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	<title>Mice &#8211; Managers</title>
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	<title>Mice &#8211; Managers</title>
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		<title>Et si on parlait plus du tourisme d’affaires ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Aug 2018 08:01:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Philippe Gauguier, associé In Extenso Tourisme Culture &#38; Hôtellerie du groupe Deloitte En 2017, la part du tourisme dans le PIB mondial est de 10%. Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale du Tourisme, 1,2 milliard de touristes ont voyagé à travers le monde en 2016. Ce chiffre devrait atteindre 1.8 milliard d’ici 2030. Le tourisme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Philippe Gauguier, associé In Extenso Tourisme Culture &amp; Hôtellerie du groupe Deloitte</strong></h4>
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<p><em>En 2017, la part du tourisme dans le PIB mondial est de 10%. Selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale du Tourisme, 1,2 milliard de touristes ont voyagé à travers le monde en 2016. Ce chiffre devrait atteindre 1.8 milliard d’ici 2030. Le tourisme a représenté 7% des exportations mondiales, soit 1400 milliards de dollars. Dans de nombreuses économies en développement et en transition, le tourisme est devenu l’outil dominant de la croissance économique. Le tourisme d’affaires représenterait 13% du total des motifs de voyages en 2016. Il serait responsable de plus d’un emploi sur dix dans le monde. En France, le secteur représente à lui seul 29 milliards d’euros selon l’EPSA. Aux Etats-Unis, selon US Association Travel, il totalise 2,6 millions d’emplois ! Pour mettre en lumière les enjeux et les perspectives du secteur de tourisme d’affaires, nous nous sommes entretenus avec Philippe Gauguier, associé In Extenso Tourisme Culture &amp; Hôtellerie du Groupe Deloitte. Focus.</em></p>
<p>Sur le podium du classement annuel de la performance du tourisme MICE de l’Association internationale des congrès et des conventions (ICCA), la Tunisie est classée 92ème dans la hiérarchie mondiale des destinations congrès pour l’année 2016. Le chemin est long! Selon Philippe Gauguier, bien qu’en période de crise, les dépenses MICE soient les premières à être sacrifiées, le secteur est en croissance. On constate un appétit grandissant des entreprises pour cette activité et une vraie concurrence continue à se développer.</p>
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<h4><strong>Un secteur qui booste le tourisme de loisir</strong></h4>
<p>Professionnalisme. Les congrès sont un levier important pour développer l’image de la Tunisie à l’international et pour le redéploiement de l’activité loisir dans laquelle la Tunisie a une position de force majeure au niveau du bassin méditerranéen. Philippe Gauguier souligne un point important: les touristes d’affaires sont moins sensibles aux coûts que les touristes de loisirs, dépensant en moyenne deux fois plus par jour. “Avec le tourisme d’affaires, on n’a pas droit à l’erreur car les coûts engagés sont importants pour une entreprise. Le moindre grain de sable peut remettre en cause le succès de l’événement. C’est là où la Tunisie a le plus de progrès à faire” souligne l’expert. Le professionnalisme doit être le mot d’ordre et doit s’engager sur toute la chaîne de valeur : du transport, à la restauration en passant par les chambres d’hôtel et le service de conciergerie. “Toute la chaîne de valeur doit être cohérente car la clientèle est extrêmement exigeante”. Et plus le client est important, plus l’image de la Tunisie sera véhiculée auprès d’un plus grand nombre.</p>
<p>Le client individuel vs. le groupe. Pour Philippe Gauguier, il faut distinguer ces deux clientèles d’affaires. Le chef d’entreprise qui vient visiter sa société ou des clients en individuel a recours à une catégorie d’hôtels qui peut aller de l’économique jusqu’au grand luxe en fonction de son statut. Il va rechercher tous les espaces et équipements nécessaires au métier (ordinateurs, wifi, co-working, imprimantes, etc.). Mais quand on parle de tourisme d’affaires de groupe (séminaire d’entreprises, congrès, expositions), c’est une clientèle différente qui va utiliser des surfaces de réunions, et qui va diffuser plus largement l’image du pays. Ces deux types de clientèle nécessitent deux approches de commercialisation différentes.</p>
