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		<title>&#8220;Tunisie, Terre de Saveurs&#8221;: des entreprises tunisiennes à la conquête des marchés européens à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Communiqué de presse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 15:24:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Huile Dolive]]></category>
		<category><![CDATA[internationalisation]]></category>
		<category><![CDATA[Marché Européen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous la bannière &#8220;Tunisie, terre des saveurs&#8221;, neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026. Six entreprises de la filière huile d’olive et trois entreprises spécialisées dans les dattes et leurs dérivés présenteront une offre tunisienne qui conjugue qualité, savoir-faire [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/14/tunisie-terre-de-saveurs-des-entreprises-tunisiennes-a-la-conquete-des-marches-europeens-a-paris/">&#8220;Tunisie, Terre de Saveurs&#8221;: des entreprises tunisiennes à la conquête des marchés européens à Paris</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p>Sous la bannière &#8220;Tunisie, terre des saveurs&#8221;, neuf entreprises tunisiennes spécialisées dans l’huile d’olive, les dattes et leurs produits dérivés se réunissent à Paris du 16 au 21 octobre 2026. Six entreprises de la filière huile d’olive et trois entreprises spécialisées dans les dattes et leurs dérivés présenteront une offre tunisienne qui conjugue qualité, savoir-faire et innovation. À travers cette initiative, l’ambition est de renforcer la visibilité de ces produits emblématiques de la Tunisie auprès des consommateurs et des professionnels européens et de créer de nouvelles opportunités commerciales sur les marchés européens.</p>
<h3><strong>Trois temps forts pour faire découvrir les saveurs tunisiennes</strong></h3>
<ul>
<li><strong><em>Du 16 au 18 octobre 2026, &#8220;Tunisie, Terre de Saveurs&#8221;: à la découverte des saveurs tunisiennes au Centre Beaugrenelle Paris</em></strong></li>
</ul>
<p>Les entreprises participantes seront présentes au Centre Beaugrenelle Paris à l’occasion de trois journées d’exposition, de dégustation et de découverte. Les visiteurs pourront découvrir une sélection d’huiles d’olive extra vierges, de dattes Deglet Nour et de produits dérivés, tout en échangeant directement avec les entreprises participantes.</p>
<ul>
<li><strong>Le 16 octobre 2026, &#8220;Tunisie, Terre de Saveurs&#8221;: la gastronomie tunisienne s’invite au Cordon Bleu Paris</strong></li>
</ul>
<p>Une expérience gastronomique sera également organisée à Le Cordon Bleu Paris &#8211; École de cuisine, arts culinaires et management hôtelier, autour de créations culinaires préparées par un chef étoilé à partir des produits des entreprises participantes. Cette rencontre permettra de mettre en valeur les produits tunisiens autrement, à travers leurs qualités gustatives, leur diversité et les histoires qui se cachent derrière leur production.</p>
<ul>
<li><em><strong>Du 19 au 21 octobre 2026, &#8220;</strong></em><em><strong>Tunisie, Terre de Saveurs&#8221;: à la conquête des marchés internationaux au SIAL </strong></em><em><strong>Paris</strong></em></li>
</ul>
<p>Les entreprises poursuivront leur démarche de prospection au SIAL Paris 2026, l’un des rendez-vous internationaux majeurs de l’industrie agroalimentaire, à la rencontre d’acheteurs, de distributeurs et de partenaires commerciaux.</p>
<h3><strong>Neuf entreprises tunisiennes, une même ambition</strong></h3>
<p style="text-align: center;"><em>Filière huile d’olive</em><br />1. Daoud Grove : daoudgrove.com<br />2. Greatlines « Firma » : Firma.com<br />3. Ferme Ali Sfar « Tesoro Del Rio » : tesorodelrio.com<br />4. Oléa Amiri : oleaamiri.com<br />5. Olyfo : olyfo.com<br />6. Garrach Food « NARA » : nara-oliveoil.com</p>
<p style="text-align: center;"><em>Filière dattes et dérivés</em><br />1. Tazart : tazart.tn<br />2. Bra Dattes – Bra International : bradates.com<br />3. Ben Moussa Dattes</p>
<h3><strong>« L’internationalisation des entreprises tunisiennes au cœur d’un appui et d’un partenariat institutionnels »</strong></h3>
<p>Cette initiative « Tunisie, Terre de Saveurs », portée par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME), s’inscrit pleinement dans les orientations de la Stratégie industrielle et d’innovation à l’horizon 2035, qui vise notamment à favoriser l’internationalisation des entreprises tunisiennes, à renforcer leur compétitivité et à soutenir leur accès aux marchés internationaux.</p>
<p>Elle s’inscrit également dans le cadre de la mission EXPORTI de la composante « Appui à la Modernisation de l’Industrie Tunisienne » (AMIT) du Programme d’Appui à la Compétitivité et aux Exportations (PACE), relevant du projet « Croissance Qualitative pour l’Emploi » (CQE), financé par l’Union européenne et le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mis en œuvre par la GIZ, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie (MIME).</p>
<p>La mise en œuvre de cette initiative est réalisée en collaboration avec l’Ambassade de Tunisie en France, À travers cette mission, les partenaires souhaitent renforcer la visibilité et le positionnement de l’offre tunisienne sur les marchés européens, accompagner l’internationalisation des entreprises participantes et favoriser le développement de nouvelles opportunités commerciales autour de produits tunisiens à plus forte valeur ajoutée.</p>
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		<item>
		<title>AdaptAction: lancement d&#8217;un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/14/adaptaction-lancement-dun-projet-de-150-000-euros-pour-renforcer-ladaptation-climatique-des-territoires-ruraux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Communiqué de presse]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:58:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Acamed]]></category>
		<category><![CDATA[ADAPT ACTION]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/14/adaptaction-lancement-dun-projet-de-150-000-euros-pour-renforcer-ladaptation-climatique-des-territoires-ruraux/">AdaptAction: lancement d&#8217;un projet de 150 000 euros pour renforcer l’adaptation climatique des territoires ruraux</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p>L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce mardi 13 octobre une convention de financement pour la mise en œuvre d’un projet consacré à la capitalisation des savoirs agroécologiques et des pratiques locales au service de l’adaptation des territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée au changement climatique.</p>
<figure id="attachment_124574" aria-describedby="caption-attachment-124574" style="width: 750px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-jnews-750x536 wp-image-124574" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/Signature-AdaptAction-750x536.jpg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/Signature-AdaptAction-750x536.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/Signature-AdaptAction-120x86.jpg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/Signature-AdaptAction-350x250.jpg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/Signature-AdaptAction-1140x815.jpg 1140w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-124574" class="wp-caption-text"><em>Moment de la signature.</em></figcaption></figure>
<p>D’un montant total de 150 000 euros, ce projet est cofinancé par l’OSS, la France, à travers l’AFD, et l’Union européenne. La cérémonie s’est déroulée au siège de l’OSS à Tunis, en présence de Nabil Ben Khatra, Secrétaire Exécutif de l’OSS, de S.E. Anne Guéguen, Ambassadrice de France en Tunisie et de Christophe Cottet, Directeur de l’AFD en Tunisie. Cette signature illustre l’engagement commun de la France, à travers l’AFD, et de l’Union<br />européenne aux côtés de l’OSS.</p>
<p>Pour la France et pour l’Union européenne, soutenir l’adaptation au changement climatique, c’est d’abord s’engager aux côtés de celles et ceux qui y font face au quotidien. Mis en œuvre par l’OSS dans le cadre du programme AdaptAction–ACAMED, co-financé par l’AFD et par l’Union européenne, le projet répond à un enjeu concret pour les territoires ruraux de la rive sud de la Méditerranée : mieux valoriser les connaissances et les pratiques développées localement pour faire face à la rareté de l’eau, aux sécheresses, à la dégradation des sols et à la fragilisation des systèmes agricoles. Ces savoirs existent, mais restent souvent dispersés, insuffisamment documentés ou peu pris en compte dans les politiques publiques. Le projet vise à les structurer, à en analyser la portée et à les rendre plus directement mobilisables dans la décision publique.</p>
