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	<title>Démocratie &#8211; Managers</title>
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	<title>Démocratie &#8211; Managers</title>
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		<title>La Tunisie parmi les pays les plus démocratiques dans le monde</title>
		<link>https://managers.tn/2019/11/26/la-tunisie-parmi-les-pays-les-plus-democratiques-dans-le-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dorra Rezgui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Nov 2019 09:40:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[démocratie tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[International IDEA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière de démocratie, la Tunisie est un exemple incontestable de réussite. D’après le récent rapport de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International IDEA), notre pays figure parmi les 25% des pays qui vivent dans la démocratie pour l’année 2019. Le rapport, à titre d’information, est basé sur 5 principaux indicateurs : [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12213" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/11/democratie-tunisie.jpeg" alt="" width="630" height="420" /></p>
<p>En matière de démocratie, la Tunisie est un exemple incontestable de réussite. D’après le récent rapport de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale (International IDEA), notre pays figure parmi les 25% des pays qui vivent dans la démocratie pour l’année 2019. Le rapport, à titre d’information, est basé sur 5 principaux indicateurs :</p>
<ul>
<li>Des gouvernements représentatifs</li>
<li>Contrôle du pouvoir exécutif</li>
<li>Participation à la vie publique et politique</li>
<li>Droits et libertés fondamentales</li>
<li>Neutralité de l’administration</li>
</ul>
<p>D’après le directeur des programmes pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient à l’International IDEA, Sherif Alaa, la Tunisie est bien au-dessus de la moyenne en matière de démocratie, que ce soit à l’échelle régionale ou africaine.</p>
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		<item>
		<title>Seuls 46% des Tunisiens soutiennent la démocratie!</title>
		<link>https://managers.tn/2018/09/05/seuls-46-des-tunisiens-soutiennent-la-democratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Sep 2018 10:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Sondage]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vivons-nous en démocratie ? Sommes-nous devenus plus libres ? Les Tunisiens, dans leur ensemble, ont-ils confiance en leur gouvernement et en leurs institutions ? C’est précisément ces questions qu’a posées, via une enquête, l’institut de sondage One to One for Research and Polling. Les résultats ont été présentés, le 3 août 2018 lors d’une rencontre à Tunis. Les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure>
<p><a href="http://www.uib.com.tn/index.php/entreprises/finacement-de-vos-projets/financement-vert" data-href="http://www.uib.com.tn/index.php/entreprises/finacement-de-vos-projets/financement-vert" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*jZ-SlaabsNyHI7BzQzr0Yg.gif" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/25897-1jz-slaabsnyhi7bzqzr0yg.gif"></a><br />
</figure>
<p><em>Vivons-nous en démocratie ? Sommes-nous devenus plus libres ? Les Tunisiens, dans leur ensemble, ont-ils confiance en leur gouvernement et en leurs institutions ? C’est précisément ces questions qu’a posées, via une enquête, l’institut de sondage One to One for Research and Polling. Les résultats ont été présentés, le 3 août 2018 lors d’une rencontre à Tunis.</em></p>
<p>Les résultats de ce sondage ont fait l’objet d’un débat animé par un ensemble d’experts. Notons d’abord que cette étude a été réalisée dans le cadre du programme Afrobaromètre, un projet de recherche panafricain indépendant et non partisan. Sa mission est de mesurer les attitudes des citoyens vis-à-vis de la démocratie, de la gouvernance, de l’économie, de la société civile, entre autres.</p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="0*gqyKxEfn2kZSc4Tv" data-width="5472" data-height="3648" data-is-featured="true" src="https://cdn-images-1.medium.com/max/800/0*gqyKxEfn2kZSc4Tv"><br />
