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	<title>Hamza Marzouk, auteur sur Managers</title>
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	<title>Hamza Marzouk, auteur sur Managers</title>
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		<title>L&#8217;impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 15:52:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie ne peut plus différer le choix de sa souveraineté énergétique. Dépendante à plus de 60 % de sources extérieures, confrontée à une demande d&#8217;électricité qui pourrait doubler en quinze ans et soumise à des exigences climatiques internationales croissantes, la République tunisienne est à un tournant. C&#8217;est dans ce contexte d&#8217;urgence que s&#8217;est tenu, [&#8230;]</p>
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<p><strong>La Tunisie ne peut plus différer le choix de sa souveraineté énergétique. Dépendante à plus de 60 % de sources extérieures, confrontée à une demande d&#8217;électricité qui pourrait doubler en quinze ans et soumise à des exigences climatiques internationales croissantes, la République tunisienne est à un tournant. C&#8217;est dans ce contexte d&#8217;urgence que s&#8217;est tenu, le 21 mai 2026 à Tunis, dans le cadre de la 27ème édition du Forum de L&#8217;Économiste Maghrébin, le panel intitulé « L&#8217;impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ».</strong><br /><br />Autour de Serge Degallaix, Senior advisor d&#8217;EQUITIX, qui en assurait la modération, quatre expertes et experts ont croisé leurs analyses : AfefJaafar, Conseillère auprès du Secrétaire d&#8217;État à la Transition Énergétique, Ministère de l&#8217;Industrie, des Mines et de l&#8217;Énergie ; OlfaChammari, Directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, CDC ; Rami Elgolli, International consultant in Green EnergyCarbonAccounting&amp;Auditor 50001 ; et HajerChekir, Directrice commerciale BYD Tunisie. Entre conformité réglementaire, innovation financière et impératifs de compétitivité, le débat a mis en lumière l&#8217;ampleur d&#8217;un défi qui dépasse largement la seule politique énergétique.</p>
<p>Dressant un diagnostic sans concession, Serge Degallaix, Senior advisor d&#8217;EQUITIX, a rappelé qu&#8217;il y a trente ans, la Tunisie était autosuffisante en énergie. La moitié du déficit de sa balance commerciale est aujourd&#8217;hui imputable aux importations énergétiques, et les subventions à l&#8217;énergie représentent le premier poste de subvention du budget national. « Ce sont là des défis tout à fait redoutables », a-t-il observé, soulignant que le défi financier pour atteindre l&#8217;objectif de 35 % d&#8217;énergies renouvelables dans le mix électrique d&#8217;ici 2030 se chiffre en milliards de dollars, auxquels s&#8217;ajoutent les investissements de réseau, de stabilisation et de gestion.</p>
<p>AfefJaafar, Conseillère auprès du Secrétaire d&#8217;État à la Transition Énergétique, Ministère de l&#8217;Industrie, des Mines et de l&#8217;Énergie, a confirmé la trajectoire engagée par le gouvernement : plusieurs centaines de mégawatts sont désormais installés sous les différents régimes de production renouvelable, et de nouveaux projets attendent leur approbation parlementaire. « Il va falloir que ça s&#8217;accélère, compte tenu des contraintes auxquelles la Tunisie est confrontée », a-t-elle insisté.</p>
<p>OlfaChammari, Directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion, CDC, a pour sa part mis en perspective l&#8217;ampleur des investissements nécessaires, évalués à plusieurs dizaines de milliards de dollars à l&#8217;horizon 2030 selon les engagements climatiques de la Tunisie. La Caisse des dépôts et consignations entend y jouer un rôle de catalyseur et d&#8217;effet de levier pour mobiliser le secteur privé, via des mécanismes de financement innovants et une logique d&#8217;investissement d&#8217;impact. « Ce n&#8217;est plus un choix », a-t-elle tranché.</p>
<p>Rami Elgolli, International consultant in Green EnergyCarbonAccounting&amp;Auditor 50001, a éclairé les entreprises tunisiennes sur les implications concrètes du mécanisme d&#8217;ajustement carbone à la frontière mis en place par l&#8217;Union européenne, qui bascule cette année d&#8217;un régime déclaratoire à un régime fiscalisé. Un dispositif dont le périmètre est appelé à s&#8217;étendre bien au-delà des six secteurs actuellement concernés, et qui constitue, pour les exportateurs ayant anticipé leur décarbonation, un véritable levier de compétitivité sur les marchés européens.</p>
<p>HajerChekir, Directrice commerciale BYD Tunisie, a quant à elle replacé le véhicule électrique dans une perspective systémique inédite : bien au-delà de la décarbonation des transports, il représente une ressource de stockage d&#8217;énergie au service de l&#8217;équilibre du réseau électrique. Les premières tendances du marché tunisien témoignent d&#8217;une dynamique naissante mais réelle, portée par un cadre réglementaire incitatif que la directrice a salué.</p>
<p>Au terme de ce débat dense et prospectif, une conviction s&#8217;est imposée à l&#8217;ensemble des participants : la transition énergétique de la Tunisie ne pourra réussir que par une coordination étroite entre l&#8217;État, les institutions financières, les opérateurs privés et les partenaires internationaux. Un impératif de coalition autant que de volonté politique.</p>
<p>L&#8217;intégralité de la couverture du panel sera publiée dans le prochain numéro de L&#8217;Économiste Maghrébin en kiosques du 3 au 17 juin 2027.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/21/limperatif-strategique-des-energies-renouvelables-en-tunisie-volatilite-des-prix-des-hydrocarbures-et-transition-bas-carbone/">L&#8217;impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Tunisie – Souveraineté énergétique : l’heure des choix stratégiques a sonné</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/21/tunisie-souverainete-energetique-lheure-des-choix-strategiques-a-sonne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 14:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a trente ans, la Tunisie couvrait seule ses besoins en énergie. Aujourd’hui, elle en importe plus de 60 %. Sa facture énergétique pèse pour moitié sur le déficit de sa balance commerciale, et les subventions aux hydrocarbures sont devenues le premier trou du budget de l’État. Dans ce climat de vulnérabilité chronique, un [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/21/tunisie-souverainete-energetique-lheure-des-choix-strategiques-a-sonne/">Tunisie – Souveraineté énergétique : l’heure des choix stratégiques a sonné</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p>Il y a trente ans, la Tunisie couvrait seule ses besoins en énergie. Aujourd’hui, elle en importe plus de 60 %. Sa facture énergétique pèse pour moitié sur le déficit de sa balance commerciale, et les subventions aux hydrocarbures sont devenues le premier trou du budget de l’État. Dans ce climat de vulnérabilité chronique, un constat s’impose : la marge de manœuvre se rétrécit. C’est ce qu’ont martelé, le 21 mai 2026 à Tunis, les participants du panel « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie », organisé dans le cadre de la 27ᵉ édition du Forum de L’Économiste Maghrébin.</p>
<p>Loin d’une simple discussion technique, les échanges ont révélé une certitude : la transition énergétique n’est plus un dossier parmi d’autres – elle est devenue un impératif de souveraineté. Alors que la demande d’électricité pourrait doubler d’ici quinze ans, différer le choix des énergies renouvelables reviendrait à accepter une dépendance croissante, à la fois énergétique, économique et politique.</p>
<p>Autour de Serge Degallaix (EQUITIX), modérateur, quatre expertes et experts ont croisé leurs diagnostics : Afef Jaafar (ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie), Olfa Chammari (Caisse des dépôts et consignations), Rami Elgolli (consultant en comptabilité carbone) et Hajer Chekir (BYD Tunisie). Leur point d’accord était clair : la Tunisie ne peut plus attendre.</p>
<p><strong>Des milliards de dollars d’investissements sous pression</strong></p>
