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	<title>Mohamed Gontara &#8211; Managers</title>
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	<title>Mohamed Gontara &#8211; Managers</title>
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		<title>Conseil des financiers tunisiens: pour une économie responsable et durable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Gontara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 08:34:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rentabilité financière n’est plus la seule exigence, pour ainsi dire, qui assure le bien-être des entreprises. «Que serait effectivement une richesse si elle n’est pas partagée?» «Impact Investissement». Vous avez sans doute entendu parler de ce concept. Si ce n’est pas le cas, sachez qu’il s’agit d’une orientation pour une économie responsable et durable. [&#8230;]</p>
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<p><span style="color: #000000;"><em>La rentabilité financière n’est plus la seule exigence, pour ainsi dire, qui assure le bien-être des entreprises. «Que serait effectivement une richesse si elle n’est pas partagée?»</em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">«Impact Investissement». Vous avez sans doute entendu parler de ce concept. Si ce n’est pas le cas, sachez qu’il s’agit d’une orientation pour une économie responsable et durable. Une économie qui prenne en compte deux éléments centraux : le social et l’environnemental.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">En clair, la seule rentabilité financière n’est plus la seule exigence, pour ainsi dire, qui assure le bien-être des entreprises. « Que serait effectivement une richesse si elle n’est pas partagée ? », a fait remarquer Abdelkader Boudriga, président du Conseil des financiers tunisiens (CFT). En assurant que le modèle économique mondial est en panne parce qu’il ne prend en compte notamment cette «richesse partagée», insistant qu’il est impossible que chacun s’en sorte seul.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Les investissements qui prennent en compte le social et l’environnement commencent à faire leur petit bonheur de chemin dans le monde devant notamment la prise de conscience quant au fait que de nouvelles orientations mondiales sont en train de se dessiner. Le volume de cet «impact investissement» avoisine quelque 35 000 milliards de dollars (presque trois dois de plus en dinars).</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Et tout le monde a à y gagner</span></h2>
<p><span style="color: #000000;">Et Abdelkader Boudriga de souligner que trois facteurs sont nécessaires pour assurer le succès de cet « imapct investissement»: «L’intentionnalité, la mesurabilité et l’additionnalité». Et tout le monde a ày gagner dans cette affaire d’autant plus qu’il existe des fonds mondiaux pour cet «imapct investissement» comme le Fonds vert pour le climat, un mécanisme financier de l&#8217;Organisation des Nations unies.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">La Tunisie est consciente des mutations qui se dessinent dans ce domaine. Illustration de cette réalité: les actions initiées par la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) à travers notamment des fonds de la coopération internationale. Dorra Miled, présidente de la FTH, a présenté, dans ce cadre, nombre d’initiatives comme celle d’un projet «Toumali» qui concerne la création d’une centrale de traitement des déchets dans la région de Hammam Sousse.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">«Devoir de diligence»</span></h2>
<p><span style="color: #000000;">Autre intervention remarquée de la rencontre du CFT, organisée le 22 février 2024, à Tunisn celle d’Aslen Ben Rejeb, président de la Conect (Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie), qui a présenté les actions menées par son organisation en vue de labéliser les entreprises en matière de Responsabilité sociale des entreprises (RSE).</span></p>
<p><span style="color: #000000;">L’Etat y joue d’ailleurs un rôle dans ce domaine à travers la mise en place d’un Point contact pour une Conduite responsable des entreprises (CRE). Une initiative décrite par Amira Klai,</span></p>
<p><span style="color: #000000;">directrice générale au ministère de l’Economie et de la Planification, qui a insisté sur le fait que le «devoir de diligence» des entreprises n’est plus un choix, mais une obligation: en Europe, notre principal partenaire, le respect de l’environnement ne cesse de s’imposer pour les importations que cet espace veut acquérir.</span></p>
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		<title>Comment dépasser la crise ? Réformer nécessairement le politique</title>
		<link>https://managers.tn/2021/04/05/comment-depasser-la-crise-reformer-necessairement-le-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Gontara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Apr 2021 09:58:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour les intervenants d’un webinaire organisé par l’IT Business school, point de solution aux finances du pays, sans avoir au préalable résolu la crise politique. Les problèmes financiers n’étant que la conséquence d’une vie politique bloquée par les dysfonctionnements qu’elle traverse depuis des années.  En cause notamment la constitution et l’Assemblée des Représentants du Peuple. [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="514" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-1024x514.png" alt="" class="wp-image-24344" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-1024x514.png 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-300x151.png 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-768x385.png 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-1536x771.png 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-360x180.png 360w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-750x376.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp-1140x572.png 1140w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/arp.png 1554w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Pour les intervenants d’un webinaire organisé par l’IT Business school, point de solution aux finances du pays, sans avoir au préalable résolu la crise politique. Les problèmes financiers n’étant que la conséquence d’une vie politique bloquée par les dysfonctionnements qu’elle traverse depuis des années. </p>
