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	<title>Trade &#8211; Managers</title>
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		<title>La Tunisie et le nouvel ordre commercial mondial: rêver global et remédier local</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Jul 2019 09:40:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Taille réduite du marché local, émergence de tendances populistes protectionnistes dans le monde, l’affaire se corse pour les entreprises tunisiennes. Point de solutions qu’une intégration économique plus poussée. Dans ce contexte, optimiste et rassurant, Omar Béhi, ministre du Commerce, reconnaît les difficultés de la situation actuelle: “Heureusement que nous pouvons encore compter sur des fondamentaux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_9883" aria-describedby="caption-attachment-9883" style="width: 4898px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-9883 size-full" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2.jpg" alt="" width="4898" height="3265" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2.jpg 4898w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-300x200.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-768x512.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-1024x683.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-696x464.jpg 696w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-1068x712.jpg 1068w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-630x420.jpg 630w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum2-1920x1280.jpg 1920w" sizes="(max-width: 4898px) 100vw, 4898px" /><figcaption id="caption-attachment-9883" class="wp-caption-text">De G. à D.: Christian de Boissieu, Hédi Larbi, Philippe de Fontaine-Vive, Omar Behi, Azyz Mbarek, Pascal Lamy, Kais Said et Mansur Zhakupov</figcaption></figure>
<p>Taille réduite du marché local, émergence de tendances populistes protectionnistes dans le monde, l’affaire se corse pour les entreprises tunisiennes. Point de solutions qu’une intégration économique plus poussée. Dans ce contexte, optimiste et rassurant, Omar Béhi, ministre du Commerce, reconnaît les difficultés de la situation actuelle: “Heureusement que nous pouvons encore compter sur des fondamentaux qui sont encore intacts car construits au lendemain de l’indépendance sur des bases solides”. Néanmoins, le ministre met en garde “si la transition politique, qui dure depuis huit ans, se poursuit encore, ils risqueront de disparaître”.</p>
<h2>Jouer ses atouts</h2>
<p>Pour sortir de son goulot d’étranglement, la Tunisie n’a pas besoin de recommencer de zéro, mais il suffit, comme tous les pays du monde, de faire prévaloir ses avantages comparatifs et de les exploiter au mieux, a souligné Pascal Lamy, ancien directeur général de l’OMC. Selon lui, la Tunisie dispose de trois avantages comparatifs structurels importants par rapport à des pays concurrents sur le plan international. Il s’agit d’abord, des libertés publiques récemment acquises faisant de la Tunisie “une championne en la matière dans sa région”. Le deuxième, c’est son système éducatif. La Tunisie forme beaucoup mieux que ses concurrents.</p>
<p>Un avantage qui, de l&#8217;aveu de plus d’un, ne semble plus tellement tenir le coup poussant Hédi Larbi à exhorter le gouvernement à attaquer sans tarder le chantier de la réforme éducative. Cette réforme est d’autant plus vitale que le pays vit sous l’emprise d’une crise migratoire sans précédent, représentant le “plus grand risque pour la Tunisie”, selon Philippe de Fontaine-Vive, ancien vice-président de la BEI. Le troisième avantage selon Lamy n’est autre que la mer qui “constitue un avantage comparatif considérable compte tenu du positionnement géographique de la Tunisie en Méditerranée”.</p>
<p>Selon l’ancien président de l’OMC, la Tunisie est appelée à mettre en place des stratégies structurelles pour profiter au mieux de ses atouts, non seulement à long terme, mais aussi à court et à moyen termes. C’est justement cette Grande Bleue qui relie la Tunisie au monde: plus de 97% des échanges commerciaux de la Tunisie passent par voie maritime. D’autres préfèrent dire que la mer nous sépare de nos partenaires, si on tient compte de la situation du port de Radès déplorée par Hédi Larbi. L’ancien ministre de l’Equipement a appelé à trouver une solution “dans les plus brefs délais” pour soutenir les entreprises tunisiennes à faire face à la concurrence commerciale.</p>
<p>C’est justement une mobilisation en faveur du secteur privé comme celle enregistrée du temps de Nouira qui manque à la Tunisie, a souligné Philippe de Fontaine-Vive. Pour ce faire, la recette est bien connue: baisser le nombre des autorisations et diminuer les dépenses de l’Etat et les frais de fonctionnement de l’administration. “Il faut laisser le secteur privé faire le choix de s’adapter à l’économie mondiale”, ajoute l’ancien vice-président de la BEI.</p>
