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	<title>youssef meddeb &#8211; Managers</title>
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	<title>youssef meddeb &#8211; Managers</title>
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		<title>Afrobarometer: seuls 22% des sondés tunisiens ont entendu parler des changements climatiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 13:56:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[afrobarometer]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selon les résultats de la dernière enquête d’Afrobarometer en Tunisie, la pollution est un problème environnemental grave et rejoint la gestion des déchets parmi les problèmes environnementaux les plus importants du pays. C’est ce qu’affirme le communiqué de presse relatif à la présentation de la dernière étude de l’Afrobarometer. Elle porte sur l’avis des Tunisiens [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2022/11/28/afrobarometer-seuls-22-des-sondes-tunisiens-ont-entendu-parler-des-changements-climatiques/">Afrobarometer: seuls 22% des sondés tunisiens ont entendu parler des changements climatiques</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-43934 size-jnews-750x375" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/11/ONE-TO-ONE-750x375.jpg" alt="" width="750" height="375" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/11/ONE-TO-ONE-750x375.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/11/ONE-TO-ONE-360x180.jpg 360w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/11/ONE-TO-ONE-1140x570.jpg 1140w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>Selon les résultats de la dernière enquête d’Afrobarometer en Tunisie, la pollution est un problème environnemental grave et rejoint la gestion des déchets parmi les problèmes environnementaux les plus importants du pays. C’est ce qu’affirme le communiqué de presse relatif à la présentation de la dernière étude de l’Afrobarometer. Elle porte sur l’avis des Tunisiens sur l’environnement et le changement climatique.</p>
<p>Youssef Meddeb, CEO de One to One, explique la méthodologie: “L’équipe d’Afrobarometer en Tunisie, conduite par One to One for Research and Polling, s’est entretenue avec 1.200 adultes [NDLR: âgés de plus de 18 ans] tunisiens entre le 21 février et le 17 mars 2022. Un échantillon de cette taille produit des résultats nationaux avec des marges d&#8217;erreur de +/-3 points de pourcentage à un niveau de confiance de 95%. Des enquêtes ont été précédemment réalisées en Tunisie en 2013, 2015, 2018 et 2020”.</p>
<p>Imen Mezlini, Research Manager chez One to One for Research and Polling, synthétise les résultats de l’étude. Trois sujets sont liés à l’environnement: le réchauffement climatique, la pollution, l’extraction de ressources naturelles et l’impact sur l’environnement naturel. Les chiffres les plus importants: 78% n’ont jamais entendu parler du réchauffement climatique (22% de personnes en ont entendu parler). Cela est très faible par rapport au Kenya ou au Gabon, où plus de 50% des sondés ont entendu parler de ce phénomène. La sécheresse ou les inondations sont les phénomènes résultant du réchauffement climatique qui sont les plus cités. 69% des Tunisiens disent que la sécheresse a énormément augmenté en 2020, alors que seulement 14% parlent des inondations. Les personnes ayant entendu parler du réchauffement climatique sont 84% à répondre qu’il a des conséquences négatives sur leur quotidien et 71% appellent le gouvernement à agir pour diminuer les effets de ce phénomène.</p>
<p>Elle ajoute que l’entrepreneuriat en relation avec l’environnement, la finance verte et autres activités liant climat et activité économique peuvent être créateurs d’emplois, de valeur ajoutée et d’innovation, notamment par le biais des startups.</p>
<h2>Les sacs en plastique à usage unique, le lien environnement/économie</h2>
<p>Les sacs en plastique constituent une source majeure de pollution, selon la majorité des Tunisiens. Par ailleurs, les avis sont partagés quand il s’agit de prioriser la lutte pour préserver l’environnement par rapport à la lutte pour la création d’emplois.</p>
<p>S’agissant de l’extraction des ressources naturelles qui ont lieu près de leurs communautés, la grande majorité des Tunisiens souhaitent davantage de réglementation environnementale.</p>
<p>La moitié des répondants trouvent que les bénéfices dépassent les coûts environnementaux, mais que les personnes ordinaires n’ont pas voix au chapitre au niveau des décisions prises et que les communautés ne perçoivent pas une part juste des revenus des exploitations.</p>
<h2>Résultats clés</h2>