<p>En cause notamment la constitution et l’Assemblée des Représentants du Peuple. Comme l’absence de culture politique et de confiance. D’où la nécessité d’opérer des changements profonds.</p>
<p>La thématique choisie ne pouvait qu’en dire long sur les discussions auxquelles a donné lieu le webinaire : « De la faillite politique à la faillite financière ». Organisé par l’IT Business School (une université privée installée à Nabeul), le 19 mars 2021, le webinaire avait de quoi séduire outre évidemment son thème : la présence de personnalités de premier plan : Hédi Larbi, universitaire et ancien cadre de la Banque mondiale et ancien ministre de l’Équipement, Abderrazek Zouari, universitaire et ancien ministre du Développement régional, Lobna Jeribi, présidente du Think Tank Solidar et ancienne ministre des Grands projets et modéré par Jihad Majdoub et Aram Belhadj, universitaires. </p>
<p>Près d’une heure et quarante-cinq minutes qui ont tout de suite mis tout le monde d’accord, comme on pouvait s’y attendre, sur le fait que pour venir au secours des finances des pays, il faut d’abord s’occuper du terrain politique qui est à l’origine de toutes les défaillances constatées. Celles-ci étant bel et bien la conséquence des problèmes politiques traversés par la Tunisie. Constitution et Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), voici par qui le mal arrive pour l’essentiel. Pour Hédi Larbi, des cinq institutions créées par la constitution et qui sont au cœur de l’édifice démocratique, pratiquement une seule a pu plus ou moins fonctionner: l’Instance Supérieure Indépendante des Élections (ISIE).</p>
<h2>Un système politique dysfonctionnel</h2>
<p>Et dix pour cent seulement des lois votées en 2018-2019 concernent la vie économique. Ce qui ne peut qu’être bien insuffisant. Insuffisant également le nombre des lois votées (360) alors que la vie parlementaire dans d’autres pays permet de faire voter le double, voire plus. Le système politique est, en plus, dysfonctionnel. Il est caractérisé par des crises entre les deux têtes de l’exécutif (président de la République et chef du gouvernement) et entre les tenants du pouvoir exécutif et le parlement. </p>
<p>Les tenants du pouvoir exécutif n’ont pas, de plus, réellement de projets pour la conduite du pays. Le terrain politique se distingue, dans cet ordre d’idées, par un déséquilibre frappant. D’une élection à une autre, on fait le même et unique constat: d’un côté, un mouvement fort et bien structuré (Ennahdha) et de l’autre, une multitude de mouvements qui ont atomisé la vie politique. Quid du pouvoir judiciaire ? Il est engagé, quant à lui, et pour ainsi dire, dans une lecture qui est un autre signe de blocage. Une volonté d’indépendance totale alors que le pouvoir judiciaire ne peut que revendiquer une indépendance au niveau des jugements qu’il rend. Mais, il n’y a pas que cela. Pour l’ancien ministre du gouvernement de Mehdi Jomaa, le terrain politique souffre d’une absence de leadership. </p>
<p>Le seul qui pouvait revendiquer un leadership, c’est sans doute l’ancien président Béji Caïd Essebsi, assure-t-il. Mais ce dernier a vite décidé d’établir une entente avec Ennahdha. Et dans ce cadre, Hédi Larbi estime que le jeu politique veut que le parti qui gagne les élections soit celui qui conduit le gouvernement. Cela n’a pas été cependant le cas pour l’essentiel des chefs de gouvernement qui se sont succédé à La Kasbah depuis 2011.</p>
<h2>Crise de confiance</h2>
<p>Inutile de préciser, en outre, que lorsqu’il y a défaillance au niveau de la culture politique, il y a là un élément supplémentaire qui n’arrange pas le vécu démocratique du pays. Et comment voulez-vous, dans ce cas, que des investisseurs ou que le simple citoyen aient confiance ? Côté confiance, nous ne sommes pas, là aussi, selon Hédi Larbi, sorti de l’auberge. La confiance semble être primordiale aujourd’hui pour renverser la vapeur. L’idée est exprimée notamment par Lobna Jeribi qui estime que des succès aussi minimes soient-ils dans comme des projets et des modèles dans les régions qui souffrent de nombre de maux peuvent revigorer les énergies. </p>
<p>La présidente du Think Tank Solidar cite le déficit de confiance parmi les risques encourus par le pays, à côté de l’incapacité de réformer, de l’iniquité d’accès aux services publics et du déficit de la participation. Et l’ancienne ministre de plaider pour l’activation des leviers comme la coopération, la coordination, le renforcement des capacités, une meilleure organisation, une réelle transparence,&#8230; Autant de facteurs capables de donner vie aux projets qui n’ont pas été notamment décaissés et de dépasser d’une manière générale les blocages que l’on vit ici et là et qui ont besoin d’une réelle mise en œuvre. </p>
<p>Abderrazek Zouari a mis en évidence, également, et chiffres à l’appui, les risques financiers pour le pays. À commencer au niveau du bouclage du budget pour l’année en cours. De toute manière, le schéma est non pas plus clair, a-t-il rappelé. Le déficit est de 18 milliards de dinars avec une dette qui se creuse d’années en années. L’ancien ministre du développement régional du gouvernement de Béji Caïd Essebsi qui a précédé les élections de la constituante en 2011, regrette que le débat se porte beaucoup sur le budget et sur la loi des finances et pas assez sur la croissance et ses déterminants. Un discours de type comptable qui ne prend pas en compte la nécessité des réformes d’autant plus que la vie économique obéit aux mêmes règles de fonctionnement depuis 1970. </p>