</figure>
<h4>Des statistiques qui laissent à désirer</h4>
<p>Intrigants! C’est ainsi que les résultats ont été perçus par certains panélistes. Car, à en croire les résultats de ce baromètre, la part de ceux qui nient que le pays est une démocratie a doublé depuis 2015, passant de 14% à 29%. Pis encore, de moins en moins de citoyens semblent soutenir la démocratie : ils sont seulement 46% à le faire, contre 71% en 2013.</p>
<p>La moitié des Tunisiens ne sont «pas très satisfaits» ou «pas du tout satisfaits» du fonctionnement de la démocratie dans leur pays. Il est cependant nécessaire de savoir que plus de la moitié, (57%) s’est dite «pas du tout intéressée» ou «pas très intéressée» par les récentes élections municipales. Pis encore, 84% des interrogés prétendent n’avoir aucune idée sur les candidats aux élections municipales.</p>
<p>Moins surprenant, les résultats révèlent également que les Tunisiens voient sombre dans la situation économique du pays. Ceci explique l’évaluation pas très positive des efforts du gouvernement pour la résolution des trois problèmes les plus importants du pays qui sont, d’après les sondés, la gouvernance, le chômage et la corruption.</p>
<p>Une grande majorité, soit 72% des personnes sondées, perçoit la situation économique du pays comme “assez mauvaise” ou “très mauvaise”. Encore plus, huit Tunisiens sur dix (79%) affirment que le pays se dirige “vers la mauvaise direction” au regard de la conjoncture économique. Ceci marque une nette hausse par rapport aux 67% enregistrés en 2013.</p>
<p><a href="https://upscri.be/a75d53/">https://upscri.be/a75d53/</a></p>
<h4>Les politiques n’intéressent plus!</h4>
<p>Les chiffres témoignent d’une indifférence de la jeune population quant à la vie politique en Tunisie que les intervenants ont liée à la performance et à la situation économique du pays.</p>
<p>Selon Youssef Meddeb, directeur général de One to One, “le quotidien du Tunisien n’est pas rassurant, d’où l’insatisfaction des citoyens et le mépris vis-à-vis de la vie politique”.</p>
<p>Dans la même lignée, Rafik Halouani a affirmé que ces statistiques illustrent “la perte de confiance des citoyens en leur régime et surtout en leur gouvernement!”.</p>
<p>Mais tout n’est pas perdu ! Sonia Mbarek, ancienne ministre et chercheur en sciences politiques, a pu saisir le bon grain de l’ivraie et a clôturé les travaux sur une note positive : “Ces statistiques s’expliquent par la sensibilité et la fragilité de la phase transitoire que traverse le pays. La situation a quand même changé surtout avec la rupture avec le régime dictatorial, soyons patients!”.</p>
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		<item>
		<title>Francis Fukuyama : &#8220;Pour asseoir une démocratie, il faut bien plus que des élections&#8221;</title>
		<link>https://managers.tn/2018/06/12/francis-fukuyama-pour-asseoir-une-democratie-il-faut-bien-plus-que-des-elections/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jun 2018 13:08:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Francis Fukuyama]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Francis Fukuyama, Center on Democracy, Development and the Rule of Law Crédits photo: Le Manager — Tous droits réservés Que pensez-vous de la situation en Tunisie? Je dirais que la Tunisie passe par plusieurs difficultés pour relancer son économie et accélérer la création d’emplois. A mon avis, le pays est confronté aux mêmes problèmes qu’en France: une régulation gouvernementale excessive [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure>
<p><a href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*7vYMl_tw7vDcK3EyxLbTjA.jpeg" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/69f99-17vyml_tw7vdck3eyxlbtja.jpeg"></a><br />
</figure>
<h4>Francis Fukuyama, Center on Democracy, Development and the Rule of Law</h4>
<figure class="wp-caption">
<p><img decoding="async" data-image-id="1*9fmwPYcsf0oRGNelOMX36A.jpeg" data-width="2000" data-height="3008" data-focus-x="45" data-focus-y="22" data-is-featured="true" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/65a34-19fmwpycsf0orgnelomx36a.jpeg"><figcaption class="wp-caption-text">Crédits photo: Le Manager — Tous droits réservés</figcaption></figure>