<p>▪ Près de neuf Tunisiens sur 10 (88%) estiment que les problèmes de pollution tels que l’accumulation des déchets/ordures ou des dommages à la qualité de l’eau sont graves dans leurs communautés, y compris 76% qui les considèrent «très graves».<br />▪ Aux yeux des Tunisiens, le traitement des déchets y compris plastiques est le problème environnemental le plus important, suivi de la pollution des sources d’eau, de la gestion des déchets humains et de la pollution de l’air.<br />▪ Près de huit Tunisiens sur 10 (79%) affirment que les sacs en plastique représentent une source majeure de pollution dans le pays.<br />▪ Les Tunisiens restent divisés quant à choisir entre la protection de l’environnement aux dépens de la création d’emplois (45%) et la création d’emplois au détriment de la protection de l’environnement (44%).<br />▪ En ce qui concerne les exploitations des ressources naturelles qui ont lieu près de leurs communautés, une large majorité (83%) des Tunisiens affirment qu’il faut plus de réglementation environnementale. Environ la moitié des citoyens affirment que les avantages l’emportent sur les coûts environnementaux (48%), mais que les citoyens ordinaires n’ont pas voix au chapitre dans les décisions prises (48%) et que les communautés ne reçoivent pas une part équitable des revenus (49%).</p>
<p> </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-left is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>“La responsabilité que se met le citoyen sur lui-même n’est présente que chez les personnes conscientes du réchauffement climatique. Lorsqu’on se pose la question sur la responsabilité, les responsables du phénomène (pollution, accès à l’eau) peuvent être autres que les citoyens”. </p><cite>Youssef Meddeb, CEO de One to One.</cite></blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>“La conscience citoyenne associant la question de l’environnement uniquement à la gestion des déchets montre une vision réduite de la question environnementale. Cette compréhension réduite ne lui associe pas d’autres enjeux, comme la gestion de l’eau ou la question économique et sociale”. </p><cite>Nidhal Attia, coordinateur de programme à la Fondation Heinrich Böll.</cite></blockquote>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2022/11/28/afrobarometer-seuls-22-des-sondes-tunisiens-ont-entendu-parler-des-changements-climatiques/">Afrobarometer: seuls 22% des sondés tunisiens ont entendu parler des changements climatiques</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Le 5e Afrobarometer : 72% des Tunisiens estiment que notre pays est sur la mauvaise pente!</title>
		<link>https://managers.tn/2022/06/01/le-5e-afrobarometer-72-des-tunisiens-estiment-que-notre-pays-est-sur-la-mauvaise-pente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Manoubi Akrout]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 09:47:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[abderrazek zouari]]></category>
		<category><![CDATA[afrobarometer]]></category>
		<category><![CDATA[afrobarometer 2022]]></category>
		<category><![CDATA[afrobarometer tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[aslan berjeb]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On s’y attendait! Mais le choc n’en est pas moins dur, car les résultats de la 5e vague de l’Afrobarometer mené par l’institut de sondage ‘One to One for Research and Polling’ ont décrit une situation économique critique en Tunisie. Présentée le 31 mai, l’enquête-sondage a été organisée du 21 février au 17 mars 2022 [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2022/06/01/le-5e-afrobarometer-72-des-tunisiens-estiment-que-notre-pays-est-sur-la-mauvaise-pente/">Le 5e Afrobarometer : 72% des Tunisiens estiment que notre pays est sur la mauvaise pente!</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-37623 size-jnews-750x375" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/06/Le-5e-Afrobarometer-31-05-22-b-750x375.jpg" alt="" width="750" height="375" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/06/Le-5e-Afrobarometer-31-05-22-b-750x375.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/06/Le-5e-Afrobarometer-31-05-22-b-360x180.jpg 360w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p><em>On s’y attendait! Mais le choc n’en est pas moins dur, car les résultats de la 5e vague de l’Afrobarometer mené par l’institut de sondage ‘One to One for Research and Polling’ ont décrit une situation économique critique en Tunisie. Présentée le 31 mai, l’enquête-sondage a été organisée du 21 février au 17 mars 2022 à partir d’une douzaine de questions.</em></p>
<p>L’immense salle Carthage du Laico était archicomble. Le plein d’invités; chercheurs, journalistes, acteurs du monde des affaires, activistes de la société civile, représentants du gouvernement, politiciens… Pourquoi un tel engouement? «L’économie est au cœur des plus grandes interrogations des Tunisiens aujourd’hui, c’est à cela que tente de répondre l’Afrobarometer», répond Cheker Besbes, animateur de la rencontre.<br />En vérité, c’est comme si cette foule avait un sixième sens qui lui chuchotait qu’elle allait entendre des données à la limite du choquant! Le premier chiffre tombe: 72% des Tunisiens estiment que notre pays est sur la mauvaise pente!</p>
<h2>Tout va mal, selon les résultats!</h2>
