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	<title>Fita &#8211; Managers</title>
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	<title>Fita &#8211; Managers</title>
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		<title>“Il n’y a pas mieux que la coopération Sud-Sud, car le Nord n’a fait qu’exploiter le Sud”</title>
		<link>https://managers.tn/2024/05/28/na-pas-mieux-cooperation-sud-sud-car-nord-na-fait-quexploiter-sud/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Walid Handous]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2024 16:27:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Africa Means Business]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une conférence de presse s’est tenue mardi 28 mai au siège du TABC (Tunisia-Africa Business Council), pour discuter de la 7e édition de la conférence internationale FITA (Financing Investment and Trade in Africa) 2024, qui se tiendra les 11 et 12 juin 2024 à Tunis. Anis Jaziri, président du TABC, a pris la parole pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une conférence de presse s’est tenue mardi 28 mai au siège du TABC (Tunisia-Africa Business Council), pour discuter de la 7e édition de la conférence internationale FITA (Financing Investment and Trade in Africa) 2024, qui se tiendra les 11 et 12 juin 2024 à Tunis.</p>
<p>Anis Jaziri, président du TABC, a pris la parole pour discuter les points les plus importants de FITA. Il a déclaré que plus de 65 pays participeront à ce forum, la plupart étant des pays africains, mais venant aussi d’Asie, d&#8217;Amérique et d’Europe. Les invités d’honneur de cette édition sont la Pologne (représentée par le vice-ministre des Affaires étrangères),et la République démocratique du Congo (représentée par le gouverneur de Kinshasa). Parmi les pays qui vont participer pour la première fois à FITA, il y a le Nigeria, l’Afrique du Sud, les Seychelles, la Namibie et l&#8217;Ouganda. L&#8217;Agence française de développement (AFD) va présenter le projet Qawafel.</p>
<p>Quant à <a href="https://managers.tn/2024/05/27/la-tunisienne-nadia-yaich-designee-femme-francophone-2024-par-laimf/" target="_blank" rel="noopener">Nadia Yaiche</a>, membre du bureau exécutif du Tunisia Africa Business Council, dont elle est secrétaire générale depuis 2024, elle a révélé qu’il y aura beaucoup de panels d’ordre technique dans la thématique principale: le renforcement de la transformation locale et le transfert technologique pour une croissance durable et inclusive en Afrique.</p>
<p>Parmi les sujets de discussion, nous trouvons le changement du climat géopolitique et économique, la création de richesse en Afrique grâce à l&#8217;industrialisation, et le financement, considéré comme un défi pour les sociétés industrielles et les services. Les thèmes abordés incluront également le développement des compétences, le rôle des agences de promotion de l’investissement, le tourisme comme vecteur de croissance en Afrique, ainsi que l&#8217;importance du tourisme en Tunisie.</p>
<p>En parlant du Maroc, elle a révélé qu’en Afrique de l’Ouest, 80% des gouverneurs des banques centrales sont diplômés d’universités marocaines, grâce à la bonne réputation du Maroc, et elle a souligné que la Tunisie doit travailler à se manifester plus sur la scène internationale et à être plus présente économiquement.</p>
<p><br />Yaiche a également souligné que le projet Qawafel sera discuté dans le cadre de l’internationalisation des PME tunisiennes, et a affirmé l’importance des relations de l’Afrique avec la Chine, qui est en train de se positionner sur le continent. Elle a aussi insisté sur l&#8217;importance de nouer des relations entre les pays africains et l&#8217;Inde.</p>
<p> </p>
<p>Anis Jaziri a également mis l’accent sur l’importance de la coopération entre la Tunisie et les autres pays africains: “Il n’y a pas mieux que la coopération Sud-Sud, car le Nord n’a fait qu’exploiter le Sud”, et il a donné l’exemple de ceux qui exploitent le cacao des pays africains pour le transformer en “chocolat suisse”.</p>
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		<title>Ce que la BCT a prévu pour soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes</title>