<p>Serge Degallaix a posé l’équation la plus brutale : atteindre 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030 exigera des investissements chiffrés en milliards de dollars, sans compter les coûts de réseau et de stabilisation. Face à ce mur financier, l’État ne peut agir seul – mais il doit impérativement fixer le cap, faute de quoi les capitaux étrangers iront ailleurs.</p>
<p>Afef Jaafar a confirmé que plusieurs centaines de mégawatts sont déjà installés, et que de nouveaux projets attendent une validation parlementaire. Son message fut sans ambiguïté : « Il va falloir que ça s’accélère. » Une phrase qui sonne comme un avertissement, tant les contraintes s’accumulent.</p>
<p><strong>La CDC en levier stratégique, le privé en vigie</strong></p>
<p>Olfa Chammari a chiffré l’investissement global requis à plusieurs dizaines de milliards de dollars d’ici 2030, selon les engagements climatiques tunisiens. Pour la CDC, il ne s’agit plus de financer à tout prix, mais de catalyser</p>
<p>l’investissement privé par des mécanismes innovants et une logique d’impact. « Ce n’est plus un choix », a-t-elle tranché – formule reprise comme un mantra par plusieurs participants.</p>
<p><strong>L’Europe change la donne : le carbone devient une arme commerciale</strong></p>
<p>Mais c’est sans doute Rami Elgolli qui a introduit la contrainte géopolitique la plus immédiate. Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l’Union européenne entre cette année dans une phase fiscalisée, après une période déclaratoire. Son périmètre va s’élargir bien au-delà des six secteurs initiaux. Pour les entreprises tunisiennes exportatrices, ne pas décarboner, c’est désormais perdre des parts de marché. L’enjeu n’est donc plus écologique – il est compétitif et diplomatique.</p>
<p>Hajer Chekir (BYD Tunisie) a offert un éclairage souvent ignoré : le véhicule électrique n’est pas seulement un outil de décarbonation des transports, mais une solution de stockage capable de stabiliser tout le réseau électrique. Elle a salué le cadre réglementaire tunisien, jugé incitatif, et noté une dynamique commerciale réelle, encore modeste mais prometteuse.</p>
<p><strong>Coalition ou échec</strong></p>
<p>À l’issue des débats, une conviction s’est imposée : la transition énergétique ne sera ni technocratique ni spontanée. Elle exige une coalition d’action entre l’État, les institutions financières, les opérateurs privés et les partenaires internationaux. Mais plus que tout, elle exige une volonté politique capable de transformer l’impératif stratégique en choix souverain.</p>
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		<title>Ferid Belhaj: «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980»</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/21/le-monde-change-tres-vite-et-la-tunisie-ne-peut-plus-penser-son-avenir-avec-les-outils-intellectuels-des-annees-1980/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 13:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque ingénieur tunisien qui part gonfle la productivité d&#8217;un pays étranger. C&#8217;est en ces termes que Ferid Belhaj, économiste de réputation internationale, a posé la question du capital humain devant les participants de la 27ᵉ édition du Forum de L&#8217;Économiste Maghrébin, réunis le 21 mai 2026 à Tunis. Intervenant depuis Washington sous le thème «Tunisie: [&#8230;]</p>
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<p>Chaque ingénieur tunisien qui part gonfle la productivité d&#8217;un pays étranger. C&#8217;est en ces termes que Ferid Belhaj, économiste de réputation internationale, a posé la question du capital humain devant les participants de la 27ᵉ édition du Forum de L&#8217;Économiste Maghrébin, réunis le 21 mai 2026 à Tunis. Intervenant depuis Washington sous le thème «Tunisie: 70 ans d&#8217;Indépendance, l&#8217;heure du cap, l&#8217;heure des choix», il a articulé une lecture de la souveraineté nationale autour de quatre dimensions indissociables: humaine, alimentaire, financière, énergétique et technologique.</p>
<p>Quelle Tunisie au seuil de son centenaire, en 2056? C&#8217;est la question de fond que Belhaj a posée en fil rouge de son intervention, renvoyant la réponse à la responsabilité collective du présent. Le chemin qui y mène part, selon lui, d&#8217;un constat sur l&#8217;état du monde: les crises ne se relaient plus, elles coexistent. L&#8217;économiste désigne ce phénomène par le terme de «polycrise», une configuration inédite où les fragilités économiques, climatiques, énergétiques, technologiques et géopolitiques s&#8217;alimentent mutuellement. La pandémie, l&#8217;invasion de l&#8217;Ukraine, les ruptures sur les routes maritimes mondiales, l&#8217;essor de l&#8217;intelligence artificielle: autant de secousses qui ont, selon lui, mis à nu les limites du modèle tunisien hérité des décennies passées. «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980», a-t-il tranché.</p>
<p>Deux piliers ont fait l&#8217;objet d&#8217;un traitement particulièrement détaillé. Sur le terrain financier, Belhaj a mobilisé données chiffrées et comparaisons entre pays pour éclairer un mécanisme rarement mis en débat public: la manière dont le comportement du secteur bancaire tunisien freine l&#8217;investissement productif. Sur le front agricole et hydrique, il a identifié la ressource en eau comme variable centrale de la résilience alimentaire nationale sur le long terme.</p>
<p>C&#8217;est toutefois la question des compétences qui a donné à son propos son tranchant le plus immédiat. La Tunisie produit des profils hautement qualifiés, ingénieurs, médecins, développeurs, dont la valeur est reconnue bien au-delà de ses frontières. Pourtant, le taux de chômage parmi les jeunes diplômés atteint des niveaux préoccupants, tandis que le flux d&#8217;émigration de ces mêmes profils ne cesse de s&#8217;amplifier. Pour Belhaj, l&#8217;équation est simple et sévère: «Former sans offrir de perspective, c&#8217;est financer la compétitivité des autres». Il en dégage une implication de politique publique directe: investir dans des filières comme l&#8217;intelligence artificielle, la cybersécurité ou l&#8217;énergie ne relève pas de la seule stratégie éducative, c&#8217;est un acte de souveraineté, ou son renoncement.</p>
<p>Le volet géostratégique complète ce tableau par une thèse sur la recomposition des rapports de force énergétiques. Sans disposer des ressources fossiles de ses voisins, la Tunisie occupe néanmoins une position singulière: carrefour entre l&#8217;Europe, l&#8217;Afrique et la Méditerranée, au cœur des corridors logistiques et énergétiques Est-Ouest. Belhaj y voit un levier sous-exploité, à condition d&#8217;une volonté politique cohérente. Sa lecture: la puissance énergétique du XXIᵉ siècle se joue moins sur les gisements que sur la maîtrise des réseaux. Les développements qu&#8217;il consacre au détroit de Sicile et aux infrastructures de demain s&#8217;inscrivent dans cette logique.</p>
<p>L&#8217;intégralité de l&#8217;intervention sera accessible dans les colonnes de <em>L&#8217;Économiste Maghrébin</em>, en kiosques du 3 au 17 juin 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/21/le-monde-change-tres-vite-et-la-tunisie-ne-peut-plus-penser-son-avenir-avec-les-outils-intellectuels-des-annees-1980/">Ferid Belhaj: «Le monde change très vite, et la Tunisie ne peut plus penser son avenir avec les outils intellectuels des années 1980»</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<item>
		<title>Tunisie–UE: mobilité circulaire, visas et financement au cœur des échanges</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/08/tunisie-ue-mobilite-circulaire-visas-et-financement-au-coeur-des-echanges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 12:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[compétences]]></category>
		<category><![CDATA[Fmi]]></category>
		<category><![CDATA[union européenne en tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors d’une conférence de presse organisée à la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a évoqué le principe de &#8220;mobilité circulaire&#8221;. Ce dispositif vise à permettre à des travailleurs tunisiens de se former en Tunisie, d’acquérir une expérience professionnelle en Europe, puis de revenir au pays avec [&#8230;]</p>
