase de <em>project release</em>, nous avons enregistré beaucoup d’adhésions. Nous nous appuyons sur cette base pour créer de l’engagement avec les startups, comprendre leurs problématiques, les accompagner et nous assurer de la qualité de ce qu’elles produisent».</p>
<p><strong>L’autoformation continue comme ligne de vie</strong></p>
<p>Quand on échange avec Riadh Jouini, rien ne laisse penser que l’on a affaire à un autodidacte de la tech. Vocabulaire chirurgical, références pointues, vision d’architecte. Pourtant, il revendique ce parcours hors cadre: «C’est le prix de plusieurs nuits blanches à fouiller des livres», sourit-il.</p>
<p>Son travail de Senior Cloud Security Architect s’organise en séquences très structurées. D’abord la <em>discovery</em>: comprendre les réglementations qui encadrent les flux de données, entrantes et sortantes. Ensuite l’analyse fine des infrastructures qui les hébergent, puis un audit technique poussé. Ce n’est qu’après ce diagnostic qu’il est mandaté pour déployer les solutions de Sysdig, capables de détecter une attaque en temps réel. «Avant, lorsqu’un gouvernement, une entreprise ou un site se faisait hacker, on s’en rendait compte pendant ou après l’attaque. La solution open source de Sysdig, utilisée par Apple, Microsoft ou plusieurs gouvernements, permet de voir qui attaque, quand, et de couper immédiatement les chemins d’accès aux données sensibles».</p>
<p>Ce niveau d’expertise à la fois en matière de cybersécurité que du métier bancaire lui a valu être sollicité par Sysdig sur réputation, après un parcours chez les géants du secteur tels que IBM, BNP Paribas, Kering… et des projets à plusieurs dizaines de millions d’euros. «La partie la plus complexe, explique-t-il, c’est de respecter la densité réglementaire et les procédures opérationnelles, parfois très lourdes. Après, c’est un processus d’autoformation qui ne s’arrête jamais». D’autant que, autour de lui, l’exigence est soutenue: «Chez Sysdig, nous avons des anciens de Google, Amazon, Microsoft… Des profils brillants auprès desquels on apprend tous les jours».</p>
<p><strong>Les deux jardins secrets de Riadh</strong></p>
<p>Au milieu de la complexité cyber, Riadh, dont le prénom signifie «jardins», cultive deux terrains intimes. Le premier est tourné vers les jeunes talents. Il regrette de voir, dans les grandes entreprises françaises et américaines, tant de cerveaux africains – et tunisiens – brillants mais déracinés. Il veut leur offrir plus de visibilité, soutenir les startups par des labels, sponsoriser des événements, accompagner un maximum de jeunes et les convaincre de rester en Tunisie ou d’y revenir pour y bâtir des projets tech.</p>
<p>Le second jardin est celui de sa propre projection. Dans cinq ans, il se voit entrepreneur à temps plein, à la tête d’un NartaQ réalisant entre 150 et 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, porté par une équipe de 300 à 400 personnes, moitié humains, moitié «entités IA». Il se rêve focalisé sur la deep tech, avec une plateforme conçue avant tout comme une stratégie d’IA et de workflows réutilisables. À condition, dit-il, que les mentalités évoluent et que les talents acceptent de construire ici: «La tech peut élever le niveau de vie, transformer l’administration, l’énergie, l’agriculture. Encore faut-il choisir de le faire chez nous».</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2025/12/03/riadh-jouini-fondateur-de-nartaq-architect-matchmaker-mover-and-shaker/">Riadh Jouini, fondateur de NartaQ: architect, matchmaker, mover and shaker</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<item>
		<title>Journée de l’entrepreneuriat féminin: célébrer, connecter et soutenir les femmes entrepreneures</title>
		<link>https://managers.tn/2025/11/20/journee-de-lentrepreneuriat-feminin-celebrer-connecter-et-soutenir-les-femmes-entrepreneures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 08:29:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Journée de l’entrepreneuriat féminin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«C’est un espace où les femmes se projettent, car, depuis 20 ans, la CCIT porte leur voix, les accompagne, fait le plaidoyer permanent de l’entrepreneuriat féminin comme force de proposition et de partenariat sur le plan local, régional et international», assure Dalenda Mekki, DC de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, à l’ouverture [&#8230;]</p>
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<p>«C’est un espace où les femmes se projettent, car, depuis 20 ans, la CCIT porte leur voix, les accompagne, fait le plaidoyer permanent de l’entrepreneuriat féminin comme force de proposition et de partenariat sur le plan local, régional et international», assure Dalenda Mekki, DC de la Chambre de commerce et d’industrie de Tunis, à l’ouverture de l’événement ‘Femmes, innovation et transition durable: entreprendre autrement’ organisé dans le cadre de la Journée mondiale de l’entrepreneuriat féminin le 19 novembre 2025 à l’Utica.</p>