		<link>https://managers.tn/2020/02/04/ce-que-la-bct-a-prevu-pour-soutenir-linternationalisation-des-entreprises-tunisiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Feb 2020 12:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[banque centrale de tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie afrique]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise tunisienne à l'étranger]]></category>
		<category><![CDATA[Fita]]></category>
		<category><![CDATA[Marouane El Abassi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Outre le ministre des Finances Ridha Chalghoum, le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, était aussi présent lors de l’ouverture de la 3ème édition du Financing Investment and Trade in Africa (FITA). Si l’on devait retenir une chose de son allocution, c’est sans doute le soutien à l’internationalisation des entreprises [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-13762" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1.jpg" alt="" width="1238" height="928" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1.jpg 1238w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1-300x225.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1-1024x768.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1-768x576.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1-750x562.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/02/fita2-1-1140x855.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1238px) 100vw, 1238px" /></p>
<p><strong><a href="https://www.lemanager.tn/2020/02/04/fita-2020-lafrique-doit-sinteresser-davantage-a-elle-meme/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Outre le ministre des Finances Ridha Chalghoum</a></strong>, le Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi, était aussi présent lors de l’ouverture de la 3ème édition du Financing Investment and Trade in Africa (FITA). Si l’on devait retenir une chose de son allocution, c’est sans doute le soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes.</p>
<p>De fait, selon le Gouverneur, l’Institution d’Emission a entamé plusieurs actions allant dans ce sens. Il y a eu, tout d’abord, la signature d’un accord entre la BCT et la Banque Africaine d’Exportation et d’Importation (Afreximbank) en juin 2019. Il établit un programme d’incitation pour le commerce et les investissements entre la Tunisie et l’Afrique, pour un montant total de 500 millions de dollars. <em>“On espère atteindre le milliard de dollars”</em>, a déclaré Marouane El Abassi.</p>
<p>Dans cette même optique, le Conseil d’Administration de la BCT a approuvé, le 27 décembre 2019, la participation de l’Institution d’Emission à l’opération de l’augmentation du capital de l’Afreximbank, à travers l’acquisition de nouvelles actions. Les dividendes au titre de l’année 2018, dans cette même optique, seront utilisés.</p>
<p>Pour l’internationalisation des entreprises tunisiennes à proprement parler, le Gouverneur s’est voulu rassurant : <em>“La BCT s’est sérieusement penchée sur cette question. D&#8217;ailleurs, dans cet objectif, elle a oeuvré à garantir les préalables sine qua non à cette internationalisation. Ceci passe par la compréhension de la résilience du secteur bancaire, la consolidation de ses fondamentaux et la convergence avec les standards internationaux. Il s’agit, aussi, de se pencher sur le degré d’ouverture de l’économie tunisienne et de la libéralisation des opérations avec l’étranger”</em>, a-t-il encore expliqué.</p>
<p>La BCT, poursuit-il, a pris des mesures concrètes pour soutenir l’internationalisation des entreprises tunisiennes. Il y a, tout d’abord, les mesures qui visent à assouplir la contrainte de change. Celle-ci, en effet, pèse sur les transferts courants qui ont pour sous-jacents des opérations financières et en capital avec l’étranger.</p>
<p>Par la suite, Marouane El Abassi assure que les transferts à titre d’investissement à l’étranger auront leur part dans les réformes à engager par la BCT durant la période 2020-2021. <em>“Dans le cadre du soutien des filiales de sociétés résidentes implantées à l’étranger, les garanties en couverture des crédits de gestion accordés par les banques étrangères en faveur desdites filiales feront l’objet d’une libéralisation”</em>, a-t-il encore expliqué.</p>
