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		<title>EU MedBridge-SANAD: 5 femmes tunisiennes montrent ce qui fait grandir une entreprise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2026 08:35:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créer une entreprise ne se résume plus à trouver une idée et un financement. Pour passer du projet à une activité viable, puis à une entreprise capable de grandir, d’autres conditions entrent en jeu. C’est ce qui ressort d’un panel consacré à l’investissement dans les entrepreneures de la région MENA, où cinq Tunisiennes ont confronté [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">Créer une entreprise ne se résume plus à trouver une idée et un financement. Pour passer du projet à une activité viable, puis à une entreprise capable de grandir, d’autres conditions entrent en jeu. C’est ce qui ressort d’un panel consacré à l’investissement dans les entrepreneures de la région MENA, où cinq Tunisiennes ont confronté leurs expériences, leurs secteurs et leurs difficultés.</p>
<p class="isSelectedEnd"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1600" height="739" class="size-full wp-image-122591" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45.jpeg" alt="" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45.jpeg 1600w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-300x139.jpeg 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1024x473.jpeg 1024w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-768x355.jpeg 768w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1536x709.jpeg 1536w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-750x346.jpeg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/09/WhatsApp-Image-2026-09-10-at-01.33.45-1140x527.jpeg 1140w" sizes="(max-width: 1600px) 100vw, 1600px" /></p>

<em>De g. à d.: Khadija Jallouli, Sahar Mechri, Douja Gharbi, Samia Chelbi et Leila Beldi.</em>

<p class="isSelectedEnd">La rencontre s’inscrivait dans la dynamique portée par EU MedBridge et le Fonds SANAD pour les PME, deux initiatives soutenues par des partenaires européens et destinées notamment à renforcer l’accès au financement, l’entrepreneuriat et l’inclusion économique dans la région MENA. SANAD a franchi en 2025 le seuil du milliard de dollars d’investissements cumulés. Le fonds indique avoir soutenu depuis sa création plus de 497 000 emplois, dont 34% occupés par des femmes. En 2025, il a également consacré une partie de ses actions d’accompagnement au financement des femmes, à la transformation digitale et au renforcement des capacités.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais les cinq témoignages entendus à Tunis montrent surtout que le besoin d’une entrepreneure évolue avec son projet.</p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>HawKar, quand une expérience personnelle devient une innovation industrielle</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Pour Khadija Jallouli, l’entrepreneuriat est parti d’un problème vécu au quotidien. En fauteuil roulant, elle s’est confrontée aux difficultés de déplacement et au manque de solutions de transport adaptées aux personnes à mobilité réduite. De cette expérience est née HawKar, une startup tunisienne qui développe une voiturette électrique conçue pour favoriser leur autonomie. Le parcours de Khadija Jallouli rappelle cependant qu’une innovation répondant à un besoin réel ne devient pas automatiquement un produit industriel. Entre le prototype et la production à plus grande échelle, les contraintes changent. Il faut financer les essais, sécuriser la fabrication, travailler avec des partenaires industriels et trouver les moyens de produire à un coût compatible avec le marché.</p>
<p class="isSelectedEnd">C’est aujourd’hui l’un des principaux enjeux du projet. Le projet est le fruit de dix années de travail et de développement, avant la création de l’entreprise en 2018. Le projet a depuis dépassé le stade de l’idée. HawKar a dévoilé en septembre 2026 son projet pilote au Technopole El Ghazala, avec le soutien de plusieurs partenaires. La production reste toutefois à développer pour passer à une véritable échelle industrielle.  </p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Grandir oblige à changer de méthode</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Sahar Mechri, directrice exécutive de Managers et fondatrice du programme Femmes Entrepreneures de Tunisie, aborde l’entrepreneuriat sous un autre angle. Son expérience auprès de nombreuses porteuses de projets l’amène à distinguer clairement la création d’une activité de sa capacité à changer d’échelle. Une entrepreneure peut parfaitement savoir produire ou vendre son service sans disposer encore des outils nécessaires pour développer une organisation plus importante. Lorsque l’activité augmente, les questions deviennent différentes: qui sont réellement les clients les plus importants, quel problème l’entreprise résout-elle, quelle est la taille de son marché et comment peut-elle gagner de nouveaux clients sans perdre en efficacité? La capacité d’exécution devient alors essentielle. La rigueur, la discipline et le suivi du modèle économique permettent de transformer une activité portée par son fondateur en une entreprise moins dépendante de sa seule personne.</p>
