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	<title>Politiques Publiques - Managers</title>
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		<title>La Tunisie prépare son plan pour refroidir une économie qui chauffe</title>
		<link>https://managers.tn/2026/09/15/la-tunisie-prepare-son-plan-pour-refroidir-une-economie-qui-chauffe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 08:50:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La climatisation est en train de changer de statut. Longtemps considérée essentiellement comme une question de confort, elle devient progressivement un sujet de consommation électrique, de sécurité énergétique et de compétitivité pour les entreprises. C’est dans ce contexte que la Tunisie vient de lancer l’élaboration de son premier Plan d’action national du froid, ou National Cooling Action Plan (NCAP).</p>
<p class="isSelectedEnd">Le projet a officiellement démarré le 11 septembre 2026 à Tunis, à l’occasion de la première réunion de son comité de pilotage, sous la supervision de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME). Il bénéficie d’un appui financier et technique de la Banque africaine de développement (BAD) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).</p>
<p class="isSelectedEnd">Le calendrier n’est pas anodin. La Tunisie fait partie des pays engagés dans le Global Cooling Pledge, lancé lors de la COP28, et doit désormais traduire cet engagement international dans une feuille de route nationale. Le futur NCAP doit notamment répondre à la progression de la demande de refroidissement, à son impact sur le réseau électrique et aux objectifs du pays en matière de climat et de sécurité énergétique.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’enjeu dépasse largement la climatisation des logements. Le froid est devenu une infrastructure invisible de l’économie. Il intervient dans l’agroalimentaire, la grande distribution, l’hôtellerie, la santé, la logistique, l’industrie et le stockage. Lorsqu’une entreprise doit maintenir une chaîne du froid, conserver des médicaments ou simplement maintenir des locaux à une température compatible avec son activité, l’électricité consommée par le refroidissement devient un coût de production à part entière. Les épisodes de forte chaleur de ces dernières semaines l’ont rappelé, avec des entreprises confrontées à des conditions de travail difficiles alors que les mesures de délestage de la Steg venaient parfois compliquer davantage la continuité de l’activité. </p>
<p class="isSelectedEnd">Le problème est loin d’être propre à la Tunisie. Selon Sustainable Energy for All (SEforALL), plus d’un milliard de personnes dans le monde ne disposent pas d’un accès suffisant au refroidissement pour assurer leur confort, leur sécurité, leur alimentation ou encore l’accès aux soins. Le rapport &#8220;Chilling Prospects 2025&#8221; estime que 309 millions de personnes concernées vivent dans des zones rurales où l’électricité est largement indisponible, tandis que 695 millions vivent dans des zones urbaines où l’électricité est absente, peu fiable ou trop chère. Si aucune action urgente n’est engagée, 1,05 milliard de personnes pourraient être exposées à un risque élevé d’ici 2030.</p>
<p class="isSelectedEnd">En Afrique aussi. Le manque de solutions de refroidissement peut affecter la conservation des aliments, les chaînes du froid médicales et la productivité des travailleurs exposés à des températures élevées. SEforALL souligne notamment que la chaleur peut dégrader les vaccins, accélérer les pertes alimentaires et réduire la productivité des travailleurs. On revient à l&#8217;idée que le refroidissement touche directement la capacité productive des économies africaines.</p>
<p class="isSelectedEnd">La difficulté est que la demande de froid progresse précisément sous l’effet du réchauffement climatique. C’est ici que le NCAP tunisien prend forme. L’objectif n’est pas simplement de refroidir davantage, mais de refroidir mieux et avec moins d’énergie. Le plan doit notamment favoriser l’efficacité énergétique des équipements, les solutions de refroidissement passif, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs et une gestion plus durable des fluides frigorigènes. Par ailleurs, ce périmètre apporte une valeur business pour les entreprises. Le rapport &#8220;Cooler Finance&#8221;, publié par le PNUE et la Société financière internationale (SFI), estime que le marché des solutions de refroidissement durable dans les économies en développement pourrait atteindre au moins 600 milliards de dollars par an d’ici 2050, contre environ 300 milliards actuellement. L’Afrique devrait connaître la croissance la plus rapide, avec un marché appelé à être multiplié par 7.</p>
<p class="isSelectedEnd">Derrière ce chiffre se trouvent plusieurs marchés. Les équipements de climatisation et de réfrigération plus efficaces en constituent le premier. Mais l’opportunité s’étend aussi à l’isolation des bâtiments, aux matériaux réfléchissants, aux systèmes de gestion énergétique, à la maintenance, aux solutions solaires, au refroidissement passif et à l&#8217;amélioration des chaînes du froid. Le même rapport estime que le développement de solutions de refroidissement durables pourrait générer plus de 8 000 milliards de dollars de bénéfices cumulés pour les économies en développement, notamment grâce à la réduction des factures d’électricité, des coûts liés aux équipements et des investissements nécessaires dans les capacités de production électrique. </p>