<p>Le projet portera notamment sur les savoirs liés à la gestion de l’eau et des sols, aux semences, à l’agrobiodiversité, aux systèmes oasiens, aux plantes utiles et aux pratiques de transformation et de conservation des produits locaux. Il analysera également des expériences méditerranéennes afin d’identifier les conditions permettant aux solutions les plus pertinentes d’être reconnues, adaptées à d’autres contextes ou déployées à plus grande échelle. Une attention particulière sera portée aux conditions dans lesquelles ces savoirs sont détenus et transmis, notamment au rôle des femmes dans la gestion de l’eau, la préservation des semences, la transformation des<br />produits et la transmission des connaissances.</p>
<p>L’objectif est de disposer d’une lecture plus complète des réalités territoriales et d’en tenir compte dans les recommandations destinées aux politiques d’adaptation. Cette démarche donnera lieu à un corpus analytique sur les savoirs agroécologiques, à un bilan comparatif des expériences méditerranéennes et à l’organisation d’une table ronde régionale associant chercheurs, décideurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile, praticiens et représentants des territoires. </p>
<p>À travers cet engagement commun, la France et l’Union européenne réaffirment leur soutien à leurs partenaires africains et méditerranéens face à un défi qui concerne les deux rives. Les enseignements du projet seront partagés avec l’ensemble des pays membres de l’OSS.</p>
<p>Le projet contribuera à mieux intégrer les savoirs agroécologiques et les pratiques locales dans les stratégies d’adaptation de la rive sud de la Méditerranée (Syrie, Liban, Palestine, Jordanie, Égypte, Tunisie, Algérie et Maroc), et à identifier les conditions de passage à l’échelle des solutions ayant fait leurs preuves. Le partenariat permettra également de valoriser, au sein des enceintes internationales telles que les COP et le Forum mondial de l’eau, les initiatives ayant démontré leur contribution à l’adaptation des territoires.</p>
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		<item>
		<title>4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 20:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour un exportateur africain, la question ESG ne s’arrête plus à la conformité. Il peut désormais conditionner l’accès au marché, peser dans l’analyse d’un banquier et, au bout de la chaîne, décider de la capacité de l’entreprise à financer sa transformation. C’est tout le fil conducteur du panel &#8220;De l’ESG à la bancabilité: comment financer [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/">4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Pour un exportateur africain, la question ESG ne s’arrête plus à la conformité. Il peut désormais conditionner l’accès au marché, peser dans l’analyse d’un banquier et, au bout de la chaîne, décider de la capacité de l’entreprise à financer sa transformation. C’est tout le fil conducteur du panel &#8220;De l’ESG à la bancabilité: comment financer la transformation des exportateurs africains ?&#8221;, organisé lors de la 4e édition de l’African ESG Summit, jeudi 8 octobre à Tunis.</p>
<figure id="attachment_124298" aria-describedby="caption-attachment-124298" style="width: 350px" class="wp-caption alignright"><img decoding="async" class="size-jnews-350x250 wp-image-124298" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-350x250.png" alt="" width="350" height="250" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-350x250.png 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-120x86.png 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/10/panel-3-ESG-4E-EDITION-750x536.png 750w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /><figcaption id="caption-attachment-124298" class="wp-caption-text"><em>De g. à d.: Meriam Ben Boubaker (Modératrice), Gérard Sié Kambiré, Habib Karaouli, Riadh Naouar et à l&#8217;écran en visioconférence: Salma Frioui.</em></figcaption></figure>
<p>Meriam Ben Boubaker, vice-présidente de l’International CFO Alliance et modératrice de la rencontre, plante d’emblée le décor. &#8220;Il faut investir. Pour investir, il faut de l’argent. L’argent existe, mais il ne va pas aux entreprises qui ne savent pas prouver ce qu’elles sont en train de faire&#8221;, déclare-t-elle. Le panel est justement construit comme une chaîne :; Gérard Sié Kambiré apporte le regard sur le risque, Salma Frioui celui de la norme et de la preuve, Habib Karaouli celui du banquier et Riadh Naouar celui de l’institution de développement. Avec une question simple en toile de fond, quel maillon ne doit surtout pas lâcher pour que l’argent arrive jusqu’aux entreprises ?</p>
<p>D&#8217;après Gérard Sié Kambiré, Managing Partner ESG, Sustainable Finance &amp; Climate Risk Expert, le premier verrou se trouve dans la gestion des risques climatiques. &#8220;Avant, on considérait la mesure du risque sur la base des données historiques. Mais aujourd’hui, au regard du changement climatique, on demande aux entreprises d’intégrer dans leur gestion des risques tout ce qui est gestion des risques climatiques&#8221;, explique-t-il. Par ailleurs, il distingue deux catégories. D’un côté, les risques physiques, comme les sécheresses en Tunisie ou les inondations en Afrique de l’Ouest. De l’autre, les risques de transition, liés notamment aux nouvelles exigences européennes, dont le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières et le règlement sur la déforestation. Son exemple du cacao permet de comprendre rapidement où se situe le problème. Un exportateur qui ne peut pas démontrer que son produit respecte les exigences européennes risque de perdre ses clients. &#8220;Si je n’ai pas de client, comment est-ce que je peux payer le crédit que j’ai pris auprès de ma banque ?&#8221;, interroge-t-il. Le risque ESG devient alors un risque commercial, puis un risque financier. Les actifs eux-mêmes peuvent perdre leur valeur s’ils ne permettent plus de générer les revenus nécessaires au remboursement de la dette.</p>
<p>La banque, justement, n’a plus les yeux rivés uniquement sur les états financiers. Elle doit aussi regarder ce qui peut fragiliser le marché de l’entreprise. Dans le cacao ivoirien, cela peut aller jusqu’à la géolocalisation des plantations. L’objectif est de pouvoir tracer l’origine du produit et d’écarter les exploitations situées dans des zones ne respectant pas les règles de déforestation. &#8220;Les banques vont plus seulement regarder ce qu’on a fait, la performance financière, mais aussi la performance extra-financière&#8221;, souligne Gérard Sié Kambiré.</p>
<p>Reste alors une question: que faut-il réellement mettre sur la table ? C’est là que Salma Frioui, experte IFRS et reporting de durabilité, déplace le débat vers la donnée. Pour elle, le problème n’est pas forcément que les entreprises ne disposent d’aucune information ESG. Elles ont déjà leurs factures d’énergie, leurs données sociales, les questionnaires des donneurs d’ordre ou encore les éléments issus des certifications. &#8220;Le problème aujourd’hui, c’est comment transformer ces données ESG en une information financière qui est proportionnée, qui est fiable et qui est surtout orientée vers la décision&#8221;, explique-t-elle. Autrement dit, une donnée qui dort dans un fichier Excel ne vaut pas grand-chose pour un financeur si elle ne permet pas de comprendre le risque, la trajectoire de l’entreprise ou l’investissement à réaliser. &#8220;L’ESG devient bancable lorsqu’il est traduit en risque, en investissement, en trajectoire et en preuve&#8221;, résume-t-elle.</p>
<p>Pas question, pour autant, de demander aux PME exportatrices de reproduire les rapports des grands groupes. Salma Frioui propose plutôt un reporting minimum, construit autour de quelques blocs. L’activité et l’exposition de l’entreprise, l’énergie et le climat, les données sociales et opérationnelles, deux ou trois risques matériels et, enfin, la gouvernance et le plan de transition. Une PME pourrait ainsi documenter ses consommations d’électricité, de gaz ou de carburant, ses effectifs, ses accidents du travail, ses fournisseurs critiques ou encore les risques susceptibles de toucher directement sa production. Elle pourrait aussi fixer un objectif, par exemple une réduction de 30 % de sa consommation d’énergie, puis préciser les investissements nécessaires, le calendrier et les gains attendus. &#8220;La banque va financer une trajectoire, financer un projet&#8221;, insiste-t-elle. Le reporting ne servirait donc pas seulement à obtenir un crédit. Il pourrait également répondre aux demandes des clients, des donneurs d’ordre ou des bailleurs de fonds. Cette logique conduit Salma Frioui à défendre, en fin de panel, la création d’un &#8220;passeport ESG pour les PME&#8221;. Le principe : un format commun, proportionné et construit avec les banques, les bailleurs et les donneurs d’ordre, afin d’éviter que chaque financeur ou client réclame à l’entreprise un nouveau dossier.</p>