<p>Youssef Meddeb, CEO &amp; cofounder de ‘One to One for Research and Polling’ auteur de l’Afrobarometer, se dévoue pour dire les mauvaises nouvelles. N’en veuillez pas au messager: «Nous sommes au plus bas depuis 2015 en termes de perception des Tunisiens. Par âge, les plus pessimistes sont les 18-25 ans et surtout les 26-35 ans, le Nord-Ouest étant le plus pessimiste. Les résultats disent que 84% des Tunisiens estiment que la situation économique est mauvaise (sur les 12 derniers mois, 61% trouvent que c’est pire; et d’ici 12 mois, 31% estiment que cela continuera», annonce-t-il.</p>
<p>Mais il y a plus grave; les fondamentaux du Tunisien sont touchés de plein fouet: revenus, santé, eau, énergie, alimentation. Ces variables font ressortir la pauvreté vécue, là où les gens disent que cela ne leur est jamais arrivé (22% se disent en panne de revenus, 18% privés de soins, 16% sans accès à l’eau). Le taux d’extrême pauvreté explose un peu partout, à commencer par le Nord-Ouest, alors que le trend était en baisse depuis 2013 avant cette cassure de 2020-2022. Le tiers de la population estime que l’économique va péricliter, 84% sont convaincus que la situation économique du pays est déplorable, près de la moitié trouvent que leurs conditions de vie sont dramatiques. «C’est la première fois qu’un tel chiffre émerge. On parlait de sécurité, de corruption, mais aujourd’hui, ce sont les questions économiques qui priment. L’écrasante majorité des Tunisiens (94%) estime que le problème le plus grave que doit traiter le gouvernement est celui de l’économie et 91% trouvent que son rendu est très mauvais. Le 2e point est le chômage, le 3e est la pauvreté. Les résultats montrent également que 86% des Tunisiens veulent garder la subvention des produits de base (cela veut dire qu’il y a une réforme très délicate à faire), préfèrent que le gouvernement s’endette pour avoir l’argent des dépenses, alors que la corruption et la contrebande semblent se banaliser!», conclut Youssef Meddeb.</p>
<h2>«Si on ne peut pas se projeter, de quel futur parler?»</h2>
<p>Des chiffres forts comme jamais auparavant! Maintenant, il ne s’agit pas tant de les interpréter (car ils sont limpides) mais plutôt de les commenter, d’en débattre, de formuler des recommandations à l’adresse du gouvernement. Un petit groupe d’experts a ainsi été appelé à la barre pour témoigner et s’adresser à qui de droit.</p>
<p>Abderrazek Zouari, professeur d’économie et ancien ministre, regrette que l’économie ne semble pas être un problème urgent pour les décideurs politiques: «Sont-ils prêts à prendre les décisions des réformes même si elles ne sont pas populaires? Aucun politique n’a voulu parler le langage de la vérité, peut-être parce que la durée moyenne d’un gouvernement ne dépasse pas 9 mois». Il dénonce un déphasage au moment où les politiques n’ont fait appel qu’aux juristes pour rédiger le Code des collectivités locales sans une réflexion sur le développement régional! Même comportement irrationnel avec le FMI où les discussions devraient tourner autour du genre de réformes à adopter et du calendrier pour les mener mais pas pour se demander si on adopte ou non la dimension FMI.</p>
<p>Sahar Mechri, directrice exécutive du magazine Managers et maître-assistante à l’IHEC, fait trois constats: la déconnexion du citoyen de la chose politique et son sentiment d’exclusion, le sentiment des jeunes d’être marginalisés (notamment parce que le taux de chômage de ces derniers atteint 40%), l’exclusion régionale des services publics. «Il est urgent de s’attaquer aux problèmes de l’économie et de la pauvreté. En matière de développement humain (santé, éducation, routes), la moitié des personnes interrogées font appel à l’Etat pour qu’il améliore le service public. C’est un appel pour que l’Etat repense ses fonctions principales alors qu’il a montré sa mauvaise gestion dans les entreprises publiques. Il doit se tourner vers l’amélioration de ses services et la préservation du pouvoir d’achat. Les chiffres cités montrent également des perceptions négatives à propos de l’avenir. Si on ne peut pas se projeter, de quel futur va-t-on parler, de quel investissement?».</p>
<p>Aslan Berjeb, avocat d’affaires et membre du bureau exécutif de la Conect, insiste sur le fait que la situation économique est tributaire du climat des affaires: «La Tunisie s’est désinvestie de l’investissement alors que le secteur public devrait être la locomotive qui donnerait des signes positifs aux investisseurs ici et ailleurs. Sa priorité des priorités devrait être de soutenir les investisseurs tunisiens et étrangers de toutes les manières possibles». Selon lui, quand vous entrez par les ports et les aéroports qui sont la façade du pays, tout y concourt pour que vous rebroussiez chemin, car vous voyez en premier que la Tunisie est sale! Il faut aussi cogiter sur le fait que le port de Radès est classé 294e dans le monde et que toutes les autres comparaisons sont à notre détriment.</p>