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<p data-start="61" data-end="446">Lors d’une conférence de presse organisée à la veille de la Fête de l’Europe, l’ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a évoqué le principe de &#8220;mobilité circulaire&#8221;. Ce dispositif vise à permettre à des travailleurs tunisiens de se former en Tunisie, d’acquérir une expérience professionnelle en Europe, puis de revenir au pays avec de nouvelles compétences.</p>
<p data-start="448" data-end="692">Sur la question des visas, il a rappelé que leur délivrance relève exclusivement des États membres de l’Union européenne. Il a toutefois précisé que l’UE travaille actuellement à la digitalisation et à l’accélération des procédures consulaires.</p>
<p data-start="694" data-end="981">De son côté, le chef de la section commerce de la délégation européenne, Thierry Béranger, a détaillé le fonctionnement du &#8220;partenariat pour les talents&#8221;. Ce dispositif européen vise à répondre aux pénuries de main-d’œuvre dans certains secteurs, notamment le tourisme et l’hôtellerie.</p>
<p data-start="983" data-end="1338">Selon les responsables européens, plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de Tunisiens auraient déjà bénéficié de ces programmes de mobilité professionnelle. Ils reconnaissent toutefois la persistance de plusieurs obstacles, notamment la reconnaissance des diplômes, les lourdeurs administratives et l’insuffisance du dialogue avec le secteur privé.</p>
<p data-start="1340" data-end="1628">Concernant l’assistance macrofinancière de 900 millions d’euros prévue dans le mémorandum d’entente signé en 2023 entre la Tunisie et l’Union européenne, Giuseppe Perrone a confirmé que cette enveloppe reste suspendue en l’absence d’accord entre Tunis et le Fonds monétaire international.</p>
<p data-start="1630" data-end="1912" data-is-last-node="" data-is-only-node="">L’ambassadeur n’a toutefois pas exclu d’autres formes de soutien financier via des mécanismes alternatifs. Il a rappelé que ces financements prennent la forme de prêts à conditions avantageuses et restent liés à des garanties de stabilité économique et de mise en œuvre de réformes.</p>
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		<item>
		<title>Migration, justice, commerce: l’Union européenne fait le bilan de son engagement en Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/08/migration-justice-commerce-lunion-europeenne-fait-le-bilan-de-son-engagement-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 May 2026 12:15:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération]]></category>
		<category><![CDATA[politique européenne 2026]]></category>
		<category><![CDATA[UE-Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À la veille des célébrations de la Fête de l&#8217;Europe, l&#8217;ambassadeur de l&#8217;Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté la nouvelle version de la cartographie en ligne des projets de coopération européens en Tunisie. L&#8217;occasion lui a également permis de dresser un bilan [&#8230;]</p>
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<p style="text-align: right;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-117065 alignleft" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-300x225.png" alt="" width="300" height="225" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-300x225.png 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-1024x768.png 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-768x576.png 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-750x562.png 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE-1140x855.png 1140w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/CDE-PRESSE.png 1195w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><em>À la veille des célébrations de la Fête de l&#8217;Europe, l&#8217;ambassadeur de l&#8217;Union européenne en Tunisie, Giuseppe Perrone, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté la nouvelle version de la cartographie en ligne des projets de coopération européens en Tunisie. L&#8217;occasion lui a également permis de dresser un bilan chiffré de l&#8217;engagement européen dans le pays, d&#8217;évoquer l&#8217;état de mise en œuvre du mémorandum d&#8217;entente de 2023 et de répondre aux questions sur des dossiers sensibles: migration, transparence des financements, visa, appui aux médias et à la justice, et politique étrangère européenne.</em></p>
<p>L&#8217;ambassadeur Perrone a annoncé le lancement de la version entièrement repensée de la cartographie en ligne de la coopération européenne en Tunisie, accessible sur le site de la délégation de l&#8217;Union européenne. Cet outil, qui existe depuis 2022, a été intégralement refondu dans sa forme et dans son contenu afin d&#8217;offrir une navigation plus intuitive et une meilleure accessibilité à l&#8217;information. La plateforme recense l&#8217;ensemble des projets de coopération bilatérale en cours, organisés par thématique; agriculture, environnement, santé, éducation, recherche, infrastructures, entre autres, et localisés sur une carte interactive du territoire tunisien. Chaque fiche projet détaille le montant engagé, les objectifs, les partenaires de mise en œuvre, les cofinancements éventuels, l&#8217;actualité des activités et les contenus visuels produits. Le site est mis à jour régulièrement et conserve les projets jusqu&#8217;à un an après leur clôture. Au moment de la conférence de presse, la plateforme recensait environ 87 projets en cours, un chiffre appelé à évoluer au fil des nouvelles signatures annuelles. L&#8217;ambassadeur a présenté cet outil comme un instrument de transparence destiné aux journalistes, aux chercheurs, au monde académique et à l&#8217;ensemble du public.</p>
<h3><span style="color: #0000ff;"><strong>1,35 milliard d&#8217;euros de projets en cours&#8230;</strong></span></h3>
<p>Le volume total des projets de coopération actuellement en cours en Tunisie s&#8217;élève à environ 1 milliard 350 millions d&#8217;euros, sans inclure les prêts des institutions financières européennes. Par ailleurs, selon des données récemment reçues par la délégation, quelque 350 000 entreprises européennes sont établies en Tunisie, générant 480 000 emplois directs et indirects. L&#8217;ambassadeur a également rappelé que 70 % du commerce extérieur tunisien s&#8217;effectue avec l&#8217;Union européenne, et que la balance commerciale bilatérale de la Tunisie avec l&#8217;UE est excédentaire, à l&#8217;inverse de celle avec la Chine, qualifiée de &#8220;lourdement déficitaire&#8221;. Il a précisé que l&#8217;accord d&#8217;association de 1995 est à l&#8217;origine de 1,3 % du PIB tunisien et d&#8217;environ 3 % de la progression des niveaux de salaires, soulignant le rôle déterminant que ce cadre a joué dans la modernisation et l&#8217;intégration de l&#8217;industrie tunisienne dans les chaînes de valeur européennes. Enfin, près de 90 % des grands projets d&#8217;investissement en Tunisie proviendraient de l&#8217;Union européenne.</p>
<h3><strong><span style="color: #0000ff;">Un mémorandum d&#8217;entente aux résultats contrastés selon les axes</span></strong></h3>
<p>Interrogé sur l&#8217;état d&#8217;avancement du mémorandum d&#8217;entente signé en 2023 avec la Tunisie, premier accord de ce type conclu par l&#8217;Union européenne avec un pays de la région méditerranéenne, l&#8217;ambassadeur Perrone a indiqué qu&#8217;une mission d&#8217;évaluation venue de Bruxelles avait conduit, le mois précédant la conférence, un exercice périodique d&#8217;évaluation de sa mise en œuvre. Il a décrit une situation &#8220;non uniforme&#8221; selon les cinq axes du mémorandum : l&#8217;assistance financière, le commerce, la mobilité, les relations entre les peuples et l&#8217;énergie.</p>
<p>Les avancées les plus nettes ont été enregistrées sur les volets migratoire et énergétique. En matière de commerce, l&#8217;ambassadeur a reconnu un certain retard. Il a présenté le mémorandum comme un cadre donnant une nouvelle structuration à une relation bilatérale déjà établie, et non comme un instrument créant des obligations ex nihilo. Les projets encadrés par ce mémorandum sont consultables sur la cartographie en ligne. Il a renvoyé vers le site de la direction générale pour le Moyen Orient et l&#8217;Afrique du Nord de la Commission européenne.</p>