<p>Toujours sur une note positive, le ministre du Commerce a affirmé que la vocation naturelle de la Tunisie à s’ouvrir sur son environnement extérieur, lui a permis de disposer d’un modèle économique tourné vers l’exportation. Selon lui, les parts de l’export ne cessent de prendre de l’ampleur dans le PIB pour se situer en 2018 autour des 38%. Le régime offshore dont dispose le pays est, lui, responsable de plus de 75% du total des exportations, a noté Béhi, permettant de créer plus de 6000 entreprises exportatrices. Le ministre a noté également que le commerce extérieur de la Tunisie en 2018 a été marqué par une évolution favorable des échanges commerciaux qui ont été impactés à la fois par les effets de la conjoncture nationale, notamment la dépréciation du dinar face à l’euro et le dollar et la persistance des tendances inflationnistes et le repli de l’indice de production des industries extractives, d’un côté, et la bonne performance de l’agriculture et des services marchands et la bonne tenue de la croissance de l’autre.</p>
<h2>Des voies de sortie</h2>
<p>Ce positivisme se heurte au réalisme de Christian de Boissieu, professeur à l’université Paris1 notant que “la Tunisie subit les inconvénients de l’inflation et de la dépréciation de sa monnaie sans pour autant en engranger les avantages”. Il a, à cet effet, conseillé “d’arrêter la chute du dinar et de tabler sur une économie réelle basée sur la compétitivité et la recherche de l’innovation”. Bien plus qu’une ouverture, Philippe de Fontaine-Vive réclame une vraie intégration de la Tunisie à l’économie mondiale. Mais, selon lui, “l’intégration n’est réussie que lorsqu’acheter tunisien à l’étranger veut dire soutenir le mouvement démocratique en Tunisie et lorsque les acteurs économiques n’ont plus besoin de visa à partir du moment où les contrôles sécuritaires ont été correctement faits en Tunisie”.</p>
<p>Philippe de Fontaine-Vive est revenu sur la problématique de la libre circulation des personnes dans un contexte de mondialisation face à la libre circulation des biens, au vu de la problématique de l’émigration. Pour lui, l’intégration économique est le sujet principal où la problématique des visas n’est que l’un de ses aspects. “Nous sommes dans une compétition encore plus importante qu’avant. Il y a une révolution technologique qui bouleverse aujourd’hui toutes les données. Les donneurs d’ordre ont totalement changé”, a-t-il fait remarquer. Parlant du Non-Maghreb, Marouan Abbassi, gouverneur de la Banque centrale, a assuré que le Maghreb constitue “bien plus qu’un point de croissance pour chacun des pays de la région”. Selon lui, la Tunisie a beaucoup à gagner de cette intégration puisque les économies libyenne et algérienne constituent, à elles seules, des réserves de près de 150 milliards de dollars.</p>
<p>Rappelons, dans ce cadre, que l’Union maghrébine est le deuxième plus grand partenaire économique de la Tunisie accaparant près de 10% des échanges commerciaux du pays — du moins selon les chiffres officiels. Quant au rôle de l’Etat, Hédi Larbi, membre du Conseil d’analyses économiques, réclame qu’il faut arrêter avec un État contrôleur au profit d’un “État entrepreneur et facilitateur”. L’ancien ministre a également souligné que l’État doit accompagner le secteur privé en lui assurant un climat des affaires propice et des infrastructures adéquates.</p>
<h2>Pas tous les œufs dans le même panier</h2>
<p>C’est avec l’Union européenne que la Tunisie enregistre son plus important excédent commercial. Afif Chalbi, président du Conseil d’analyses économique explique qu’en 2018, nous avons exporté pour 40 milliards de dinars dont 31 milliards de dinars pour l’Union européenne et seulement 4 milliards pour l’Afrique. Pour lui, ces chiffres répondent d’eux-mêmes au “populisme ambiant” qui cherche à nous éloigner de l’Europe et à nous ancrer en Afrique”.</p>
<p>Et d’ajouter: “Pour la Tunisie, l’Europe n’est pas un choix politique, mais une donnée géographique”. La montée du populisme en Europe ne risque-t-elle pas alors d’impacter les échanges commerciaux avec la Tunisie ? Selon le président du Conseil d’analyses économiques, “C’est à la Tunisie de s’organiser pour avoir le meilleur profil. Sur ce plan-là, on doit se focaliser sur notre positionnement stratégique”. Jean-Charles Simon, dirigeant de Simon Associés, ne partage pas les mêmes idées que Chelbi, bien qu’il se dise un “fervent défenseur de l’Europe”.</p>
<p>Selon lui, “Un bon positionnement dans la scène commerciale mondiale impose la nécessité de se prémunir des risques commerciaux”. Or, la Tunisie, avec 80% de ses échanges commerciaux effectués avec l’espace européen dont 4 seulement (France, Italie, Allemagne, Espagne) concentrent 60% des échanges commerciaux tunisiens, court un grand risque. “La Tunisie est dans l’urgence de diversifier ses partenaires commerciaux”. Leila Baghdadi a de son côté noté que la concentration est bien plus que géographique mais aussi sectorielle. Selon elle, l’enjeu pour la Tunisie est “de diversifier ses activités économiques et d’investir dans des filières à forte valeur ajoutée telles que les TIC ou encore les industries pharmaceutiques”.</p>