<h4><strong>Se frayer une place au soleil : quelques pistes</strong></h4>
<p>Changer de culture. La Tunisie regorge de ressources liées à son climat, à sa géographie, à sa richesse culturelle. Une installation telle que le Palais des Congrès pourrait exister dans plusieurs régions pour enrichir l’expérience client, recommande Philippe Gauguier: “Même quand on organise des séminaires extrêmement sérieux, le plaisir qu’on va avoir de se déplacer est une vraie clé de succès. Donc l’image touristique dont dispose le pays est un déterminant”, témoigne-t-il. Ensuite, les deux ingrédients nécessaires sont la capacité litière et les installations d’espaces d’auditorium adaptés en fonction de la taille des congrès. Il est à noter qu’en termes quantitatifs, la capacité de logement en Tunisie s’est considérablement développée, passant de 100 000 lits en 1987 à 226 000 lits en 2004 et atteindra 300 000 lits d’ici 2025. L’accès prolongé aux chambres d’hôtel peut encourager les voyageurs d’affaires à prolonger leur séjour avant ou après leurs réunions d’affaires. La pratique courante en matière de check-in et de check-out les décourage. Certaines chaînes hôtelières aux États-Unis proposent désormais des horaires d’enregistrement dès 7h00 et des départs tardifs à 18h00. Les pays recherchent de plus en plus de moyens pour renforcer leur attractivité en tant que destination de congrès. Par exemple, la Baie de Subic, aux Philippines, a converti une ancienne base navale des États-Unis en une zone de libre-échange, accueillant un aéroport et des places de congrès. 280 sociétés américaines ont ouvert des établissements sur le site, y compris 802 chambres et des salles de réunion pouvant recevoir jusqu’à 1000 personnes. La Baie de Subic propose des écuries, une piste de karting et plus de 20 000 acres de forêt vierge. Le complexe propose également un camp d’entraînement à la survie dans l’environnement de la jungle, qui organise des visites guidées par des membres de la tribu Aeta locale qui ont entraîné des soldats américains à acquérir des compétences de survie dans la jungle. Par ailleurs les voyageurs d’affaires sont les plus susceptibles de profiter des activités touristiques auxiliaires. Une étude récente menée par la National Golf Foundation aux États-Unis a révélé que les golfeurs voyageaient plus fréquemment et restaient plus longtemps que les non-golfeurs.</p>
<p>Un coordinateur unique. La croissance du tourisme d’affaires nécessite la coopération de divers acteurs nationaux, notamment les aéroports, les compagnies aériennes, les transports terrestres, les hôtels, les centres de congrès et les services de soutien au tourisme. Le succès d’une destination congrès, explique Philippe Gauguier, est souvent d’avoir un coordinateur qui va pouvoir organiser de A à Z l’ensemble de la démarche, une sorte de bureau des congrès avec un guichet unique, tout en s’assurant que le coût final est compétitif.</p>
<p>Le tourisme d’affaires domestique. La clientèle nationale est fondamentale dans ce secteur, préconise Philippe Gauguier. “Pour développer cette activité, il faut déjà être sûr que pratiquement la moitié de la clientèle peut venir du tissu local et national” indique l’expert.</p>
<p>La technologie et l’internet. Comme dans d’autres secteurs d’activité, internet joue un rôle de plus en plus important dans la promotion du tourisme d’affaires. “L’une des premières préoccupations d’un client chef d’entreprise est de s’assurer que le Wifi va marcher à toute vitesse” indique Philippe Gauguier. Par ailleurs; la billetterie électronique fait partie des fondamentaux. Les voyageurs d’affaires s’habituent à un environnement «sans billet» pour voyager. Dans le même sens, les systèmes informatisés de réservation d’hôtels permettent d’enregistrer les détails de préférence du client sur la base de demandes faites pendant un séjour, et ainsi, de reproduire cette expérience lors de la prochaine visite. Aussi, il est à noter que les voyageurs d’affaires seront les plus susceptibles de profiter des activités touristiques auxiliaires s’il existe des options faciles et rapides leur permettant de prolonger leur séjour en termes de politiques d’enregistrement, de check-out ou d’extension de visa. Le timing est également primordial : s’assurer que les activités hors site fonctionnent à temps, de sorte que les voyageurs puissent respecter leurs engagements professionnels.</p>
