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	<title>Hamza Marzouk &#8211; Managers</title>
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	<title>Hamza Marzouk &#8211; Managers</title>
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		<title>Quand l&#8217;usine devient une cible: les industriels face à l&#8217;urgence cyber</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 13:43:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux cent cinquante millions d&#8217;euros. C&#8217;est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d&#8217;alarme lors d&#8217;une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l&#8217;ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial. C&#8217;est [&#8230;]</p>
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<p><strong>Deux cent cinquante millions d&#8217;euros. C&#8217;est le montant que le géant Saint-Gobain a dû absorber après avoir été frappé par le rançongiciel NotPetya. Ce chiffre, brandi comme un signal d&#8217;alarme lors d&#8217;une rencontre professionnelle organisée ce jour à Tunis, résume à lui seul l&#8217;ampleur des enjeux qui pèsent désormais sur le tissu industriel mondial.</strong></p>
<p>C&#8217;est dans le cadre de l&#8217;événement «Cybersécurité et résilience des entreprises», porté par la Chambre de commerce et d&#8217;industrie tuniso-française (CCITF), qu&#8217;un panel dédié au secteur productif a réuni plusieurs praticiens et experts autour de la question des systèmes industriels exposés. Placés sous la modération du Pr Faouzi Moussa, universitaire spécialiste des nouvelles technologies, leurs échanges ont mis en lumière une réalité souvent sous-estimée : l&#8217;usine connectée est devenue, qu&#8217;elle le veuille ou non, un terrain d&#8217;opération pour des adversaires organisés.</p>
<p><strong>Un périmètre de défense qui s&#8217;est radicalement élargi</strong></p>
<p>Pendant des décennies, les environnements industriels ont fonctionné en vase clos, imperméables aux intrusions extérieures par leur isolement même. L&#8217;avènement de l&#8217;industrie 4.0 a mis fin à cette forteresse naturelle. En fondant dans un même ensemble les technologies opérationnelles (OT) et l&#8217;informatique de gestion classique (IT), la digitalisation a ouvert des brèches que des acteurs malveillants, groupes criminels structurés ou entités parrainées par des États, n&#8217;hésitent plus à exploiter.</p>
<p>Ali Laribi, fondateur de Fortress Plus et consultant spécialisé en cybersécurité IT/OT, a décrit cette mutation avec précision. En environnement industriel, la hiérarchie des priorités de sécurité n&#8217;est pas celle du bureau: la disponibilité permanente des systèmes et la protection physique des opérateurs priment sur la confidentialité des données. Or les infrastructures de production cumulent deux handicaps structurels majeurs: l&#8217;usage persistant de technologies vieillissantes, souvent non répertoriées et impossibles à patcher, et l&#8217;introduction simultanée de nouvelles surfaces d&#8217;attaque par la numérisation. Résultat: la maturité cyber du secteur industriel accuse un retard significatif sur celui de la finance, avec un taux de conformité qui plafonne aux alentours de 40% en France. Quant aux accès distants que certains industriels croient inexistants ou hermétiques, ils constituent précisément les vecteurs d&#8217;intrusion privilégiés des assaillants modernes. Des cadres réglementaires comme la directive NIS 2 ou le Cyber Resilience Act européen sont, selon Ali Laribi, des leviers indispensables pour imposer un socle de défense commun aux infrastructures critiques.</p>
<p><strong>Chez Sagemcom, la sécurité s&#8217;est imposée comme condition de survie industrielle</strong></p>
<p>La démonstration la plus concrète de cet impératif est venue de Rim Raboudi, directrice Sécurité de l&#8217;information du groupe Sagemcom, fabricant de produits connectés, compteurs communicants, modems dont la chaîne de production ne peut tolérer aucune interruption. Chaque arrêt se chiffre en millions d&#8217;euros perdus. Face à cette réalité, le groupe a structuré sa réponse autour de plusieurs piliers: une gouvernance bicéphale articulant équipes locales et direction centrale, un rôle de factory security officer chargé d&#8217;évaluer les risques métiers au plus près du terrain, et un ancrage dans les standards internationaux avec la certification ISO 27001, déployée à l&#8217;échelle du groupe depuis 2015.</p>
<p>En 2021, Sagemcom a franchi un cap supplémentaire en dotant son organisation d&#8217;un CERT propre, capable de piloter la réponse aux incidents à l&#8217;échelle mondiale. Un security operations center tourne en continu, mobilisant une quinzaine d&#8217;experts, et des exercices réguliers tests d&#8217;intrusion, plans de reprise d&#8217;activité entretiennent la vigilance collective. Aucun incident majeur n&#8217;est venu compromettre les opérations à ce stade. Pour Rim Raboudi, l&#8217;équation est désormais simple: la cybersécurité n&#8217;est plus un poste de dépense négociable, mais un investissement dont le premier incident évité justifie immédiatement le coût.</p>
<p><strong>Safran: quand l&#8217;innovation attire l&#8217;espionnage</strong></p>
<p>Le groupe Safran, qui emploie 3 500 personnes en Tunisie et 110 000 à travers le monde, illustre un autre versant du risque cyber industriel: celui de la propriété intellectuelle. Avec 1 300 brevets déposés en 2025, cet acteur central de l&#8217;aéronautique figure parmi les cibles les plus convoitées des opérations d&#8217;espionnage économique à l&#8217;échelle planétaire.</p>
<p>Nizar El Abed, directeur Développement IT et Transformation digitale du groupe, a dressé une cartographie des menaces en quatre axes. Le premier est le vol de données sensibles et de secrets industriels. Le deuxième est l&#8217;atteinte à la continuité opérationnelle, susceptible de paralyser des usines dont l&#8217;interconnexion croissante est précisément le talon d&#8217;Achille. Le troisième concerne le facteur humain, hameçonnage ciblé, manipulation par deep fake, vecteur d&#8217;attaque en pleine expansion. Le quatrième, enfin, est la désinformation, outil de déstabilisation réputationnelle à visée stratégique. Ces menaces, a-t-il précisé, ne connaissent ni frontières géographiques ni limite dans le temps: elles s&#8217;inscrivent dans des dynamiques géopolitiques durables et des rivalités économiques mondiales. La réponse de Safran repose sur une communauté d&#8217;experts dédiés et une mobilisation assumée de la direction au plus haut niveau.</p>
<p><strong>Des angles morts persistants dans la gouvernance cyber</strong></p>
<p>La dernière intervention a peut-être été la plus décapante. Myriam Khelifi, experte en cybersécurité au sein d&#8217;EY, a radiographié les failles structurelles que les organisations industrielles continuent d&#8217;entretenir malgré elles.</p>
<p>Première lacune: la convergence IT/OT n&#8217;a pas partout entraîné une clarification des responsabilités en cas d&#8217;incident, laissant subsister des zones grises périlleuses. Deuxième fragilité: sans cartographie préalable des actifs vitaux, les investissements en sécurité se dispersent sur des solutions génériques au détriment des systèmes réellement critiques. Troisième vulnérabilité, et non des moindres: la chaîne de sous-traitance. De nombreuses compromissions empruntent les accès de télémaintenance accordés à des fournisseurs dont le niveau de sécurité n&#8217;a pas été vérifié. La multiplication des connexions VPN liée à la transformation digitale a considérablement élargi ce vecteur de risque tiers. Quatrième point faible: les équipes dirigeantes restent globalement peu préparées à la gestion de crises cyber intégrant des scénarios industriels complexes.</p>
<p>Ces failles sont documentées par les résultats du Baromètre de la cybersécurité 2025, réalisé en collaboration avec le CESIA auprès de 400 organisations à travers le continent africain, dont plus d&#8217;un quart de répondants tunisiens. Les données sont sans appel: malgré une prise de conscience réelle des menaces, 44% des organisations allouent encore moins de 5% de leur budget informatique à la cybersécurité. Sur le plan de la gouvernance, plus de 40% des RSSI demeurent rattachés à la DSI, une configuration qui limite leur indépendance et leur capacité d&#8217;action stratégique.</p>