<h3><span style="color: #0000ff;"><strong>Transparence des fonds: décisions publiques, audits et droit d&#8217;accès</strong></span></h3>
<p>En réponse à des questions sur la destination et le contrôle des financements européens, Thierry Béranger, chef de la section commerce de la délégation, a apporté des précisions détaillées sur les mécanismes en vigueur. Il a rappelé que toute décision de financement est arrêtée par la Commission européenne et rendue publique, après examen par un comité réunissant les représentants des États membres à Bruxelles, qui donnent leur aval. Les enveloppes allouées à la Tunisie sont ensuite définies en concertation avec les autorités tunisiennes, au premier rang desquelles le ministère de l&#8217;Économie et du Plan. Le choix du partenaire de mise en œuvre, celui qui gère le budget et conduit les activités, s&#8217;effectue dans le cadre de ce processus de formulation. Tous les projets sont systématiquement audités et évalués, et une partie de ces évaluations est rendue publique. Les journalistes disposent par ailleurs du droit de demander l&#8217;accès aux rapports, en vertu de la législation européenne sur l&#8217;accès aux documents.</p>
<p>À titre d&#8217;illustration des résultats concrets, il a cité le programme Creative Tunisie, récemment clôturé, dédié à la structuration de la filière artisanale. Grâce à l&#8217;intervention de l&#8217;ONUDI, financée par l&#8217;Union européenne, les potiers de Moknine ont doublé leur chiffre d&#8217;exportation en 5 ans; les producteurs de fibres végétales du sud du pays ont quant à eux entre doublé et triplé leurs chiffres d&#8217;affaires et d&#8217;exportation.</p>
<h3><span style="color: #0000ff;"><strong>Projets judiciaires&#8230;</strong></span></h3>
<p>Interpellé sur le bilan d&#8217;un programme d&#8217;appui à la réforme du système judiciaire doté d&#8217;une enveloppe avoisinant les 100 millions d&#8217;euros, Thierry Béranger a retracé l&#8217;historique de ce soutien, conduit sur plus de 10 ans à travers 3 générations de programmes.</p>
<p>Les deux premières générations ont principalement porté sur l&#8217;appui aux infrastructures judiciaires, notamment la rénovation de tribunaux en régions et la digitalisation du système, dont certains résultats ont été repris et intégrés par le ministère de la Justice tunisien. La troisième génération a pris la forme d&#8217;un appui budgétaire, mécanisme par lequel des décaissements directs au Trésor public tunisien étaient conditionnés à l&#8217;atteinte d&#8217;indicateurs convenus d&#8217;un commun accord. Les grands indicateurs politiques, notamment l&#8217;indépendance de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature et la mise en place des instances constitutionnelles, n&#8217;ont pas été atteints en raison d&#8217;une évolution de la trajectoire politique nationale. En revanche, des indicateurs plus techniques relatifs aux conditions d&#8217;incarcération des femmes et à la séparation des mineurs des adultes en détention ont été réalisés. Thierry Béranger a conclu que le succès de tels programmes dépend inévitablement de la volonté politique du moment, susceptible d&#8217;évoluer entre le lancement et la clôture d&#8217;un projet.</p>
<p> </p>




<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/08/migration-justice-commerce-lunion-europeenne-fait-le-bilan-de-son-engagement-en-tunisie/">Migration, justice, commerce: l’Union européenne fait le bilan de son engagement en Tunisie</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Quand l&#8217;usine devient une cible: les industriels face à l&#8217;urgence cyber</title>
		<link>https://managers.tn/2026/04/14/quand-lusine-devient-une-cible-les-industriels-face-a-lurgence-cyber/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 13:43:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux cent cinquante millions d&#8217;euros. C&#8217;est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d&#8217;alarme lors d&#8217;une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l&#8217;ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial. C&#8217;est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Deux cent cinquante millions d&#8217;euros. C&#8217;est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d&#8217;alarme lors d&#8217;une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l&#8217;ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial.</strong></p>
<p>C&#8217;est dans le cadre de l&#8217;événement «Cybersécurité et résilience des entreprises», porté par la Chambre de commerce et d&#8217;industrie tuniso-française (CCITF), qu&#8217;un panel dédié au secteur productif a réuni plusieurs praticiens et experts autour de la question des systèmes industriels exposés. Placés sous la modération du Pr Faouzi Moussa, universitaire spécialiste des nouvelles technologies, leurs échanges ont mis en lumière une réalité souvent sous-estimée : l&#8217;usine connectée est devenue, qu&#8217;elle le veuille ou non, un terrain d&#8217;opération pour des adversaires organisés.</p>
<p><strong>Un périmètre de défense qui s&#8217;est radicalement élargi</strong></p>
<p>Pendant des décennies, les environnements industriels ont fonctionné en vase clos, imperméables aux intrusions extérieures par leur isolement même. L&#8217;avènement de l&#8217;industrie 4.0 a mis fin à cette forteresse naturelle. En fondant dans un même ensemble les technologies opérationnelles (OT) et l&#8217;informatique de gestion classique (IT), la digitalisation a ouvert des brèches que des acteurs malveillants, groupes criminels structurés ou entités parrainées par des États, n&#8217;hésitent plus à exploiter.</p>
<p>Ali Laribi, fondateur de Fortress Plus et consultant spécialisé en cybersécurité IT/OT, a décrit cette mutation avec précision. En environnement industriel, la hiérarchie des priorités de sécurité n&#8217;est pas celle du bureau: la disponibilité permanente des systèmes et la protection physique des opérateurs priment sur la confidentialité des données. Or les infrastructures de production cumulent deux handicaps structurels majeurs: l&#8217;usage persistant de technologies vieillissantes, souvent non répertoriées et impossibles à patcher, et l&#8217;introduction simultanée de nouvelles surfaces d&#8217;attaque par la numérisation. Résultat: la maturité cyber du secteur industriel accuse un retard significatif sur celui de la finance, avec un taux de conformité qui plafonne aux alentours de 40% en France. Quant aux accès distants que certains industriels croient inexistants ou hermétiques, ils constituent précisément les vecteurs d&#8217;intrusion privilégiés des assaillants modernes. Des cadres réglementaires comme la directive NIS 2 ou le Cyber Resilience Act européen sont, selon Ali Laribi, des leviers indispensables pour imposer un socle de défense commun aux infrastructures critiques.</p>
<p><strong>Chez Sagemcom, la sécurité s&#8217;est imposée comme condition de survie industrielle</strong></p>
<p>La démonstration la plus concrète de cet impératif est venue de Rim Raboudi, directrice Sécurité de l&#8217;information du groupe Sagemcom, fabricant de produits connectés, compteurs communicants, modems dont la chaîne de production ne peut tolérer aucune interruption. Chaque arrêt se chiffre en millions d&#8217;euros perdus. Face à cette réalité, le groupe a structuré sa réponse autour de plusieurs piliers: une gouvernance bicéphale articulant équipes locales et direction centrale, un rôle de factory security officer chargé d&#8217;évaluer les risques métiers au plus près du terrain, et un ancrage dans les standards internationaux avec la certification ISO 27001, déployée à l&#8217;échelle du groupe depuis 2015.</p>
<p>En 2021, Sagemcom a franchi un cap supplémentaire en dotant son organisation d&#8217;un CERT propre, capable de piloter la réponse aux incidents à l&#8217;échelle mondiale. Un security operations center tourne en continu, mobilisant une quinzaine d&#8217;experts, et des exercices réguliers tests d&#8217;intrusion, plans de reprise d&#8217;activité entretiennent la vigilance collective. Aucun incident majeur n&#8217;est venu compromettre les opérations à ce stade. Pour Rim Raboudi, l&#8217;équation est désormais simple: la cybersécurité n&#8217;est plus un poste de dépense négociable, mais un investissement dont le premier incident évité justifie immédiatement le coût.</p>