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		<title>“Africa First”</title>
		<link>https://managers.tn/2018/04/04/africa-first/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Apr 2018 11:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biz'art & Cult]]></category>
		<category><![CDATA[Executives]]></category>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Fita]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Finance, Investment and Trade in Africa Financer les entreprises tunisiennes souhaitant étendre leurs activités vers l’Afrique était au cœur de la première édition de Finance, Investment and Trade in Africa organisée par le Tunisia-Africa Business Council. Les investisseurs tunisiens ont longuement déploré les difficultés auxquelles ils font face pour accéder au marché africain qui est très [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4>Finance, Investment and Trade in Africa</h4>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*Rk5Nc-6PZynlLcft5SaEyw.jpeg" data-width="3930" data-height="2958" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/56073-1rk5nc-6pzynllcft5saeyw.jpeg"><br />
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<p><em>Financer les entreprises tunisiennes souhaitant étendre leurs activités vers l’Afrique était au cœur de la première édition de Finance, Investment and Trade in Africa organisée par le Tunisia-Africa Business Council.</em></p>
<p>Les investisseurs tunisiens ont longuement déploré les difficultés auxquelles ils font face pour accéder au marché africain qui est très attractif. La bonne nouvelle est que certains de ces obstacles sont en cours de résolution. Des lignes aériennes et maritimes reliant la Tunisie à plusieurs destinations au sud du continent ont été ou sont en cours de mise en place.</p>
<p><span>De</span> même, l’élargissement de la représentation diplomatique tunisienne en Afrique Subsaharienne devrait se poursuivre durant les prochains mois. C’est du moins ce qu’a annoncé Omar Behi, ministre du Commerce, lors de son mot inaugural, annoncé à l’occasion de la première édition de FITA ( Finance, Investment and Trade in Africa). Organisé par le Tunisia-Africa Business Council, ce rendez-vous se veut un lieu de rencontres entre les institutions panafricaines de financement et les entreprises tunisiennes.</p>
<p>Sur le volet financement, peu de progrès ont été enregistrés ces dernières années. “La Tunisie dispose d’une réglementation de change particulière et accablante”, a déploré Bassem Loukil, président de la TABC lors de son allocution d’ouverture. Le chef d’entreprise a appelé à la mise en place de méthodes plus efficientes pour le financement des échanges panafricains. Et de s’interroger : “Pourquoi devrions-nous passer par des tiers occidentaux pour développer nos échanges intra-continentaux, alors qu’il existe plusieurs institutions financières africaines dédiées?”</p>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*tkYgRwlNJvfk7quUT6FAbQ.jpeg" data-width="6000" data-height="3224" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/6bc92-1tkygrwlnjvfk7quut6fabq.jpeg"><br />
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<p>D’ailleurs, cette première édition de la FITA a vu la signature d’une convention entre la TABC et l’International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), en présence de Bassem Loukil et de Hani Sunbol, CEO de l’IFTC. Ce partenariat a deux objectifs clés. D’un côté, il va permettre de faire la promotion de l’ITFC auprès des investisseurs tunisiens. De l’autre, il permettra d’accorder la priorité aux entreprises tunisiennes voulant investir en Afrique en s’appuyant sur les mécanismes de financement de l’institution. Aucun plafond n’a été fixé dans le cadre de cette convention qui s’étalera sur trois ans.</p>
<h3>Tunisie, le présent-absent du continent</h3>
<p>“La diversification des partenaires économiques de la Tunisie est plus que jamais nécessaire”, a déclaré Omar Behi, ministre du Commerce, lors de son allocution d’ouverture. “L’Afrique occupe une place de choix dans cette orientation”, a-t-il indiqué.</p>