<p>En ajoutant que le coût de l’emprunt est bien supérieur à la croissance économique. Ajoutez à cela une instabilité politique que tout le monde observe. Et cette remarque d’Abderrazek Zouari : « On évoque une thématique économique avec un ministre que l’on poursuit les mois suivants avec son successeur » ! Une instabilité qui pèse de tout son poids sur les finances du pays. La Tunisie fait partie, à ce niveau, des 43% des pays dont la transition est bloquée, assure Hédi Larbi ; 37% des pays qui ont vécu une transition ont réussi et 15% ont échoué.</p>
<h2>« Appropriation des décisions prises »</h2>
<p>Mais que faire maintenant que le diagnostic est bien rappelé ? Il faut aller au plus vite pour réformer le politique. Beaucoup de choses se doivent d’être revues et corrigées, selon les intervenants du webinaire. Tous sont unanimes pour appeler au dialogue. Un dialogue qui ne doit exclure personne. Parce que l’«appropriation des décisions prises» par l’ensemble de la communauté nationale est on ne peut plus nécessaire, selon Lobna Jeribi. Et l’ancienne ministre des Grands projets dans le gouvernement d’Elyes Fakhfakh de rappeler le sursaut et la dynamique observés lorsque la Tunisie a connu la première vague de la crise sanitaire du coronavirus. </p>
<p>Et d’estimer, sur la base d’une étude réalisée par Solidar, que le pays peut compter sur l’importance de la valeur travail qui fait partie des valeurs auxquelles croit le Tunisien. Un discours qui peut paraître étonnant. N’assure-t-on pas que le Tunisien ne fait pas bon ménage avec le travail ? Certes, mais cette valeur travail est « inhibée ». Elle peut être réveillée si des facteurs lui permettent de relever la tête en quelque sorte. Iniquité, défaillance des services publics comme le transport en commun, faible rémunération,… le mal est ailleurs. </p>
<p>Il faudra que le Tunisien change, estime Abderrazek Zouari. Il lui faut prendre conscience de la nécessité d’épouser de nouveaux comportements et d’attitudes. Et l’universitaire de rappeler que le changement comporte outre la volonté, un nécessaire contenu, une efficacité dans l’action et une mesure des résultats. Toujours au niveau des changements à opérer, Abderrazek Zouari pense que ces derniers doivent concerner tous les pans de la société. Les gouvernants évidemment qui doivent agir pour faire évoluer les institutions et les règles du jeu du marché. Mais aussi le patronat qui n’a pas assez pris le pli des avancées technologiques. Les ouvriers qui doivent penser davantage à assumer leur travail.</p>
<h2>Prendre en charge son destin</h2>
<p>Toujours concernant ces changements, Abderrazek Zouari n’a pas manqué d’évoquer l’électeur qui est au centre de toutes les mutations de la société tunisienne. Son vote ne doit pas intégrer des facteurs financiers, régionaux, idéologiques ou autres, mais basé uniquement sur l’intérêt général. Et l’universitaire d’évoquer, dans ce contexte, les risques nouveaux pour la stabilité de la société tunisienne et sa cohésion, comme la destruction de la société. Un webinaire au cours duquel Hédi Larbi a averti qu’il est le moment pour que chacun ne pense plus comme avant, notamment à tirer la couverture à lui, d’où tout l’intérêt pour que le dialogue soit lancé sur des bases nouvelles. </p>
<p>Il se doit d’être, d’abord, bien préparé afin qu’il embrasse les questions essentielles. Il se doit, ensuite, d’être facilité par des parties indépendantes. Et non pas comme ce fut le cas en 2013. Pour Hédi Larbi, le dialogue de 2013 a été l’expression des intérêts des parties en présence. L’expression d’un corporatisme qui ne veut pas toujours que tout change. On ne peut pas, souligne-t-il, « se faire avoir deux fois de suite ». La population se doit pour ce faire ne pas démissionner et, donc, prendre en charge son destin en affirmant que «cela ne peut pas continuer».</p>
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		<title>Habib Zitouna, Professeur à la FSEGTunis: “La ZLECAF, un pari qui vaut la peine”</title>
		<link>https://managers.tn/2021/04/02/habib-zitouna-professeur-a-la-fsegtunis-la-zlecaf-un-pari-qui-vaut-la-peine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Gontara]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Apr 2021 15:08:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un continent qui fait 16% de la population mondiale, mais qui ne participe qu’à hauteur de 2% au commerce mondial et 3% au PIB de notre monde. La ZLECAF, sera-t-elle la panacée pour accélérer le commerce et la croissance ? Quelles opportunités y a-t-il pour la Tunisie ? Habib Zitouna, Professeur à la Faculté des [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="682" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-24306" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-1024x682.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-300x200.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-768x512.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-1536x1024.jpg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-2048x1365.jpg 2048w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-750x500.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/04/zitouna-copie-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Un continent qui fait 16% de la population mondiale, mais qui ne participe qu’à hauteur de 2% au commerce mondial et 3% au PIB de notre monde. La ZLECAF, sera-t-elle la panacée pour accélérer le commerce et la croissance ? Quelles opportunités y a-t-il pour la Tunisie ? Habib Zitouna, Professeur à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Tunis, nous aide à déceler les enjeux de cette Zone de libre-échange continentale africaine impliquant 55 États. Un travail du reste ardu. Avec ce message : l’Afrique est certes une terre de potentiel mais elle a ses propres difficultés.</p>
<p><strong>Commençons, d’abord, si vous le voulez bien, par le projet de la ZLECAF qui entend agir en vue d’enlever les barrières tarifaires d’une manière dégressive et de faciliter les échanges.</strong></p>
<p>D’abord, l’idée est ancienne. C’est en effet depuis les années 90 que les pays africains veulent créer une zone de libre-échange. Ensuite, c’est au début des années 2000 qu’a débuté une période de concrétisation qui a abouti à un accord. Et c’est au début de cette année qu’a commencé un processus de démantèlement de 90% des barrières tarifaires pour la quasi-totalité des pays du Continent entre cinq et dix ans selon les catégories des pays. </p>