<p class="isSelectedEnd">Sahar Mechri insiste également sur une qualité moins visible, celle de, savoir reconnaître ce que l’on ne sait pas faire. Une entrepreneure qui souhaite grandir doit pouvoir s’entourer de personnes capables de lui apporter une expertise complémentaire. Cette philosophie se retrouve dans le programme Femmes Entrepreneures de Tunisie, dont la 11e édition a récompensé 8 entrepreneures en 2026, de régions différentes. Les lauréates bénéficient notamment de six mois de mentorat destiné à renforcer leur développement et leur visibilité.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ici, le sujet n’est donc plus seulement de créer. Il est de construire une entreprise qui puisse fonctionner au-delà de la personne qui l’a fondée.</p>
<h3><strong><span style="color: #9e6413">Le financement change de visage</span></strong></h3>
<p class="isSelectedEnd">Pour Douja Gharbi, ceo de RedStart Tunisie, la question se situe davantage du côté des mécanismes permettant à une entreprise de trouver les ressources adaptées à son stade de développement. Le crédit bancaire conserve son importance, mais il n’est pas toujours adapté aux startups et aux PME innovantes, dont les besoins peuvent porter sur des actifs immatériels, de l’expérimentation ou une conquête de marché encore incertaine. <span style="font-size: 16px">D’autres solutions ont progressivement pris place dans l’écosystème tunisien comme le crowdfunding, business angels, capital-risque ou encore dispositifs d’accompagnement à la levée de fonds. </span>À la tête de RedStart Tunisie, Douja Gharbi travaille précisément sur l’accompagnement des startups et PME à potentiel de croissance. L’organisation indique intervenir notamment sur l’accès au financement et aux marchés. Son expérience met également en avant un autre changement.&#8221;L’investisseur n’est pas nécessairement seulement celui qui apporte du capital. Il peut ouvrir un marché, mettre l’entrepreneur en relation avec des partenaires ou contribuer à structurer l’entreprise&#8221;, dit-elle. Cette dimension devient particulièrement importante lorsque la PME vise l’international. Dans un entretien consacré à l’expansion des entreprises tunisiennes en Afrique, Douja Gharbi soulignait ainsi l’importance de comprendre les marchés locaux, leurs réglementations et leurs risques financiers, tout en développant des partenariats sur place. </p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Des talents aux véritables industries</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le parcours de Samia Chelbi déplace le débat vers un autre terrain: celui des industries créatives. Depuis plusieurs années, elle travaille notamment dans la formation aux métiers de la 3D, de l’animation et du développement numérique. Son expérience l’a conduite à un constat simple que former des jeunes aux métiers créatifs ne suffit pas à faire émerger une industrie.  Le jeu vidéo en fournit une illustration. Le secteur mobilise aujourd’hui des compétences en développement, design, animation, 3D, intelligence artificielle et production. Mais ces compétences doivent encore trouver suffisamment de studios, d’entreprises, d’investisseurs et de marchés pour constituer une véritable chaîne de valeur. Dans une publication récente, Samia Chelbi rappelait justement que le gaming devait être considéré comme une industrie créative à part entière. Elle souligne que la formation des talents n’est qu’une première étape. Pour construire une industrie, il faut également réunir les entreprises, les investisseurs, les institutions et une vision commune. Son intervention pose donc une question qui dépasse l’entrepreneuriat féminin: comment transformer le capital humain disponible en activité économique structurée?  Pour la Tunisie, l’enjeu est particulièrement important dans les secteurs numériques et créatifs, où l’absence d’une chaîne de valeur suffisamment développée peut pousser les compétences à travailler pour des marchés étrangers sans nécessairement générer localement toute la valeur créée.</p>
<h3><strong><span style="color: #ba640d">La croissance passe aussi par les données</span></strong></h3>
<p class="isSelectedEnd">Le cinquième témoignage, celui de Leila Beldi, a ramené la discussion au fonctionnement interne de l’entreprise. Experte Finance et ERP, elle met en avant un problème qui apparaît souvent lorsque l’activité commence à grandir. L’entreprise accumule des données, mais ne dispose pas nécessairement des outils pour les exploiter correctement. Stocks, achats, ventes, comptabilité ou production restent parfois gérés séparément. Or, plus l’entreprise se développe, plus ces informations doivent être croisées pour permettre au dirigeant de comprendre ce qui se passe réellement. Les outils numériques et les ERP peuvent précisément jouer ce rôle. Une gestion intégrée permet de suivre les flux et de disposer d’informations plus rapidement exploitables. L’intelligence artificielle peut ensuite contribuer à détecter des anomalies, anticiper certains besoins ou automatiser des tâches répétitives. L&#8217;enjeu n&#8217;est toutefois pas de remplacer l&#8217;entrepreneur par la technologie. Il s&#8217;agit plutôt de lui donner une meilleure visibilité sur ses ressources et ses coûts afin qu&#8217;il puisse prendre des décisions plus rapidement. À mesure qu&#8217;une entreprise grandit, cette capacité de pilotage devient déterminante. Une croissance mal maîtrisée peut rapidement se traduire par davantage de coûts, de stocks ou de besoins de trésorerie.</p>