<p> <img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-105488 aligncenter" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-300x200.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-1024x683.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-768x512.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-1536x1024.jpg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-2048x1365.jpg 2048w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-750x500.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2025/11/1000031395-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Coorganisé par l’ONG WomenVai, la CCIT et la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise (CNFCE) avec la participation de la Commission des femmes ingénieures (WIE) et à l’initiative de la Women’s Entrepreneurship Day Organization (WEDO), l’événement a accueilli les femmes entrepreneures et actrices de l’écosystème entrepreneurial pour célébrer, connecter et soutenir les femmes entrepreneures dans le monde entier.</p>
<p>«Célébrée dans plus de 150 pays, cette journée met en lumière la femme qui innove et qui s’intègre dans la dynamique nationale, régionale et internationale. Pour aller plus loin, il faut lever les obstacles qui se dressent devant elles», rappelle Leila Belkhiria Jaber, présidente de la Chambre nationale des femmes cheffes d’entreprise.</p>
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<p>Citant Bourguiba quand il disait que la femme était la fierté de son œuvre, Ramla Chemli, trésorière de la CCIT, promet que la femme cheffe d’entreprise restera au centre des intérêts de la CCIT.</p>
<p>Yvette Ramos, présidente de WomenVai, regrette que 90% des entreprises soient entre les mains des hommes et que les femmes aient encore un long chemin à parcourir pour gagner du terrain.</p>
<p>Lidia Zakowska, présidente de la Fédération mondiale des organisations d’ingénieur.e. s, souligne l’énergie positive des femmes et leurs succès exponentiels ces 30 dernières années après l’introduction de la notion de genre</p>
<p>Wejdane Ben Ayed, chargée de la DG des Affaires de la femme et de la famille et représentante de la ministre de la Famille, de la Femme, de l&#8217;Enfance et des Personnes âgées, soutient que la ministre a mené un travail stratégique en 2025 pour soutenir les femmes entrepreneures et les femmes rurales à l’horizon 2030: «L’ambition de notre ministre est d’aller bien au-delà du taux de 12% de femmes dans le domaine de l’entrepreneuriat en Tunisie. Le programme ‘Râîdêt’, avec ses 6000 projets tous secteurs confondus et son soutien à l’accès des femmes aux chaînes de valeur, va se poursuivre, notamment dans le but de dynamiser le développement régional».</p>
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<p>La journée a été l’occasion de l’officialisation de partenariats et la signature officielle d’une convention de partenariat bilatérale CCIT/CNFCE et d’un protocole d’accord tripartite CCIT/CNFCE/WomenVai, avant la session plénière sur l’entrepreneuriat féminin en Tunisie: retour sur les principaux leviers de croissance et les défis à l’ère de la digitalisation et de l’IA. Anis Zahraz, expert international en entrepreneuriat féminin et égalité de genre, a souligné que si nous ne formons pas les femmes à l’IA, elles seront largement défavorisées dans le domaine de l’entrepreneuriat au cours des années qui viennent.</p>
<p>Lors de la première session ‘Femmes entrepreneures &amp; IA pour une transition durable – Innovations vertes, agriculture intelligente, technologies à impact et adaptation climatique’, Sahar Mechri, ED de <em>Managers</em>, a présenté son engagement pour un entrepreneuriat féminin à fort impact, via le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie et l’African ESG Summit pour bâtir une économie inclusive et résiliente.</p>
<p>Asma Brini a exploré le rôle de l’IA responsable et des solutions numériques à impact dans la transformation des territoires et a mis en lumière les leviers concrets pour une innovation inclusive et impactante.</p>
<p>Betty Azzarelli-Bonnardel, CEO de Farmer Charlie UK, a présenté son approche de la smart agriculture comme levier d’innovation durable, au service de la sécurité alimentaire, de l’adaptation climatique et de l’autonomisation des femmes rurales.</p>
<p>Zaida Sammoud, CEO de Hiba Consulting Tunisie, a mis en lumière le rôle des femmes dans la transformation numérique et durable des économies locales.</p>