<p>Une fois le risque identifié et la donnée structurée, reste le nerf de la guerre: le financement! Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que le maillon le plus faible de la chaîne reste justement celui-ci. Il évoque plus de 2 000 milliards de dollars investis dans la finance durable à l’échelle mondiale, dont à peine 1 % orienté vers l’Afrique. Selon les chiffres avancés durant le panel, cette enveloppe resterait par ailleurs très concentrée sur quelques pays africains. Pour Karaouli, le problème est donc double : mobiliser davantage de capitaux et surtout faire en sorte qu’ils atteignent les entreprises qui en ont besoin. &#8220;La conformité a un coût et la question est : qui va assumer ce coût ?&#8221;, souligne-t-il, citant notamment les bilans carbone, les diagnostics et le suivi des recommandations.</p>
<p>Une entreprise qui arrive avec une démarche ESG structurée part toutefois avec un avantage. &#8220;Incontestablement, ce sont des facteurs positifs qui sont pris en compte&#8221; , affirme Habib Karaouli. Mais le banquier doit désormais composer avec une palette de risques plus large : évolution rapide des réglementations dans les pays de destination, changement climatique, tensions géopolitiques et fermetures de marchés. Il cite aussi les effets possibles du changement climatique sur certaines activités tunisiennes, notamment l&#8217;agroalimentaire et l&#8217;aquaculture. La hausse des températures de la Méditerranée devient ainsi, à ses yeux, un paramètre à intégrer dans l&#8217;évaluation d&#8217;un projet. Cette nouvelle donne change aussi le métier bancaire. &#8220;Les critères d’appréciation ont changé. C’est une question de veille&#8221;, résume-t-il. Une entreprise qui maîtrise déjà son exposition et dispose d’un référentiel clair bénéficie, selon lui, d’un &#8216;avantage favorable&#8217; dans l’analyse et sera &#8216;servie avant les autres'&#8221;.</p>
<p>Pour sortir de cette logique où les PME doivent seules absorber le coût de leur mise à niveau, Habib Karaouli propose une ligne de financement à trois volets. Un premier consacré au renforcement des fonds propres, un deuxième aux crédits bonifiés d’investissement et un troisième au financement des études préalables, notamment les bilans carbone et diagnostics ESG. Une approche qui s’inspire, selon lui, du programme de mise à niveau tunisien lancé en 1996.</p>
<p>Le financement ne peut cependant pas se limiter à quelques entreprises déjà structurées. C’est précisément là que Riadh Naouar, Manager Upstream &amp; Advisory Services FIG NWC chez IFC, élargit le débat. Il rappelle le rôle que peuvent jouer les banques régionales dans le financement du commerce et des exportations africaines, en prenant notamment l’exemple de Coris Bank, présente dans plusieurs pays du continent.</p>
<p>Pour lui, les PME exportatrices ne peuvent pas être considérées isolément. Une entreprise qui exporte peut dépendre de centaines, voire de milliers de petites entreprises en amont. &#8220;Il y a des PME qui sont liées à des chaînes de valeur. [&#8230;] Toutes ces PME dans ta chaîne de valeur doivent se conformer&#8221;, explique-t-il.</p>
<p>Le problème devient alors celui de la donnée et du savoir. Les banques ont besoin d&#8217;informations suffisamment solides pour projeter les trajectoires climatiques de leurs portefeuilles. Or, ces données restent encore trop fragmentées dans plusieurs secteurs africains. Sans cette matière première, difficile de mesurer correctement le risque et donc de généraliser le financement vert.</p>
<p>D&#8217;où l&#8217;importance, selon Riadh Naouar, du rôle des donneurs d&#8217;ordre, des multinationales et des bailleurs. Les grandes entreprises qui imposent de nouveaux standards aux fournisseurs doivent aussi contribuer à leur transmission. &#8220;Les bailleurs, les donneurs d’ordre jouent un rôle important de vulgarisation&#8221;, estime-t-il, en prenant notamment l&#8217;exemple de la filière cacao.</p>
<p>Le financement de la transition passe donc aussi par le transfert de compétences. &#8220;L’accès au savoir est un élément clé&#8221;, insiste-t-il. L&#8217;enjeu n&#8217;est plus seulement de financer une PME ou mille PME, mais de pouvoir accompagner l&#8217;ensemble d&#8217;une chaîne de valeur.</p>
<p>Au terme du panel, les quatre intervenants livrent chacun leur solution. Riadh Naouar défend un écosystème réunissant régulateurs, financeurs, donneurs d&#8217;ordre et chaînes de valeur. Habib Karaouli revient sur sa ligne de financement à trois volets. Salma Frioui propose son &#8220;passeport ESG pour les PME&#8221;. Gérard Sié Kambiré, lui, revient au point de départ : les entreprises doivent apprendre à parler le langage des banques.</p>
<p>&#8220;Plus je comprends votre langage, je suis à même de vous satisfaire&#8221;, explique-t-il. Il appelle donc les PME à intégrer une véritable culture du risque, tout en demandant aux banques de jouer leur rôle dans cette mise à niveau. Car la chaîne ne peut pas fonctionner à sens unique : si l’entreprise doit prouver, mesurer et investir, le financement doit lui aussi être capable de suivre cette transformation.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/10/08/4e-african-esg-summit-comment-rendre-lesg-bancable-pour-les-exportateurs-africains/">4e African ESG Summit: comment rendre l’ESG bancable pour les exportateurs africains ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>4e édition African ESG Summit: &#8220;Ne subissez pas la demande ESG européenne, transformez les données qu’elle exige en avantage commercial&#8221;, selon Steven Tebbe</title>
		<link>https://managers.tn/2026/10/08/4e-edition-african-esg-summit-ne-subissez-pas-la-demande-esg-europeenne-transformez-les-donnees-quelle-exige-en-avantage-commercial-selon-steven-tebbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Oct 2026 18:28:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit. Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, [&#8230;]</p>
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<p data-pm-slice="1 1 []">Et si les nouvelles règles européennes n’étaient pas seulement une contrainte pour les exportateurs africains, mais aussi une occasion de renforcer leur position face à leurs acheteurs? C’est, en substance, le message porté par Steven Tebbe lors de la 4e édition de l’African ESG Summit.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Ancien Directeur général de CDP Europe et ancien collaborateur d’EFRAG, il a livré une lecture assez différente de la réglementation européenne. Pour lui, l’enjeu n’est plus seulement de savoir comment les entreprises africaines vont se conformer aux exigences européennes. Il faut surtout comprendre ce que les acheteurs européens doivent désormais obtenir de leurs fournisseurs pour pouvoir, eux-mêmes, respecter leurs obligations. &#8220;Je ne suis pas ici pour vous dire comment fonctionne votre marché. Vous le connaissez bien mieux que moi. Ce que je peux vous apporter, c’est une vision depuis l’intérieur de la salle où sont formulées les exigences qui vous concernent&#8221;, a-t-il annoncé.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Steven Tebbe connaît effectivement le sujet de l’intérieur. Il explique avoir consacré 10 ans au développement de l’activité de CDP Europe, organisation spécialisée dans la collecte de données environnementales auprès des entreprises et des investisseurs. Il a ensuite travaillé au sein d’EFRAG, impliqué dans le processus européen ayant conduit à l’élaboration des European Sustainability Reporting Standards (ESRS).</span></p>
</blockquote>
<p>En effet, son premier constat est plutôt inhabituel dans un discours consacré à l’ESG. Après plusieurs années durant lesquelles les entreprises africaines ont été prévenues d’un durcissement massif de la réglementation européenne, Bruxelles a finalement engagé un mouvement de simplification. Le périmètre de la CSRD a été réduit et le cadre européen du reporting de durabilité a été révisé. &#8220;Beaucoup d’entre vous ont probablement passé trois ans à entendre qu’un mur de réglementation européenne arrivait&#8221;, a-t-il relevé. Selon Tebbe, cette évolution doit servir de leçon. Une entreprise africaine ne devrait pas bâtir sa stratégie commerciale uniquement sur l’hypothèse d’un durcissement continu des réglementations européennes. A dire vrai, &#8220;une règle qui arrive avant que quiconque ne veuille réellement les données qu’elle produit est une règle qui peut facilement être abandonnée lorsque la politique change&#8221;, estime-t-il. Cela ne signifie toutefois pas que la demande européenne en matière de données ESG disparaît. Certaines réglementations sont désormais suffisamment ancrées dans les échanges commerciaux pour modifier les relations entre acheteurs et fournisseurs. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), entré dans son régime définitif au 1er janvier 2026, concerne notamment le ciment, le fer et l’acier, l’aluminium, les engrais, l’électricité et l’hydrogène. À cela s’ajoutent les exigences de traçabilité liées au règlement européen contre la déforestation, qui concernera notamment des filières comme le cacao et le bois. </p>