<h4><strong>Les dernières tendances du secteur</strong></h4>
<p>Les co-working space. Pour Philippe Gauguier, cette tendance importante est de plus en plus observable. L’hôtelier commence à se diversifier, et on voit de plus en plus des surfaces de rez-de-chaussée aménagées de façon plus informelle, dédiées à de multiples activités et ouvertes 24h/24. Ces espaces permettent de renflouer les caisses puisqu’elles engendrent un chiffre d’affaires supplémentaire. “Maintenant, la tendance est d’avoir des chambres plus petites pour gagner et élargir les surfaces de co-working. Vous gagnez aussi en notoriété en dégageant une image de professionnalisme”, explique Philippe Gauguier.</p>
<p>Extension des services de l’hôtel à une clientèle locale. “Si on va plus loin on peut observer un service de conciergerie utilisé par une clientèle locale”, témoigne Philippe Gauguier. C’est d’ailleurs l’idée du Groupe Accor qui a débuté par les services de pressing.</p>
<p>Les nouveaux métiers. La croissance du secteur va de pair avec l’émergence et le renouveau du métier de concierge. Avec des attentes de plus en plus complexes et diversifiées voir inattendues, les grandes sociétés de conciergerie prendront de plus en plus de place dans l’organisation d’événements et dans la bonne marche d’un hôtel, explique Philippe Gauguier.</p>
<h4><strong>Les créneaux porteurs</strong></h4>
<p>Questionné sur les créneaux où l’organisation de congrès est la plus fréquente, Philippe Gauguier n’hésite pas : ce sont ceux de la chimie, de la pharmacie, de la santé, et des laboratoires. Et ensuite, viennent les professions libérales : notaires, experts-comptables, avocats, … C’est là que se trouve la base importante de la clientèle et les marchés porteurs. “Il faut savoir que beaucoup de congrès sont tournants, ils vont changer de destination presque tous les ans, pour aller sur des destinations où l’activité, l’entreprise, et les associés sont présents. Il y a donc cette double cible sur laquelle il faut travailler : celle de la clientèle de masse qui tourne autour du médical mais il faut également creuser vers les secteurs où les entreprises sont implantées en Tunisie et qui seront vos ambassadeurs pour faire venir leurs entreprises et partenaires”, témoigne Philippe Gauguier.</p>
<h4><strong>Ils vont révolutionner le secteur…</strong></h4>
<p>Dans son étude “Travelling with millennials”, The Boston Consulting Group révèle que la génération Y représentera près de 50% des voyageurs en 2020, apportant avec eux de nouvelles habitudes de voyage et des attentes très différentes de celles des générations précédentes. Constat significatif : leur présence ne cesse de croître ! Les opérateurs du secteur se démènent pour capturer cette nouvelle gent de voyageurs. Dopée aux technologies, les appareils connectés sont omniprésents chez la génération Y, plus que tout autre groupe. Avide de nouvelles expériences et de contacts avec les populations locales, cette génération privilégie l’expérience au confort. Ce qui la caractérise le plus est qu’elle s’adonne aux pratiques du blurring et bleisure, un monde où vie professionnelle et vie privée s’entremêlent pour joindre l’utile à l’agréable. Les voyageurs de la génération Y sont plus susceptibles de prolonger un voyage d’affaires en vacances de loisirs que les employés plus âgés. Selon une étude effectuée par Expedia en 2013, 62% des 18–30 ans l’ont fait, contre 51% des 31–45 ans et 37% des 46–65 ans. Les millennials sont également plus susceptibles d’exprimer leur mécontentement en ligne, et ceux âgés de 18 à 30 ans sont les plus nombreux à le faire. La majorité des employés (67%) ont tendance à enregistrer certains types d’informations personnelles en ligne pour rationaliser le processus de réservation. Et les employés de la génération Y ont plus de facilité à le