<p>Pour la présidente de la Chaire de l’OMC et membre du Conseil d’analyses économiques, les solutions pour y parvenir consistent à déréglementer, à digitaliser l’administration, à monter en gamme et adopter, dans le cadre de l’Aleca, les normes européennes qui lui permettront de conquérir de nouveaux débouchés pour les produits et services. Même son de cloche chez le ministre du Commerce qui a souligné que la Tunisie a mis en place les dispositions nécessaires à cet effet en multipliant les accords bilatéraux et multilatéraux. Omar Béhi a également rappelé que le gouvernement a multiplié les actions promotionnelles et d’accompagnement des entreprises tunisiennes sur des marchés encore inexploités en Afrique, notamment de l’est, mais aussi en Asie du sud est et dans les pays nordiques.</p>
<p>Dans ces marchés, “la Tunisie jouit d’une bonne réputation et d’un fort potentiel d’exportation pour ses produits et services”, a expliqué le membre du gouvernement d’union nationale. L’Afrique jouit d’une position particulière dans ces efforts puisqu’elle est “perçue comme le partenaire idoine pour une croissance significative des échanges multidisciplinaires”, a-t-il noté.</p>
<p>C’est ainsi que la Tunisie a réussi à intégrer le marché de la Comesa et du Cedeao. Pour Simon, en revanche, c’est vers l’Asie qu’il faut se tourner. “L’Afrique est une destination importante pour la Tunisie mais ceci est envisageable dans un horizon de 10 ou 15 ans”, a-t-il indiqué. Et d’ajouter : “D’après moi, la Tunisie n’a pas le temps de cette perspective à court terme car le temps lui est compté”. L’intervenant a souligné que “Quand on regarde la manière dont les nouveaux équilibres se construisent, y compris en Europe, la Chine prend aujourd’hui une part importante dans les échanges mondiaux”. Il a ajouté que le principal risque pour la Tunisie, trop focalisée sur l’Europe et l’Afrique, est de ne pas prendre en compte les différentes solutions.</p>
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		<title>Un multilatéralisme sans les États-Unis serait-il possible ?</title>
		<link>https://managers.tn/2019/07/12/un-multilateralisme-sans-les-etats-unis-serait-il-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jul 2019 14:38:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Make America Great Again. Voilà un slogan qui aurait bouleversé non seulement la politique interne aux États-Unis, mais aussi le commerce mondial. Car invraisemblablement, les USA retrouvent la gloire de sa golden era à travers la ruine de ses ennemis … et de ses alliés. C’est du moins ce que laissent entendre les agissements du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_9867" aria-describedby="caption-attachment-9867" style="width: 1200px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-9867 size-full" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1.jpg" alt="" width="1200" height="735" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1.jpg 1200w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-300x184.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-768x470.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-1024x627.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-696x426.jpg 696w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-1068x654.jpg 1068w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/07/forum1-686x420.jpg 686w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption id="caption-attachment-9867" class="wp-caption-text">De G. à D.: Marouan Abassi, Jean Charles Simon, Afif Chalbi, Habib Karaouli, Leila Baghdadi et Philippe de Fontaine-Vive</figcaption></figure>
<p>Make America Great Again. Voilà un slogan qui aurait bouleversé non seulement la politique interne aux États-Unis, mais aussi le commerce mondial. Car invraisemblablement, les USA retrouvent la gloire de sa golden era à travers la ruine de ses ennemis … et de ses alliés. C’est du moins ce que laissent entendre les agissements du président américain Donald Trump.</p>
<h2>Le nouvel ordre mondial</h2>
<p>C’est en effet cette idée, explique Pascal Boniface, directeur général de l’IRIS, qui pousse le locataire du White House “à mener une guerre commerciale contre la Chine, à distribuer à volonté les sanctions économiques indistinctement contre les ennemis et les alliés de l’Amérique”. Le président Trump, explique l’expert, n’évoque pas le monde en termes d’amis et d’adversaires, mais en termes de “vassaux soumis aux États-Unis”. Cette approche anti-multilatéraliste risque pourtant d’avoir l’effet inverse. Boniface, intervenant au Forum de l’Économiste Maghrébin, a appelé à une sortie “de la dépendance stratégique et sécuritaire de l’Europe vis-à-vis des États-Unis”. Une sortie devenue selon lui plus nécessaire que jamais depuis l’élection en 2016 de Trump. Et d’insister: “Faisons-en un défi à relever. Profitons de son excessivité et du sentiment de répulsion qu’il suscite pour sortir d’une dépendance qui n’a plus lieu d’être et qui est dangereuse pour notre santé stratégique”.</p>