<p>Quant aux entreprises africaines présentes sur ces marchés, ces dispositifs ne sont donc pas seulement une affaire de conformité. Ils touchent directement la relation commerciale avec l’acheteur européen. C’est précisément là que Steven Tebbe veut déplacer le regard. &#8220;Aucune de ces règles ne s’applique à vous. Chacune s’applique à votre acheteur, et votre acheteur ne peut pas satisfaire ses obligations sans vous&#8221;, explique-t-il. La nuance est importante! Juridiquement, c’est souvent l’entreprise européenne qui porte l’obligation. Mais pour remplir cette obligation, elle doit obtenir des informations de son fournisseur. Origine du produit, géolocalisation d’une parcelle, traçabilité, émissions incorporées, données de production… autant d’informations qui peuvent devenir indispensables à la poursuite de la relation commerciale. &#8220;Ce n’est pas une charge de conformité. C’est une dépendance&#8221;, résume Tebbe. Cette dépendance pourrait, selon lui, modifier le rapport de force. Un grand acheteur peut toujours envoyer un questionnaire à son fournisseur et lui demander de remplir une nouvelle série de données. Mais derrière chaque question se trouve un coût. &#8220;Il y a un questionnaire, un portail, une demande&#8221;Veuillez compléter ceci pour vendredi”. Ce qui est présenté comme une exigence fait alors supporter le coût au fournisseur&#8221;, observe-t-il.</p>
<p>Or, la donnée ne se produit pas toute seule. Cartographier des parcelles, mesurer les émissions incorporées ou assurer la traçabilité d’une chaîne qui relie des milliers de producteurs à un seul conteneur nécessite des outils, du personnel et des investissements.</p>
<p>&#8220;La cartographie coûte de l’argent. La mesure des émissions incorporées coûte de l’argent. Construire une traçabilité de mille producteurs jusqu’à un seul conteneur coûte de l’argent. Et quelqu’un devra payer&#8221;, souligne-t-il. Pour l’expert, c’est précisément sur ce terrain que les exportateurs africains peuvent reprendre la main. Plutôt que d’attendre que l’acheteur européen demande les données, ils devraient commencer par lui poser une question : de quelles informations a-t-il besoin pour remplir ses propres obligations ?</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">&#8220;Les exportateurs qui réussissent le mieux posent une question à leur acheteur au lieu d’attendre la demande. La question est simplement : qu’avez-vous à déclarer et de quoi avez-vous besoin de ma part pour le faire ?&#8221;</span></p>
</blockquote>
<p>La différence peut sembler minime. Elle ne l’est pas. Elle permet de passer d’une logique de fournisseur qui subit une nouvelle exigence à celle d’un partenaire qui apporte une information dont l’acheteur a besoin. En fait, lorsqu’une donnée est indispensable à une transaction, qu’elle peut avoir une conséquence juridique et qu’elle coûte de l’argent à produire, elle acquiert une valeur économique. &#8220;Les choses qui ont ces trois propriétés ont un prix. Et les choses qui ont un prix peuvent être financées&#8221;, avance-t-il.</p>
<p>La traçabilité ne devrait donc plus être considérée uniquement comme une dépense supplémentaire imposée par l’ESG. Elle peut devenir un actif, à condition d’être structurée, fiable et disponible. Le même raisonnement vaut pour le calendrier réglementaire. Le report de certaines obligations européennes ne doit pas être interprété comme une raison pour attendre. &#8220;Le déplacement de la directive sur le devoir de vigilance à 2028 n’est pas un répit. Je pense que c’est une fenêtre&#8221;, dit Tebbe. Pour lui, le fournisseur qui prépare ses données avant que l’acheteur ne les réclame se trouve dans une position différente de celui qui doit les rassembler dans l’urgence. &#8220;Le fournisseur dont la documentation est prête avant qu’elle ne soit demandée négocie. Celui qui la rassemble sous une ligne rouge ne négocie pas&#8221;.</p>
<blockquote>
<p><span style="color: #993300;">Le message de Steven Tebbe tient dans un changement de perspective. L’ESG n’est pas uniquement une histoire de règles européennes auxquelles les entreprises africaines doivent se plier. C’est aussi une question de valeur, de données et de rapport de force commercial. &#8220;Je dirais, exportez ce dont l’Europe ne peut pas se passer et comprenez clairement que ce dont elle ne peut pas se passer aujourd’hui, c’est la preuve qu’elle ne peut obtenir que de vous&#8221;. </span></p>
</blockquote>
<p>Le produit reste donc au cœur de l’exportation. Mais la capacité à prouver son origine, sa traçabilité ou son empreinte environnementale pourrait devenir tout aussi stratégique. Car, selon Tebbe, les acheteurs européens ne manqueront pas nécessairement de fournisseurs. Ils pourraient en revanche manquer de fournisseurs capables de documenter ce qu’ils vendent. Et ceux-là, justement, seront plus difficiles à remplacer.</p>
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		<title>Export depuis la Tunisie: qui peut bénéficier de l’abattement de 50%?</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/29/easy-export-au-contact-des-entreprises-tunisiennes-avec-50-des-frais-de-transport-pris-en-charge-details/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 13:43:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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		<category><![CDATA[Commerce International]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La salle était comble ce mardi 29 septembre à Tunis pour le lancement des &#8220;Easy Export Days-Export &#38; Grow&#8221;. Organisée sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec la GIZ, cette rencontre ouvre une série de journées d’information consacrées au programme Easy Export. Le ministre du Commerce et du [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p></p>





<p class="isSelectedEnd">La salle était comble ce mardi 29 septembre à Tunis pour le lancement des &#8220;Easy Export Days-Export &amp; Grow&#8221;. Organisée sous l’égide du ministère du Commerce et du Développement des exportations, en partenariat avec la GIZ, cette rencontre ouvre une série de journées d’information consacrées au programme Easy Export.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a donné le coup d’envoi à une série de rencontres régionales consacrées audit programme. Après Tunis, la tournée se poursuivra à Sousse le 30 septembre, Sfax le 1er octobre, Gabès le 2 octobre et Le Kef le 14 octobre. D’autres régions pourraient également rejoindre cette tournée. Ces rendez-vous réunissent notamment le ministère du Commerce et du Développement des exportations, la GIZ, La Poste tunisienne, le Centre de promotion des exportations (Cepex), l’Office national de l’artisanat et la Douane tunisienne. L’idée? Aller à la rencontre des entreprises et des artisans, expliquer les étapes d’Easy Export et surtout écouter les difficultés rencontrées sur le terrain. Les échanges permettront aussi de repérer, dans chaque région, les produits et activités qui peuvent avoir leur place sur les marchés extérieurs.</p>
<p class="isSelectedEnd">Selon Samir Abid, l’enjeu est de ne plus faire de l’exportation l’affaire des seules grandes entreprises. Une PME, un artisan ou une jeune entreprise disposant d’un produit adapté peut également se tourner vers l’étranger. Le ministre rappelle que la Tunisie compte environ 960 000 PME, soit plus de 80 % du tissu économique et plus de la moitié du PIB.</p>
<p class="isSelectedEnd">Easy Export s’inscrit dans cette volonté d’élargir la base des entreprises exportatrices. Le programme est ouvert à tous les secteurs d’activité et concerne notamment les PME, les artisans et les startups. Il leur permet d’expédier leurs produits à l’étranger en passant par le réseau postal. Les envois peuvent atteindre 30 kilogrammes et concernent notamment les produits artisanaux, agricoles et agroalimentaires ainsi que ceux issus des startups. Le parcours réunit également plusieurs intervenants du commerce extérieur. Des guichets uniques regroupent ainsi différents services, notamment ceux de La Poste tunisienne, de la Douane tunisienne et de l’Office national de l’artisanat. Une manière de rapprocher les démarches et de limiter les allers-retours entre les différents organismes.</p>
<p class="isSelectedEnd">La Poste tunisienne a également annoncé la mise à disposition d’une plateforme de paiement électronique PGES destinée aux entreprises actives dans le commerce électronique. Grâce à ce service, leurs clients à l’étranger pourront régler leurs achats en ligne. Un maillon supplémentaire dans un parcours qui ne s’arrête donc pas à l’envoi du colis.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le dispositif compte déjà ses premiers utilisateurs. Environ 70 entreprises tunisiennes sont actuellement inscrites à Easy Export. Près de 6 000 opérations d’envoi de colis à l’étranger ont déjà été réalisées. Reste maintenant à faire évoluer le dispositif à partir de l’expérience du terrain. Amal Mghirbi, responsable au sein de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), cite trois axes. Le premier concerne les retours des entreprises qui ont déjà utilisé Easy Export. Leurs expériences permettent de faire remonter les difficultés et d’engager un échange direct avec les utilisateurs. Le deuxième axe touche à la digitalisation du parcours. Il s’agit de simplifier les différentes étapes et de rendre le service plus facile à utiliser. Le troisième porte sur la sensibilisation, avec la nécessité de mieux faire connaître Easy Export auprès des entreprises, des artisans et des startups. Selon le ministère du Commerce, cette démarche rejoint un chantier plus large de modernisation du commerce extérieur. L’enjeu ne se limite plus à produire un bien compétitif. Il faut aussi pouvoir le vendre, être payé et l’expédier simplement vers un client situé à l’étranger. À ce niveau, le commerce électronique peut ouvrir de nouveaux débouchés aux petites structures tunisiennes. Il sied de noter que &#8221; le programme dure 4 ans&#8221;, déclare Amal Mghirbi.  </p>