faire que leurs homologues plus âgés. Pour Philippe Gauguier, il s’agit d’une génération moins protocolaire mais plus exigeante sur certains détails. Tout ce qui est esthétique et peut faire l’image d’un palais des congrès ou d’un hôtel va être secondaire. Toutefois, ce sont les équipements techniques, tels que le Wifi, la sono, etc. sur lesquels elle porte son attention. “A ce niveau, c’est une génération sans concessions. La génération Y sait jusqu’où on peut aller d’un point de vue qualité, et elle est très sensible à ces détails”. Il va sans dire que le poids de la Génération Y dans le chiffre d’affaires des hôteliers est colossal. C’est pourquoi la chaîne d’hôtels Radisson a lancé des établissements pensés et conçus pour cette génération. Elle propose une application « concierge 2.0 » où tous les services sont connectés (check in, commande, restauration, …). L’aménagement des espaces a été entièrement repensé : salles de réunion high tech, salles de jeux, studio photo et galeries. Les chambres deviennent plus fonctionnelles, aménagées d’une table, d’un bureau et d’un sofa. C’est à proprement parler l’hôtellerie qui se réinvente. Tout comme les baby-boomers ont marqué les ruptures sociales d’après-guerre, la génération Y reconfigure les habitudes et refaçonne à sa manière le futur.</p>
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		<item>
		<title>ONTT: « Le MICE est une partie intégrante de notre démarche promotionnelle… »</title>
		<link>https://managers.tn/2018/07/17/ontt-le-mice-est-une-partie-integrante-de-notre-demarche-promotionnelle/</link>
		
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		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 14:26:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Neji Ben Othman, DG de l’ONTT Le MICE est un créneau porteur pour le tourisme tunisien. Au- delà des impacts positifs sur l’image de la destination, le secteur fournit plusieurs autres atouts. Impressions et commentaires du directeur général de l’Office national du tourisme tunisien. Nous avons appris qu’une cellule MICE a été créée au sein de [&#8230;]</p>
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<p><a href="https://lemanager.tn/mice" data-href="https://lemanager.tn/mice" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*_te5l4Uj3oKiYY4YljQ6Fg.png" data-width="728" data-height="90" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/33480-1_te5l4uj3okiyy4yljq6fg.png"></a><br />
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<h4><strong>Neji Ben Othman, DG de l’ONTT</strong></h4>
<p><em>Le MICE est un créneau porteur pour le tourisme tunisien. Au- delà des impacts positifs sur l’image de la destination, le secteur fournit plusieurs autres atouts. Impressions et commentaires du directeur général de l’Office national du tourisme tunisien.</em></p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*OQ3V5WiW3MIxsm6w_L55lQ.jpeg" data-width="800" data-height="400" data-focus-x="47" data-focus-y="40" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/49f55-1oq3v5wiw3mixsm6w_l55lq.jpeg"><br />
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<h4><strong>Nous avons appris qu’une cellule MICE a été créée au sein de l’ONTT? Qu’en est-il au juste si tel est le cas ?</strong></h4>
<p>Oui, effectivement, nous avons bien créé une cellule MICE qui traduit notre volonté, en tant qu’administration du tourisme, de développer ce secteur et d’y mettre les moyens. Cette cellule fonctionne de manière transversale au sein de la direction centrale de la promotion. Elle est bien ancrée dans les activités des différents départements aussi bien au niveau stratégique qu’au niveau opérationnel. Le MICE est, à ce titre, partie intégrante de notre démarche promotionnelle : participation ciblée dans les foires et salons spécialisés, partenariat avec des tour-opérateurs, organisation des éductours, soutien aux événements MICE en Tunisie, etc.</p>
<h4><strong>D’aucuns pensent que le tourisme d’affaires peut être un secteur porteur en Tunisie, surtout avec l’arrivée de nouveaux établissements de haut standing, quelles actions ont été effectuées pour promouvoir ce type de tourisme d’affaires, notamment en matière d’exigence et de qualité et du service de transport ?</strong></h4>