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<p>Houaida Gharbi, CEO d&#8217;Uptitude et présidente du consortium WETIC, a partagé son expérience dans la structuration du premier consortium tunisien de femmes dans les TIC (WETIC) et son rôle dans la promotion de l’innovation collaborative en Tunisie et en Afrique.</p>
<p>La 2e session a exposé plusieurs success stories d’entrepreneuriat féminin en Tunisie. La 3e session a présenté un atelier participatif sur les besoins, leviers et passerelles à (re)construire pour les femmes entrepreneures dans un contexte de transformation.</p>
<p>Les résultats attendus de la journée sont une meilleure visibilité des entrepreneures tunisiennes engagées pour une économie durable, une connexion renforcée entre réseaux locaux et internationaux, une boîte à outils d’idées concrètes et de recommandations pour renforcer l’écosystème féminin et une feuille de route commune pour des actions futures (formations, collaborations, mentorat).</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>IPDays x GITS 2025: un tournant international pour l&#8217;écosystème entrepreneurial tunisien et africain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 10:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[IPdays]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Cette 4e édition des IPDays se tient sur le thème fédérateur de ‘L’international’ alors que ce vocable n’est plus seulement une inspiration mais une réelle nécessité stratégique, une voie vers la résilience économique et surtout une promesse de croissance inclusive pour les entrepreneurs africains et méditerranéens», atteste Douja Gharbi, CEO de RedStart Tunisie, qui a [&#8230;]</p>
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<p>«Cette 4e édition des IPDays se tient sur le thème fédérateur de ‘L’international’ alors que ce vocable n’est plus seulement une inspiration mais une réelle nécessité stratégique, une voie vers la résilience économique et surtout une promesse de croissance inclusive pour les entrepreneurs africains et méditerranéens», atteste Douja Gharbi, CEO de RedStart Tunisie, qui a organisé la 4e édition des Journées de l&#8217;innovation et du partenariat IPDays x GITS 2025, les 12 et 13 novembre 2025 à Tunis.</p>
<p>Selon elle, l’année 2025 marque un tournant majeur pour RedStart Tunisie qui -grâce au projet Qawafel, financé par l’AFD et mis en œuvre par Expertise France- a lancé AfriStart, un programme ambitieux d’accompagnement à l’internationalisation. Il a permis à des startups et PME tunisiennes innovantes (issues des secteurs EdTech, services technologiques, logistique, GreenTech) de franchir une étape cruciale: penser au-delà des frontières nationales.</p>
<p><strong>Penser au-delà des frontières nationales </strong></p>
<p>Les intervenants se succèdent pour signifier leur adhésion totale à cette idée. Assem Kamel, CEO de Seketak Solutions Egypt, le dit clairement: «J’ai toujours cru au potentiel de notre région. Je me suis toujours demandé ce qui se passerait si les Africains se connectaient ensemble pour prospecter d’autres marchés. Nous avons regénéré la collaboration transfrontalière et nous avons émergé avec une même vision, des partenariats, des investissements…». Mazen Al Kassem, Team Leader &amp; Key Expert Qawafel, affirme que son organisme est partie prenante dans le soutien de cette initiative avec un financement par l’AFD et une mise en œuvre par Expertise France: «Nous travaillons selon une approche intégrée Formation/Coaching/Terrain par laquelle nous pouvons, avec nos partenaires, transformer la vision de l’exportation». Abdou Samba, responsable du pôle secteur financier de l&#8217;Agence française de développement (AFD) à Tunis, estime que «c’est un thème capital que nos partenaires de RedStart ont choisi pour les IPDays &amp; GITS 2025 avec le soutien du projet Qawafel. Dès mon arrivée en Tunisie, j’ai défendu avec eux l’idée que l’expansion à l’international n’est plus un choix, elle est indispensable».</p>
<p>Quant à Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des exportations, il ne lésine pas sur les encouragements: «Cet événement IPDays &amp; GITS 2025 est une opportunité pour partager les idées et les expériences. Il prouve que l’innovation est un pilier de la souveraineté nationale et mérite sa place dans l’environnement régional. Nous avons une vision nationale où l’innovation est la locomotive de notre économie. Cinq entreprises tunisiennes œuvrant dans l’IA ont remporté des prix internationaux et cela veut dire que le talent tunisien est capable de s’imposer dans le sens des 3 piliers de l’économie tunisienne: l’économie intelligente, l’économie verte, l’ouverture sur l’international. Et cela nécessite la mobilisation de tous. Pas seulement sur le plan technologique mais aussi dans le renforcement de la culture de l’innovation».</p>