<p><strong>Safran: quand l&#8217;innovation attire l&#8217;espionnage</strong></p>
<p>Le groupe Safran, qui emploie 3 500 personnes en Tunisie et 110 000 à travers le monde, illustre un autre versant du risque cyber industriel: celui de la propriété intellectuelle. Avec 1 300 brevets déposés en 2025, cet acteur central de l&#8217;aéronautique figure parmi les cibles les plus convoitées des opérations d&#8217;espionnage économique à l&#8217;échelle planétaire.</p>
<p>Nizar El Abed, directeur Développement IT et Transformation digitale du groupe, a dressé une cartographie des menaces en quatre axes. Le premier est le vol de données sensibles et de secrets industriels. Le deuxième est l&#8217;atteinte à la continuité opérationnelle, susceptible de paralyser des usines dont l&#8217;interconnexion croissante est précisément le talon d&#8217;Achille. Le troisième concerne le facteur humain, hameçonnage ciblé, manipulation par deep fake, vecteur d&#8217;attaque en pleine expansion. Le quatrième, enfin, est la désinformation, outil de déstabilisation réputationnelle à visée stratégique. Ces menaces, a-t-il précisé, ne connaissent ni frontières géographiques ni limite dans le temps: elles s&#8217;inscrivent dans des dynamiques géopolitiques durables et des rivalités économiques mondiales. La réponse de Safran repose sur une communauté d&#8217;experts dédiés et une mobilisation assumée de la direction au plus haut niveau.</p>
<p><strong>Des angles morts persistants dans la gouvernance cyber</strong></p>
<p>La dernière intervention a peut-être été la plus décapante. Myriam Khelifi, experte en cybersécurité au sein d&#8217;EY, a radiographié les failles structurelles que les organisations industrielles continuent d&#8217;entretenir malgré elles.</p>
<p>Première lacune: la convergence IT/OT n&#8217;a pas partout entraîné une clarification des responsabilités en cas d&#8217;incident, laissant subsister des zones grises périlleuses. Deuxième fragilité: sans cartographie préalable des actifs vitaux, les investissements en sécurité se dispersent sur des solutions génériques au détriment des systèmes réellement critiques. Troisième vulnérabilité, et non des moindres: la chaîne de sous-traitance. De nombreuses compromissions empruntent les accès de télémaintenance accordés à des fournisseurs dont le niveau de sécurité n&#8217;a pas été vérifié. La multiplication des connexions VPN liée à la transformation digitale a considérablement élargi ce vecteur de risque tiers. Quatrième point faible: les équipes dirigeantes restent globalement peu préparées à la gestion de crises cyber intégrant des scénarios industriels complexes.</p>
<p>Ces failles sont documentées par les résultats du Baromètre de la cybersécurité 2025, réalisé en collaboration avec le CESIA auprès de 400 organisations à travers le continent africain, dont plus d&#8217;un quart de répondants tunisiens. Les données sont sans appel: malgré une prise de conscience réelle des menaces, 44% des organisations allouent encore moins de 5% de leur budget informatique à la cybersécurité. Sur le plan de la gouvernance, plus de 40% des RSSI demeurent rattachés à la DSI, une configuration qui limite leur indépendance et leur capacité d&#8217;action stratégique.</p>
<p>Entre la menace qui monte et les moyens qui stagnent, l&#8217;écart reste, pour l&#8217;heure, préoccupant.</p>
<p> </p>
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		<title>Entre précarité des pensions et besoin d&#8217;épargne nationale: l&#8217;assurance vie, pivot d&#8217;un nouveau pacte économique</title>
		<link>https://managers.tn/2026/01/30/entre-precarite-des-pensions-et-besoin-depargne-nationale-lassurance-vie-pivot-dun-nouveau-pacte-economique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 16:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[assurance vie]]></category>
		<category><![CDATA[Hayett Assurances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/01/30/entre-precarite-des-pensions-et-besoin-depargne-nationale-lassurance-vie-pivot-dun-nouveau-pacte-economique/">Entre précarité des pensions et besoin d&#8217;épargne nationale: l&#8217;assurance vie, pivot d&#8217;un nouveau pacte économique</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités et le besoin vital de l’État en épargne longue, ce secteur n’est plus une simple option financière mais le pivot d’un nouveau contrat social.</em><br /><br />Pour Lotfi Ben Haj Kacem, directeur général de Hayett Assurances, ces quatre décennies marquent une transformation où l’assurance vie devient un engagement durable au service de la communauté, symbolisé par une nouvelle identité visuelle tournée vers la modernité et l&#8217;inclusion.</p>
<p>L&#8217;urgence sociale constitue le premier niveau de cette mutation. Hafedh Lâamouri, ancien ministre des Affaires sociales, a révélé que trois retraités du privé sur quatre vivent avec moins de 480 dinars par mois, soulignant que la complémentarité n’est plus facultative dans un contexte où les pensions légales permettent à peine de survivre. Ce diagnostic est partagé par Hedi Dahmen, expert judiciaire, qui dénonce une fracture flagrante: une pension moyenne de 1546 dinars dans le public contre seulement 640 dinars dans le privé. Selon lui, les dispositifs hérités des années soixante sont obsolètes et l’assurance vie représente désormais l&#8217;unique rempart contre la précarité des anciens travailleurs.</p>
<p>Sur le plan macroéconomique, l&#8217;enjeu est celui de la souveraineté. Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que la Tunisie doit passer d&#8217;une assurance d&#8217;obligation liée au crédit à une assurance de conviction. Il rappelle que les projets structurants nécessitent des ressources sur le temps long que seule l’assurance vie peut fournir, à l&#8217;instar du modèle japonais où l&#8217;épargne domestique finance la dette de l’État sur quarante ans. Cette vision est soutenue par l&#8217;économiste Ahmed El Karam, qui affirme que l’assurance vie a la capacité unique d&#8217;organiser l’incertitude pour mieux la gérer. Il préconise d&#8217;ailleurs l&#8217;instauration de tests d&#8217;impact pour s&#8217;assurer que les réformes réglementaires ne viennent pas asphyxier l&#8217;épargne nationale, moteur de l&#8217;investissement.</p>
<p>Le développement du secteur dépendra également de la levée de verrous stratégiques, notamment fiscaux. Abdelkader Boudriga, expert financier, avertit que l’ombre de l’impôt sur la fortune risque d’affecter la rentabilité des produits alors que l’État privilégie des financements par la Banque centrale qui privent les assureurs d&#8217;actifs essentiels. Il voit dans la bancassurance le principal moteur de croissance, estimant qu&#8217;un alignement sur les standards internationaux pourrait injecter 25 milliards de dinars supplémentaires dans l&#8217;économie nationale. Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances, ajoute que ce produit offre une flexibilité successorale précieuse, permettant de protéger des bénéficiaires spécifiques hors des règles classiques et de prévenir ainsi les conflits familiaux.</p>
<p>Enfin, l&#8217;avenir du marché repose sur une démocratisation réelle de l&#8217;offre. Jamil Rihane, directeur général adjoint de Hayett Assurances, plaide pour une universalisation de l&#8217;accès à travers la microfinance et des produits dédiés aux études. Son objectif est de casser l&#8217;image élitiste du secteur pour atteindre les travailleurs indépendants et les populations aux revenus irréguliers grâce à une proximité territoriale accrue. En misant sur l&#8217;éducation financière et la clarté des solutions, les leaders du secteur ambitionnent de transformer l&#8217;épargne des Tunisiens en un levier de résilience collective, capable de pallier les failles structurelles de l&#8217;État tout en finançant la croissance de demain.</p>
<p> </p>
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		<title>Financement sans précédent, fiscalité inédite: les paris risqués du budget tunisien 2026</title>