<h3><span style="color: #ba640d"><strong>Cinq parcours, une même question</strong></span></h3>
<p class="isSelectedEnd">Ces cinq expériences dessinent finalement cinq étapes différentes de la vie d’une entreprise. Avec HawKar, le défi est celui du passage d’une innovation à une production capable de répondre à un marché. Avec Sahar Mechri, il s’agit de structurer l’entreprise pour qu’elle puisse dépasser le stade de l’activité portée par son fondateur. Douja Gharbi montre que les instruments de financement doivent évoluer avec les besoins des entreprises. Samia Chelbi rappelle qu’un vivier de talents ne devient une industrie que lorsqu’il existe une véritable chaîne de valeur. Leila Beldi, enfin, souligne que la croissance exige aussi une maîtrise plus fine des données, des coûts et des processus. C’est précisément ce qui donne son intérêt à la question de l’investissement dans les femmes entrepreneures. Le capital peut permettre de franchir une étape, mais il ne règle pas à lui seul les problèmes qui apparaissent ensuite. Pour les écosystèmes d’accompagnement, le véritable enjeu est donc de proposer des réponses adaptées à chaque moment de la trajectoire entrepreneuriale : lancer, produire, structurer, financer, exporter et piloter la croissance. Dans cette perspective, investir dans les femmes ne consiste pas uniquement à augmenter le nombre de projets financés. Il s’agit de donner à davantage d’entreprises les moyens de transformer leur potentiel en activité durable et, à terme, en croissance.</p>
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		<title>12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 17:02:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Addis-Abeba, la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), tenue du 28 au 30 avril 2026, s’est ouverte sur un appel convergent des dirigeants africains et partenaires internationaux en faveur d’une accélération urgente et coordonnée de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/04/30/12%e1%b5%89-session-du-forum-regional-africain-sur-le-developpement-durable-lafrique-presse-le-pas-pour-realiser-ses-objectifs-de-developpement/">12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p data-start="0" data-end="839">À Addis-Abeba, la 12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable (ARFSD-12), tenue du 28 au 30 avril 2026, s’est ouverte sur un appel convergent des dirigeants africains et partenaires internationaux en faveur d’une accélération urgente et coordonnée de la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Placée sous le thème &#8220;Inverser la tendance: actions transformatrices et coordonnées pour le Programme 2030 et l’Agenda 2063&#8221;, cette rencontre annuelle réunit ministres, hauts responsables gouvernementaux, représentants d’institutions régionales, agences onusiennes, secteur privé, société civile et partenaires au développement, dans un format hybride visant à renforcer la concertation continentale avant les grandes échéances mondiales sur le développement durable.</p>
<p data-start="841" data-end="1457">Dès l’ouverture, le secrétaire général adjoint des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete, a appelé à un changement profond de paradigme dans l’approche du développement du continent. Il a estimé que les principaux cadres stratégiques africains existent déjà, mais que le véritable défi réside dans leur mise en œuvre effective et à grande échelle. Il a ainsi plaidé pour un passage d’approches sectorielles fragmentées à une vision systémique fondée sur la cohérence des politiques publiques, l’action concrète et une mobilisation accrue des ressources.</p>
<h3 data-start="841" data-end="1457"><span style="color: #1740b0;"><strong data-start="386" data-end="468">Un appel urgent à accélérer la mise en œuvre des agendas africains et mondiaux</strong></span></h3>
<p data-start="1459" data-end="2121">Dans cette optique, Claver Gatete a présenté cinq priorités structurantes qu’il juge essentielles pour accélérer la transformation de l’Afrique. Il a notamment insisté sur la nécessité de considérer les services essentiels tels que l’eau, l’énergie et les infrastructures comme de véritables actifs économiques, de combler le déficit de financement des infrastructures par des partenariats publics et privés, de faire des villes africaines des moteurs de croissance et d’emplois, d’accélérer simultanément les transitions numérique et écologique et de renforcer la gouvernance à travers les données, des institutions solides et une coopération régionale accrue.</p>
<p data-start="2123" data-end="2570">Abordant le contexte mondial, le secrétaire exécutif de la CEA a souligné que le continent évolue dans un environnement marqué par le ralentissement économique, la montée des inégalités, les tensions géopolitiques et l’intensification des chocs climatiques. Il a toutefois estimé que ces contraintes ne doivent pas conduire à une réduction des ambitions africaines, mais plutôt à leur transformation en opportunités d’innovation et de coopération.</p>