<p><strong>Enjeux critiques et leviers opérationnels</strong></p>
<p>Au cours du panel d’ouverture sur les enjeux critiques et les leviers opérationnels de la stratégie d’accès aux marchés internationaux, les autres intervenants se sont attardés sur les défis omniprésents qu’entraîne l’internationalisation, surtout vers l’Afrique.</p>
<p>Aslan Berjeb, président de la Conect, décrit la question de la réglementation du change comme un boulet d’acier ferré aux jambes de l’entrepreneur, qui est déjà handicapé par le manque de coordination sur les choix/destination/timing… entre les ministères, les organisations, les entrepreneurs… «Et quand on parle de diplomatie économique, on ne pense pas assez à l’apport de notre diaspora. La diplomatie économique, cet art de décrocher de nouveaux marchés, a besoin de tous les ‘artistes’ qui constituent le partenariat public-privé et de la diaspora qui demeure une boussole pour l’internationalisation des entreprises», ajoute-t-il.</p>
<p>Houda Trabelsi, directeur conseiller auprès de DG Tunisia Export-Cepex, rappelle que cette institution publique, qui a 53 ans d’expérience et d’expertise dans la promotion du made in Tunisia, a des ressources limitées alors qu’elle doit veiller à la cohérence entre les différents partenaires: «On ne peut pas réussir à l’international sans positionnement stratégique à l’export. C’est pour cela que le Cepex, avec les autres intervenants, véhicule des projets de partenariat avec les bailleurs de fonds internationaux».</p>
<p>Mourad Belhassen, DG de la Diplomatie économique et culturelle au ministère des Affaires étrangères, souligne que les missions diplomatiques servent à la représentation et l’observation pour identifier les opportunités: «Tous les diplomates ont suivi une formation dans ce sens. Le but est d’aller vers les créneaux qui intéressent la Tunisie en se faisant aider par le Cepex, la FIPA, l’ONTT… À travers eux, nous essayons de mettre sur pied une approche bien articulée de ces marchés. Nous sommes parvenus à identifier 3 challenges auxquels doivent faire face les jeunes entrepreneurs à l’étranger. la concurrence et la compétitivité, la diversification des marchés, la coordination de tous les partenaires tunisiens impliqués dans l’international».</p>
<p>Majdi Hassen, directeur exécutif IACE, estime que nous avons besoin d’une synergie PPP. Après la sortie de crise de 2010, l’exportation et l’implémentation des entreprises tunisiennes à l’étranger étaient la réponse. Mais il fallait répondre à une question: qui peut faire de l’export? Il faut des champions pour amener, derrière eux, tout un tissu de PME innovantes. Nous devons également assurer une meilleure coordination locale. Les entreprises aussi doivent apprendre à travailler ensemble. Surtout, l’intelligence et la diplomatie économiques sont essentielles».</p>
<p>Ruth Muriithi, responsable de l’Économie de la connaissance et de l’innovation, Konza Technopolis Kenya, présente son agence publique articulée autour d’une smart city avec des fonds privés, des hubs d’innovation dans l’économie digitale et verte: «Nous avons le souci-clé de bien comprendre le marché. Nous sommes ici pour trouver des partenariats avec la Tunisie. Des startups tunisiennes nous ont rendu visite au Kenya et nous leur assurons que les entreprises tunisiennes peuvent avoir accès, chez nous, à toutes les infos nécessaires à leur implantation. Il est très important pour nous de nouer un partenariat stratégique entre nos deux gouvernements et nous sommes prêts à signer des accords avec les parcs technologiques tunisiens».</p>
<p> </p>
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		<title>IPDays: think global, act local</title>
		<link>https://managers.tn/2025/11/18/ipdays-think-global-act-local/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 09:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[IPdays]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«L’Afrique représente indéniablement une très grande opportunité. Nous sommes présents au Kenya, en RDC, en Mauritanie, au Sénégal et en Tunisie. Le projet est en 3 composantes: accompagnement, internationalisation, environnement propice. Car Qawafel se définit comme une dynamo pour l’innovation et nous avons une vision globale à travers notre vision Afrique», atteste Belhassen Jouini, responsable [&#8230;]</p>