		<link>https://managers.tn/2026/01/08/financement-sans-precedent-fiscalite-inedite-les-paris-risques-du-budget-tunisien-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 15:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l&#8217;industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d&#8217;une session d&#8217;information tenue [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/01/08/financement-sans-precedent-fiscalite-inedite-les-paris-risques-du-budget-tunisien-2026/">Financement sans précédent, fiscalité inédite: les paris risqués du budget tunisien 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l&#8217;industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d&#8217;une session d&#8217;information tenue le 8 janvier 2026, révélant un ensemble de mesures inédites dans un contexte économique fragilisé.</p>
<p>Cette loi de finances marque plusieurs tournants. Le plus spectaculaire: la Banque centrale accordera 11 milliards de dinars à l&#8217;État sur 15 ans, sans intérêts et avec 3 années de grâce. Ce financement direct couvrira l&#8217;intégralité du déficit budgétaire, soulevant des interrogations légitimes sur les risques inflationnistes.</p>
<p>Le texte autorise désormais les particuliers à ouvrir des comptes en devises, assouplissant ainsi la réglementation des changes malgré un contrôle strict maintenu par ailleurs. Les familles tunisiennes de l&#8217;étranger bénéficieront d&#8217;une franchise douanière pour l&#8217;importation de véhicules, sous conditions de revenus. L&#8217;interdiction des transactions en espèces disparaît, et un impôt sur la fortune fait son entrée dans le paysage fiscal.</p>
<p>Autre innovation controversée; des augmentations salariales inscrites directement dans la loi, contournant les négociations classiques entre l&#8217;UGTT, l&#8217;UTICA et les partenaires économiques. Les débats parlementaires ont été vifs sur les taux, finalement non précisés dans le texte final.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-jnews-750x536 wp-image-108992" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-750x536.jpeg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-750x536.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-120x86.jpeg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-350x250.jpeg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-1140x815.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<h3><strong>Croissance atone et comparaisons régionales défavorables</strong></h3>
<p>Les performances économiques déçoivent. Après une année 2024 catastrophique à 0,5% de croissance contre 1,2% annoncé, 2025 ne devrait atteindre que 2,4% au lieu des 3,2% espérés, avec un troisième trimestre à croissance nulle. Pour 2026, le gouvernement table sur 3,3%, un objectif que Louzir juge atteignable uniquement avec des réformes structurelles. </p>
<p>La comparaison régionale est cinglante. La Chine maintient 5%, la Libye oscille entre 12,3 et 16,1%, l&#8217;Algérie affiche 4 à 8% grâce à une diversification ambitieuse au-delà des hydrocarbures. Le Maroc devrait terminer entre 4 et 4,5% après révision. La Tunisie rejoint ainsi le peloton de queue avec les économies européennes stagnantes.</p>
<p>L&#8217;inflation recule mais reste préoccupante. Après un pic à 9% en 2023, elle est retombée à 7% en 2024 et devrait s&#8217;établir à 5,6% en 2025. Ces taux dépassent largement les standards régionaux: 1% en Chine, 2,4% en Europe, 1,8% en Algérie, 2% en Libye et au Maroc. L&#8217;injection monétaire de la Banque centrale pourrait-elle inverser cette tendance baissière? La question reste ouverte.</p>
<h3><strong>Dépendance énergétique critique</strong></h3>
<p>La vulnérabilité énergétique s&#8217;aggrave dangereusement. Le taux de dépendance est passé de 8,4% en 2010 à 41,8% en 2015, puis 64,3% en 2025. Cette situation expose la Tunisie aux fluctuations des cours mondiaux alors que les subventions pèsent lourdement sur les comptes publics.</p>
<p>La baisse du prix du baril a néanmoins permis d&#8217;économiser environ un milliard de dinars, expliquant en grande partie la réduction du déficit 2025. Le budget 2026 table sur un baril à 63,3 dollars, une hypothèse jugée optimiste par Louzir compte tenu des tensions géopolitiques. La Tunisie affiche désormais l&#8217;un des prix à la pompe les plus bas mondialement, posant la question d&#8217;un ajustement progressif.</p>
<h3><strong>Dérive structurelle des comptes publics</strong></h3>
<p>L&#8217;analyse historique depuis 2010 révèle un déséquilibre inquiétant: le déficit a explosé de 743% tandis que l&#8217;investissement n&#8217;a progressé que de 21%. Les recettes ont augmenté de 247% dans le même temps. Louzir pointe un problème structurel durable nécessitant des réformes profondes, bien au-delà d&#8217;un simple accident conjoncturel.</p>
<p>Pour 2026, le déficit dépassera 11 milliards de dinars, représentant plus de 25% du budget total de 79 milliards. Les remboursements de dette atteindront 23,2 milliards, la masse salariale 25 milliards. Ces deux postes absorbent l&#8217;essentiel des ressources disponibles. Louzir résume: &#8220;Les dépenses sont engagées dès le départ, les recettes restent à aller chercher&#8221;. La pression fiscale tunisienne rivalise désormais avec celle des pays de l&#8217;OCDE et dépasse de seize points celle des pays africains. Les recettes fiscales représentent 75% des dépenses totales, finançant essentiellement le fonctionnement courant de l&#8217;État.</p>
<p>L&#8217;impôt sur les sociétés non pétrolières a bondi de 113% en trois ans, passant de 2,8 milliards en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s&#8217;explique par un durcissement des contrôles et l&#8217;imposition de secteurs comme la banque à des taux élevés.</p>
<p>Pour 2026, les recettes fiscales sont prévues à 47,7 milliards de dinars. Hormis la contribution exceptionnelle de 4% et l&#8217;impôt sur la fortune, le texte n&#8217;alourdit pas véritablement la fiscalité.</p>
<h3><strong>La TVA non recouvrée</strong></h3>
<p>Louzir livre un calcul édifiant. Avec un PIB de 187-188 milliards et un PIB marchand estimé à 70%, soit 132 milliards, l&#8217;application d&#8217;un taux moyen de TVA de 15% devrait théoriquement générer près de 20 milliards. Or, les recettes réelles oscillent entre 11 et 12 milliards: 10,4 en 2023, 11,8 en 2024, 12,8 prévus en 2026.</p>
<p>Cette différence de 7 à 8 milliards constitue un manque à gagner colossal, imputable aux transactions en espèces, à l&#8217;économie informelle et à l&#8217;évasion fiscale. Un problème d&#8217;équité majeur: ceux qui échappent à la TVA profitent des services publics sans y contribuer, pénalisant les acteurs respectueux de leurs obligations.</p>
<h3><strong>Interrogations sur l&#8217;impôt sur la fortune</strong></h3>
<p>Le rendement réel de ce nouvel impôt reste une énigme, les statistiques n&#8217;étant pas disponibles. Les montants évoqués lors des débats parlementaires semblaient dérisoires. Louzir estime toutefois que la réalité pourrait différer une fois le dispositif appliqué. Le montant risque d&#8217;être plus important que prévu, potentiellement pénalisant pour les entreprises si cet impôt s&#8217;applique aux actions, au détriment de l&#8217;investissement, seul moteur de croissance.</p>
<p>Les recettes non fiscales bénéficient des dividendes de la Banque centrale: un milliard de dinars en 2025 et 2026, témoignant de sa rentabilité actuelle. Les dépenses de gestion, prévues à 2,9 milliards pour 2026, restent problématiques face à la vétusté des équipements et aux besoins d&#8217;entretien sous-budgétisés.</p>
<p>L&#8217;hypothèse de stabilité du dinar semble plausible au vu de son comportement récent. Reste à voir si ces multiples innovations permettront d&#8217;atteindre les objectifs annoncés dans un contexte marqué par des fragilités structurelles persistantes.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/01/08/financement-sans-precedent-fiscalite-inedite-les-paris-risques-du-budget-tunisien-2026/">Financement sans précédent, fiscalité inédite: les paris risqués du budget tunisien 2026</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Ce qui empêche 59% des Tunisiens expatriés de revenir au pays</title>