<p>Dans une prochaine étape, les pays africains doivent envoyer la liste des produits concernés par le démantèlement : 90% pour les produits non sensibles pour 5 ans et le reste en 10 ans. L’objectif est de toucher 97% des produits. Les enjeux ne concernent pas que les tarifs, mais aussi la facilitation des échanges. Le projet intègre donc tout ce qui concerne les infrastructures portuaires et les procédures, douanières et administratives, des terrains sur lesquels les pays africains vont récolter des bénéfices importants et certains. La question qui reste posée et en cours de négociation est celle du respect des règles d’origine. Celles-ci constituent une sorte de passeport qui autorise aux marchandises dont l’origine géographique est connue, à circuler en bénéficiant de droits de douane préférentiels.</p>
<p><strong>Et quels sont les impacts de cet accord sur le tissu macroéconomique ?</strong></p>
<p>Il y a de nombreux impacts. Il y a les impacts quantitatifs. Mais, l’enjeu est aussi géopolitique. Car, les échanges ne concernent pas seulement les revenus, c’est aussi la paix entre les pays d’une zone où se fait le libre-échange. C’est encore la coopération et des relations saines qui s’installent et qui sont capables d’assurer plus de sécurité et aider au développement de notre région. Bien au-delà des chiffres, des échanges et des effets quantitatifs, cela est extrêmement important pour notre continent, qui connaît des conflits internes. Pour un pays comme la Tunisie, si on se limite aux démantèlements tarifaires, l’impact sera faible (0,6% du revenu d’ici 2035), une réduction des barrières tarifaires et non tarifaires aura cependant plus d’impact (3,7% des revenus). Mais si on intègre la facilitation des échanges, il y aura des effets sur la logistique notamment portuaire, sur la performance des points de contrôle douaniers au niveau des délais et des coûts, l’utilisation des nouvelles technologies … </p>
<p>Dans le même ordre d’idées, la coordination entre les services intéressés par le commerce entre pays sera renforcée. Pour la Tunisie, il y a moyen de gagner jusqu’à 6% en matière de PIB et 5,9% en termes de revenus. Il faut préciser que l’on peut gagner en termes d’exportation, mais il faudra aussi importer des pays de notre zone. Tout cela peut paraître facile. Cependant, cet environnement est empreint de bureaucratie, de corruption et de mauvaise gouvernance. Il faut être réaliste, l’enjeu des démantèlements et des tarifs douaniers et des procédures, est difficile à gagner.</p>
<p><strong>Et l’impact au niveau micro-économique ?</strong></p>
<p>Cela va dépendre des secteurs. Pour la Tunisie, il faut des industries complémentaires pour bien nous situer sur le marché africain, outre le textile et habillement et l’industrie automobile. Il nous faut des entreprises qui puissent développer des marques capables de s’exporter. Des marques connues et qui puissent constituer un levier. Et ce n’est pas en produisant des marques intermédiaires que l’on va tirer un grand profit de ce marché africain.</p>
<p><strong>C’est-à-dire que nous devons nous positionner sur des produits qui nous offrent l’occasion de bien nous placer sur des chaînes de valeur ?</strong></p>
<p>Oui. Notamment pour les produits de consommation. Parce que l’Afrique se développe de plus en plus et a, à ce titre, besoin de produits de consommation dans l’agroalimentaire, le textile et habillement,… Là où nous pouvons gagner, c’est sur le commerce de service. Les entreprises tunisiennes peuvent s&#8217;implanter et investir en Afrique et nous avons pour cela des avantages comme le niveau de qualité et de compétitivité qui sont connus. </p>
<p>C’est donc au niveau du service que le levier peut être important. Certaines marques sont déjà implantées en Afrique et peuvent participer à la notoriété de nos produits. Il y a aussi les BTP, les technologies de l’information, l’ingénierie, où nous pouvons avoir davantage de success stories. Mais sur le commerce, il y a d’autres barrières comme la réglementation des changes et le transfert de capitaux facilités aujourd’hui dans le monde par les nouvelles technologies qui peuvent pousser certains à des comportements pas toujours réglementaires.</p>
<p><strong>Et en termes d’IDE ?</strong></p>
<p>Oui. Cela peut nous aider à exporter davantage. Cependant, contrairement à ce qu’on pense, le marché africain n’est pas un marché facile. Dans beaucoup de pays, les circuits sont contrôlés et il faudra contourner des barrières. Il faudra avoir des marques tunisiennes qui s’imposent et peuvent contrarier tout un bâti. En Tunisie, nous souffrons aussi de coûts logistiques importants notamment au niveau du transport. L’accès aux marchés n’est pas, en plus, toujours transparent. </p>
<p>Nous sommes dans l’obligation de changer pour occuper la place qu’il faut. Il faudra, à ce niveau aussi, nous occuper de notre réglementation qui doit être réformée. Mais pas seulement, il y a lieu de travailler notre vision du secteur privé, essentiel pour gagner des marchés. Il doit être plus libre d’agir, moins contrôlé,… Un travail sur nos mentalités, ici comme ailleurs, est du reste bien nécessaire. Il y a un autre créneau où nous pouvons être compétitifs, c’est celui où nous pouvons jouer les intermédiaires entre l’Afrique et l’Europe. Une certaine triangulation. Cela peut être un levier pour accroître nos exportations. </p>
<p>Et il y a lieu de dire que le secteur commercial n’est pas le seul concerné, mais bien d’autres où le relationnel peut beaucoup jouer. Un autre domaine peut être important, c’est celui de l’éducation et de la santé. Un terrain sur lequel nous pouvons agir seul, avec ou pour le compte des autres. C’est un capital important. Les étudiants qui seront formés seront des ambassadeurs de notre système de santé. Encore faut-il bien les accueillir afin que lorsque les étudiants africains partent, ils gardent de bonnes impressions, qu’ils aient des idées de projets avec la Tunisie, avec aussi des réseaux tunisiens,… D’où l’idée de développer des institutions de formation et de santé en Afrique.</p>