<p>Entre la menace qui monte et les moyens qui stagnent, l&#8217;écart reste, pour l&#8217;heure, préoccupant.</p>
<p> </p>
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		<title>Entre précarité des pensions et besoin d&#8217;épargne nationale: l&#8217;assurance vie, pivot d&#8217;un nouveau pacte économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 16:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[assurance vie]]></category>
		<category><![CDATA[Hayett Assurances]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités [&#8230;]</p>
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<p><em>L’assurance vie a franchi un cap historique en 2024 avec un milliard de dinars de contributions et une croissance de 21%. Ce record, évoqué le 29 janvier 2026 lors du 40ᵉ anniversaire de Hayett Assurances, ne doit pas occulter une réalité plus profonde. Entre l’incapacité du système public à garantir des revenus décents aux retraités et le besoin vital de l’État en épargne longue, ce secteur n’est plus une simple option financière mais le pivot d’un nouveau contrat social.</em><br /><br />Pour Lotfi Ben Haj Kacem, directeur général de Hayett Assurances, ces quatre décennies marquent une transformation où l’assurance vie devient un engagement durable au service de la communauté, symbolisé par une nouvelle identité visuelle tournée vers la modernité et l&#8217;inclusion.</p>
<p>L&#8217;urgence sociale constitue le premier niveau de cette mutation. Hafedh Lâamouri, ancien ministre des Affaires sociales, a révélé que trois retraités du privé sur quatre vivent avec moins de 480 dinars par mois, soulignant que la complémentarité n’est plus facultative dans un contexte où les pensions légales permettent à peine de survivre. Ce diagnostic est partagé par Hedi Dahmen, expert judiciaire, qui dénonce une fracture flagrante: une pension moyenne de 1546 dinars dans le public contre seulement 640 dinars dans le privé. Selon lui, les dispositifs hérités des années soixante sont obsolètes et l’assurance vie représente désormais l&#8217;unique rempart contre la précarité des anciens travailleurs.</p>
<p>Sur le plan macroéconomique, l&#8217;enjeu est celui de la souveraineté. Habib Karaouli, PDG de CAP Bank, estime que la Tunisie doit passer d&#8217;une assurance d&#8217;obligation liée au crédit à une assurance de conviction. Il rappelle que les projets structurants nécessitent des ressources sur le temps long que seule l’assurance vie peut fournir, à l&#8217;instar du modèle japonais où l&#8217;épargne domestique finance la dette de l’État sur quarante ans. Cette vision est soutenue par l&#8217;économiste Ahmed El Karam, qui affirme que l’assurance vie a la capacité unique d&#8217;organiser l’incertitude pour mieux la gérer. Il préconise d&#8217;ailleurs l&#8217;instauration de tests d&#8217;impact pour s&#8217;assurer que les réformes réglementaires ne viennent pas asphyxier l&#8217;épargne nationale, moteur de l&#8217;investissement.</p>
<p>Le développement du secteur dépendra également de la levée de verrous stratégiques, notamment fiscaux. Abdelkader Boudriga, expert financier, avertit que l’ombre de l’impôt sur la fortune risque d’affecter la rentabilité des produits alors que l’État privilégie des financements par la Banque centrale qui privent les assureurs d&#8217;actifs essentiels. Il voit dans la bancassurance le principal moteur de croissance, estimant qu&#8217;un alignement sur les standards internationaux pourrait injecter 25 milliards de dinars supplémentaires dans l&#8217;économie nationale. Jouda Khemiri, présidente du Comité général des assurances, ajoute que ce produit offre une flexibilité successorale précieuse, permettant de protéger des bénéficiaires spécifiques hors des règles classiques et de prévenir ainsi les conflits familiaux.</p>
<p>Enfin, l&#8217;avenir du marché repose sur une démocratisation réelle de l&#8217;offre. Jamil Rihane, directeur général adjoint de Hayett Assurances, plaide pour une universalisation de l&#8217;accès à travers la microfinance et des produits dédiés aux études. Son objectif est de casser l&#8217;image élitiste du secteur pour atteindre les travailleurs indépendants et les populations aux revenus irréguliers grâce à une proximité territoriale accrue. En misant sur l&#8217;éducation financière et la clarté des solutions, les leaders du secteur ambitionnent de transformer l&#8217;épargne des Tunisiens en un levier de résilience collective, capable de pallier les failles structurelles de l&#8217;État tout en finançant la croissance de demain.</p>
<p> </p>
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		<title>Financement sans précédent, fiscalité inédite: les paris risqués du budget tunisien 2026</title>
		<link>https://managers.tn/2026/01/08/financement-sans-precedent-fiscalite-inedite-les-paris-risques-du-budget-tunisien-2026/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jan 2026 15:36:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1er janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l&#8217;industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d&#8217;une session d&#8217;information tenue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La loi de finances 2026 est en vigueur depuis le 1<sup>er</sup> janvier 2026. Un texte hors norme où les députés ont rédigé la moitié des dispositions, bouleversant les codes de la gouvernance budgétaire. Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre du commerce et de l&#8217;industrie tuniso-française, a décrypté ce budget lors d&#8217;une session d&#8217;information tenue le 8 janvier 2026, révélant un ensemble de mesures inédites dans un contexte économique fragilisé.</p>
<p>Cette loi de finances marque plusieurs tournants. Le plus spectaculaire: la Banque centrale accordera 11 milliards de dinars à l&#8217;État sur 15 ans, sans intérêts et avec 3 années de grâce. Ce financement direct couvrira l&#8217;intégralité du déficit budgétaire, soulevant des interrogations légitimes sur les risques inflationnistes.</p>
<p>Le texte autorise désormais les particuliers à ouvrir des comptes en devises, assouplissant ainsi la réglementation des changes malgré un contrôle strict maintenu par ailleurs. Les familles tunisiennes de l&#8217;étranger bénéficieront d&#8217;une franchise douanière pour l&#8217;importation de véhicules, sous conditions de revenus. L&#8217;interdiction des transactions en espèces disparaît, et un impôt sur la fortune fait son entrée dans le paysage fiscal.</p>
<p>Autre innovation controversée; des augmentations salariales inscrites directement dans la loi, contournant les négociations classiques entre l&#8217;UGTT, l&#8217;UTICA et les partenaires économiques. Les débats parlementaires ont été vifs sur les taux, finalement non précisés dans le texte final.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-jnews-750x536 wp-image-108992" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-750x536.jpeg" alt="" width="750" height="536" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-750x536.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-120x86.jpeg 120w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-350x250.jpeg 350w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/01/WhatsApp-Image-2026-01-08-at-09.01.57-1140x815.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<h3><strong>Croissance atone et comparaisons régionales défavorables</strong></h3>
<p>Les performances économiques déçoivent. Après une année 2024 catastrophique à 0,5% de croissance contre 1,2% annoncé, 2025 ne devrait atteindre que 2,4% au lieu des 3,2% espérés, avec un troisième trimestre à croissance nulle. Pour 2026, le gouvernement table sur 3,3%, un objectif que Louzir juge atteignable uniquement avec des réformes structurelles. </p>