<h2>Est-ce vraiment la faute à Trump ?</h2>
<p>Bien que Pascal Lamy reconnaît que le commerce international est actuellement “secoué par une série de turbulences”, il affirme cependant que la politique n’y est qu’en partie responsable. Selon lui, la réaction de certaines franges des populations du monde occidental sont de plus en plus hostiles à la globalisation et au multilatéralisme. En effet, ceci s’explique par le fait qu’ils sont confrontés à des problèmes socioéconomiques alimentés par un manque de préparation aux conséquences qu’une économie globalisée puisse avoir. Ces populations se sentent exclues de cette globalisation, explique-t-il. L’ancien directeur général de l’OMC énumère en effet trois facteurs qui sont à l’origine de l’apparition de cette zone de turbulence.</p>
<p>Outre l’aspect politique discuté ci-dessus, Lamy évoque aussi une origine technique à ces bouleversements. “Au fur et à mesure que le libre-échange avance, la concurrence croît, notamment, avec l’émergence de la Chine dans le système”, indique-t-il. Il a même réfuté la théorie selon laquelle la Chine aurait violé les règles du commerce international. “L’ouverture de la Chine s’est faite dans des conditions justes”, persiste-t-il. Et d’ajouter : “C’est une impression qui a fait croire que le multilatéralisme était injuste au plan national, injuste au plan international”. Vient ensuite la troisième dimension systémique. “Nous sommes entrés, a-t-il affirmé, dans une phase de rivalités et de relations entre les Etats-Unis et la Chine beaucoup plus tendues que par le passé”. Cette tension est nourrie, selon lui, par le fait que les États-Unis optent pour le protectionnisme et opèrent un changement de fond à l’égard de la Chine.</p>
<h2>La fin du multilatéralisme ?</h2>
<p>Si la globalisation est désormais maltraitée, par ceux qui ont été jusqu’à un passé très proche, son porte-drapeau, est-elle en train de vivre ces derniers souffles ? Ou s’agit-il simplement d’une réorganisation de l’ordre mondial pour accommoder l’entrée sur le devant de la scène de nouveaux acteurs ? Pour les relations internationales, (r)assure Boniface, “un bouleversement profond de l’actuel système ne semble pas se profiler”. Et de rappeler que “l’avenir du multilatéralisme ne se réduit pas aux décisions des États-Unis. Il se jouera aussi dans les évolutions du système multilatéral lui-même et, tout particulièrement, dans sa capacité ou non à se réformer”.</p>
<p>Même son de cloche du côté de Pascal Lamy qui a déclaré: “Je ne crois pas à la fin de la globalisation”. “Autant je crois que les superstructures de la globalisation vont continuer à être diabolisées, autant les infrastructures de la globalisation, qui ont permis cette interpénétration commerciale considérable, vont résister”, a-t-il ajouté. Il y aura, selon lui, “des morceaux de globalisation un peu partout, des systèmes de globalisation appliqués à un certain nombre de secteurs”. En somme, l’ancien président de l’OMC estime que les échanges vont continuer à s’ouvrir même si ce sera à un rythme moins rapide qu’auparavant.</p>
<h2>Pourquoi cette appréhension de la globalisation ?</h2>
<p>Pour Hédi Larbi, ancien ministre de l’équipement, la globalisation du commerce s’est avérée positive sur le plan mondial, générant “une formidable hausse des exportations et par ricochet, de la croissance mondiale”. Dans la même lignée d’idée, Christian de Boissieu estime que la mondialisation “a réduit les inégalités en permettant à certains pays en développement d’émerger et certains pays émergents de devenir des pays avancés”. Il a affirmé qu’en Chine l’augmentation des exportations s’est répercutée positivement sur les salaires. Autre exemple cité par l’ancien président du conseil d’analyse économique : Les salaires qui ont également augmenté au Portugal et en Espagne depuis l’intégration des deux pays dans l’Union européenne. Si cette prospérité s’est traduite au niveau macro-économique de chaque pays, affirme Hédi Larbi, ceci n’était malheureusement pas le cas à l’échelle microéconomique.</p>
<p>Et pour preuve, “l’aggravation des inégalités sociales qui se sont davantage creusées à l’intérieur des pays”, a noté Boniface. Cependant, Hédi Larbi reconnait l’existence de plusieurs pays perdants; ceux en voie de développement qui n’ont pas mis en place des réformes profondes leur permettant d’en tirer profit. Par contre, “ceux parmi les pays émergents qui se sont industrialisés ont pu tirer leur épingle du jeu”, a-t-il ajouté. Le secteur privé est particulièrement concerné parce qu’il joue le rôle de locomotive dans l’intégration des pays émergents dans la globalisation mondiale. L’ancien ministre a fait savoir qu’uniquement 12 pays ont mis en place les institutions, les réformes et les réglementations nécessaires pour tirer profit de la globalisation du commerce international.</p>