<p><strong>Vous pensez que cela pourrait avoir un effet sur la productivité ?</strong></p>
<p>La compétitivité est généralement boostée par la concurrence étrangère. Cela ne va pas être très important. La concurrence et la compétitivité vont se faire avec des pays et pas d’autres. Certains sont liés avec la Tunisie par des accords de libre-échange comme l’Accord d’Agadir qui fonctionne bien. Cela dit, la compétitivité peut se faire sur les services qui sont essentiels. Et de ce côté des choses, je reviens à la réglementation des changes pour dire que sa réforme va être un enjeu important. De toute manière, la ZLECAF peut être une opportunité pour moderniser davantage notre tissu économique dans son ensemble. Même si je ne le répéterai jamais assez, la constitution de cette zone n’est pas de tout repos.</p>
<p><strong>Donc, si je comprends bien, il y a deux enjeux : les ports et la réglementation des changes ?</strong></p>
<p>Les ports pour les biens et la réglementation de change pour les services. Il y aussi un autre enjeu, c’est celui des subventions pour les produits agroalimentaires à l’export en destination de l’Afrique pour compenser les inefficacités de la logistique. Pour le moment, l’OMC le permet. Elle ne le permettra pas dans le futur si notre pays se développe.</p>
<p><strong>Quid de notre politique commerciale ?</strong></p>
<p>Effectivement, les subventions à l’export ne sont pas appréciées et interdites selon les cas. Nous avons des exonérations, mais cela est possible parce que nous avons des problèmes. Il y a donc lieu de moderniser la politique commerciale. Il faudra aller vers des mécanismes utilisés dans les pays développés pour subventionner les exportations via la coopération internationale. Il s’agit de donner un marché plutôt qu’une subvention. Cela constitue sans doute un moyen d’aider les entreprises dans cette direction. On devra aussi évoquer la question de la mobilité de la main-d’œuvre du travail. De plus en plus, nous sommes en train de voir des employés subsahariens en Tunisie. Sommes-nous capables d’accompagner cette mutation en acceptant des ressortissants de cette zone dans notre économie ? Cela n’est pas très évident.</p>
<p><strong>Quels sont les risques pour la zone de libre-échange continentale africaine ?</strong></p>
<p>Il y a un risque que cela soit un projet mort-né ou encore un projet inopérant. Le risque est que cette ZLECAF ne puisse pas réussir à faciliter les échanges entre pays africains pour diverses raisons, de gouvernance, de bureaucratie,… Il y a des risques que d’autres groupes arrivent à contourner les barrières.</p>
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		<title>Abdelbasset Ghanmi, DG de FIPA-Tunisia: “Nous avançons avec une approche agressive, des arguments et des outils innovants”</title>
		<link>https://managers.tn/2021/03/31/abdelbasset-ghanmi-dg-de-fipa-tunisia-nous-avancons-avec-une-approche-agressive-des-arguments-et-des-outils-innovants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Gontara]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 09:23:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>30% de moins en matière d’IDE, mais Abdelbasset Ghanmi n’est pas homme à lâcher prise. FIPA-TUNISIA (Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur) ne s’en sort pas du reste mal. Convaincue que des opportunités existent bel et bien dans un environnement mutant, la Tunisie entend dompter, grâce à de nombreux atouts, une attractivité certaine et une [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" class="wp-image-24165" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-1024x683.jpg" alt="" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-1024x683.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-300x200.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-768x512.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-1536x1024.jpg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-2048x1365.jpg 2048w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-750x500.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/03/ghanmi-1140x760.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>30% de moins en matière d’IDE, mais Abdelbasset Ghanmi n’est pas homme à lâcher prise. FIPA-TUNISIA (Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur) ne s’en sort pas du reste mal. Convaincue que des opportunités existent bel et bien dans un environnement mutant, la Tunisie entend dompter, grâce à de nombreux atouts, une attractivité certaine et une gestion rigoureuse et agressive.</p>
<h2>FIPA a changé de branding, devons-nous comprendre qu’il y a une nouvelle orientation de FIPA ?</h2>
<p>FIPA-Tunisia a, comme vous le savez, trois missions : la promotion de l’image du pays, l’attraction des investissements étrangers et l’assistance aux entreprises étrangères installées en Tunisie. Depuis 2017, nous avons décidé de revoir notre stratégie en nous inspirant de ce qui se fait de mieux à l’international. Nous avons, dans ce cadre, décidé de concentrer nos efforts sur le contact direct, qui auparavant ne constituait qu’une partie de nos actions promotionnelles. D’où la réaffectation des budgets notamment au niveau des activités de nos cinq bureaux situés à l’étranger en les invitant à agir dans le sens voulu tout en axant les efforts en temps et en argent sur le démarchage, pour les secteurs et les pays où la Tunisie dispose d’avantages réels. Cela est une réalité depuis 2018. Au niveau du siège, nous avons adopté la même démarche avec l’aide de la Banque Mondiale à travers la Société Financière Internationale (IFC) et avec un programme d’appui pour 2017-2018. Ce qui nous a permis de mener trois missions de contact direct avec de grands groupes étrangers dans des pays non traditionnels (Canada, Japon et Chine).</p>
<h2>Ces opérations, ont-elles abouti à des résultats?</h2>