		<link>https://managers.tn/2025/12/25/ce-qui-empeche-59-des-tunisiens-expatries-de-revenir-au-pays/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:23:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Atuge]]></category>
		<category><![CDATA[projet THAMM-OFII]]></category>
		<category><![CDATA[Tre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une récente enquête, 59% des Tunisiens vivant à l’étranger ne prévoient pas de revenir s’installer en Tunisie. En revanche, 20% affichent une volonté nette de rentrer, tandis que 21% restent indécis, envisageant le retour sans projet précis. Parmi ceux qui souhaitent revenir, 24% ambitionnent de créer leur propre entreprise, 21% envisagent d’y passer leur [&#8230;]</p>
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<p data-start="83" data-end="519"><em>Selon une récente enquête, 59% des Tunisiens vivant à l’étranger ne prévoient pas de revenir s’installer en Tunisie. En revanche, 20% affichent une volonté nette de rentrer, tandis que 21% restent indécis, envisageant le retour sans projet précis. Parmi ceux qui souhaitent revenir, 24% ambitionnent de créer leur propre entreprise, 21% envisagent d’y passer leur retraite et 34% invoquent principalement des raisons familiales.</em></p>
<p data-start="74" data-end="344">Ces résultats proviennent d’une étude réalisée dans le cadre du projet <em>THAMM-OFII</em>, financé par l’Union européenne et coordonné par l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Ils ont été présentés le 23 décembre 2025 lors d’un atelier organisé par l’Atuge. L’enquête repose sur un échantillon représentatif de 1 041 Tunisiens résidant à l’étranger, recueilli à l’aide d’une méthodologie mixte combinant entretiens en face à face assistés par ordinateur, questionnaires en ligne et relances téléphoniques. Une phase qualitative préalable a également été menée à travers des groupes de discussion. Nabil Belaam, directeur du cabinet Emrhod Consulting, a exposé les résultats, mettant en lumière les opportunités et les freins au retour des compétences tunisiennes expatriées.</p>
<p>Les raisons familiales constituent le premier moteur du retour et concernent 3 générations. Les expatriés évoquent le rapprochement avec leurs parents vieillissants, le maintien de la cohésion du couple et surtout la connexion culturelle de leurs enfants aux traditions tunisiennes, au-delà des cultures d&#8217;accueil européennes. Cette dimension familiale structure 34% des projets de retour, selon l&#8217;enquête.</p>
<p>Le projet de retraite représente le deuxième facteur déterminant et révèle une évolution majeure par rapport aux générations précédentes. Les Tunisiens atteignant l&#8217;âge de la retraite entre 60 et 67 ans demeurent dynamiques et n&#8217;envisagent plus un retour passif. Cette motivation se trouve désormais fréquemment associée au désir d&#8217;entreprendre et d&#8217;investir, constituant ainsi le troisième pilier des motivations. Cette connexion entre retraite et entrepreneuriat représente une spécificité contemporaine absente des vagues migratoires antérieures.</p>
<p>Cinq catégories d&#8217;obstacles majeurs freinent concrètement la réalisation des projets de retour. La rigidité du marché du travail tunisien constitue le premier frein identifié. Les actifs expatriés, habitués à des parcours salariaux structurés, peinent à retrouver des emplois stables permettant de poursuivre une trajectoire professionnelle similaire à celle connue à l&#8217;étranger. Le manque d&#8217;opportunités clairement identifiées et d&#8217;idées de projets viables représente un second obstacle pour ceux qui envisagent l&#8217;entrepreneuriat. La lourdeur administrative s&#8217;impose comme un frein omniprésent, avec une masse importante de démarches bureaucratiques pour créer une entreprise, obtenir les certifications nécessaires et monter les projets. L&#8217;environnement fiscal perçu comme caractérisé par une taxation excessive constitue le quatrième obstacle décourageant la création d&#8217;entreprise et le développement d&#8217;initiatives commerciales. Les conditions de vie générales en Tunisie représentent le cinquième frein majeur. Les expatriés habitués aux infrastructures développées des pays d&#8217;accueil, notamment en matière de systèmes éducatifs, sanitaires et de transport, perçoivent un écart de qualité important.</p>
<p>Les projets d&#8217;investissement envisagés couvrent l&#8217;ensemble du spectre économique, sans concentration sectorielle particulière. Les compétences et motivations entrepreneuriales s&#8217;étendent de l&#8217;agriculture à la technologie, en passant par l&#8217;agro-industrie et les énergies, témoignant d&#8217;un potentiel de développement multisectoriel significatif.</p>
<h3>Cinq axes de recommandations</h3>
<p><span style="font-size: 16px;">L&#8217;enquête formule 5 axes de recommandations stratégiques. </span></p>
<ol>
<li>
<p><strong> Renforcer l’attractivité économique<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Il s’agit de faciliter l’accès à des marchés porteurs, de dynamiser l’écosystème entrepreneurial et de simplifier l’accès au financement, notamment via des crédits à taux préférentiels, tout en améliorant l’environnement fiscal et réglementaire.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Améliorer les conditions de vie<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Ce levier nécessite des investissements importants dans les infrastructures sanitaires, éducatives, de transport et de sécurité, ainsi que le développement de services adaptés en santé et protection sociale. Il inclut également un assouplissement du marché du travail pour favoriser l’insertion professionnelle des Tunisiens du monde.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Moderniser le climat administratif et financier<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Les expatriés, habitués à des services digitalisés, attendent une administration entièrement numérisée, des procédures simplifiées et des règles bancaires et de change assouplies pour faciliter les transferts de capitaux et la gestion de leurs attaches financières à l’étranger.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Renforcer la protection sociale<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Cela passe par la négociation d’accords bilatéraux permettant le transfert des pensions de retraite, la mise en place de mécanismes souples entre pays d’accueil et d’origine, et l’instauration d’un système de sécurité sociale transférable pour les Tunisiens du monde.</span></p>
</li>
<li>
<p><span style="font-size: 16px;"><strong>Assurer la stabilité du cadre institutionnel<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Les répondants soulignent l’importance de renforcer la transparence des institutions et de garantir la stabilité des politiques économiques afin de restaurer la confiance des expatriés dans le développement du pays.</span></span></p>
</li>
</ol>
<h3>Osons le rêve&#8230;</h3>
<p>Walid Haj Amor, membre du conseil d&#8217;administration de l&#8217;Atuge, a souligné que plus de 85% de la diaspora réside à moins de trois heures de vol de Tunis. Les propositions incluent des avantages fiscaux pour les retraités équivalents à ceux des étrangers, une flat taxe libératoire sur les primes d&#8217;intéressement des cadres supérieurs et le versement de primes en devises par les entreprises totalement exportatrices. L&#8217;association propose également un statut de salarié non résident permettant aux Tunisiens de travailler pour des sociétés européennes tout en résidant au pays, avec un cadre juridique hybride et des visas facilités.</p>
<p>Pour sa part, Amine Aloulou, président de l&#8217;Atuge, insiste sur la nécessité de faire de la Tunisie un pays attractif par ses opportunités plutôt que par le seul devoir moral, soulignant que ces talents sont capitaux pour la compétitivité internationale du pays et pour répondre aux attentes d&#8217;une jeunesse aspirant à une économie moderne et connectée au monde.</p>