<p>La comparaison régionale est cinglante. La Chine maintient 5%, la Libye oscille entre 12,3 et 16,1%, l&#8217;Algérie affiche 4 à 8% grâce à une diversification ambitieuse au-delà des hydrocarbures. Le Maroc devrait terminer entre 4 et 4,5% après révision. La Tunisie rejoint ainsi le peloton de queue avec les économies européennes stagnantes.</p>
<p>L&#8217;inflation recule mais reste préoccupante. Après un pic à 9% en 2023, elle est retombée à 7% en 2024 et devrait s&#8217;établir à 5,6% en 2025. Ces taux dépassent largement les standards régionaux: 1% en Chine, 2,4% en Europe, 1,8% en Algérie, 2% en Libye et au Maroc. L&#8217;injection monétaire de la Banque centrale pourrait-elle inverser cette tendance baissière? La question reste ouverte.</p>
<h3><strong>Dépendance énergétique critique</strong></h3>
<p>La vulnérabilité énergétique s&#8217;aggrave dangereusement. Le taux de dépendance est passé de 8,4% en 2010 à 41,8% en 2015, puis 64,3% en 2025. Cette situation expose la Tunisie aux fluctuations des cours mondiaux alors que les subventions pèsent lourdement sur les comptes publics.</p>
<p>La baisse du prix du baril a néanmoins permis d&#8217;économiser environ un milliard de dinars, expliquant en grande partie la réduction du déficit 2025. Le budget 2026 table sur un baril à 63,3 dollars, une hypothèse jugée optimiste par Louzir compte tenu des tensions géopolitiques. La Tunisie affiche désormais l&#8217;un des prix à la pompe les plus bas mondialement, posant la question d&#8217;un ajustement progressif.</p>
<h3><strong>Dérive structurelle des comptes publics</strong></h3>
<p>L&#8217;analyse historique depuis 2010 révèle un déséquilibre inquiétant: le déficit a explosé de 743% tandis que l&#8217;investissement n&#8217;a progressé que de 21%. Les recettes ont augmenté de 247% dans le même temps. Louzir pointe un problème structurel durable nécessitant des réformes profondes, bien au-delà d&#8217;un simple accident conjoncturel.</p>
<p>Pour 2026, le déficit dépassera 11 milliards de dinars, représentant plus de 25% du budget total de 79 milliards. Les remboursements de dette atteindront 23,2 milliards, la masse salariale 25 milliards. Ces deux postes absorbent l&#8217;essentiel des ressources disponibles. Louzir résume: &#8220;Les dépenses sont engagées dès le départ, les recettes restent à aller chercher&#8221;. La pression fiscale tunisienne rivalise désormais avec celle des pays de l&#8217;OCDE et dépasse de seize points celle des pays africains. Les recettes fiscales représentent 75% des dépenses totales, finançant essentiellement le fonctionnement courant de l&#8217;État.</p>
<p>L&#8217;impôt sur les sociétés non pétrolières a bondi de 113% en trois ans, passant de 2,8 milliards en 2022 à 5,9 milliards attendus en 2025. Cette performance s&#8217;explique par un durcissement des contrôles et l&#8217;imposition de secteurs comme la banque à des taux élevés.</p>
<p>Pour 2026, les recettes fiscales sont prévues à 47,7 milliards de dinars. Hormis la contribution exceptionnelle de 4% et l&#8217;impôt sur la fortune, le texte n&#8217;alourdit pas véritablement la fiscalité.</p>
<h3><strong>La TVA non recouvrée</strong></h3>
<p>Louzir livre un calcul édifiant. Avec un PIB de 187-188 milliards et un PIB marchand estimé à 70%, soit 132 milliards, l&#8217;application d&#8217;un taux moyen de TVA de 15% devrait théoriquement générer près de 20 milliards. Or, les recettes réelles oscillent entre 11 et 12 milliards: 10,4 en 2023, 11,8 en 2024, 12,8 prévus en 2026.</p>
<p>Cette différence de 7 à 8 milliards constitue un manque à gagner colossal, imputable aux transactions en espèces, à l&#8217;économie informelle et à l&#8217;évasion fiscale. Un problème d&#8217;équité majeur: ceux qui échappent à la TVA profitent des services publics sans y contribuer, pénalisant les acteurs respectueux de leurs obligations.</p>
<h3><strong>Interrogations sur l&#8217;impôt sur la fortune</strong></h3>
<p>Le rendement réel de ce nouvel impôt reste une énigme, les statistiques n&#8217;étant pas disponibles. Les montants évoqués lors des débats parlementaires semblaient dérisoires. Louzir estime toutefois que la réalité pourrait différer une fois le dispositif appliqué. Le montant risque d&#8217;être plus important que prévu, potentiellement pénalisant pour les entreprises si cet impôt s&#8217;applique aux actions, au détriment de l&#8217;investissement, seul moteur de croissance.</p>
<p>Les recettes non fiscales bénéficient des dividendes de la Banque centrale: un milliard de dinars en 2025 et 2026, témoignant de sa rentabilité actuelle. Les dépenses de gestion, prévues à 2,9 milliards pour 2026, restent problématiques face à la vétusté des équipements et aux besoins d&#8217;entretien sous-budgétisés.</p>
<p>L&#8217;hypothèse de stabilité du dinar semble plausible au vu de son comportement récent. Reste à voir si ces multiples innovations permettront d&#8217;atteindre les objectifs annoncés dans un contexte marqué par des fragilités structurelles persistantes.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>Ce qui empêche 59% des Tunisiens expatriés de revenir au pays</title>
		<link>https://managers.tn/2025/12/25/ce-qui-empeche-59-des-tunisiens-expatries-de-revenir-au-pays/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2025 10:23:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Selon une récente enquête, 59% des Tunisiens vivant à l’étranger ne prévoient pas de revenir s’installer en Tunisie. En revanche, 20% affichent une volonté nette de rentrer, tandis que 21% restent indécis, envisageant le retour sans projet précis. Parmi ceux qui souhaitent revenir, 24% ambitionnent de créer leur propre entreprise, 21% envisagent d’y passer leur [&#8230;]</p>
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<p data-start="83" data-end="519"><em>Selon une récente enquête, 59% des Tunisiens vivant à l’étranger ne prévoient pas de revenir s’installer en Tunisie. En revanche, 20% affichent une volonté nette de rentrer, tandis que 21% restent indécis, envisageant le retour sans projet précis. Parmi ceux qui souhaitent revenir, 24% ambitionnent de créer leur propre entreprise, 21% envisagent d’y passer leur retraite et 34% invoquent principalement des raisons familiales.</em></p>
<p data-start="74" data-end="344">Ces résultats proviennent d’une étude réalisée dans le cadre du projet <em>THAMM-OFII</em>, financé par l’Union européenne et coordonné par l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Ils ont été présentés le 23 décembre 2025 lors d’un atelier organisé par l’Atuge. L’enquête repose sur un échantillon représentatif de 1 041 Tunisiens résidant à l’étranger, recueilli à l’aide d’une méthodologie mixte combinant entretiens en face à face assistés par ordinateur, questionnaires en ligne et relances téléphoniques. Une phase qualitative préalable a également été menée à travers des groupes de discussion. Nabil Belaam, directeur du cabinet Emrhod Consulting, a exposé les résultats, mettant en lumière les opportunités et les freins au retour des compétences tunisiennes expatriées.</p>
<p>Les raisons familiales constituent le premier moteur du retour et concernent 3 générations. Les expatriés évoquent le rapprochement avec leurs parents vieillissants, le maintien de la cohésion du couple et surtout la connexion culturelle de leurs enfants aux traditions tunisiennes, au-delà des cultures d&#8217;accueil européennes. Cette dimension familiale structure 34% des projets de retour, selon l&#8217;enquête.</p>
<p>Le projet de retraite représente le deuxième facteur déterminant et révèle une évolution majeure par rapport aux générations précédentes. Les Tunisiens atteignant l&#8217;âge de la retraite entre 60 et 67 ans demeurent dynamiques et n&#8217;envisagent plus un retour passif. Cette motivation se trouve désormais fréquemment associée au désir d&#8217;entreprendre et d&#8217;investir, constituant ainsi le troisième pilier des motivations. Cette connexion entre retraite et entrepreneuriat représente une spécificité contemporaine absente des vagues migratoires antérieures.</p>