<h4>Que pensez-vous de la situation en Tunisie?</h4>
<p>Je dirais que la Tunisie passe par plusieurs difficultés pour relancer son économie et accélérer la création d’emplois. A mon avis, le pays est confronté aux mêmes problèmes qu’en France: une régulation gouvernementale excessive et un marché du travail qui n’est pas assez flexible.</p>
<p>De plus, les syndicats détiennent un pouvoir énorme leur permettant de bloquer toute décision qui ne leur convient pas. J’ai constaté également qu’il y a un manque de confiance entre les syndicats, le gouvernement et les employeurs. Cela dit, le secteur privé tunisien est encore assez fragile, les grandes entreprises prospères sont rares et la barrière à l’entrée pour les entrepreneurs est très haute. La transition démocratique ne se résume pas à des élections démocratiques, il faudrait renforcer le rôle de l’Etat à travers des institutions de meilleures qualité, ce qui est plus difficile.</p>
<p>Autant d’éléments qui représentent des faiblesses qui ne font que ralentir la croissance économique.</p>
<h4>Pensez-vous qu’augmenter aujourd’hui l’impôt sur les sociétés serait une solution adéquate sachant fort bien que la tendance mondiale est de réduire ces taxes?</h4>
<p>Il est vrai qu’aux États-Unis les taxes ont été baissées avec les dernières réformes, pour passer de 35 à 21%, mais pendant de longues années, les USA avaient taxé les sociétés au-dessus de la moyenne des pays riches. À mon avis, il faut considérer ces hausses dans leur contexte. Par ailleurs, plusieurs mesures nécessaires pour relancer l’économie tunisienne ne seront pas populaires dans le court terme. C’est au gouvernement de mieux expliquer leur utilité et de créer le soutien nécessaire autour d’elles.</p>
<h4>Selon vous, quels sont les fondements d’une démocratie ?</h4>
<p>De mon point de vue, je pense qu’une démocratie repose d’abord, sur la mise en place d’un Etat moderne, à égal distance de tous les citoyens et qui arrive à maîtriser la corruption. Ensuite, vient l’application de la loi et le respect des procédures par tous les citoyens. Enfin, il y a lieu de citer la redevabilité démocratique, c’est à dire la tenue des élections, qui est l’élément le plus facile dans un processus démocratique.</p>
<h4>Dans une économie émergente, que devrait-être le rôle de l’État: patron ou gestionnaire ?</h4>
<p>Le gouvernement doit assurer le respect des lois, notamment celles portant sur la protection de la propriété, et l’exécution des contrats. Il s’agit des fondements de l’activité économique sans lesquelles il n’y ni investissements ni échanges commerciaux. Le gouvernement doit aussi garantir la stabilité politique, mettre en place l’infrastructure adéquate et fournir les services de base tels que la santé, l’éducation, etc. Le gouvernement doit également jouer un rôle régulateur, mais sans que cela donne naissance à une régulation excessive qui risque de ralentir l’activité économique.</p>
<h4>Y a-t-il une relation entre le système politique et la croissance économique?</h4>
<p>Il y a certainement une relation, mais elle est très complexe à appréhender. De fait, certains pays démocratiques ont connu une grande croissance alors que d’autres ont échoué. C’est aussi le cas avec les régimes autoritaires. Si l’État n’a pas la capacité de fournir les services de base que je viens de citer, peu importe le degré de démocratisation du régime, car il n’y aura certainement pas de croissance. Ceci est d’autant plus vrai dans les pays en voie de développement. Les démocraties ont cependant l’avantage d’une plus grande stabilité sur le long terme.</p>
<h4>Aujourd’hui, l’Etat doit entreprendre des réformes douloureuses, toutefois, depuis la révolution l’Etat fait face à des tensions sociales. Devrait-il adopter une pédagogie particulière?</h4>
<p>Les gouvernements ne sont généralement pas de bons pédagogues quand il s’agit d’expliquer les compromis entre les conséquences de court terme et les bienfaits de long terme de leurs politiques.</p>