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<p>«L’Afrique représente indéniablement une très grande opportunité. Nous sommes présents au Kenya, en RDC, en Mauritanie, au Sénégal et en Tunisie. Le projet est en 3 composantes: accompagnement, internationalisation, environnement propice. Car Qawafel se définit comme une dynamo pour l’innovation et nous avons une vision globale à travers notre vision Afrique», atteste Belhassen Jouini, responsable principal des subventions Qawafel pour l’internationalisation des PME, lors du deuxième panel qui s’attache aux questions les plus pratiques lors de la 4e édition des Journées de l&#8217;innovation et du partenariat IPDays x GITS 2025, organisée par RedStart Tunisie les 12 et 13 novembre 2025 à Tunis, sur le thème ‘L&#8217;international’.</p>
<p><strong>Tout le monde sur le terrain!</strong></p>
<p>Cette édition affiche l’ambition de marquer un tournant stratégique pour l&#8217;écosystème entrepreneurial tunisien et africain. Wafa Bchir, CEO de Connect Innov, Program Lead Expan’Africa, décrit la voie pour y parvenir: «Quand nous avons voulu aller plus loin vers le continent africain, Qawafel nous a aidés dans notre visée du Sénégal et de la Mauritanie où nous avons sélectionné une dizaine de PME et startups. Nous avons mené des études de marché puis nous avons débattu avec des acteurs du secteur de la santé (hôpitaux, distributeurs, institutions…) via des rencontres B2B, podcasts, webinaires… Nous avons organisé des voyages immersifs avec plus de 20 contrats et 6 appels d’offres. Les 10 entreprises ont trouvé des partenaires locaux qui les représentent désormais. Nous avons amené des experts et nous avons organisé des échanges entre les entreprises».</p>
<p>Ce travail sur le terrain trouve sa place dans la logique de Mike Bondo, responsable accompagnement entrepreneurial, Silikin Village, RDC: «Il y a deux mois, nous avons accueilli un événement similaire en RDC et nous avons mis en place un programme d’accompagnement structuré pour les secteurs-clés. Il apparait évident que nous avons tous les mêmes besoins et il est important de venir voir ici, en Tunisie, la réalité des choses. C’est notre présence sur le terrain et le contact direct avec les acteurs qui permettent de tester le marché».</p>
<p><strong>Les 3 enseignements de Lead Wing4Africa et FET </strong></p>
<p>Sahar Mechri, Program Lead Wing4Africa, Femmes Entrepreneures de Tunisie, retrace son soutien des IPDays: «J’ai vu naître les IPDays et, aujourd’hui, je les vois s’internationaliser. Avec les programmes Femmes Entrepreneures de Tunisie et Lead Wing4Africa, nous avons également appris au cours des années. Nous en sommes sortis avec 3 enseignements. Primo, comment pallier le problème de manque d’infos éprouvé par les entrepreneurs. Nous avons pressenti l’importance de l’intelligence économique, du dit et du non-dit, des infos pratiques que l’on ne peut pas trouver dans les rapports. Secundo, je me rappelle de ces emballages qu’une entreprise a dû changer parce qu’ils étaient ostentatoires du point de vue de la culture locale. Et nous avons compris la nécessité de trouver des partenaires locaux ancrés dans l’écosystème et ayant de la crédibilité auprès des institutions. Cela nous a fait éviter bien des erreurs et nous a fait gagner du temps. Tertio, être attentif à la phase contrat car il y a beaucoup de coûts cachés et il faut s’interroger sur le mécanisme de paiement et les assurances; c’est là que des entreprises ont perdu beaucoup de temps et d’argent».</p>
<p>Khaled Mehiri, coordinateur GET&#8217;iT, programme Prop&#8217;A, insiste particulièrement sur la valeur du temps pour travailler dans le continent: «Nous travaillons avec Qawafel et d’autres bailleurs pour la prospection, et nous faisons gagner beaucoup de temps aux entreprises. En Afrique de l’Ouest, au lieu des partenaires classiques, nous avons eu recours à un contact local qui avait de l’entregent pour nous aider dans des rendez-vous ciblés. Mais, quand même, nous n’avons pu signer nos deux premiers contrats qu’après la troisième action que nous avons menée. C’est ainsi; en Afrique, les résultats mettent du temps avant d&#8217;être atteints».</p>
<p>Abir Azzi, consultante ONUDI, Programme Creative Tunisia, expose le cas de l’artisanat comme cas particulier de l’internationalisation: «Notre programme travaille sur l’authenticité de l’artisanat et sur son savoir-faire. Aller à l’international nécessite de nombreux outils alors que la concurrence vend à des prix serrés. Les atouts de la Tunisie sont ses créateurs locaux, ses artisans, ses designers… et, ensemble, ils sont capables de présenter la Tunisie comme un pôle créatif dans ce secteur. En Afrique, nous arrivons avec beaucoup d’améliorations pour parvenir à proposer des produits concurrentiels, exigeants en qualité. Mais il faut saisir le fait que la préparation de l’internationalisation nécessite beaucoup de travail en amont».</p>
<p> </p>
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