<p>Cinq catégories d&#8217;obstacles majeurs freinent concrètement la réalisation des projets de retour. La rigidité du marché du travail tunisien constitue le premier frein identifié. Les actifs expatriés, habitués à des parcours salariaux structurés, peinent à retrouver des emplois stables permettant de poursuivre une trajectoire professionnelle similaire à celle connue à l&#8217;étranger. Le manque d&#8217;opportunités clairement identifiées et d&#8217;idées de projets viables représente un second obstacle pour ceux qui envisagent l&#8217;entrepreneuriat. La lourdeur administrative s&#8217;impose comme un frein omniprésent, avec une masse importante de démarches bureaucratiques pour créer une entreprise, obtenir les certifications nécessaires et monter les projets. L&#8217;environnement fiscal perçu comme caractérisé par une taxation excessive constitue le quatrième obstacle décourageant la création d&#8217;entreprise et le développement d&#8217;initiatives commerciales. Les conditions de vie générales en Tunisie représentent le cinquième frein majeur. Les expatriés habitués aux infrastructures développées des pays d&#8217;accueil, notamment en matière de systèmes éducatifs, sanitaires et de transport, perçoivent un écart de qualité important.</p>
<p>Les projets d&#8217;investissement envisagés couvrent l&#8217;ensemble du spectre économique, sans concentration sectorielle particulière. Les compétences et motivations entrepreneuriales s&#8217;étendent de l&#8217;agriculture à la technologie, en passant par l&#8217;agro-industrie et les énergies, témoignant d&#8217;un potentiel de développement multisectoriel significatif.</p>
<h3>Cinq axes de recommandations</h3>
<p><span style="font-size: 16px;">L&#8217;enquête formule 5 axes de recommandations stratégiques. </span></p>
<ol>
<li>
<p><strong> Renforcer l’attractivité économique<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Il s’agit de faciliter l’accès à des marchés porteurs, de dynamiser l’écosystème entrepreneurial et de simplifier l’accès au financement, notamment via des crédits à taux préférentiels, tout en améliorant l’environnement fiscal et réglementaire.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Améliorer les conditions de vie<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Ce levier nécessite des investissements importants dans les infrastructures sanitaires, éducatives, de transport et de sécurité, ainsi que le développement de services adaptés en santé et protection sociale. Il inclut également un assouplissement du marché du travail pour favoriser l’insertion professionnelle des Tunisiens du monde.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Moderniser le climat administratif et financier<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Les expatriés, habitués à des services digitalisés, attendent une administration entièrement numérisée, des procédures simplifiées et des règles bancaires et de change assouplies pour faciliter les transferts de capitaux et la gestion de leurs attaches financières à l’étranger.</span></p>
</li>
<li>
<p><strong> Renforcer la protection sociale<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Cela passe par la négociation d’accords bilatéraux permettant le transfert des pensions de retraite, la mise en place de mécanismes souples entre pays d’accueil et d’origine, et l’instauration d’un système de sécurité sociale transférable pour les Tunisiens du monde.</span></p>
</li>
<li>
<p><span style="font-size: 16px;"><strong>Assurer la stabilité du cadre institutionnel<br /></strong><span style="font-weight: 400;"> Les répondants soulignent l’importance de renforcer la transparence des institutions et de garantir la stabilité des politiques économiques afin de restaurer la confiance des expatriés dans le développement du pays.</span></span></p>
</li>
</ol>
<h3>Osons le rêve&#8230;</h3>
<p>Walid Haj Amor, membre du conseil d&#8217;administration de l&#8217;Atuge, a souligné que plus de 85% de la diaspora réside à moins de trois heures de vol de Tunis. Les propositions incluent des avantages fiscaux pour les retraités équivalents à ceux des étrangers, une flat taxe libératoire sur les primes d&#8217;intéressement des cadres supérieurs et le versement de primes en devises par les entreprises totalement exportatrices. L&#8217;association propose également un statut de salarié non résident permettant aux Tunisiens de travailler pour des sociétés européennes tout en résidant au pays, avec un cadre juridique hybride et des visas facilités.</p>
<p>Pour sa part, Amine Aloulou, président de l&#8217;Atuge, insiste sur la nécessité de faire de la Tunisie un pays attractif par ses opportunités plutôt que par le seul devoir moral, soulignant que ces talents sont capitaux pour la compétitivité internationale du pays et pour répondre aux attentes d&#8217;une jeunesse aspirant à une économie moderne et connectée au monde.</p>




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		<title>Financement des PME: des bailleurs internationaux détaillent leurs offres en Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2025/10/21/financement-des-pme-des-bailleurs-internationaux-detaillent-leurs-offres-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 14:57:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;accès au crédit demeure l&#8217;obstacle majeur pour quatre entreprises sur dix dans les économies émergentes, rappelle la Banque mondiale. Un diagnostic qui résonne particulièrement en Tunisie, où la deuxième édition des «Rencontres du Financement» a réuni le 21 octobre 2025 un panel d&#8217;institutions financières internationales face à un tissu entrepreneurial en demande de solutions concrètes. [&#8230;]</p>
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<p><strong>L&#8217;accès au crédit demeure l&#8217;obstacle majeur pour quatre entreprises sur dix dans les économies émergentes, rappelle la Banque mondiale. Un diagnostic qui résonne particulièrement en Tunisie, où la deuxième édition des «Rencontres du Financement» a réuni le 21 octobre 2025 un panel d&#8217;institutions financières internationales face à un tissu entrepreneurial en demande de solutions concrètes.</strong></p>
<p>Organisé par la Chambre de commerce et d&#8217;industrie tuniso-française, le forum a traité 61 demandes de financement émanant d&#8217;entreprises tunisiennes tous secteurs confondus. Quarante-cinq entretiens bilatéraux entre porteurs de projets et financeurs ont été programmés parallèlement aux sessions plénières.</p>
<p>Khelil Chaibi, à la tête de la Chambre, a cadré les enjeux en appelant à repenser les outils de financement. Son intervention a mis l&#8217;accent sur l&#8217;impératif d&#8217;aligner les mécanismes financiers sur les contraintes opérationnelles des PME locales, confrontées simultanément à des mutations technologiques, des exigences environnementales croissantes et un contexte économique complexe. Les préconisations des organismes multilatéraux plaident pour un bouquet diversifié associant crédit bancaire classique, injection de capitaux, dispositifs de garantie et appui technique.</p>
<h2>BERD: 2,7 milliards d&#8217;euros mobilisés via quatre dispositifs d&#8217;intervention</h2>
<p>Depuis son entrée en Tunisie en 2012, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement a mobilisé plus de 2,7 milliards d&#8217;euros dans l&#8217;économie nationale, avec une contribution de 240 millions sur la seule année 2024. Firas Moalla, banquier associé au département secteur privé, a détaillé l&#8217;architecture de l&#8217;offre institutionnelle.</p>
<p>Les entreprises peuvent d&#8217;abord solliciter un accompagnement consultatif dont la BERD assume 70 % du coût. Cette prestation couvre l&#8217;optimisation des chaînes de production, la mise aux normes internationales ou encore la réalisation d&#8217;audits énergétiques préparatoires à des installations solaires.</p>
<p>Au-delà de dix millions d&#8217;euros, la BERD octroie des prêts en direct. Pour les montants inférieurs, dès un million d&#8217;euros, elle a conçu un mécanisme de garantie partielle adossé aux contrats standards des banques tunisiennes partenaires. Cette formule simplifie les procédures tout en ouvrant l&#8217;accès à l&#8217;assistance technique et, dans certains cas, à des subventions additionnelles.</p>