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		<title>Qu’est -ce qu’il  y a  derrière l’intérêt chinois au continent africain ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 May 2019 09:39:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La collaboration entre la Chine et l’Afrique dans le domaine des investissements date d’environ sept ans. Cette collaboration fait de l’Afrique l’un des plus grands alliés de la Chine dans le contexte actuel des marchés mondiaux. L’investissement sur le continent africain est en train d’augmenter remarquablement, de jour en jour. Lors du Forum de coopération [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_9392" aria-describedby="caption-attachment-9392" style="width: 2047px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-full wp-image-9392" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa.jpg" alt="" width="2047" height="1105" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa.jpg 2047w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-300x162.jpg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-768x415.jpg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-1024x553.jpg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-696x376.jpg 696w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-1068x577.jpg 1068w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-778x420.jpg 778w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/05/china_africa-1920x1036.jpg 1920w" sizes="(max-width: 2047px) 100vw, 2047px" /><figcaption id="caption-attachment-9392" class="wp-caption-text">President Xi Jinping of the People&#8217;s Republic of China inspecting the Gaurd of Honour during his first State Visit to South Africa, at the Union Buildings in Pretoria. The visit will serve to further deepen cooperation between the two countries.24/07/2018 Kopano Tlape GCIS</figcaption></figure>
<p>La collaboration entre la Chine et l’Afrique dans le domaine des investissements date d’environ sept ans. Cette collaboration fait de l’Afrique l’un des plus grands alliés de la Chine dans le contexte actuel des marchés mondiaux. L’investissement sur le continent africain est en train d’augmenter remarquablement, de jour en jour.</p>
<p>Lors du Forum de coopération Chine-Afrique 2018, la Chine a annoncé qu&#8217;elle fournirait une aide financière de 60 milliards de dollars à l&#8217;Afrique. Mais qu’est-ce qui motive la Chine à être de plus en plus présente sur notre continent ?</p>
<p>Tout d’abord, la Chine veut disposer d’une base solide de matières premières pour alimenter sa propre économie en croissance rapide, sans oublier le désir d’accroître son influence politique ainsi que l’opportunité majeure de croissance présentée par des économies de marché émergentes en Afrique.<br />
Une autre raison tout importante, est la grande abondance de matières premières du continent. On estime que l&#8217;Afrique contient 90% de l&#8217;offre mondiale de platine et de cobalt, la moitié de l&#8217;offre mondiale d&#8217;or, les deux tiers du manganèse mondial et 35% de l&#8217;uranium mondial.</p>
<p>Aujourd’hui les dirigeants chinois reconnaissent le besoin croissant de ressources naturelles, de marchés de produits alimentaires et de produits de base nécessaires pour poursuivre la croissance économique chinoise. La focalisation sur l&#8217;Afrique riche en ressources est une vraie stratégie prometteuse pour la Chine, c’est pourquoi les investissements miniers représentent près du tiers du total des investissements directs étrangers (IDE) de la Chine dans les pays africains. En cherchant à obtenir une base solide de matières premières critiques, la Chine renforce son économie pour les décennies à venir.</p>
<h2>Des raisons géopolitiques</h2>
<p>Une autre motivation de cet intérêt chinois quant au continent africain est d’ordre politique. En effet, l’Afrique se trouve dans un emplacement où la Chine cherche à étendre son influence géopolitique et augmenter son influence économique dans le monde. La nature des motivations politiques de la Chine est partiellement révélée par ses investissements considérables dans les infrastructures africaines. Si la Chine parvient à maîtriser des éléments économiques essentiels tels que le secteur des services publics et des télécommunications dans les pays africains, tout en développant son influence militaire, elle détiendra également une alliance politique considérable avec ces pays.</p>