<p data-start="2572" data-end="3089">Dans la même dynamique, il a relevé que ces défis prennent une dimension encore plus critique en Afrique, où les transitions démographiques, urbaines et climatiques se superposent à des fragilités structurelles persistantes. Il a ainsi rappelé que les secteurs de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie, des infrastructures et des villes constituent les fondations de la transformation économique du continent, dans la mesure où ils conditionnent la croissance, la création d’emplois et la réduction des inégalités.</p>
<p data-start="3091" data-end="3484">Le secrétaire exécutif de la CEA a également salué l’expérience de l’Éthiopie, pays hôte du Forum, et les efforts de son Premier ministre Abiy Ahmed, notamment en matière de reforestation, d’énergies renouvelables et d’agriculture durable, tout en soulignant l’importance de l’organisation prochaine de la COP32 à Addis-Abeba comme levier de renforcement de la coopération climatique mondiale.</p>
<p data-start="3486" data-end="4154">De son côté, la Première ministre de l’Ouganda et présidente du Bureau de l’ARFSD-11, Robinah Nabbanja, a insisté sur l’urgence de traduire les engagements en résultats concrets et mesurables. Elle a rappelé qu’il ne restait que quatre années avant l’échéance de 2030, appelant ainsi à une mobilisation immédiate autour de la science, de la technologie, de l’innovation, de l’intégration régionale, du financement innovant et de partenariats solides. Elle a également mis en avant les avancées réalisées sous la présidence ougandaise, notamment l’adoption de la Déclaration de Kampala et le renforcement du suivi des engagements à travers plusieurs réunions du Bureau.</p>
<p data-start="4156" data-end="4828">La cheffe du gouvernement ougandais a indiqué que des progrès ont été enregistrés dans l’alignement des plans nationaux sur les Objectifs de développement durable, l’amélioration des systèmes de données, la coordination des politiques et l’accélération de la mise en œuvre. Elle a toutefois averti que les déficits de financement, la vulnérabilité climatique et la nécessité d’intensifier l’innovation demeurent des obstacles majeurs. Elle a également souligné le rôle central de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), des infrastructures de transport, de l’énergie abordable et de la réduction des coûts des affaires dans la compétitivité du continent.</p>
<p data-start="4830" data-end="5249">Dans une déclaration lue au nom du président de la Commission de l’Union africaine, la vice-présidente Selma Malika Haddadi a salué le leadership de l’Ouganda dans la conduite du processus et son engagement dans les instances internationales. Elle a estimé que la session se tient à un moment décisif, alors que les progrès réalisés restent insuffisants pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030.</p>
<p data-start="5251" data-end="5693">Elle a précisé que les travaux du Forum portent cette année sur cinq priorités majeures : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’énergie propre et abordable, l’industrie et l’innovation, les villes durables et les partenariats pour le développement. Selon elle, ces domaines constituent des leviers essentiels pour accélérer la transformation structurelle du continent et s’inscrivent pleinement dans les ambitions de l’Agenda 2063.</p>
<p data-start="5695" data-end="6073">La vice-présidente de la Commission de l’Union africaine a également indiqué que plusieurs États membres progressent dans l’alignement de leurs politiques nationales sur le plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’intégration régionale et de la transformation numérique, en lien avec des initiatives comme la ZLECAf.</p>
<p data-start="6075" data-end="6502">Elle a néanmoins alerté sur la persistance de défis majeurs, en particulier le financement du développement, le chômage des jeunes, les effets du changement climatique et les inégalités. Elle a enfin insisté sur l’importance du partenariat entre l’Union africaine et les Nations unies, renforcé par un accord signé en 2018, comme cadre structurant pour améliorer la coordination et l’efficacité des programmes de développement.</p>
<p data-start="6504" data-end="6997" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Au terme des travaux, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes visant à renforcer la voix unifiée de l’Afrique dans les processus mondiaux et à accélérer la mise en œuvre des deux agendas aux niveaux national, régional et continental. La Commission de l’Union africaine a réaffirmé, à cet effet, son engagement à travailler avec l’ensemble des partenaires afin de « bâtir une Afrique prospère, inclusive et durable » en inversant durablement la tendance actuelle.</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/04/30/12%e1%b5%89-session-du-forum-regional-africain-sur-le-developpement-durable-lafrique-presse-le-pas-pour-realiser-ses-objectifs-de-developpement/">12ᵉ session du Forum régional africain sur le développement durable: l’Afrique presse le pas pour réaliser ses objectifs de développement</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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