<p>D’après ce que j’ai vu, la Tunisie dispose de politiques sociales développées qui ressemblent à ceux de pays riches comme la France ou la Suède. Certes, tout le monde aimerait bien avoir une meilleure sécurité sociale, mais la Tunisie est un pays pauvre qui ne peut pas se permettre certaines de ces politiques trop accommodantes. C’est au gouvernement de penser à la viabilité de ces mesures sur le long terme. À mon avis, il faut que le développement des politiques sociales d’un pays soit conforme au niveau de l’industrialisation et des revenus, etc.</p>
<p>Il faut faire attention sur ce point car plusieurs pays européens avaient le même niveau de sophistication du système de sécurité sociale que la Tunisie avec des moyens comparables et qui ont vécu des crises à long terme. La tâche du gouvernement est de faire comprendre que ces politiques sociales ne doivent pas limiter la croissance économique car c’est cette croissance qui va en fin de compte permettre de créer la société à laquelle aspirent les Tunisiens.</p>
<h4>Vous avez cité dans l’un de vos articles que les pays qui atteignent les 6000 dollars de PIB per capita deviennent plus sensibles aux valeurs démocratiques. Pensez-vous que la Tunisie est dans ce cas?</h4>
<p>Non, la Tunisie a besoin d’être un pays encore plus riche pour s’assurer que la démocratie soit bien enracinée. Et même pour les pays riches, aucune garantie n’existe pour contrer les dérives autoritaires. Regardez ce qui se passe par exemple aux États-Unis où plusieurs de nos institutions démocratiques sont menacées à cause de la montée du populisme. Je pense que cette montée rapide du populisme est due partiellement à la montée de la globalisation et aux grands changements économiques et sociaux qui en ont découlé. Une grande partie de la croissance ainsi créée n’a pas été distribuée de façon équitable. De plus, les emplois de la classe moyenne dans les pays riches ont été délocalisés dans les pays pauvres. Cela a créé une grande tension au niveau politique. Il faudra se doter de plus de flexibilité pour pouvoir gérer ce processus.</p>
<h4>Selon vous, quelles sont les mesures les plus urgentes pour la Tunisie?</h4>
<p>Il faut commencer par mettre en place les politiques et les structures qui vont créer de la croissance. Il s’agit de renforcer l’application de la loi, de réduire la corruption, de libéraliser encore plus de secteurs et de rendre plus flexible le marché de l’emploi. Cela ressemble à l’agenda de Macron pour la France, sauf que la Tunisie n’a pas les moyens nécessaires pour soutenir ses politiques sociales.</p>
<h4>Le mot de la fin?</h4>
<p>Je pense que pour asseoir une démocratie il faut bien plus que des votes et des élections. La croissance économique et la créations des emplois sont indispensables. Plusieurs nouvelles démocraties échouent de ce fait. La réussite de l’expérience tunisienne est tributaire de la réussite du gouvernement à pouvoir réaliser de la croissance et à renforcer les institutions.</p>
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		<item>
		<title>La participation citoyenne en débat à l’ESSECT</title>
		<link>https://managers.tn/2018/03/13/la-participation-citoyenne-en-debat-a-lessect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2018 13:28:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biz'art & Cult]]></category>
		<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[9ème Symposium]]></category>
		<category><![CDATA[Démocratie]]></category>
		<category><![CDATA[Essect]]></category>
		<category><![CDATA[Management Public]]></category>
		<category><![CDATA[Participation Citoyenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La participation des citoyens aux décisions qui concernent la chose publique est loin d’être l’affaire des temps modernes. Oui, l’émancipation des peuples, les courants de démocratisation, les libertés individuelles imposent plus que jamais d’ancrer la participation des citoyens au cœur de l’action politique. Mais depuis l’Antiquité, on parlait déjà de démocratie athénienne, réputée pour être [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*lneP-DV2XphQZB2lsam53w.jpeg" data-width="1936" data-height="1296" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/19cd1-1lnep-dv2xphqzb2lsam53w.jpeg"><br />
</figure>