<p>Enfin, il faut rappeler que la Chine est connue pour son pragmatisme économique. Bien que cela représente une opportunité majeure pour les pays développés, la Chine elle-même doit déterminer où se trouvent ses principales opportunités. D’ailleurs, elle a déjà fortement investi dans d&#8217;autres marchés émergents asiatiques, ainsi que sur les marchés latins et en Amérique du Sud. Les économies africaines offrent un autre choix judicieux pour tirer parti des excellentes opportunités de croissance, à la fois pour des raisons politiques que pour les retours sur investissement. De quoi remodeler l’ordre mondial !</p>
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		<title>La Chine pour un nouvel ordre mondial</title>
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		<pubDate>Wed, 15 Aug 2018 09:56:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Œuvrer pour un nouvel ordre mondial, quoi de plus normal lorsqu’on est deuxième puissance économique mondiale et qu’on aspire sans l’air de rien, à se hisser à la première marche du podium. L’initiative « une route, une ceinture…de la soie » en est l’illustre manifestation. Enchaînant sommets, forums et séminaires faisant intervenir politiques, experts, décideurs et société [&#8230;]</p>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*yu1dCVrefsOGjoFBPMSXcQ.jpeg" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/5d471-1yu1dcvrefsogjofbpmsxcq.jpeg"><br />
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<p><em>Œuvrer pour un nouvel ordre mondial, quoi de plus normal lorsqu’on est deuxième puissance économique mondiale et qu’on aspire sans l’air de rien, à se hisser à la première marche du podium. L’initiative « une route, une ceinture…de la soie » en est l’illustre manifestation. Enchaînant sommets, forums et séminaires faisant intervenir politiques, experts, décideurs et société civile, la Chine ne cesse de dérouler sa force tranquille, son soft power dont elle a fait sa marque de fabrique. Aux grands objectifs les grands moyens pour donner de l’envergure à son projet.</em></p>
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<p>Le diable est dans les détails, dirait-on, la Chine n’en a négligé aucun. C’est à Dunhuang, ville désertique au nord-ouest de l’Empire du Milieu, dans la région du Gansu s’étalant sur une surface de 400.000 km² que les organisateurs ont convié 270 personnes de l’univers des médias et des think tanks venus de 126 pays. Gansu a, de tout temps, été un berceau de la civilisation chinoise et de la culture du fleuve jaune qui a fait d’elle un carrefour entre l’Orient et l’Occident de l’ancienne route de la soie.</p>
<p>L’objet est d’impliquer les médias dans ce projet en renforçant la coopération. Le projet est né lorsque son géniteur le président Xi Jinping avait annoncé en automne 2013 la construction d’une ceinture économique, d’une route de la soie dans le but de mettre en place une coopération gagnant-gagnant entre l’Est et l’Ouest. Visant à renforcer la position de la Chine au niveau mondial, cette liaison entre la Chine et l’Europe passant par l’Afrique emprunte à la fois une route maritime et une ceinture terrestre. Les responsables chinois s’y sont investis pour mettre en place les jalons d’une interconnectivité et d’un rapprochement des peuples favorisant l’inclusion et la prospérité, dans le cadre d’une communauté d’intérêt.</p>
<p>Lors d’une rencontre, parmi tant d’autres le vice-Premier ministre Zhang Gao Li a insisté sur toute la place qu’occupe l’innovation et l’investissement en matière de recherche &amp; développement en Chine.Comme il a insisté sur la préservation de l’environnement, la création d‘emploi et le respect des cultures des pays d’accueil. Zheng Bijian président de l’Institut chinois pour l’innovation et le développement stratégique va droit au but « Il ne s’agit pas de nationalisation protectionniste, c’est une alternative qui associe les capitaux et les forces productives, qui optimise les réformes structurelles et met en place les canaux grâce auxquels on peut construire une communauté d’intérêt commun pour porter la globalisation vers une autre étape ».</p>
<p>Comme l’a bien souligné Christophe Ayad, rédacteur en chef, chargé des affaires étrangères au journal le Monde, «Aujourd’hui, la Chine est une puissance qui a décidé d’assumer son leadership mondial, de prendre en charge le développement mondial pour son propre bien-être, et pour que sa croissance ne soit pas une charge pour le reste du monde ». Un leadership qui n’est point fortuit !</p>
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<p>C’est dire qu’en l&#8217;espace de quatre ans le projet est passé d’une utopie à la pratique, de la planification à l’exécution. Deux ans plus tôt, lorsqu’on a couvert dans ces colonnes le sommet sino-arabe autour de la route de la soie, aucun projet n’était encore entamé. La Chine avance à forte allure, C’est visible à l’œil nu. D’ailleurs, si à l’époque on parlait de route de la soie, aujourd’hui le vocable a évolué au rythme des projets, c’est de nouvelle globalisation qu’il s’agit, celle bâtie sur une co-construction pour un partenariat gagnant-gagnant avec les nouvelles forces motrices de l’économie mondiale, notamment les pays émergents.</p>