<p>Absolument. Il s’agit d’une trentaine de contacts pour des secteurs bien ciblés qui ont abouti à la réalisation de trois projets importants. L’un d’entre eux nous a permis d’obtenir le prix de l’AIM (Annual Investment Meeting) qui s’est tenu à distance, à Dubaï, en octobre 2020. FIPA a été, en fait, considérée comme une des meilleures agences de la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Ce projet concerne les composants automobiles pour un investissement de plus de 21 millions d’euros (environ 69 millions de dinars) avec 5000 emplois à terme. La construction de l’usine est à un stade avancé au Neopark de Monastir. L’entrée en activité est prévue pour le mois de mars 2021 avec 2000 emplois au niveau du démarrage du projet.</p>
<h2>Avez-vous priorisé certains secteurs ?</h2>
<p>Nous avons mené une étude pour identifier les secteurs cibles. Il y a quatre secteurs : les composants automobiles, le secteur aéronautique, le secteur numérique et l’industrie agroalimentaire. Après l’apparition de la pandémie, nous avons inclus à nos secteurs cibles ceux des industries pharmaceutiques et du textile technique. Les experts ont averti que les investissements étrangers allaient connaître une baisse significative allant de 30 à 50%. Ce qui se confirme d’ailleurs actuellement. Nous sommes jusqu’à novembre 2020 à moins 30%. Nous avons de ce fait mis en place une cellule de crise, avec pour priorité d’accompagner les entreprises étrangères en vue de leur permettre de continuer à assurer leurs activités.</p>
<h2>En quoi a consisté cet accompagnement ?</h2>
<p>D’abord, nous avons maintenu des rapports étroits avec les entreprises étrangères implantées en Tunisie. Et ce, pour leur permettre de respecter leurs engagements à tous les niveaux. Comme vous le savez, FIPA-Tunisia a continué à accompagner les entreprises étrangères après leur installation au niveau des déblocages concernant les relations avec l’administration ou pour les extensions. Ces dernières représentent plus de 90% des IDE. Nous avons dû aussi réviser les priorités sectorielles. Des entreprises ont été certes largement impactées, comme dans les composants automobiles et l’aéronautique.</p>
<h2>Avez-vous alors essayé de prospecter dans ces secteurs ?</h2>
<p>Je voudrais ajouter que nous avons digitalisé nous-mêmes nos activités. La pandémie y est évidemment pour quelque chose. Un autre axe consiste à intensifier les contacts pour nous positionner comme un site attractif. À ce propos, la pandémie est de nature à encourager des transferts d’entreprises sur notre sol à partir de régions éloignées. Nous venons, dans ce cadre, de lancer des projets plus ciblés à destination de la France, de l’Italie et de l’Allemagne pour identifier précisément les entreprises qui peuvent assurer ce transfert de leurs activités ou d’une partie de celles-ci d’Asie vers la zone méditerranéenne. Nous venons de lancer une campagne de communication digitale. Car, en période de crise, il faut communiquer et rassurer à partir de nos bureaux à l’étranger. Nous sommes en train de renouveler, par ailleurs, grâce à notre coopération avec la Banque Mondiale afin de toucher d’autres régions que nous ciblons comme l’Amérique du Nord et l’Asie du Sud-Est.</p>
<h2>Et pour le continent africain ?</h2>
<p>Pour ce qui est du continent africain, nous travaillons principalement avec des entreprises européennes, asiatiques et nord-américaines qui souhaitent commercer avec l’Afrique en utilisant la Tunisie comme plateforme. Nous travaillons à renforcer et à capitaliser notre présence en Afrique d’autant plus qu’il y a des opportunités avec la Zone de libre-échange continentale africaine et le Marché commun de l&#8217;Afrique orientale et australe. La Tunisie a également un statut d’observateur au niveau de la Communauté Économique des États de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest. Nous essayons donc de faire jouer nos atouts comme la proximité géographique qui permet l’accès à des marchés des pays du Maghreb et du Moyen-Orient, de l’Europe et de l’Afrique.</p>
<h2>Encore faut-il apporter des améliorations au prérequis de l’investissement comme les infrastructures ?</h2>
<p>Les infrastructures sont importantes et nous sommes conscients de cette réalité. Il faut dire qu’il y a des améliorations apportées et une volonté d’aller de l’avant comme le port en eaux profondes d’Enfidha, l’extension du port de Radès, les zones industrielles, les zones de logistique,… qui ne peuvent qu’assurer une plus grande attractivité. En plus du réservoir tunisien en matière de ressources humaines hautement qualifiées et à des coûts compétitifs. Nous utilisons, à ce niveau, l’outil du fDi Benchmark du Financial Times, qui évalue la compétitivité relative des pays et des villes du monde entier dans plus de 65 secteurs, pour mieux nous positionner. Et je peux vous dire que nous sommes assez compétitifs. Parallèlement à cela, nous renforçons nos outils promotionnels. Nous avons révisé notre identité visuelle et mis l’accent sur cette attractivité et sur les contacts directs dont je viens d’évoquer.</p>
<h2>Qu’en est-il de la conquête au niveau des délocalisations ?</h2>
<p>Jusqu’à octobre 2020, il y a réalisation de plus de 400 opérations d’investissements. Je peux vous assurer également que nous avons des contacts qui pourraient aboutir et que nous annoncerons lorsqu’ils aboutiront à des concrétisations. Nous recourons, dans ce cadre, à des cabinets qui nous aident à mieux identifier des investisseurs potentiels dans des secteurs à forte valeur ajoutée et à forte employabilité.</p>
<h2>Qu’en est-il pour le marché britannique avec les changements intervenus avec le Brexit ?</h2>
<p>Tout à fait. Notre bureau à Londres y travaille. Nous voulons capitaliser sur des réussites. Celui de plus de 90 entreprises britanniques installées en Tunisie et qui sont très actives. Et ce, dans plusieurs secteurs. Notons également que les relations Tuniso-britanniques n’ont cessé de se développer ces dernières années comme en témoigne l’évolution positive des échanges commerciaux bilatéraux entre les deux pays estimés en 2019 à 1.7 MTND. Nous sommes en train d’identifier des cibles en utilisant une stratégie dédiée au marché britannique avec un plan d’action dans le cadre du Brexit qui offre des opportunités supplémentaires. Les secteurs sont ceux des industries électriques, électroniques, agroalimentaires, le numérique, le textile, les énergies renouvelables,… </p>