<p>Le rôle de La Poste tunisienne ne se limite pas à l’acheminement des colis. Le réseau compte aujourd’hui 11 guichets uniques Easy Export, qui regroupent les principaux intervenants dans les démarches d’exportation</p>
<p>La Douane ne se limite pas à ses missions traditionnelles de contrôle des marchandises et de perception des droits et taxes. Elle joue également un rôle dans la facilitation du commerce et l’accompagnement de l’activité économique. L’enjeu est donc de mettre en place des procédures qui permettent aux opérateurs de réaliser leurs opérations d’importation et d’exportation dans de meilleures conditions, tout en maintenant les exigences de contrôle et de conformité.</p>
<p>Selon Mourad Saïdane, chef du bureau des douanes colis postaux, la Douane ne se limite pas à ses missions de contrôle et de perception des droits et taxes. Elle joue également un rôle dans la facilitation du commerce et l’accompagnement de l’activité économique. Plusieurs entreprises disposent aujourd’hui d’un potentiel à l’export, mais hésitent encore à se lancer sur les marchés internationaux, notamment parce qu’elles connaissent mal les procédures liées au commerce extérieur, les formalités douanières, la réglementation des changes ou encore les différentes démarches administratives à accomplir. Dans ce contexte, la Douane doit aussi contribuer à créer un environnement qui facilite les opérations des entreprises et leur permet d’accéder plus facilement aux marchés extérieurs. L’enjeu est de simplifier les procédures, de réduire les contraintes administratives et de mieux accompagner les opérateurs, tout en maintenant les exigences de contrôle et de conformité.</p>
<h3>Plus simple </h3>
<p class="isSelectedEnd">L’un des principaux avantages du programme réside dans la prise en charge de 50% des frais de transport des colis éligibles, selon les conditions du Foprodex. Une enveloppe de 5 millions de dinars avait été mobilisée en 2025 pour soutenir les exportations réalisées à travers le réseau postal.</p>
<p class="isSelectedEnd">Easy Export prévoit également des guichets uniques au sein du réseau postal, qui permettent aux entreprises d’être orientées dans leurs démarches, notamment pour le contrôle technique à l’export, la domiciliation de la facture commerciale et le dédouanement des expéditions. Un portail dédié, <a href="http://www.easyexport.com.tn"><strong>www.easyexport.com.tn</strong></a>, rassemble également les informations relatives au dispositif.</p>
<p class="isSelectedEnd">Depuis son lancement en octobre 2025, environ 65 entreprises ont adhéré au programme, selon les données communiquées lors de la rencontre de Tunis. Avec les &#8220;Easy Export Days&#8221;, les partenaires du dispositif cherchent désormais à élargir sa portée dans les régions et à faire connaître ses modalités directement auprès des entreprises concernées.</p>
<p>À travers cette démarche, l’enjeu est de permettre aux petites structures de réaliser leurs premières opérations internationales dans un cadre adapté aux expéditions de faible volume, tout en disposant d’un accompagnement pour les principales formalités liées à l’export.</p>
<p> </p>
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<p><br /> </p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/29/easy-export-au-contact-des-entreprises-tunisiennes-avec-50-des-frais-de-transport-pris-en-charge-details/">Export depuis la Tunisie: qui peut bénéficier de l’abattement de 50%?</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/28/nouveau-programme-les-pme-auront-un-diagnostic-pour-savoir-par-ou-commencer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 09:41:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin. Le ministère de l’Industrie, des Mines et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/28/nouveau-programme-les-pme-auront-un-diagnostic-pour-savoir-par-ou-commencer/">Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.</p>
<p class="isSelectedEnd">TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/28/nouveau-programme-les-pme-auront-un-diagnostic-pour-savoir-par-ou-commencer/">Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>EU MedBridge-SANAD: 5 femmes tunisiennes montrent ce qui fait grandir une entreprise</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/10/investir-dans-les-femmes-cinq-parcours-tunisiens-montrent-ce-qui-fait-grandir-une-entreprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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		<category><![CDATA[Fonds Sanad]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créer une entreprise ne se résume plus à trouver une idée et un financement. Pour passer du projet à une activité viable, puis à une entreprise capable de grandir, d’autres conditions entrent en jeu. C’est ce qui ressort d’un panel consacré à l’investissement dans les entrepreneures de la région MENA, où cinq Tunisiennes ont confronté [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Créer une entreprise ne se résume plus à trouver une idée et un financement. Pour passer du projet à une activité viable, puis à une entreprise capable de grandir, d’autres conditions entrent en jeu. C’est ce qui ressort d’un panel consacré à l’investissement dans les entrepreneures de la région MENA, où cinq Tunisiennes ont confronté leurs expériences, leurs secteurs et leurs difficultés.</p>
<p class="isSelectedEnd"><img decoding="async" width="1600" height="739" class="size-full wp-image-122591" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45.jpeg" alt="" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45.jpeg 1600w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-300x139.jpeg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1024x473.jpeg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-768x355.jpeg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1536x709.jpeg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-750x346.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1140x527.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>

<em>De g. à d.: Khadija Jallouli, Sahar Mechri, Douja Gharbi, Samia Chelbi et Leila Beldi.</em>

<p class="isSelectedEnd">La rencontre s’inscrivait dans la dynamique portée par EU MedBridge et le Fonds SANAD pour les PME, deux initiatives soutenues par des partenaires européens et destinées notamment à renforcer l’accès au financement, l’entrepreneuriat et l’inclusion économique dans la région MENA. SANAD a franchi en 2025 le seuil du milliard de dollars d’investissements cumulés. Le fonds indique avoir soutenu depuis sa création plus de 497 000 emplois, dont 34% occupés par des femmes. En 2025, il a également consacré une partie de ses actions d’accompagnement au financement des femmes, à la transformation digitale et au renforcement des capacités.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais les cinq témoignages entendus à Tunis montrent surtout que le besoin d’une entrepreneure évolue avec son projet.</p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>HawKar, quand une expérience personnelle devient une innovation industrielle</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Pour Khadija Jallouli, l’entrepreneuriat est parti d’un problème vécu au quotidien. En fauteuil roulant, elle s’est confrontée aux difficultés de déplacement et au manque de solutions de transport adaptées aux personnes à mobilité réduite. De cette expérience est née HawKar, une startup tunisienne qui développe une voiturette électrique conçue pour favoriser leur autonomie. Le parcours de Khadija Jallouli rappelle cependant qu’une innovation répondant à un besoin réel ne devient pas automatiquement un produit industriel. Entre le prototype et la production à plus grande échelle, les contraintes changent. Il faut financer les essais, sécuriser la fabrication, travailler avec des partenaires industriels et trouver les moyens de produire à un coût compatible avec le marché.