<p>Alfred Schipke, représentant résident du Fonds monétaire international en Chine et Sylvie Matelly, directrice adjointe du think tank « Institut des relations internationales stratégiques (IRIS) et nommée lors du Forum au board du centre de recherches pour les affaires étrangères nouvellement créé, ont tous les deux salué cette initiative qui agit en faveur du libre-échange.</p>
<p>Le plus important c’est qu’elle se focalise sur l’infrastructure, ce qui est généralement le maillon faible de la croissance des pays en développement vu qu’il s’agit généralement d’investissements colossaux, hors de la portée de ces pays. Alfred Schipke mit en avant trois éléments qui lui semblent primordiaux pour mener à bien le projet « une route, une ceinture ». En premier lieu, installer un cadre d’investissement qui garantit un développement durable et inclusif, ensuite mettre en place un cadre financier régulateur pour réduire le risque et permettre une fluidité des flux transfrontaliers.</p>
<p>Finalement, renforcer les capacités en termes de ressources humaines au sein des pays participants. En effet, garantir la bonne exécution des projets en PPP et bien gérer les risques inhérents requièrent des compétences particulières.</p>
<h4>Impact en termes de projets</h4>
<p>Les IDE de la Chine en direction des pays du Sud ont doublé depuis 2014 pour atteindre 14,6 milliards dollars principalement dans l’infrastructure et la coopération financière. Le volume global des échanges dans le cadre de la route de la soie a atteint les 3600 milliards $ répartis dans 73 zones de libre- échange pleinement assumées. Ces échanges ont généré aux pays d’accueil 1,4 milliards$ en recettes fiscales selon le vice-Premier ministre Zhang Gao Li. Des zones franches aux abords des aéroports internationaux ont été édifiées, des bureaux de représentations ont été créés dans onze pays a déclaré José Antonio Vera de l’agence de presse espagnole l’EFE.</p>
<p>Zhou Wei ingénieur en chef du ministère du Transport chinois a affirmé que les routes, les ports et les aéroports qui ont été construits dans les pays situés sur la route de la soie ont facilité l’interconnectivité de ces pays. Et de préciser « Sur les six corridors prévus, nous en avons déjà construit trois. Nous avons également signé trente conventions avec quinze pays et nous avons créé 356 lignes aériennes (internationales) de fret avec 43 pays. C’est fondamentalement un nouveau palier de l’interconnectivité qui vise à intégrer ce réseau à l’international en facilitant le dédouanement ».</p>
<p>Des projets d’une telle envergure nécessitent à n’en pas douter l’implication et la contribution de les toutes forces de l’économie. José Antonio Véra déclare que 33 entreprises publiques participent à la réalisation de la grande initiative de la route de la soie. Elles ont développé leur site internet en plusieurs langues permettant de se faire connaître par les autres pays en portant à la connaissance de tous les différents projets, tel a été le cas pour l’infrastructure, l’investissement dans un parc industriel, dans l’énergie et pour faire valoir la coopération en matière d’exploitation technologique.</p>
<p>A travers leurs filiales, elles essaient également de se mettre à l’écoute de l’opinion des pays d’accueil. Dans le cadre d’une co-construction, 1600 projets ont été réalisés avec une quarantaine d’entreprises des pays d’accueil dans l’infrastructure et l’énergie. Exemple parfait d’une stratégie qui se dessine au sommet de l’Etat et qui se déploie en actions par les acteurs économiques. C’est dire comment l’économique se met au service du politique ou vice versa.</p>
<h4>Sonder le pouls de la communauté internationale</h4>
<p>Au bout de quatre ans, une centaine de pays se sont dits favorables pour rejoindre cette initiative. Il en est de même des pays développés, a déclaré Zheng Bijian président de l’Institut chinois pour l’innovation et le développement stratégique.</p>
<p>A dire vrai, au vu de ces réalisations visant un développement commun dans un nouveau contexte mondial, la communauté internationale ne peut que se réjouir et s’en féliciter. L’ONU de son côté a donné son onction à cette immense initiative qui est en train de changer le monde.</p>
<p>En tout état de cause, quoi de plus naturel à ce que La Russie déclare son soutien à ce processus. Pavel Negoitsa, directeur général Rossiyskaya en Russie a affirmé qu’en mai, le président Poutine a souligné le développement d’alliances économiques d’organisations régionales pour travailler en commun pour la mise en place de relations d’un genre nouveau, de nouveaux partenariats afin de s’inventer et de construire l’avenir.</p>
<h4>Quels sont les challenges</h4>