<p>Trois illustrations concrètes ont été présentées: un conditionneur ayant acquis une ligne de production réduisant la consommation électrique de 15%, un transformateur agroalimentaire équipé d&#8217;une installation photovoltaïque et d&#8217;un système économisant 90% de la ressource hydrique, ainsi qu&#8217;une unité industrielle dotée d&#8217;une centrale solaire de 5 mégawatts.</p>
<p>La BERD injecte également directement des fonds propres dans certaines sociétés et participe à plusieurs véhicules d&#8217;investissement tunisiens. Dans le segment PME, Firas Moalla a évoqué Land&#8217;or, qui a développé une implantation industrielle au Maroc, ainsi que Telnet.</p>
<p>La Banque cible aussi les établissements bancaires locaux, les institutions de microfinance et les sociétés de crédit-bail. Dans les jours précédant la rencontre, deux accords de lignes de crédit ont été paraphés avec des banques pour faciliter l&#8217;accès de leur clientèle à des prêts destinés aux investissements écologiques.</p>
<p>Chaque dossier est évalué selon six critères: compétitivité, qualité de la gouvernance, inclusion socio-économique, résilience et performance environnementale, ce dernier axe occupant une position prioritaire.</p>
<h2>BAD: un portefeuille régional de 600 millions d&#8217;euros</h2>
<p>Fernando Rodrigues, responsable des opérations du secteur privé pour l&#8217;Afrique du Nord à la Banque africaine de développement, a exposé l&#8217;étendue des instruments disponibles. Au premier trimestre 2025, l&#8217;enveloppe dédiée au secteur privé dans la zone nord-africaine s&#8217;élevait à plus de 600 millions d&#8217;euros, extraite d&#8217;un portefeuille continental global de 5 milliards.</p>
<p>La structure de financement repose majoritairement sur des prêts à longue maturité (60 % du volume), complétés par des lignes de crédit, des injections en fonds propres et des garanties partielles de risque.</p>
<p>La BAD vise les entreprises autonomes financièrement, dotées d&#8217;une gouvernance structurée, pour des opérations démarrant à 10 millions d&#8217;euros. L&#8217;institution couvre typiquement le tiers du montant total requis. Les durées de remboursement s&#8217;étendent jusqu&#8217;à 15 ans, prolongées à 20 ans pour les projets d&#8217;infrastructure ou énergétiques. Des ressources concessionnelles viennent bonifier les conditions tarifaires dans le domaine des énergies renouvelables.</p>
<p>Le projet solaire de Kairouan, cofinancé avec la SFI pour 37 millions d&#8217;euros, constitue un exemple local de cette approche combinée. À l&#8217;échelle régionale, la Banque a appuyé un industriel franco-ivoirien spécialisé dans la transformation du caoutchouc et participé au bouclage financier d&#8217;une cimenterie de 50 millions d&#8217;euros au Maroc.</p>
<h2>IFC: 68 millions d&#8217;euros dans l&#8217;agroalimentaire</h2>
<p>Sarah Morsi, représentante résidente de la Société Financière Internationale, a explicité les conditions d&#8217;éligibilité. En janvier dernier, l&#8217;IFC a débloqué 68 millions d&#8217;euros pour un producteur tunisien de tomates cerises employant 3000 personnes dans la région de Gabès. Elle a également structuré le financement de la centrale solaire Tozeur One (100 mégawatts) sur une échéance de vingt ans.</p>
<p>Le ticket minimal d&#8217;entrée constitue le premier filtre : l&#8217;IFC requiert dix millions de dollars ou d&#8217;euros, un montant justifié par l&#8217;ampleur des coûts de traitement. Cette barrière peut être abaissée pour des initiatives présentant un potentiel de développement exceptionnel. La rentabilité commerciale, la solidité technique et le respect des standards environnementaux et sociaux complètent la grille d&#8217;analyse.</p>
<p>L&#8217;institution propose des participations minoritaires directes, plafonnées à 20% du capital, étalées sur une période pouvant atteindre dix ans. Pour les PME ne franchissant pas le seuil d&#8217;intervention directe, l&#8217;IFC a élaboré une stratégie d&#8217;accès indirect via les banques commerciales, les sociétés de leasing et les fonds de private equity. Un investissement récent dans le fonds Flat6Labs en Tunisie illustre cette approche.</p>
<p>Le volet conseil constitue un complément: diagnostics sur les pratiques de gouvernance, études d&#8217;efficience énergétique et accompagnement dans les stratégies de décarbonation, notamment face au dispositif européen d&#8217;ajustement carbone aux frontières.</p>
<p>Sarah Morsi a listé les secteurs d&#8217;intervention prioritaires: l&#8217;industrie pharmaceutique dans le cadre de l&#8217;objectif africain de 60 % d&#8217;autosuffisance médicamenteuse d&#8217;ici 2030-2035, les énergies renouvelables, l&#8217;agroalimentaire et la gestion hydrique. L&#8217;IFC travaille actuellement avec l&#8217;ONAS et la SONEDE sur des programmes visant à renforcer leur viabilité financière et à structurer des montages de partenariat public-privé.</p>
<p> </p>
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		<title>Fayçal Derbel : &#8220;La loi n°2005-96 sur la transparence financière, une illusion législative&#8221;</title>
		<link>https://managers.tn/2025/10/18/faycal-derbel-la-loi-n2005-96-sur-la-transparence-financiere-une-illusion-legislative/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 11:57:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de dix scandales financiers en une décennie, 78 % des commissaires aux comptes jamais contrôlés, 96 % n&#8217;ayant jamais alerté l&#8217;INLUCC : vingt ans après l&#8217;adoption de la loi sur la transparence financière, le bilan est accablant. Ce samedi, lors du 7e forum organisé par le Centre tunisien de gouvernance des entreprises relevant de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Plus de dix scandales financiers en une décennie, 78 % des commissaires aux comptes jamais contrôlés, 96 % n&#8217;ayant jamais alerté l&#8217;INLUCC : vingt ans après l&#8217;adoption de la loi sur la transparence financière, le bilan est accablant.</p>
<p>Ce samedi, lors du 7e forum organisé par le Centre tunisien de gouvernance des entreprises relevant de l’IACE, les chiffres présentés ont fait l&#8217;effet d&#8217;une douche froide. Deux décennies après la promulgation de la loi n°2005-96, censée assainir les pratiques financières du pays, la situation semble s&#8217;être détériorée plutôt qu&#8217;améliorée.</p>
<p>En 2005, la Tunisie avait pris les devants. Ébranlé par l&#8217;affaire Batam qui avait sapé la confiance des investisseurs, le législateur tunisien s&#8217;était inspiré des meilleures pratiques internationales. Commissariat collégial, rotation obligatoire des auditeurs, création de comités d&#8217;audit : tous les ingrédients semblaient réunis pour restaurer l&#8217;intégrité du système financier.</p>
<p>Vingt ans plus tard, le contraste est saisissant. Fayçal Derbel, qui dirige le CTGE rattaché à l&#8217;IACE, ne mâche pas ses mots. Avant 2005, un seul grand scandale avait justifié l&#8217;adoption du texte. Depuis, ils se sont multipliés : faillites bancaires et aériennes, effondrements simultanés de sociétés cotées, pyramide de Ponzi piégeant des dizaines de milliers d&#8217;épargnants, courtier en huile d&#8217;olive laissant des centaines de millions de dinars de dettes impayées.</p>
<p>Pour Derbel, le diagnostic est sans appel : un arsenal juridique, aussi sophistiqué soit-il, ne vaut rien sans application effective ni culture de surveillance.</p>
<p><strong>Des professionnels coincés et sous-surveillés</strong></p>
<p>L&#8217;enquête menée par le CTGE auprès de 120 acteurs – 60 experts-comptables et autant d&#8217;entreprises non financières – met en lumière des dysfonctionnements préoccupants.</p>
<p>Premier paradoxe : si près des trois quarts des professionnels affirment avoir refusé des missions pour préserver leur indépendance, plus de la moitié n&#8217;ont mis en place aucune procédure formelle d&#8217;évaluation des</p>
<p>risques en la matière. Plus grave encore, plus de 78 % n&#8217;ont fait l&#8217;objet d&#8217;aucun contrôle externe durant les trois dernières années.</p>