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est aujourd’hui l’un des principaux enjeux du projet. Le projet est le fruit de dix années de travail et de développement, avant la création de l’entreprise en 2018. Le projet a depuis dépassé le stade de l’idée. HawKar a dévoilé en septembre 2026 son projet pilote au Technopole El Ghazala, avec le soutien de plusieurs partenaires. La production reste toutefois à développer pour passer à une véritable échelle industrielle.  </p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Grandir oblige à changer de méthode</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Sahar Mechri, directrice exécutive de Managers et fondatrice du programme Femmes Entrepreneures de Tunisie, aborde l’entrepreneuriat sous un autre angle. Son expérience auprès de nombreuses porteuses de projets l’amène à distinguer clairement la création d’une activité de sa capacité à changer d’échelle. Une entrepreneure peut parfaitement savoir produire ou vendre son service sans disposer encore des outils nécessaires pour développer une organisation plus importante. Lorsque l’activité augmente, les questions deviennent différentes: qui sont réellement les clients les plus importants, quel problème l’entreprise résout-elle, quelle est la taille de son marché et comment peut-elle gagner de nouveaux clients sans perdre en efficacité? La capacité d’exécution devient alors essentielle. La rigueur, la discipline et le suivi du modèle économique permettent de transformer une activité portée par son fondateur en une entreprise moins dépendante de sa seule personne.</p>
<p class="isSelectedEnd">Sahar Mechri insiste également sur une qualité moins visible, celle de, savoir reconnaître ce que l’on ne sait pas faire. Une entrepreneure qui souhaite grandir doit pouvoir s’entourer de personnes capables de lui apporter une expertise complémentaire. Cette philosophie se retrouve dans le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie, dont la 11e édition a récompensé 8 entrepreneures en 2026, de régions différentes. Les lauréates bénéficient notamment de six mois de mentorat destiné à renforcer leur développement et leur visibilité.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ici, le sujet n’est donc plus seulement de créer. Il est de construire une entreprise qui puisse fonctionner au-delà de la personne qui l’a fondée.</p>
<h3><strong><span style="color: #9e6413">Le financement change de visage</span></strong></h3>
<p class="isSelectedEnd">Pour Douja Gharbi, ceo de RedStart Tunisie, la question se situe davantage du côté des mécanismes permettant à une entreprise de trouver les ressources adaptées à son stade de développement. Le crédit bancaire conserve son importance, mais il n’est pas toujours adapté aux startups et aux PME innovantes, dont les besoins peuvent porter sur des actifs immatériels, de l’expérimentation ou une conquête de marché encore incertaine. <span style="font-size: 16px">D’autres solutions ont progressivement pris place dans l’écosystème tunisien comme le crowdfunding, business angels, capital-risque ou encore dispositifs d’accompagnement à la levée de fonds. </span>À la tête de RedStart Tunisie, Douja Gharbi travaille précisément sur l’accompagnement des startups et PME à potentiel de croissance. L’organisation indique intervenir notamment sur l’accès au financement et aux marchés. Son expérience met également en avant un autre changement.&#8221;L’investisseur n’est pas nécessairement seulement celui qui apporte du capital. Il peut ouvrir un marché, mettre l’entrepreneur en relation avec des partenaires ou contribuer à structurer l’entreprise&#8221;, dit-elle. Cette dimension devient particulièrement importante lorsque la PME vise l’international. Dans un entretien consacré à l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, Douja Gharbi soulignait ainsi l’importance de comprendre les marchés locaux, leurs réglementations et leurs risques financiers, tout en développant des partenariats sur place. </p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Des talents aux véritables industries</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le parcours de Samia Chelbi déplace le débat vers un autre terrain: celui des industries créatives. Depuis plusieurs années, elle travaille notamment dans la formation aux métiers de la 3D, de l’animation et du développement numérique. Son expérience l’a conduite à un constat simple que former des jeunes aux métiers créatifs ne suffit pas à faire émerger une industrie.  Le jeu vidéo en fournit une illustration. Le secteur mobilise aujourd’hui des compétences en développement, design, animation, 3D, intelligence artificielle et production. Mais ces compétences doivent encore trouver suffisamment de studios, d’entreprises, d’investisseurs et de marchés pour constituer une véritable chaîne de valeur. Dans une publication récente, Samia Chelbi rappelait justement que le gaming devait être considéré comme une industrie créative à part entière. Elle souligne que la formation des talents n’est qu’une première étape. Pour construire une industrie, il faut également réunir les entreprises, les investisseurs, les institutions et une vision commune. Son intervention pose donc une question qui dépasse l’entrepreneuriat féminin: comment transformer le capital humain disponible en activité économique structurée?  Pour la Tunisie, l’enjeu est particulièrement important dans les secteurs numériques et créatifs, où l’absence d’une chaîne de valeur suffisamment développée peut pousser les compétences à travailler pour des marchés étrangers sans nécessairement générer localement toute la valeur créée.</p>
<h3><strong><span style="color: #ba640d">La croissance passe aussi par les données</span></strong></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le cinquième témoignage, celui de Leila Beldi, a ramené la discussion au fonctionnement interne de l’entreprise. Experte Finance et ERP, elle met en avant un problème qui apparaît souvent lorsque l’activité commence à grandir. L’entreprise accumule des données, mais ne dispose pas nécessairement des outils pour les exploiter correctement. Stocks, achats, ventes, comptabilité ou production restent parfois gérés séparément. Or, plus l’entreprise se développe, plus ces informations doivent être croisées pour permettre au dirigeant de comprendre ce qui se passe réellement. Les outils numériques et les ERP peuvent précisément jouer ce rôle. Une gestion intégrée permet de suivre les flux et de disposer d’informations plus rapidement exploitables. L’intelligence artificielle peut ensuite contribuer à détecter des anomalies, anticiper certains besoins ou automatiser des tâches répétitives. L&#8217;enjeu n&#8217;est toutefois pas de remplacer l&#8217;entrepreneur par la technologie. Il s&#8217;agit plutôt de lui donner une meilleure visibilité sur ses ressources et ses coûts afin qu&#8217;il puisse prendre des décisions plus rapidement. À mesure qu&#8217;une entreprise grandit, cette capacité de pilotage devient déterminante. Une croissance mal maîtrisée peut rapidement se traduire par davantage de coûts, de stocks ou de besoins de trésorerie.</p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Cinq parcours, une même question</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Ces cinq expériences dessinent finalement cinq étapes différentes de la vie d’une entreprise. Avec HawKar, le défi est celui du passage d’une innovation à une production capable de répondre à un marché. Avec Sahar Mechri, il s’agit de structurer l’entreprise pour qu’elle puisse dépasser le stade de l’activité portée par son fondateur. Douja Gharbi montre que les instruments de financement doivent évoluer avec les besoins des entreprises. Samia Chelbi rappelle qu’un vivier de talents ne devient une industrie que lorsqu’il existe une véritable chaîne de valeur. Leila Beldi, enfin, souligne que la croissance exige aussi une maîtrise plus fine des données, des coûts et des processus. C’est précisément ce qui donne son intérêt à la question de l’investissement dans les femmes entrepreneures. Le capital peut permettre de franchir une étape, mais il ne règle pas à lui seul les problèmes qui apparaissent ensuite. Pour les écosystèmes d’accompagnement, le véritable enjeu est donc de proposer des réponses adaptées à chaque moment de la trajectoire entrepreneuriale : lancer, produire, structurer, financer, exporter et piloter la croissance. Dans cette perspective, investir dans les femmes ne consiste pas uniquement à augmenter le nombre de projets financés. Il s’agit de donner à davantage d’entreprises les moyens de transformer leur potentiel en activité durable et, à terme, en croissance.</p>
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<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/10/investir-dans-les-femmes-cinq-parcours-tunisiens-montrent-ce-qui-fait-grandir-une-entreprise/">EU MedBridge-SANAD: 5 femmes tunisiennes montrent ce qui fait grandir une entreprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Textile tunisien: 5 PME se préparent aux nouvelles exigences européennes</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/09/textile-tunisien-5-pme-se-preparent-aux-nouvelles-exigences-europeennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2026 11:56:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Cettex]]></category>