<p>Nous travaillons avec les autorités britanniques qui ont mis en place un programme d’appui. Nous avons bénéficié d’un programme similaire de 2018 jusqu’à 2020. Par ailleurs, FIPA vient de représenter la Tunisie à la seconde édition du Sommet de l’UK-Africa Investment Conference et a organisé un roadshow qui lui a permis de sensibiliser les milieux britanniques. Il y a des intentions d’investissement que nous sommes en train d’étudier avec nos partenaires britanniques. Parmi les décisions de ce Sommet, il y a la mise en place d’une plateforme entre les entreprises africaines et britanniques à savoir le DIT Digital DealRoom. Un webinaire a été tenu dans ce cadre et nous sommes en train de suivre les entreprises qui ont participé à cette rencontre. La Tunisie a été parmi les premiers pays signataires de l’accord d’association dans le cadre du Brexit qui est du reste un processus qui se met en place par étape.</p>
<h2>La Tunisie pourrait-elle constituer, dans ce cadre, un terrain dans l’écoulement des produits britanniques en Europe ?</h2>
<p>Tout à fait. Nous sentons qu’avec le Brexit, les Britanniques sont plus ouverts aux opportunités commerciales notamment en direction de l’Afrique où la concurrence est dure et rude. Les Britanniques ont investi beaucoup d’efforts dans ce cadre et les contacts n’ont pas de ce fait manqué aussi bien du côté des officiels que des entrepreneurs britanniques en Tunisie. Il y a des initiatives programmées comme un webinaire sur le textile en ce mois de janvier.</p>
<h2>Quel est votre mot de la fin ?</h2>
<p>Nous sommes optimistes malgré les difficultés que vous n’ignorez pas. Nous avançons aujourd’hui d’ailleurs avec une approche agressive et avec des arguments et des outils innovants. Et en mettant l’accent sur les activités à forte valeur ajoutée.</p>
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		<title>Crise sanitaire: les deux visages d’une même Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2020/04/20/crise-sanitaire-les-deux-visages-dune-meme-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mohamed Gontara]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 11:19:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Crise sanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la vie, il y a le Bon grain et l’ivraie. La pandémie nous a révélé l’un et l’autre. Il faudra cependant s’attarder sur le premier. Car, les bons faits et gestes des Tunisiens éclairent sans doute d’un autre jour meilleur, notre quotidien et notre futur. Sans doute, l’un des plus importants enseignements d’une Tunisie [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2020/04/20/crise-sanitaire-les-deux-visages-dune-meme-tunisie/">Crise sanitaire: les deux visages d’une même Tunisie</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-15989 size-jnews-750x375" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2020/04/1ouvrières-confinement-masques-750x375.jpg" alt="" width="750" height="375" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/04/1ouvrières-confinement-masques-750x375.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/04/1ouvrières-confinement-masques-360x180.jpg 360w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>Dans la vie, il y a le Bon grain et l’ivraie. La pandémie nous a révélé l’un et l’autre. Il faudra cependant s’attarder sur le premier. Car, les bons faits et gestes des Tunisiens éclairent sans doute d’un autre jour meilleur, notre quotidien et notre futur. Sans doute, l’un des plus importants enseignements d’une Tunisie confinée en raison du Coronavirus.</p>
<p>Visage tout à fait multiforme que présente la Tunisie par ces temps de coronavirus et de confinement. D’abord, celui d’un pays gagné par la spéculation et la corruption. Avec ces annonces de trafic de denrées alimentaires qui ont disparu des rayons de nos magasins et des arrestations opérées par la police de personnes qui profitent de la situation pour se remplir les poches.</p>
<p>Et les malversations continuent malgré les arrestations donc, les emprisonnements et autres punitions prévues par la loi qui est aujourd’hui en train d’être renforcée afin de dissuader les contrevenants.</p>
<p>Des contrevenants que les médias disent avoir bénéficié du silence sinon de la complicité de certains officiels. Et certains de se demander comment le phénomène perdure après que les dirigeants du pays –dont le chef du Gouvernement- aient rassuré quant à la fin du calvaire. Le mal est-il si profond ? Et les neuf années qui ont suivi la Révolution, n’ont-elles pas vu le pays s’engager sur une piste dangereuse ?</p>
<p>Car calvaire, il y a, pour des pans entiers de la population qui ont besoin, par exemple, de semoule et de farine pour survivre grâce aux « melaouis » et « hlalems » qui leur servent à gagner leur vie le plus honnêtement du monde.</p>
<p>Et de se demander pourquoi les malfrats –car c’est de malfrats qu’il s’agit- sont si puissants pour perturber le marché et rendre le quotidien pénible pour des Tunisiens qui en ont réellement besoin.</p>
<h2><strong>Inégalités et passe-droits comme avant</strong></h2>
<p>Il suffit d’aller visiter les quartiers populaires et cette Tunisie de l’intérieur, d’où est partie la révolution du 14 janvier 2011, pour se rendre compte de cette réalité qui fait mal à l’heure où le pays, qui a longtemps vécu sous la dictature, des inégalités et des passe-droits s’est ouvert à la démocratie et au règne de l’égalité.</p>
<p>L’Instance nationale de lutte contre la corruption (INLUCC) a dit, à ce propos, avoir« reçu 6238 alertes et réclamations entre le 20 mars dernier et le 14 avril 2020. Dont 33.19% sur l’augmentation des prix et 23.57% sur des spéculations ».</p>
<p>De quoi regretter, pour certains, le temps de la dictature lorsque le despote arrivait à frapper fort quand les démunis souffraient de la spéculation et de la hausse des prix. Et des histoires ne cessent d’être racontées, à ce niveau, comment l’ancien président Ben Ali savait se faire entendre.</p>