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		<title>Financement des PME: des bailleurs internationaux détaillent leurs offres en Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2025/10/21/financement-des-pme-des-bailleurs-internationaux-detaillent-leurs-offres-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 14:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;accès au crédit demeure l&#8217;obstacle majeur pour quatre entreprises sur dix dans les économies émergentes, rappelle la Banque mondiale. Un diagnostic qui résonne particulièrement en Tunisie, où la deuxième édition des «Rencontres du Financement» a réuni le 21 octobre 2025 un panel d&#8217;institutions financières internationales face à un tissu entrepreneurial en demande de solutions concrètes. [&#8230;]</p>
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<p><strong>L&#8217;accès au crédit demeure l&#8217;obstacle majeur pour quatre entreprises sur dix dans les économies émergentes, rappelle la Banque mondiale. Un diagnostic qui résonne particulièrement en Tunisie, où la deuxième édition des «Rencontres du Financement» a réuni le 21 octobre 2025 un panel d&#8217;institutions financières internationales face à un tissu entrepreneurial en demande de solutions concrètes.</strong></p>
<p>Organisé par la Chambre de commerce et d&#8217;industrie tuniso-française, le forum a traité 61 demandes de financement émanant d&#8217;entreprises tunisiennes tous secteurs confondus. Quarante-cinq entretiens bilatéraux entre porteurs de projets et financeurs ont été programmés parallèlement aux sessions plénières.</p>
<p>Khelil Chaibi, à la tête de la Chambre, a cadré les enjeux en appelant à repenser les outils de financement. Son intervention a mis l&#8217;accent sur l&#8217;impératif d&#8217;aligner les mécanismes financiers sur les contraintes opérationnelles des PME locales, confrontées simultanément à des mutations technologiques, des exigences environnementales croissantes et un contexte économique complexe. Les préconisations des organismes multilatéraux plaident pour un bouquet diversifié associant crédit bancaire classique, injection de capitaux, dispositifs de garantie et appui technique.</p>
<h2>BERD: 2,7 milliards d&#8217;euros mobilisés via quatre dispositifs d&#8217;intervention</h2>
<p>Depuis son entrée en Tunisie en 2012, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement a mobilisé plus de 2,7 milliards d&#8217;euros dans l&#8217;économie nationale, avec une contribution de 240 millions sur la seule année 2024. Firas Moalla, banquier associé au département secteur privé, a détaillé l&#8217;architecture de l&#8217;offre institutionnelle.</p>
<p>Les entreprises peuvent d&#8217;abord solliciter un accompagnement consultatif dont la BERD assume 70 % du coût. Cette prestation couvre l&#8217;optimisation des chaînes de production, la mise aux normes internationales ou encore la réalisation d&#8217;audits énergétiques préparatoires à des installations solaires.</p>
<p>Au-delà de dix millions d&#8217;euros, la BERD octroie des prêts en direct. Pour les montants inférieurs, dès un million d&#8217;euros, elle a conçu un mécanisme de garantie partielle adossé aux contrats standards des banques tunisiennes partenaires. Cette formule simplifie les procédures tout en ouvrant l&#8217;accès à l&#8217;assistance technique et, dans certains cas, à des subventions additionnelles.</p>
<p>Trois illustrations concrètes ont été présentées: un conditionneur ayant acquis une ligne de production réduisant la consommation électrique de 15%, un transformateur agroalimentaire équipé d&#8217;une installation photovoltaïque et d&#8217;un système économisant 90% de la ressource hydrique, ainsi qu&#8217;une unité industrielle dotée d&#8217;une centrale solaire de 5 mégawatts.</p>
<p>La BERD injecte également directement des fonds propres dans certaines sociétés et participe à plusieurs véhicules d&#8217;investissement tunisiens. Dans le segment PME, Firas Moalla a évoqué Land&#8217;or, qui a développé une implantation industrielle au Maroc, ainsi que Telnet.</p>
<p>La Banque cible aussi les établissements bancaires locaux, les institutions de microfinance et les sociétés de crédit-bail. Dans les jours précédant la rencontre, deux accords de lignes de crédit ont été paraphés avec des banques pour faciliter l&#8217;accès de leur clientèle à des prêts destinés aux investissements écologiques.</p>
<p>Chaque dossier est évalué selon six critères: compétitivité, qualité de la gouvernance, inclusion socio-économique, résilience et performance environnementale, ce dernier axe occupant une position prioritaire.</p>
<h2>BAD: un portefeuille régional de 600 millions d&#8217;euros</h2>
<p>Fernando Rodrigues, responsable des opérations du secteur privé pour l&#8217;Afrique du Nord à la Banque africaine de développement, a exposé l&#8217;étendue des instruments disponibles. Au premier trimestre 2025, l&#8217;enveloppe dédiée au secteur privé dans la zone nord-africaine s&#8217;élevait à plus de 600 millions d&#8217;euros, extraite d&#8217;un portefeuille continental global de 5 milliards.</p>
<p>La structure de financement repose majoritairement sur des prêts à longue maturité (60 % du volume), complétés par des lignes de crédit, des injections en fonds propres et des garanties partielles de risque.</p>
<p>La BAD vise les entreprises autonomes financièrement, dotées d&#8217;une gouvernance structurée, pour des opérations démarrant à 10 millions d&#8217;euros. L&#8217;institution couvre typiquement le tiers du montant total requis. Les durées de remboursement s&#8217;étendent jusqu&#8217;à 15 ans, prolongées à 20 ans pour les projets d&#8217;infrastructure ou énergétiques. Des ressources concessionnelles viennent bonifier les conditions tarifaires dans le domaine des énergies renouvelables.</p>
<p>Le projet solaire de Kairouan, cofinancé avec la SFI pour 37 millions d&#8217;euros, constitue un exemple local de cette approche combinée. À l&#8217;échelle régionale, la Banque a appuyé un industriel franco-ivoirien spécialisé dans la transformation du caoutchouc et participé au bouclage financier d&#8217;une cimenterie de 50 millions d&#8217;euros au Maroc.</p>
<h2>IFC: 68 millions d&#8217;euros dans l&#8217;agroalimentaire</h2>
<p>Sarah Morsi, représentante résidente de la Société Financière Internationale, a explicité les conditions d&#8217;éligibilité. En janvier dernier, l&#8217;IFC a débloqué 68 millions d&#8217;euros pour un producteur tunisien de tomates cerises employant 3000 personnes dans la région de Gabès. Elle a également structuré le financement de la centrale solaire Tozeur One (100 mégawatts) sur une échéance de vingt ans.</p>
<p>Le ticket minimal d&#8217;entrée constitue le premier filtre : l&#8217;IFC requiert dix millions de dollars ou d&#8217;euros, un montant justifié par l&#8217;ampleur des coûts de traitement. Cette barrière peut être abaissée pour des initiatives présentant un potentiel de développement exceptionnel. La rentabilité commerciale, la solidité technique et le respect des standards environnementaux et sociaux complètent la grille d&#8217;analyse.</p>
<p>L&#8217;institution propose des participations minoritaires directes, plafonnées à 20% du capital, étalées sur une période pouvant atteindre dix ans. Pour les PME ne franchissant pas le seuil d&#8217;intervention directe, l&#8217;IFC a élaboré une stratégie d&#8217;accès indirect via les banques commerciales, les sociétés de leasing et les fonds de private equity. Un investissement récent dans le fonds Flat6Labs en Tunisie illustre cette approche.</p>
<p>Le volet conseil constitue un complément: diagnostics sur les pratiques de gouvernance, études d&#8217;efficience énergétique et accompagnement dans les stratégies de décarbonation, notamment face au dispositif européen d&#8217;ajustement carbone aux frontières.</p>
<p>Sarah Morsi a listé les secteurs d&#8217;intervention prioritaires: l&#8217;industrie pharmaceutique dans le cadre de l&#8217;objectif africain de 60 % d&#8217;autosuffisance médicamenteuse d&#8217;ici 2030-2035, les énergies renouvelables, l&#8217;agroalimentaire et la gestion hydrique. L&#8217;IFC travaille actuellement avec l&#8217;ONAS et la SONEDE sur des programmes visant à renforcer leur viabilité financière et à structurer des montages de partenariat public-privé.</p>
<p> </p>
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