		<category><![CDATA[InTex II]]></category>
		<category><![CDATA[Textille]]></category>
		<category><![CDATA[Ue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le textile tunisien se prépare à de nouvelles exigences environnementales, notamment sur son principal marché extérieur. Le Centre technique du textile (Cettex), en partenariat avec la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), lance en Tunisie la 2e phase du programme InTex, porté par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et financé [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="isSelectedEnd">Le textile tunisien se prépare à de nouvelles exigences environnementales, notamment sur son principal marché extérieur. Le Centre technique du textile (Cettex), en partenariat avec la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH), lance en Tunisie la 2e phase du programme InTex, porté par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et financé par l’Union européenne.</p>
<p class="isSelectedEnd">Prévue de juin 2026 à avril 2028, cette nouvelle phase doit accompagner les entreprises dans l’évolution de leurs pratiques de production et dans leur passage vers un modèle plus circulaire. Le programme prévoit notamment un plan d’action pour la transition verte du textile-habillement, des formations destinées aux industriels et un accompagnement individuel de cinq PME.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le choix de ces axes répond aussi à une évolution du marché européen. L’Union européenne a importé 2,5 milliards d’euros de textiles depuis la Tunisie en 2025, soit 19% de ses importations de biens tunisiens. Plus largement, l’UE a représenté 73% des exportations tunisiennes l’an dernier.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les entreprises qui travaillent avec des donneurs d’ordre européens, la question environnementale prend donc une dimension commerciale. Il ne s’agit plus seulement de réduire la consommation d’eau, d’énergie ou de produits chimiques, mais aussi d’être capable de mesurer les impacts liés à la fabrication d’un produit et d’en fournir les données. C’est précisément l’un des objectifs d’InTex II. Les industriels seront notamment formés à l’analyse du cycle de vie (ACV) et à la méthode européenne Product Environmental Footprint (PEF), qui permet d’évaluer les impacts environnementaux d’un produit sur l’ensemble de son cycle de vie. Le programme doit également renforcer les connaissances des entreprises sur les nouvelles règles européennes en matière d’écoconception. Le PNUE indique que cette approche doit aider les PME à identifier les principaux impacts de leurs produits et à mettre en place des mesures concrètes pour les réduire.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les 5 PME accompagnées individuellement en Tunisie, le travail portera notamment sur l’énergie, l’eau, les produits chimiques et la durabilité des produits. L’objectif est ainsi de passer d’une démarche générale de sensibilisation à des mesures directement applicables dans les entreprises.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette préparation intervient alors que le textile et l’habillement figurent parmi les secteurs prioritaires du règlement européen sur l’écoconception des produits durables, ou ESPR. La Commission européenne travaille notamment à la mise en place d’un passeport numérique des produits textiles, qui doit améliorer la traçabilité et l’accès aux informations sur les produits. Les données pourraient notamment concerner la composition des fibres, l’origine, la réparation, la réutilisation, le recyclage et certaines informations liées à la durabilité. Pour le textile tunisien, cette évolution européenne est loin d’être théorique. Une partie importante de la production est destinée au marché européen, ce qui rend la capacité à documenter les procédés et les performances environnementales de plus en plus importante dans la relation avec les clients.</p>
<p>Rappelons que le programme InTex ne concerne pas uniquement la Tunisie. <a href="https://www.unep.org/intex?utm">Lancé</a> à l’origine en Afrique, avec des activités au Kenya, en Tunisie et en Afrique du Sud, il s’est ensuite étendu à l’Inde et à l’Indonésie.</p>
<p class="isSelectedEnd">En Tunisie, la première phase d’InTex, menée entre septembre 2020 et janvier 2025, avait permis à 32 PME d’appliquer la méthodologie d’éco-innovation du PNUE. Dix analyses du cycle de vie selon la méthode PEF avaient également été réalisées, tandis que 230 représentants d’entreprises avaient été formés à l’ACV et aux principes de circularité. La deuxième phase doit désormais aller plus loin dans l’accompagnement des entreprises et dans la mise en œuvre de solutions concrètes.</p>
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<p> </p>
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		<title>Emballages: les nouvelles règles européennes commencent à s’appliquer, ce que les exportateurs doivent savoir</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/07/emballages-les-nouvelles-regles-europeennes-commencent-a-sappliquer-ce-que-les-exportateurs-doivent-savoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Sep 2026 16:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Compétitivité]]></category>
		<category><![CDATA[ESG]]></category>
		<category><![CDATA[Export]]></category>
		<category><![CDATA[PPWR]]></category>
		<category><![CDATA[Sustainability]]></category>
		<category><![CDATA[Ue]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 12 août 2026, les nouvelles règles européennes sur les emballages et les déchets d’emballages commencent à s’appliquer. Le changement concerne directement le marché européen, mais ses effets vont bien au-delà des frontières de l’Union. Pour les entreprises qui exportent vers l’Europe, l’emballage devient progressivement un sujet de conformité, mais aussi de coût et [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">Depuis le 12 août 2026, les nouvelles règles européennes sur les emballages et les déchets d’emballages commencent à s’appliquer. Le changement concerne directement le marché européen, mais ses effets vont bien au-delà des frontières de l’Union. Pour les entreprises qui exportent vers l’Europe, l’emballage devient progressivement un sujet de conformité, mais aussi de coût et de compétitivité.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le règlement européen 2025/40, connu sous le nom de PPWR (<em>Packaging and Packaging Waste Regulation</em>), a été adopté en décembre 2024 et est entré en vigueur le 11 février 2025. Le 12 août 2026 correspond au début de son application générale. Toutes ses dispositions ne deviennent cependant pas obligatoires immédiatement. Le texte prévoit un calendrier progressif avec plusieurs échéances jusqu’en 2038.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le principe est simple. L’Europe veut produire moins de déchets d’emballages et utiliser davantage de matériaux recyclables ou réutilisables. Le nouveau règlement ne s’intéresse donc plus seulement à ce qui arrive à l’emballage une fois jeté. Il intervient dès sa conception et couvre l’ensemble de son cycle de vie, de sa fabrication jusqu’à sa gestion comme déchet.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les industriels, cela change beaucoup de choses. Le choix d’un emballage ne relève plus uniquement du marketing, du prix ou de la protection du produit. Sa composition, son poids, sa conception et sa capacité à être recyclé entrent désormais dans l’équation.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’un des objectifs fixés par l’Union européenne est que les emballages commercialisés sur son marché soient recyclables de manière économiquement viable à partir de 2030. Le règlement prévoit pour cela des critères de performance et des niveaux de recyclabilité. Les exigences seront ensuite renforcées à partir de 2038.</p>
<p class="isSelectedEnd">Par ailleurs, le texte pousse également les fabricants à réduire les emballages inutiles. L’idée est d’éviter les volumes ou les couches de matériaux qui ne sont pas nécessaires à la protection ou au transport du produit. Les entreprises devront donc progressivement revoir certains formats et certaines solutions de conditionnement. En outre, le plastique constitue un autre point important. Le règlement prévoit une augmentation progressive de l’utilisation de plastique recyclé dans certains emballages et cherche à réduire le recours aux matières premières vierges. Les obligations diffèrent selon les catégories d’emballages et ne doivent donc pas être résumées à un taux unique applicable à tous les produits.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le réemploi prend également davantage de place. Certaines catégories d’emballages seront soumises à des objectifs de réutilisation et certains secteurs devront développer des solutions permettant de remettre les contenants dans le circuit plutôt que de les utiliser une seule fois. Le nouveau cadre prévoit aussi des restrictions sur certains emballages à usage unique. Il vise notamment certains formats utilisés pour les portions individuelles ou certains produits de la restauration et de la distribution. Là encore, il ne s’agit pas d’une interdiction générale des emballages jetables, mais de mesures ciblées visant à réduire certains usages lorsqu’une alternative existe.</p>