<p>Youssef Fennira, Chief Technical Advisor à l’Organisation internationale du travail et ancien DG de l’Aneti, regrette qu’au cours des 10 dernières années, le nombre de commandeurs dépasse celui des acteurs de la vie économique: «Le temps du citoyen n’est pas le temps de l’Etat. Les solutions mettent un temps inouï à se mettre en branle, les lois deviennent obsolètes le jour où elles deviennent réellement applicables. Alors que faire pour que le pays change? Un nouveau modèle économique et le courage au plus haut niveau de décision. La situation est difficile, mais la Tunisie n’est pas un pays difficile». Selon lui, il faut commencer par les régions, là où les gens ne trouvent pas de solutions qui leur permettent de rester dans le cadre légal. Il estime que les jeunes du monde rural ont des idées, mais ils n’ont pas les moyens, les garanties, et les taux sont exorbitants. Autant de barrières à l’entrée qui font que les choses sont difficiles: «La population est dans l’attente et dans l’urgence. Pourtant, l’économie sociale et solidaire apporte des solutions, introduit de nouveaux modèles économiques, mais cela n’a pas de sens sans stabilité et confiance».</p>
<h2>Des sous-entendus sur «des intérêts» qui seraient touchés!</h2>
<p>Abderrazek Zouari revient à la charge en appelant à pallier en urgence l’absence totale de débat sur la croissance économique. Ensuite réussir notre saut technologique. Tertio, s’atteler à niveler les 3 grandes inégalités: les revenus, les régions, l’intergénérationnel. Puis (citant le cas Schröder) lancer tout de suite les réformes institutionnelles, car nous travaillons encore avec celles du début des années ’70 instituées par Hédi Nouira! Enfin, fusionner les quatre organismes qui s’occupent de l’investissement et raisonner en termes d’efficacité.</p>
<p>Sahar Mechri revient sur la croissance, soulignant qu’avec 7% d’inflation on finit par distribuer de la précarité. Elle soutient qu’il est aujourd’hui urgent d’être attentif à la disponibilité des matières premières après la Covid et la guerre d’Ukraine. Selon elle, les politiques devraient saisir les urgences: des solutions alternatives pour débloquer la croissance, communiquer sur le fait que les réformes feront des bénéficiaires et des lésés, lancer les réformes convenues graduellement avec le FMI, cibler la subvention des produits de base, réaliser l’identifiant unique, la digitalisation, le decashing.</p>
<p>Youssef Meddeb souffle que si la proposition de fusionner les quatre agences de l’investissement en une seule est restée sans effet, c’est parce que c’est impossible (une thèse pleine de sous-entendus). C’est dans la même logique (ou illogique) que la Tunisie, dont l’article 10 de la Constitution parle d’une fiscalité juste et équitable, est la pire en Afrique en matière de pression fiscale (25% et ciblage ‘facile’ des grandes entreprises).</p>
<p>Youssef Fennira poursuit dans cette direction et avertit que si la digitalisation de l’administration est restée lettre morte, c’est à cause des intérêts qui vont être touchés. Selon lui, rien ne justifie la corruption, mais il y a une réflexion à faire.</p>
<h2>«Les politiques devraient pitcher la Tunisie de 2050!»</h2>
<p>Les discussions et les échanges avec les invités: chercheurs, journalistes, acteurs du monde des affaires, activistes de la société civile, représentants du gouvernement, politiciens… ont repris les thèmes débattus.</p>
<p>Ils ont posé des questions sur l’économie-monopole, les intérêts intouchables, la lutte contre la corruption, une vision et une visibilité de l’avenir, la transparence, le marché parallèle, la gouvernance numérique, l’exemplarité genre, l’incapacité à faire des réformes, les critères de nomination des responsables et la transparence lors de leur ‘éjection’, la trajectoire d’économies qui étaient en retard par rapport à la Tunisie mais qui ont décollé depuis, les propositions de valeur que nous offrons à l’observation du monde, nos capacités opérationnelles, le chômage de longue durée, la crise de confiance vis-à-vis des chiffres, les erreurs des réformes et de gouvernance, le lobbying qui n’est pas réglementé, les 7 péchés du Tunisien (mentalité de commis de l’Etat, fierté non justifiée d’être les meilleurs, tournure vers l’intérieur, un problème avec la réussite et les gens qui réussissent, la logique des rentes, la mentalité de la débrouille, manque saisissant de pensée stratégique)…<br />Les panélistes ont répondu en soulignant que la corruption est devenue un système couvrant les corrompus de bout en bout, que l’économie rentière ne doit pas être abordée frontalement mais en changeant les textes, que les forces de résistance sont dans les conglomérats et l’administration, qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre le marché et la corruption, que l’incompétence de l’administration publique est un mythe, car la partie la plus grande est compétente, que le PIB par habitant est en régression et que l’inflation réelle est à 12%, que nous avons le devoir de faire appel aux spécialistes dans chaque domaine pour éviter la désertification généralisée, que nous avons l’impression de vivre dans deux Tunisie, que les petites startups peuvent apporter une énorme valeur ajoutée, et que les politiques devraient pitcher la Tunisie de 2050!</p>
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