<p>Dans ce cadre, la Tunisie a rejoint le marché commun de l’Afrique orientale et australe, COMESA. Elle y sera membre permanent à partir du mois d’avril courant. Grâce à cette intégration, les exportations tunisiennes vers les pays membres de cet espace vont pouvoir bénéficier de tarifs douaniers préférentiels leur permettant d’atteindre un marché de plus de 475 millions d’habitants. La Tunisie a été aussi élue membre-observateur au Marché commun des pays de l’Afrique de l’Ouest, CEDEAO.</p>
<p>Bien que ces espaces de libre-échange aient le mérite d’encourager les échanges intra-africains, leur grand nombre ne permet pas de créer une dynamique qui couvre l’ensemble du continent, a déploré le représentant d’Afreximbank. “L’Afrique compte pas moins de 27 espaces de libre-échange, contre seulement 3 en Amérique Latine. Toute l’Afrique doit appartenir à un seul marché commun où le commerce intra-continental doit être privilégié”, a-t-il déclaré.</p>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*0TfnyvDGVg2VUJzke25sqA.jpeg" data-width="851" data-height="315" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/46f19-10tfnyvdgvg2vujzke25sqa.jpeg"><br />
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<h3>L’innovation financière</h3>
<p>Selon les données de la BAD, publiées en septembre 2017, les banques appuient environ un tiers de l’ensemble du commerce en Afrique dont seulement 20 % ont été alloués au commerce intra-africain.</p>
<p>La difficulté d’accès au financement n’est pas perçue de la même manière par toutes les entreprises. Si pour les entreprises opérant dans le domaine des services, l’accès au financement vient en 6ème position en termes d’impact sur le ralentissement des activités de ces entreprises sur le marché africain, a indiqué le ministre du Commerce, ce facteur grimpe à la 3e place pour les entreprises industrielles.</p>
<p>Pour faciliter l’accès au financement, Jaloul Ayed, ancien ministre des Finances, estime que les banques sont appelées à trouver des solutions innovantes en mesure de répondre aux besoins spécifiques des exportateurs tunisiens visant l’Afrique Subsaharienne. Pour ce faire, il a recommandé aux institutions financières de s’inspirer des solutions élaborées en Afrique telles que le financement d’entrepôt, l’émission de billets de trésorerie adossée à une créance commerciale, le financement par le biais d’acceptation bancaire et le financement fondé sur les bons de commande. Les banques tunisiennes, telles que la Banque de l’Habitat et la STB, disposant de filiales en Afrique Subsaharienne, doivent également tirer pleinement profit de ces investissements.</p>
<p>Outre les banques, d’autres modes de financement se présentent aux PME. Pour financer leur expansion africaine, les PME sont convoquées à faire appel de plus en plus aux fonds d’investissement, à l’instar d’Africamen, géré par Amen Bank et qui compte parmi ses souscripteurs la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC). Ahmed Karm, vice-président d’Amen Bank, a indiqué qu’Africamen II, d’une valeur de 50 millions de dinars, sera lancé prochainement avec la participation du Groupe Poulina et de la CDC. Si la CDC renouvelle sa participation, c’est parce que le bras financier de l’État est conscient de l’importance de permettre aux entreprises tunisiennes d’accéder à ce marché : “La CDC est déjà membre de l’association africaine des Caisses des Dépôts et Consignations”, a pour sa part déclaré Boutheina Yaghlane, DG de la CDC.</p>
<h3>Et l’assurance ?</h3>
<p>La promotion des exportations tunisiennes, indique Ayed, passe également par le renforcement de nombreuses structures d’appui qui ont été mises en place par l’État pour accompagner les entreprises locales. Dans ce cadre, Souheila Chabchoub, PDG de la Compagnie tunisienne pour l’assurance du commerce extérieur, a rappelé l’importance du rôle que joue son institution dans la promotion des exportations. “Notre garantie est une sécurité contre le non-paiement des exportations tunisiennes, ce qui facilite l’accès de ces entreprises au financement”, a-t-elle déclaré.</p>