<p>Mais s’il est vrai que par ces temps de pandémie la Tunisie savait montrer son mauvais visage, elle sait aussi monter un autre plus reluisant qui éclaire d’un beau jour un pays qui sait souvent être au rendez-vous de l’histoire.</p>
<p>Oublierons-nous de sitôt ces ouvrières qui se sont confinées, dans leur atelier d’une région rurale de Kairouan, pour fabriquer à la chaîne, et jour et nuit, des masques, considérés comme un outil de protection efficace contre la contagion du coronavirus et assimilé par des spécialistes à un médicament ?</p>
<p>Côté masques, oublierons-nous également de sitôt ces centaines de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignantes et autres chauffeurs d’ambulance qui s’exposent à tout moment à un virus virulent ?</p>
<p>Oublierons-nous encore de sitôt ces sortants des écoles d’ingénieurs et des Instituts Supérieurs des Études Technologiques (ISET), entre autres, qui se sont mobilisés pour réparer des lits à l’abandon ou encore des machines diverses utilisées dans les hôpitaux.</p>
<p>L’apport de la société civile a été pour beaucoup remarquable. La société civile, dont une partie a été décriée il y a seulement quelque temps, soupçonnée qu’elle est d’être un sous-marin de certains mouvements politiques, a montré comment elle peut se porter au secours de la population.</p>
<p>Et que des élans de solidarité qui se sont faits jour pour atténuer les souffrances d’une bonne partie de la population que les mesures prises de confinement ou celles qui en découlent ne peuvent rendre le sourire et assurer le quotidien.</p>
<h2><strong>« Les grandes circonstances font les grands hommes »</strong></h2>
<p>En témoignent les chariots de bienfaisance qui ont rempli nos supermarchés et ces jeunes –et moins jeunes- qui se sont déplacés au domicile de personnes à dits risques pour leur apporter notamment les aliments dont ils ont besoin.</p>
<p>Autant de faits et de gestes qui nous incitent à penser autrement. Et dès à présent. En clair, il est aujourd’hui possible d’exploiter tous ces bienfaits pour construire autre chose que notre quotidien.</p>
<p>C’est le grand philosophe français, Régis Debray, qui dit que « les grandes circonstances font les grands hommes ». On pourrait sans doute également le dire concernant les peuples. Des anthropologues ont longtemps expliqué que parce qu’ils ont fait les guerres et connu les souffrances que certains peuples se sont aguerris.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, les faits et gestes racontés plus haut ne doivent pas être oubliés de sitôt. Mais être mémorisé par tous les Tunisiens tant ils peuvent nous faire voir la Tunisie autrement.</p>
<p>Car, il suffit souvent d’y croire pour réussir. Et sans tomber dans le rêve, il faut estimer que tout est possible. D’autant plus que la Tunisie a beaucoup investi dans ses ressources humaines. Tout récemment, un coopérant français, qui a longtemps vécu en Tunisie, nous disait que la Tunisie a besoin de pas beaucoup de choses pour qu’elle réussisse. Evoquant un récent témoignage d’un médecin sur une radio française, RTL pour ne pas la nommer, au sujet de la compétence des médecins tunisiens dans les hôpitaux français.</p>
<p>Car, à la base de tout, il y a toujours la nécessité de réveiller une conscience. Une conscience qui veut que chacun, comme par ces temps difficiles de pandémie, croit en sa bonne étoile.</p>
<h2><strong>Synergies</strong></h2>
<p>Par ces temps difficiles encore, la Tunisie s’est réveillée, par exemple, à la nécessité d’aller de l’avant sur la voie du digital. Télétravail et télétravail sont, à ce niveau, devenus des leitmotivs pour construire un autre quotidien.</p>
<p>Mais qu’est-ce qui empêcherait les Tunisiens de creuser ce sillon sur cette voie ? Sommes-nous du reste conscients que nous n’avons pas toujours pu continuer sur les voies que nous avons quelquefois tracées bien avant tant d’autres ?</p>
<p>La Tunisie a été dans les années quatre-vingt-dix le premier pays arabe et africain à avoir fréquenté Internet. Mais depuis, nous n’avons pas continué sur cette lancée laissant aux autres une place que tout le monde pouvait nous jalouser.</p>
<p>Et évidement, que d’occasions perdues. Nos administrations et nos entreprises n’ont pas su en faire un réel adjuvant. Au contraire, d’autres pays que l’on surclassait tiennent le haut du pavé avec des administrations dotés de mécanismes qui permettent, par exemple, de suivre, à partir de chez eux, et en se servant de leur ordinateur, le traitement un dossier dans les dédales d’une structure.</p>
<p>Et l’ouverture de l’université sur le monde de l’entreprise, n’a-t-on pas, du moins en Afrique et dans le monde arabe, parmi les premiers à avoir ouvert cette brèche ? Qu’en est-il aujourd’hui de cette exigence des temps modernes ? Pour l’essentiel, les universitaires et leurs étudiants restent assez éloignés du monde du travail.</p>
<p>Des synergies combien nécessaires et que les derniers développements dans notre pays peuvent rendre possibles.</p>
<p><figure id="attachment_15990" aria-describedby="caption-attachment-15990" style="width: 750px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-15990 size-jnews-750x375" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2020/04/Une-caravane-de-solidarite--750x375.jpg" alt="" width="750" height="375" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/04/Une-caravane-de-solidarite--750x375.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/04/Une-caravane-de-solidarite--360x180.jpg 360w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2020/04/Une-caravane-de-solidarite--1140x570.jpg 1140w" sizes="auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption id="caption-attachment-15990" class="wp-caption-text">Les associations se sont lancées dans des initiatives solidaires à l’heure du confinement.</figcaption></figure></p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2020/04/20/crise-sanitaire-les-deux-visages-dune-meme-tunisie/">Crise sanitaire: les deux visages d’une même Tunisie</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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