<p>Sur le terrain, les commissaires aux comptes détectent pourtant des anomalies. Plus d&#8217;un tiers identifient des failles majeures dans les systèmes de contrôle interne. Mais le système s&#8217;enraye au moment de l&#8217;alerte : 96 % n&#8217;ont jamais transmis de déclaration de soupçon à l&#8217;INLUCC, même si 41 % ont saisi le parquet pour des faits qualifiés de lèse-majesté économique.</p>
<p>Cette frilosité s&#8217;explique. Les auditeurs se disent pris en étau : dénoncer expose à des poursuites en diffamation, se taire peut valoir des sanctions pour manquement aux obligations. Face à ce dilemme, beaucoup optent pour la prudence.</p>
<p><strong>Des entreprises aux pratiques opaques</strong></p>
<p>Côté sociétés, l&#8217;enquête révèle des habitudes qui contournent l&#8217;esprit de la loi. Si le Registre National des Entreprises rencontre un franc succès – 81 % l&#8217;utilisent pour publier leurs états financiers, 89 % pour vérifier leurs partenaires –, la sélection des commissaires aux comptes reste problématique.</p>
<p>Près de la moitié des entreprises les choisissent sur recommandation, contournant de fait toute logique de mise en concurrence. Seulement 15 % respectent le principe de rotation des cabinets, pourtant inscrit dans la loi. Quant aux changements d&#8217;auditeurs pour conflit d&#8217;intérêts avéré, ils concernent à peine 9 % des répondants. Derbel pointe également l&#8217;inflation des tâches confiées aux commissaires aux comptes. Vingt-deux missions différentes leur incombent désormais, bien au-delà de leur cœur de métier : la certification des comptes. Cette dispersion dilue leur efficacité et accroît leur responsabilité sans qu&#8217;aucun mécanisme de protection ne soit renforcé.</p>
<p><strong>Refondre le système : les pistes évoquées</strong></p>
<p>Face à ce constat, le président du CTGE plaide pour une transformation profonde. Il faut, selon lui, abandonner la logique du &#8220;tout procédural&#8221; pour instaurer une véritable culture de responsabilité collective. Le contrôle dispersé actuel doit céder la place à une supervision centralisée et cohérente.</p>
<p>La proposition centrale : créer un organe de supervision indépendant inspiré du PCAOB américain, idée qui circule sans aboutir depuis plus d&#8217;une décennie en Tunisie. Autres mesures suggérées par les professionnels: bloquer l&#8217;immatriculation au RNE des sociétés sans commissaire aux comptes, imposer des critères académiques et professionnels stricts pour accéder aux fonctions d&#8217;administrateur.</p>
<p>Derbel conclut son intervention par un appel à passer des constats aux actes. La sécurité financière doit cesser d&#8217;être, dit-il, une &#8220;illusion législative&#8221; pour devenir &#8220;une réalité tangible et vérifiable&#8221;. Le forum du CTGE ambitionne de lancer cette refonte indispensable à la restauration de la crédibilité économique tunisienne.</p>
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		<title>Transparence et digitalisation : la Tunisie au cœur du CorporateRegisters Forum 2025</title>
		<link>https://managers.tn/2025/10/07/transparence-et-digitalisation-la-tunisie-au-coeur-du-corporateregisters-forum-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 15:54:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tunis  abrite cette semaine la 21ᵉ édition du CorporateRegisters Forum (CRF), la plus importante association mondiale des registres de commerce. Placé sous le thème « Nouveaux défis pour les registres du commerce : plus de transparence et d’efficacité », l’événement réunit 180 délégués représentant 65 pays. Il s’agit de la première organisation du forum au [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2025/10/07/transparence-et-digitalisation-la-tunisie-au-coeur-du-corporateregisters-forum-2025/">Transparence et digitalisation : la Tunisie au cœur du CorporateRegisters Forum 2025</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Tunis  abrite cette semaine la 21ᵉ édition du CorporateRegisters Forum (CRF), la plus importante association mondiale des registres de commerce. Placé sous le thème « Nouveaux défis pour les registres du commerce : plus de transparence et d’efficacité », l’événement réunit 180 délégués représentant 65 pays. Il s’agit de la première organisation du forum au Maghreb et dans un pays francophone, marquant ainsi une étape symbolique dans l’histoire de cette instance internationale.</strong></p>
<p>Le secrétaire général du CRF, Martin Fidler Jones, a confirmé la tenue de cette édition à Tunis en saluant « un dossier magnifique » présenté par la Tunisie. Il a souligné que cette rencontre mondiale place la lutte contre le blanchiment d’argent et le renforcement de la transparence économique au cœur des priorités. Selon lui, les registres de commerce à travers le monde sont confrontés à une tension permanente entre la nécessité de transparence, la lutte contre le blanchiment et la protection de la vie privée. Cette problématique universelle pose la question du niveau d’information que les pays doivent exiger des entreprises pour pouvoir combattre efficacement les flux financiers illicites.</p>
<p>Interrogé sur le rôle de la technologie dans ce combat, Martin Fidler Jones s’est montré optimiste. Il considère l’intelligence artificielle comme un outil essentiel pour renforcer la capacité des registres à détecter les comportements suspects et à anticiper les risques. Cette vision trouve un écho particulier en Tunisie, où le Registre National des Entreprises (RNE) a annoncé une stratégie ambitieuse de modernisation. Son directeur général, Mohamed AdelChouari, également directeur de cette session du CRF, a affirmé que le RNE vise une digitalisation complète d’ici 2027, dans le but de devenir un registre intelligent capable de repérer automatiquement les fraudes et d’anticiper les menaces liées au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.</p>
<p>Selon Mohamed AdelChouari, près des trois quarts des services du RNE sont déjà digitalisés. L’objectif est d’atteindre le 100 % numérique dans les prochaines années afin de permettre aux usagers d’effectuer l’ensemble de leurs démarches à distance. Cette transformation nécessite une mise à niveau parallèle de l’infrastructure nationale, notamment en matière de signature électronique et de sécurisation des dépôts en ligne, pour garantir la valeur juridique des documents électroniques. Le directeur général a également évoqué la possibilité d’adopter à terme le « smart contracting », ou contrat électronique, pour éliminer totalement l’usage du papier.</p>
<p>Les discussions au sein du forum ont permis d’identifier plusieurs défis majeurs pour les registres à l’ère de la mondialisation. Le premier concerne l’équilibre délicat entre l’ouverture des données au public et la protection des informations personnelles, dans un contexte où les exigences de transparence se multiplient. Le second défi réside dans la nécessité d’assurer un accès rapide et fiable aux informations, en particulier pour les institutions financières et les organismes publics. Le troisième enjeu découle des pressions réglementaires internationales, notamment celles du Groupe d’action financière (GAFI), qui impose des règles strictes en matière de conformité, d’analyse de données et de lutte contre le blanchiment.</p>
<p>Cette édition du CRF à Tunis se distingue également par son ouverture au secteur privé. Le RNE a souhaité dépasser le cadre strictement institutionnel en intégrant une dimension économique et technologique. Des entreprises partenaires ont participé au forum à travers des expositions et des échanges dédiés, favorisant les rencontres entre acteurs publics et privés. Une plateforme numérique a été créée pour mettre en relation les participants avant même le début de l’événement, tandis que des espaces de rencontre ont été aménagés à Tunis pour faciliter les échanges entre représentants des gouvernements, institutions et entreprises.</p>
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		<title>De Kairouan à Gabès, comment la SFI veut concrètement booster l&#8217;emploi en Tunisie</title>