<p>En pratique, la structure se charge d’assurer les entreprises tunisiennes souhaitant exporter leurs produits et services contre les risques commerciaux de non-paiement. Le cas échéant, la Cotunace se charge de rembourser l’entreprise tunisienne “afin que celle-ci puisse poursuivre ses activités”, puis de mettre en place tous les outils nécessaires pour récupérer cet actif national. “En 2017, nous avons réussi à récupérer une créance de 13 millions de dollars sur Cuba et, en décembre, une créance de 7 millions de dollars sur la Malaisie”, s’est félicitée la PDG.</p>
<p>Mme Chabchoub a également insisté sur le rôle important des deux fonds de garantie que gère son institution, élargissant son champ d’action pour couvrir les risques politiques et le financement des exportations “avant expédition”. La Cotunace, a indiqué la responsable, peut également offrir ses solutions d’assistance au recouvrement même pour les entreprises non-assurées.</p>
<p>Pour leurs besoins d’assurance en Afrique, les entreprises tunisiennes font également appel aux services de la Star : “Nous offrons depuis des années l’assurance Transport à nos clients pour couvrir leurs déplacements, ainsi que ceux de leurs collaborateurs, en Afrique”, a indiqué Hassène Feki, DG de la STAR. Celle-ci, à travers sa filiale au Niger, peut également assurer, indirectement, les investissements des entreprises tunisiennes en Afrique Occidentale : “Notre filiale se charge d’accompagner ces entreprises pour trouver des assureurs locaux. La filiale procède par la suite à assurer ces assureurs locaux”, explique Feki.</p>
<p>Malgré cette présence africaine, la Star n’a pas, du moins pour le moment, d’ambitions d’élargir ses activités sur le continent. D’après son DG, la STAR se focalise actuellement sur sa consolidation sur le marché local. “Nous ne songeons à développer nos activités en Afrique qu’à partir de 2020”, a-t-il indiqué.</p>
<h3>Le continent des potentiels</h3>
<p>“Grâce à la mise en place d’une meilleure gouvernance et d’institutions démocratiques, à la réduction notable des conflits armés dans le continent, nous assistons à l’émergence d’une classe moyenne qui dépassera les 120 millions de ménages dans les cinq prochaines années”, a indiqué Ayed. D’après l’ancien banquier, cela représente un marché de plus de 1,5 trillion de dollars.</p>
<p>Et d’ajouter : “Avec une population qui dépassera le cap des deux milliards d’habitants en 2040, notre continent dispose de la main-d’œuvre la plus abondante au monde”, a-t-il indiqué.</p>
<p>Les opportunités de développement sont aussi importantes : “Le Nigeria, un pays de plus de 180 millions d’habitants, produit une quantité d’énergie électrique comparable à celle de la cité-État de Singapour et sa population de moins de 6 millions. Pour réduire ce déficit d’infrastructure, estimé par la Chambre de Commerce international à 50 milliards de dollars par an, Oussama Kaissi, CEO de l’Islamic Corporation for Insurance of Investment and Export Credit, estime que les États doivent collaborer avec le secteur privé.</p>
<p>À titre d’exemple : “En Turquie, 65 milliards de dollars ont été injectés par le secteur privé dans des projets d’infrastructure dans le cadre de partenariats public-privé”, a-t-il indiqué. Le numéro un de la branche assurance de la Banque islamique de développement a signalé que son institution recommande ce mode de fonctionnement aux gouvernements africains souhaitant améliorer leur infrastructure. Pour faciliter l’accès au financement des projets nécessitant généralement des investissements colossaux, Kaissi a indiqué que son institution offre plusieurs solutions d’assurance-crédit. Et d’ajouter : “Nos solutions d’assurance permettent de rassurer les banques et de les inciter à financer ces projets”.</p>
<p>Malgré ce potentiel et les efforts déployés par les différentes institutions panafricaines, le financement des échanges intracontinentaux reste en deçà des attentes. “D’après une étude réalisée en 2015, nous estimons le déficit du financement du commerce aux alentours de 120 milliards de dinars”, a indiqué Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique du Nord. Pour cette raison les échanges inter-africains ne dépassent pas 3,3%, contre 50% pour les pays asiatiques, par exemple !</p>