<p class="isSelectedEnd">La composition chimique des emballages entre également dans le champ du règlement. Certaines substances sont limitées, avec des dispositions particulières pour les emballages destinés au contact alimentaire. Depuis le 12 août, des limites spécifiques s’appliquent notamment à certaines substances perfluoroalkylées, les PFAS, dans les emballages alimentaires. L’étiquetage va lui aussi évoluer. L’objectif est de permettre aux consommateurs d’identifier plus facilement la composition des emballages et de mieux les orienter vers les filières de tri. Mais cette partie du règlement arrivera progressivement. L’étiquetage harmonisé des emballages est notamment prévu à partir du 12 août 2028, sous réserve des conditions prévues par le règlement.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est cette progressivité qu’il faut garder en tête. Le 12 août 2026 ne signifie pas que toutes les entreprises doivent immédiatement changer leurs emballages. Certaines exigences commencent à s’appliquer dès cette date, tandis que d’autres interviendront dans les années suivantes.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour les exportateurs tunisiens, le sujet est particulièrement important. Une entreprise installée en Tunisie n’est pas automatiquement soumise à toutes les obligations administratives applicables aux producteurs européens. En revanche, les produits qu’elle commercialise sur le marché de l’Union devront respecter les exigences européennes qui leur sont applicables.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cela peut concerner une grande partie de l’industrie exportatrice. Agroalimentaire, huile d’olive, conserves, boissons, cosmétiques, produits pharmaceutiques ou encore produits industriels sont concernés dès lors qu’ils sont commercialisés avec des emballages sur le marché européen. Dans la pratique, les changements peuvent toucher les fournisseurs d’emballages, les matériaux utilisés, les formats, les lignes de conditionnement ou encore les informations figurant sur les produits. Une entreprise qui travaille avec un distributeur européen peut également se voir imposer de nouvelles spécifications pour répondre aux exigences du marché.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’impact sera aussi économique. Modifier un emballage peut nécessiter de nouveaux fournisseurs, des essais, des investissements ou une adaptation des équipements. À l’inverse, réduire le poids ou le volume d’un emballage peut permettre de diminuer la consommation de matière et certains coûts de transport. Le PPWR transforme ainsi progressivement l’emballage en un élément de compétitivité. Pour les entreprises tunisiennes présentes sur le marché européen, l’enjeu n’est pas d’attendre chaque nouvelle échéance, mais d’identifier dès maintenant les règles qui concernent leurs produits et de préparer les adaptations nécessaires.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/09/07/emballages-les-nouvelles-regles-europeennes-commencent-a-sappliquer-ce-que-les-exportateurs-doivent-savoir/">Emballages: les nouvelles règles européennes commencent à s’appliquer, ce que les exportateurs doivent savoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>PME, voici les nouvelles règles de l&#8217;UE pour les importations d&#8217;acier</title>
		<link>https://managers.tn/2026/07/06/pme-voici-les-nouvelles-regles-de-lue-pour-les-importations-dacier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 10:12:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[bruxelles]]></category>
		<category><![CDATA[Commerce]]></category>
		<category><![CDATA[industrie sidérurgique européenne]]></category>
		<category><![CDATA[Sidérurgie]]></category>
		<category><![CDATA[Ue]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Union européenne renforce sa protection &#8220;commerciale&#8221; face à la surcapacité mondiale dans la sidérurgie. Dans un communiqué publié le 8 juin 2026, le Conseil de l&#8217;Union européenne a annoncé l&#8217;adoption d&#8217;un nouveau règlement destiné à protéger le marché européen de l&#8217;acier contre les effets des excédents de production mondiaux. Le texte est entré en application [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[


<p class="isSelectedEnd">L&#8217;Union européenne renforce sa protection &#8220;commerciale&#8221; face à la surcapacité mondiale dans la sidérurgie. Dans un communiqué publié le 8 juin 2026, le Conseil de l&#8217;Union européenne a annoncé l&#8217;adoption d&#8217;un nouveau règlement destiné à protéger le marché européen de l&#8217;acier contre les effets des excédents de production mondiaux. Le texte est entré en application le 1er juillet 2026, remplaçant les mesures de sauvegarde en vigueur depuis plusieurs années.</p>
<p><strong><span style="color: #003366;">Pourquoi Bruxelles agit-elle? </span></strong>Selon le Conseil de l&#8217;Union européenne, l&#8217;industrie sidérurgique européenne, troisième plus importante au monde, fait face à une pression croissante liée à une surcapacité mondiale structurelle, qui pourrait atteindre 721 millions de tonnes d&#8217;ici à 2027, soit plus de 5 fois la consommation annuelle de l&#8217;Union européenne. Cette situation favorise l&#8217;arrivée de volumes importants d&#8217;acier à bas prix sur le marché européen, au détriment des producteurs locaux.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le Conseil rappelle également que le taux d&#8217;utilisation des capacités de production des aciéries européennes est tombé à 67% en 2024, tandis que le secteur a perdu 65 millions de tonnes de capacités de production et jusqu&#8217;à 100 000 emplois depuis 2007.</p>
<h3><strong><span style="color: #003366;">Ce qui change à partir du 1er juillet 2026</span></strong></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le nouveau règlement instaure un cadre plus strict pour les importations d&#8217;acier.</p>
<p class="isSelectedEnd">Parmi les principales mesures figurent:</p>
<ul data-spread="false">
<li>
<p>une réduction des quotas d&#8217;importation bénéficiant d&#8217;un accès préférentiel au marché européen;</p>
</li>
<li>
<p>des droits de douane plus élevés lorsque ces quotas sont dépassés;</p>
</li>
<li>
<p>l&#8217;introduction d&#8217;une exigence dite &#8220;melt and pour&#8221;, qui oblige à identifier le pays où l&#8217;acier a été initialement fondu et coulé afin de renforcer la traçabilité et de limiter les contournements des règles commerciales;</p>
</li>
<li>
<p>un mécanisme de révision renforcé permettant à la Commission européenne d&#8217;ajuster rapidement le dispositif en fonction de l&#8217;évolution du marché mondial.</p>
</li>
</ul>
<p class="isSelectedEnd">Les modalités d&#8217;application publiées par la Commission européenne fixent notamment les quotas annuels à 18,3 millions de tonnes, soit une réduction d&#8217;environ 47%, avec un droit de douane de 50% appliqué aux volumes dépassant ces quotas.</p>
<p>En effet, l&#8217;objectif affiché par Bruxelles est de préserver une industrie considérée comme stratégique pour la transition énergétique, les infrastructures, l&#8217;automobile et la défense. La même source souligne que ces nouvelles règles visent à restaurer une concurrence équitable, tout en garantissant un approvisionnement suffisant pour les industries européennes qui utilisent l&#8217;acier.</p>
<h3><span style="color: #003366;"><strong>Quel impact pour les exportateurs?</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Pour les producteurs situés hors de l&#8217;Union européenne, l&#8217;accès au marché européen devient plus exigeant. Les exportateurs devront non seulement composer avec des quotas plus restrictifs, mais aussi démontrer davantage la traçabilité de leurs produits.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les pays disposant d&#8217;accords de libre-échange avec l&#8217;Union européenne continueront de bénéficier d&#8217;un accès privilégié, même si leurs volumes autorisés sont également revus à la baisse. En renforçant ce dispositif, Bruxelles cherche à limiter les effets de la surproduction mondiale tout en donnant davantage de visibilité aux industriels européens dans un contexte marqué par des tensions commerciales croissantes.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/07/06/pme-voici-les-nouvelles-regles-de-lue-pour-les-importations-dacier/">PME, voici les nouvelles règles de l&#8217;UE pour les importations d&#8217;acier</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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