<p class="isSelectedEnd">Pour la Tunisie, le sujet ouvre donc une double question. La première est énergétique: comment absorber une demande croissante de froid sans accentuer la pression sur le réseau électrique? La seconde est industrielle: comment faire de cette transition un marché pour les entreprises tunisiennes plutôt que de simplement augmenter les importations d’équipements?</p>
<p class="isSelectedEnd">Le futur plan pourrait jouer un rôle important sur ce terrain, mais ses effets dépendront des mesures qui seront finalement retenues. À ce stade, le comité de pilotage vient seulement de lancer le processus. Les priorités nationales, les mécanismes de gouvernance et les modalités de mise en œuvre doivent encore être définis. La question des normes sera notamment à surveiller. </p>
<p>Le refroidissement devient ainsi un sujet qui se situe à la croisée de plusieurs politiques publiques. Énergie, climat, bâtiment, industrie, santé, agriculture et compétitivité se retrouvent autour du même enjeu. Le pays doit désormais traduire son engagement international en une feuille de route nationale</p>
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		<title>MSB développe les capacités des hauts dirigeants et cadres en leadership public !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Sep 2018 12:49:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Executives]]></category>
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		<category><![CDATA[Formation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mediterranean School of Business (MSB) a lancé, aujourd’hui 10 septembre 2018, son Programme de développement en leadership public (LDLP). Il s’agit d’une formation en faveur des décideurs, des élus politiques, des hauts cadres chargés de la préparation, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ainsi que des hauts dirigeants [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2018/09/10/msb-developpe-les-capacites-des-hauts-dirigeants-et-cadres-en-leadership-public/">MSB développe les capacités des hauts dirigeants et cadres en leadership public !</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure>
<p><a href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*SW63AG_-pCeSoJU4TgPI1Q.gif" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/b66ed-1sw63ag_-pcesoju4tgpi1q.gif"></a><br />
</figure>
<p><em>Mediterranean School of Business (MSB) a lancé, aujourd’hui 10 septembre 2018, son Programme de développement en leadership public (LDLP).</em></p>
<p>Il s’agit d’une formation en faveur des décideurs, des élus politiques, des hauts cadres chargés de la préparation, de la mise en œuvre et de l’évaluation des politiques publiques en Tunisie ainsi que des hauts dirigeants du secteur privé et de la société civile.</p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*RXKBdxed3iQUMyOLjcOdsg.jpeg" data-width="875" data-height="718" data-is-featured="true" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/5abb8-1rxkbdxed3iqumyoljcodsg.jpeg"><br />
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<p>Mise en œuvre grâce à l’appui de la BIAT et de la Banque mondiale, cette formation est assurée par un corps professoral de premier ordre ayant enseigné dans les universités de Harvard (USA), de Stanford (USA), des Sciences politiques Paris et d’universités tunisiennes. Autant nommer, Mongi Safra, ancien ministre conseiller auprès du président de la République.</p>
<p>Inaugurant les travaux, Mahmoud Triki, fondateur de MSB a porté son chapeau d’enseignant de marketing : « En marketing, on enseigne les 4P (produit, prix, promotion, place). Pour ce qui est de la formation, nous allons faire en sorte que 4P soient optimisés dans une approche inédite : participants, professeurs, programme et pédagogie ».</p>
<p>L’objectif étant de doter les bénéficiaires des connaissances et des outils les plus actuels en matière d’analyse, de conception, de mise en œuvre et d’évaluation des programmes et des politiques publiques.</p>
<p>Afin d’y parvenir, quatre modules complémentaires sont proposés. Et c’est Hedi Larbi, ancien ministre de l’Equipement et de l’Aménagement du territoire et du Développement durable qui les a exposés.</p>
<p>D’abord, l’évaluation des théories et pratiques en économie de développement. L’idée est d’évaluer et hiérarchiser les investissements publics, y compris ceux mis en place dans le cadre d’un partenariat public privé.</p>
<p>Le second module concerne les méthodes d’analyse et de choix des politiques publiques. Selon Hedi Larbi, si le focus est mis sur cette question, c’est indéniablement parce que l’on peine encore à bien sélectionner les projets et les investissements.</p>
<p>La troisième problématique à traiter consiste en les pratiques de l’analyse des politiques publiques. L’objectif est d’approfondir les approches d’analyses développées dans les deux premiers modules à travers des cas pratiques de politiques publiques dans différents secteurs d’activités.</p>
<p>Last but not least, un chapitre dénommé de l’analyse à l’action, économie politique des décisions publiques. Le responsable estime qu’il est indispensable de mettre l’accent sur trois problèmes majeurs. Il les a posés en ces termes : pourquoi les politiques publiques ne sont-elles pas réussies ? Comment mettre en œuvre les politiques publiques ? Et Comment construire la capacité de mise en œuvre d’une politique publique ?</p>
<p>Il est impératif, enchaîne-t-il, de mettre en place une administration de résultat, et de s’éloigner du modèle actuel, celui d’une administration de procédures.</p>
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