<p>Pour le responsable, ceci s’explique par le fait qu’un tiers des pays africains appliquent un taux d’intérêt dissuasif, dépassant les 10% et des garanties souvent très exigeantes. Au niveau du commerce, le directeur régional a fait savoir que les grandes priorités stratégiques seraient “d’éclairer l’Afrique, de la nourrir, de l’industrialiser et d’améliorer les conditions de vie de ses populations”.</p>
<p>Pour la BAD, dont le but est de faciliter les échanges entre les pays africains, il est essentiel de commencer par soutenir les pays africains dans leur transformation structurelle.</p>
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		<title>FITA 2018 : Du financement africain pour les entreprises tunisiennes</title>
		<link>https://managers.tn/2018/02/05/fita-2018-du-financement-africain-pour-les-entreprises-tunisiennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Feb 2018 11:21:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Magazine]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[Financement]]></category>
		<category><![CDATA[Fita]]></category>
		<category><![CDATA[Tabc]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Finance, Investissement and Trade in Africa Force est de constater que les entreprises tunisiennes rencontrent plusieurs difficultés pour se déployer en Afrique, notamment en termes de financement. Pour essayer d’y remédier, le Tunisia-Africa Business Council organise, du 6 au 7 février la première édition de la conférence Financing, Investment and Trade in Africa (FITA). Détails. C’est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4>Finance, Investissement and Trade in Africa</h4>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*ZUUgVBcLa-C0crnaAU99LA.jpeg" data-width="3000" data-height="2000" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/0823d-1zuugvbcla-c0crnaau99la.jpeg"><br />
</figure>
<p><em>Force est de constater que les entreprises tunisiennes rencontrent plusieurs difficultés pour se déployer en Afrique, notamment en termes de financement. Pour essayer d’y remédier, le Tunisia-Africa Business Council organise, du 6 au 7 février la première édition de la conférence Financing, Investment and Trade in Africa (FITA). Détails.</em></p>
<p>C’est au siège de la FIPA que la TABC a organisé, le vendredi 02 février, une conférence de presse pour présenter la première édition de la FITA, un rendez-vous qui a pour but de réunir les institutions financières panafricaines sous un seul toit afin de permettre aux opérateurs locaux de trouver facilement le financement dont ils ont besoin. Cette conférence s’est tenue en présence de Bassem Loukil, président de la TABC, de Anis Jaziri, secrétaire général de l’organisation et de Khalil Laabidi, directeur général de la FIPA.</p>
<p>Les acteurs tunisiens devraient faire face à de nombre d’obstacles pour toucher le marché africain, notamment en termes de transport aérien, de fret maritime, de représentativité diplomatique et d’accès au financement, a indiqué Loukil. Avec les nouvelles lignes que ne cesse de lancer Tunisair, avec la ligne maritime qui est prévue pour avril prochain vers Douala (Cameroun), Abidjan (Côte-d’Ivoire) et Cotonou (Bénin) et avec l’ouverture de nouvelles ambassades prévues pour les deux prochaines années, ne reste posé que le problème de financement, déclare-t-il. “<em>La réglementation de change freine la volonté des entreprises tunisiennes souhaitant s’ouvrir sur le continent africain”,</em> a déclaré Loukil<em>. “Nous avons donc décidé d’explorer la voie du financement par des institutions étrangères opérant en Afrique”</em>.</p>
<p>La première édition de la FITA verra donc la participation de plusieurs institutions financières panafricaines tel que Bank of Africa, Africinvest, SoniBank (filiale à hauteur de 25% de la STB), ou encore la Banque Africaine de Développement, la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement et la Banque Islamique de Développement. “Des financements de 200 millions de dollars seront disponibles lors de ces deux journées”, a indiqué Loukil.</p>
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