		<link>https://managers.tn/2025/09/22/de-kairouan-a-gabes-comment-la-sfi-veut-concretement-booster-lemploi-en-tunisie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 13:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Société Financière Internationale (SFI) a engagé un dialogue direct avec le secteur privé tunisien afin de redéfinir les modalités de son accompagnement. David Tinel, représentant régional, et Sarah Morsi, représentante résidente, ont présenté les orientations stratégiques de l&#8217;institution pour la Tunisie, mettant l&#8217;accent sur la qualité des investissements plutôt que sur leur volume. L&#8217;événement, [&#8230;]</p>
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<p>La Société Financière Internationale (SFI) a engagé un dialogue direct avec le secteur privé tunisien afin de redéfinir les modalités de son accompagnement. David Tinel, représentant régional, et Sarah Morsi, représentante résidente, ont présenté les orientations stratégiques de l&#8217;institution pour la Tunisie, mettant l&#8217;accent sur la qualité des investissements plutôt que sur leur volume.</p>
<p>L&#8217;événement, organisé par le Conseil des Chambres Mixtes, a permis d&#8217;établir un échange constructif avec des chefs d’entreprises. David Tinel a insisté sur la nécessité d&#8217;écouter les préoccupations du secteur privé pour mieux adapter l&#8217;action de la SFI. &#8220;Notre objectif est de transformer notre relation en un partenariat stratégique axé sur des résultats concrets&#8221;, a-t-il déclaré.</p>
<p>La stratégie 2030 de la SFI place la création d&#8217;emplois de qualité au cœur de ses interventions. Sarah Morsi a précisé que l&#8217;institution concentrera ses efforts sur cinq secteurs prioritaires : les infrastructures, l&#8217;agroalimentaire, la santé, le tourisme et l&#8217;industrie manufacturière. Cette approche s&#8217;accompagne d&#8217;une évolution des méthodes de financement, la SFI cherchant davantage à mobiliser des investisseurs privés qu&#8217;à intervenir seule.</p>
<p>La valeur ajoutée de la SFI réside dans son appartenance au Groupe de la Banque mondiale, lui permettant de réduire les risques politiques et de faciliter le dialogue entre secteurs public et privé. L&#8217;institution dispose d&#8217;une gamme complète d&#8217;outils financiers, depuis les prêts à long terme jusqu&#8217;aux prises de participation, en passant par le financement du commerce international.</p>
<p>Deux projets emblématiques illustrent cette nouvelle approche : le parc solaire de Kairouan, développé par Amea Power, et un projet agricole high-tech près de Gabès. Ces réalisations concrètes démontrent la capacité de la SFI à soutenir des initiatives innovantes créatrices d&#8217;emplois. La SFI maintient par ailleurs son soutien aux PME par le biais de partenariats avec des institutions financières locales, confirmant ainsi sa volonté d&#8217;accompagner l&#8217;ensemble de l&#8217;écosystème entrepreneurial tunisien.</p>






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		<title>Tourisme, santé, agriculture: des secteurs tunisiens en mode survie malgré leur potentiel</title>
		<link>https://managers.tn/2025/09/18/tourisme-sante-agriculture-des-secteurs-tunisiens-en-mode-survie-malgre-leur-potentiel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 15:55:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les secteurs de la santé, du tourisme et de l’agriculture pourraient constituer des moteurs économiques régionaux pour la Tunisie. Pourtant, leur développement reste freiné par des blocages réglementaires et une gouvernance inadaptée, ont souligné les intervenants du panel Accélération économique par la valorisation des secteurs à haut potentiel tenu à Tunis le 18 septembre 2025. [&#8230;]</p>
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<p>Les secteurs de la santé, du tourisme et de l’agriculture pourraient constituer des moteurs économiques régionaux pour la Tunisie. Pourtant, leur développement reste freiné par des blocages réglementaires et une gouvernance inadaptée, ont souligné les intervenants du panel Accélération économique par la valorisation des secteurs à haut potentiel tenu à Tunis le 18 septembre 2025.</p>
<p><strong>Tourisme médical : un potentiel sous conditions éthiques</strong></p>
<p>Ryhm Ghachem, présidente du Conseil de l’Ordre des médecins, a identifié la Tunisie comme futur hub médical régional grâce à ses compétences et infrastructures. Le pays attire déjà pour la chirurgie esthétique, la procréation médicalement assistée ou les soins aux seniors. Mais le développement exige rigueur administrative, accréditations strictes et respect de l’éthique.</p>
<p>Depuis mars 2025, une charte encadre la communication médicale, interdisant par exemple de montrer le visage des patients. Ghachem a insisté sur l’importance de bien informer les malades pour éviter les déceptions, et plaidé pour un marketing international coordonné, tout en explorant des niches comme la diététique.</p>
<p><strong>Tourisme balnéaire : restructurer pour survivre</strong></p>
<p>Pour Dora Miled, présidente de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, le secteur touristique, qui pourrait attirer 20 millions de visiteurs mais n’en reçoit que 10 millions, est en crise avec 170 hôtels fermés. Les erreurs stratégiques des années 1990, fondées sur le volume plutôt que la qualité, ont laissé des entreprises sous-capitalisées, fragilisées par les crises.</p>
<p>Elle préconise une restructuration financière inspirée des pratiques internationales, notamment le modèle du spin-off séparant actifs lourds et légers. Un livre blanc co-rédigé avec les banques en 2017 n’a jamais été appliqué.</p>
<p>Autres défis : la fuite des saisonniers tunisiens vers la France (5000 cette année) et la nécessité de recourir légalement à une main-d’œuvre étrangère. Miled a aussi rappelé que sans un meilleur transport intérieur, aucun développement régional du tourisme ne sera possible, même avec une diversification de l’offre.</p>
<p><strong>Agriculture : une résilience bridée</strong></p>
<p>Leith Ben Becher, représentant des agriculteurs, a mis en avant la résilience du secteur agricole, qui croît malgré une &#8220;hyperlégislation&#8221; et un passage brutal d’une économie protégée à une libéralisation sans accompagnement.</p>
<p>Il a dénoncé la bureaucratie excessive, l’absence de lien entre production et transformation (céréales et agroalimentaire), ainsi que le déséquilibre dans le secteur laitier dominé par un acteur transformateur face à une multitude de petits éleveurs.</p>
<p>Concernant l’huile d’olive, il a fustigé la dispersion institutionnelle entre plusieurs opérateurs publics non coordonnés. Il appelle à une gouvernance unifiée, une meilleure intégration professionnelle et des choix culturaux durables, alertant contre l’exploitation non maîtrisée des ressources hydriques.</p>
<p><strong>Coopération Sud-Sud : une opportunité africaine</strong></p>
<p>Adama Lam, président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, a souligné les complémentarités entre la Tunisie et l’Afrique subsaharienne, notamment dans les céréales. Mais il dénonce des administrations trop lentes et concurrentes du privé, ainsi qu’un coût du crédit élevé.</p>
<p>Il plaide pour des réformes fiscales, un meilleur financement des PME, et une intégration du numérique et de l’intelligence artificielle afin de profiter du contexte mondial marqué par le repli des grandes puissances.</p>
<p><strong>Marché financier : levier sous-exploité</strong></p>
<p>Bilel Sahnoun, directeur général de la Bourse de Tunis, a rappelé que le marché ne finance que 5 à 10% de l’économie contre 30% dans d’autres pays émergents. Avec seulement 75 sociétés cotées et une capitalisation de 20% du PIB, des secteurs entiers comme le tourisme ou l’agriculture sont absents.</p>
<p>Il propose de réviser la réglementation pour créer de nouveaux produits financiers (marchés de commodités, produits dérivés), diversifier l’offre et instaurer une introduction en bourse obligatoire pour certaines entreprises stratégiques, mesure adoptée aux États-Unis et en Inde. Cette obligation, associée à des incitations fiscales, renforcerait la transparence, la gouvernance et la capitalisation boursière.</p>