<p>De son côté Sylvie Matelly tire la sonnette d’alarme en citant les manquements de la première expérience de mondialisation. Elle explique que l’une des erreurs qui ont été commises était l’exclusion d’un certain nombre de pays qui ont d’ailleurs vite rattrapé leur retard provoquant ce qu’il faut appeler le choc des nouveaux pays industrialisés. Et d’insister «Il faut véritablement penser cette initiative dans une perspective inclusive et durable ».</p>
<p>Matelly a également insisté pour que la gouvernance de cette globalisation passe par un système de coopération, et par un système monétaire renouvelé avec de nouveaux équilibres. Elle a rappelé que la guerre des monnaies a mené à la crise financière qui s’est transformée en crise économique.</p>
<p>La directrice adjointe du Think tank Iris a néanmoins lancé cette mise en garde « La seule limite du multilatéralisme est qu’on se bat pour des règles et on s’applique individuellement ou nationalement à trouver les moyens de les contourner. Il y a nécessité à réfléchir sur la question de la méthode ». Enfin, elle a soulevé la question des dépendances et interdépendances. « Les initiatives, dans le cadre de la route de la soie, visent à développer les échanges en diversifiant les économies.</p>
<p>Or on ne développe pas les économies sans diversification des secteurs économiques. Si le commerce porte, par exemple, sur les matières premières sans spécialisation, il serait déséquilibré et créerait de facto des inégalités. Pour que le commerce soit équilibré, il faut qu’il soit diversifié. » a –telle stipulé. Quand bien même la question du financement a été prise en compte, à travers la création de la Banque internationale asiatique constituée de 65 membres et la mise en place d’un fonds dédié à la route de la soie avec des taux réduits, des interrogations subsistent. En effet, les donneurs d’ordre sont dans certains cas des pays aux ressources limitées, notamment en Afrique, qui pourrait alors intervenir en cas de défaut.</p>
<p>La Chine ne faisant pas partie du Club des 5, elle ne pourra compter sur l’appui du FMI. De son côté, Ottis Bilodeau Bloomberg affirme que cette initiative représente une opportunité pour les investissements dans l’infrastructure et dans la finance. Toutefois, certains risques afférents ne peuvent être occultés. C’est pour cette raison que certains investisseurs restent prudents. Il se fait encore plus précis suite à l’ouverture du compte capital en Chine et la convertibilité, il y aura plus de disponibilité pour la construction . Il se fait encore plus précis que Bloomberg s’engage à promouvoir cette question.</p>
<h4>Quel rôle pour les médias ?</h4>
<p>Indéniablement, le but ultime du forum était de renforcer le rôle des médias dans ce processus. Yang Zhenweu, président du Quotidien du peuple et hôte de l’événement a plaidé pour une meilleure coopération dans le sens de la responsabilisation. Il a attesté que la Chine a créé un environnement favorable à une dynamique permettant de franchir les frontières. Et de claironner « Nous avons fait la jonction du continent et de la mer, ces success stories méritent d’être publiées ».</p>
<p>Il propose un partage des news et du contenu technologique, la réalisation de reportages ainsi que l’organisation et la diffusion d’interviews en commun. Il affirme d’ailleurs que le défi à relever pour le métier exige une meilleure coopération, l’application de nouvelles technologies et la multiplication des canaux de transmission de messages nécessitant la formation des talents de qualité pour un travail de qualité. Il annonce à ce titre la création d’un centre culturel de la route de la soie et la signature d’un protocole d’entente avec 33 médias provenant de 30 pays.</p>
<p>Temps fort et moment de vérité : lors de la visite effectuée à leur siège à la marge du Forum, force est de constater des équipements et des process à la pointe de la technologie laissant admiratifs des patrons de médias des pays les plus développés. Ils ont déclaré que la multitude de réseaux sociaux connectent tous les jours 600 millions de visiteurs. Eux qui disent s’intéresser aux big data, ils sont l’incarnation du super big data. Reste à en connaître les motivations et les desseins peu ou prou déclarés. Certaines voix ont soulevé la question de la liberté d’accès à l’information en Chine.</p>
<p>L’envoyé du Financial Times a énuméré la liste des sites internet auxquels on ne peut accéder, limitant ainsi le partage d’information et l’accès de l’information en dehors des médias chinois, quand bien même le site du quotidien Financial Times est d’accès libre. De son côté, Christophe Ayad n’a pas manqué de sortir ses griffes en déclarant que même si la route de la soie a été conçue sur un dialogue mutuel, les citoyens chinois ne peuvent lire le journal le Monde en Chine. Les Chinois apprécieront !</p>
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