<p><em>La participation des citoyens aux décisions qui concernent la chose publique est loin d’être l’affaire des temps modernes. Oui, l’émancipation des peuples, les courants de démocratisation, les libertés individuelles imposent plus que jamais d’ancrer la participation des citoyens au cœur de l’action politique. Mais depuis l’Antiquité, on parlait déjà de démocratie athénienne, réputée pour être l’ancêtre des démocraties modernes. Vieille de plusieurs milliers d’années, la question n’est toujours pas si simple à résoudre.</em></p>
<p>Voilà que l’on s’y penche à l’occasion du 9ème symposium intitulé : “Regards croisés sur les transformations de la gestion et des organisations publiques”, consacré cette année à “ la gestion de la participation citoyenne, à l’élaboration et la mise en oeuvre des décisions au sein des administrations publiques et des organisations de l’Etat”, organisé par l’ESSECT et l’Université de Tunis, les 1er et 2 mars 2018.</p>
<p>Le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, était l’invité d’honneur de la conférence d’ouverture, rehaussée par la présence également de Habib Sidhom, président de l’Université de Tunis et d’Abdellatif Hamam, Directeur de l’ENA de Tunis. L’événement a été l’occasion de réunir une assemblée d’experts, chercheurs et praticiens pour comprendre et réfléchir sur la participation citoyenne.</p>
<p>Madame Anissa Ben Hassine, présidente de ce 9ème symposium, a ouvert les festivités précisant que la Tunisie est à un stade de son développement où la question de la participation citoyenne est plus que jamais d’actualité. “La Révolution a signé l’acte 0 de la participation citoyenne aux décisions publiques,” déclare-t-elle, regrettant que les formes d’expression post-révolution soient de nature anarchique, au point où les citoyens, dans une large part, en arrivent à se demander si l’ordre régnant durant la pré-révolution n’était pas préférable. Cette 9ème édition est donc l’occasion de dénouer ces problématiques, en proposant des approches renouvelées et des pratiques innovantes pour améliorer le fonctionnement des organisations publiques.</p>
<p>Olfa Ben Slimane, Directrice Générale au Ministère de l’Enseignement Supérieur, a indiqué que la problématique est plutôt nouvelle et la soulever est une première en Tunisie. “Il est temps de prendre conscience que la transformation des organisations publiques a un impact direct sur l’économie et la société; et en tant que chercheurs, nous avons un rôle primordial à jouer, étant donné que tout ce qu’on fait a un impact sur les évolutions de cette problématique, et nous devons améliorer les modes de management public, car il y va de la performance dans la chose publique”.</p>
<p>Abdellatif Hamam considère la participation citoyenne comme un fondement de la démocratie que la Tunisie est en train de construire, annonçant au passage la tenue de la conférence annuelle, en partenariat avec l’Institut International d’Administration Publique, les 25 et 29 juin qui portera sur la résilience administrative, à la nouvelle Cité de la Culture, précisant que ce sera également l’occasion d’aborder la thématique du jour.</p>
<p>Slim Khalbous n’a pas manqué de saluer le choix de ce 9ème symposium, informant que c’est une raison nationale qui l’a poussé à accepter l’invitation. “Le management public est l’un des plus grands défis d’aujourd’hui, car les institutions publiques n’ont pas suivi les mutations auxquelles nous assistons depuis la révolution. La liberté de parole a fait qu’une multitude d’acteurs entrent en scène et la décision n’est plus hiérarchique”. Slim Khalbous témoigne que le rôle du citoyen a changé, il est devenu contestataire, et il faudra du temps pour qu’il devienne un acteur du développement. Cet état d’esprit ne peut être instauré du jour au lendemain. Aujourd’hui, il existe une multitude d’acteurs, qu’il y a lieu d’impliquer dans les décisions, mais d’un autre côté, il y a l’impératif d’accélérer la prise de décision. C’est là où réside tout le challenge des politiques. La recherche scientifique peut être la solution pour le changement. Mais nous avons un grand manque de spécialisation et l’université doit se spécialiser pour devenir une force de proposition”, a-t-il conclu.</p>
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