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		<title> Investissement privé et logistique: les clés oubliées de la compétitivité tunisienne</title>
		<link>https://managers.tn/2025/09/18/investissement-prive-et-logistique-les-cles-oubliees-de-la-competitivite-tunisienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hamza Marzouk]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 14:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un consensus puissant s&#8217;est dégagé entre experts du secteur privé, représentants institutionnels et universitaires: la Tunisie doit accélérer ses réformes pour libérer son potentiel économique. Entre un plaidoyer pour une libéralisation quasi totale de l&#8217;investissement, la nécessité d&#8217;une refonte de la logistique et l&#8217;urgence d&#8217;une stabilité réglementaire, les intervenants ont esquissé les contours d&#8217;une nouvelle [&#8230;]</p>
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<p><em>Un consensus puissant s&#8217;est dégagé entre experts du secteur privé, représentants institutionnels et universitaires: la Tunisie doit accélérer ses réformes pour libérer son potentiel économique. Entre un plaidoyer pour une libéralisation quasi totale de l&#8217;investissement, la nécessité d&#8217;une refonte de la logistique et l&#8217;urgence d&#8217;une stabilité réglementaire, les intervenants ont esquissé les contours d&#8217;une nouvelle ambition pour le pays, soulignant que les blocages persistants freinent une croissance qui pourrait être bien plus élevée.</em><strong><br /><br /></strong></p>
<p>À Tunis, ce 18 septembre 2025, lors d’un panel sur le cadre institutionnel et réglementaire tenu au cours de l&#8217;événement «Tunisie 2.0», les discussions ont mis en lumière une tension palpable entre l&#8217;impatience des opérateurs économiques et le rythme des réformes gouvernementales. Si tous s&#8217;accordent sur le diagnostic et les atouts indéniables du pays, les avis divergent sur la profondeur et la vitesse des changements à opérer pour réinventer l&#8217;attractivité économique tunisienne.<br /><br /></p>
<p>Tarak Cherif, président de ANIMA Investment Network, a livré un plaidoyer passionné et sans concession pour un changement radical. Affirmant que la Tunisie manque cruellement d&#8217;ambition et pourrait viser une croissance bien supérieure à l&#8217;objectif de 3,2%, il a dénoncé la persistance de blocages structurels qui freinent le développement. Pour lui, la clé réside dans l&#8217;investissement privé, qui est l&#8217;unique moteur de la croissance. Sa proposition phare est la libération totale de l&#8217;investissement, à l&#8217;exception des secteurs liés à la sécurité nationale et aux activités illicites, s&#8217;interrogeant sur les raisons de la lenteur à supprimer les autorisations promises. Il a également identifié la logistique comme le &#8220;meilleur investissement&#8221; possible pour le pays, arguant qu&#8217;une infrastructure portuaire et aéroportuaire défaillante anéantit toute compétitivité des entreprises. Citant l&#8217;exemple des Émirats arabes unis, il a insisté sur l&#8217;urgence d&#8217;agir après des décennies de discussions. Enfin, il a appelé à l&#8217;instauration d&#8217;une politique de l’Open Skies pour stimuler le tourisme et, surtout, faciliter les visites de la diaspora tunisienne, une source de devises fondamentale pour le pays.<br /><br /></p>
<p>Adoptant une approche d&#8217;économiste, Moez Soussi, professeur universitaire en économie, a analysé les freins structurels à l&#8217;investissement privé. Il a rappelé que si le capital humain et financier reste important, les facteurs institutionnels et le climat géopolitique sont devenus déterminants dans la décision d&#8217;investir. Il a pointé du doigt l&#8217;impact négatif de la politique monétaire restrictive des dix dernières années, citant une étude qui démontre qu&#8217;une hausse de 100 points de base du taux d&#8217;intérêt directeur entraîne une <strong>baisse de 16% de l&#8217;investissement privé</strong>. Un autre facteur majeur d&#8217;érosion de la confiance est, selon lui, l&#8217;écart systématique entre les taux de croissance annoncés dans les lois de finances et les résultats réels, ce qui nuit à la prévisibilité pour les investisseurs. Malgré ces constats critiques, il a réaffirmé que la Tunisie ne manque de rien pour réussir, possédant l&#8217;ingéniosité et les talents nécessaires, mais qu&#8217;elle a un besoin urgent d&#8217;un arsenal législatif mieux adapté pour accélérer sa croissance.<br /><br /></p>
<p>Ghali Mannoubi, chef de pôle des politiques d’investissement et de réforme à la TIA, a apporté une perspective internationale en se basant sur les meilleures pratiques mondiales. L’intervenant a souligné une tendance globale favorisant les investissements via des joint-ventures et des fusions-acquisitions plutôt que par des projets Greenfield. Face à une concurrence internationale féroce pour attirer les capitaux, menée par l&#8217;Asie et l&#8217;Afrique, il a formulé des recommandations concrètes. Il a proposé l&#8217;adoption d&#8217;une &#8220;autorisation unique&#8221; pour les investisseurs, un concept qui a fait ses preuves en Égypte et aux Émirats arabes unis. Le responsable a également préconisé de rendre la politique d&#8217;incitations plus ciblée, en passant des 20 secteurs prioritaires actuels à des niches et métiers d&#8217;avenir plus précis, à l&#8217;image du Maroc ou de la Turquie. Enfin, il a suggéré d&#8217;unifier les différents régimes de zones (franches, technologiques) sous un concept unique de &#8220;zones économiques spéciales&#8221; pour plus de clarté et d&#8217;efficacité.<br /><br /></p>
<p>En réponse à ces analyses, Mohamed Ben Abid, directeur général du suivi et de l’évaluation des réformes du climat des affaires, a exposé la démarche du gouvernement. Il a reconnu un rythme lent dans la mise en œuvre des réformes, avec seulement 50% de réalisation des 185 mesures de la stratégie du climat des affaires 2023-2025. Il a toutefois assuré que le travail se poursuit, notamment à travers le décret 417 visant à supprimer les autorisations, avec une troisième vague en préparation. Il a justifié la complexité du processus par la nécessité de consulter une cinquantaine de ministères et d&#8217;éviter la déstabilisation de filières entières, tout en luttant contre l&#8217;économie de rente. Tirant les leçons du passé, il a annoncé que la nouvelle stratégie de développement se concentrera sur quatre axes prioritaires: la logistique, la digitalisation (avec une plateforme unique de l&#8217;investisseur prévue pour le premier trimestre 2026), l&#8217;accès au financement pour les PME et l&#8217;amélioration de l&#8217;offre foncière.<br /><br /></p>
<p>Néjia Gharbi, DG de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), a insisté sur le besoin impératif de stabilité réglementaire. Pour elle, &#8220;trop de textes, trop de lois&#8221; est un mauvais signal envoyé aux investisseurs. Elle a plaidé pour un cadre simple basé sur le principe que &#8220;l&#8217;investissement est libre sauf liste négative&#8221;.<br /><br />Elle a critiqué une tendance à la sur-réglementation, citant les lois sur les partenariats public-privé (PPP) et le crowdfunding qui, en voulant trop contrôler, ont finalement bloqué leur propre essor. Elle a positionné la CDC comme un partenaire de confiance et un catalyseur d&#8217;investissement à long terme, cherchant non seulement la rentabilité mais aussi l&#8217;impact. Rappelant les atouts majeurs du pays, comme son classement dans le top 20 mondial pour la qualité de ses talents et sa position de porte d&#8217;entrée en Afrique, elle a confirmé que la CDC est activement engagée dans le financement des priorités nationales, notamment les projets d&#8217;infrastructure logistique et le soutien aux PME et aux jeunes entrepreneurs, en mobilisant des financements auprès des grands bailleurs de fonds internationaux.</p>
<p> </p>
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