<p>Le tourisme d’affaires constitue un levier d’attractivité et de promotion de la destination Tunisie. Il cible une clientèle au pouvoir d’achat élevé et aux exigences spécifiques, en particulier en termes de qualité. A cet égard, nous n’épargnons aucun effort pour garantir une bonne qualité de service à tous les maillons de la chaîne touristique. Soutenir la montée en gamme de l’offre hôtelière, renforcer les synergies entre les divers acteurs, veiller à la mise en œuvre du Label Qualité Tourisme Tunisien (lancé en septembre 2017)… autant d’actions pour promouvoir ce type de tourisme. Il en est de même pour le service de transport où nous veillons, avec nos partenaires, à assurer des connexions aériennes entre les capitales européennes et les villes tunisiennes.</p>
<h4><strong>Quels budgets octroyés pour la promotion du tourisme d’affaires ?</strong></h4>
<p>Le budget alloué à la promotion du tourisme d’affaires est compris dans le budget global de la promotion.</p>
<h4><strong>Quels sont vos pronostics pour la prochaine saison touristique ?</strong></h4>
<p>La prochaine saison touristique s’annonce prometteuse. Cet élan de reprise que le tourisme tunisien connaît depuis la fin de l’année 2016 est appelé à se poursuivre dans les mois à venir. Nos prévisions pour l’année 2018 tablent sur 8 millions de touristes. A ce rythme-là, nous espérons atteindre notre objectif de 10 millions de visiteurs à l’horizon 2020.</p>
<h4><strong>Pour le mot de la fin, avez-vous un message ?</strong></h4>
<p>Le MICE est un secteur porteur en Tunisie qui permet d’atténuer l’effet de la saisonnalité ; et par conséquent, d’améliorer la rentabilité de l’activité touristique. Son développement représente ainsi un défi à relever par l’ensemble des parties prenantes qui doivent davantage collaborer et coordonner leurs actions pour un résultat meilleur.</p>
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		<title>Skander Mestiri, DG Dar El Marsa:&#8221;La flexibilité par rapport aux attentes du marché est notre…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 14:22:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Startups]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Skander Mestiri, directeur général de l’hôtel Dar El Marsa Sa passion pour son travail n’a pas uniquement changé sa destinée mais l’a distingué dans le monde du tourisme et du business. Skander Mestiri, directeur général de l’Hôtel Dar El Marsa, un nom et un parcours qui ne passe pas inaperçu dans le secteur. Il a côtoyé [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2018/07/17/skander-mestiri-dg-dar-el-marsala-flexibilite-par-rapport-aux-attentes-du-marche-est-notre/">Skander Mestiri, DG Dar El Marsa:&#8221;La flexibilité par rapport aux attentes du marché est notre…</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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<p><a href="https://lemanager.tn/mice" data-href="https://lemanager.tn/mice" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*_te5l4Uj3oKiYY4YljQ6Fg.png" data-width="728" data-height="90" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/15a7e-1_te5l4uj3okiyy4yljq6fg.png"></a><br />
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<h4>Skander Mestiri, d<strong>irecteur général de l’hôtel Dar El Marsa</strong><br />
</h4>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*8aoMLYCnD41-6PwykJ1EgQ.jpeg" data-width="1944" data-height="2896" data-focus-x="42" data-focus-y="22" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/d63f2-18aomlycnd41-6pwykj1egq.jpeg"><br />
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<p><em>Sa passion pour son travail n’a pas uniquement changé sa destinée mais l’a distingué dans le monde du tourisme et du business. Skander Mestiri, directeur général de l’Hôtel Dar El Marsa, un nom et un parcours qui ne passe pas inaperçu dans le secteur. Il a côtoyé les grandes enseignes, telles que Hyatt, la chaîne Accor et le groupe Rezidor qui gérait la marque Radisson, avant de lancer son propre projet qui est l’Hôtel Dar El Marsa. Skander Mestiri a mis son expérience au profit de sa marque. Depuis son ouverture en 2014, cet établissement 5 étoiles situé à la Marsa, en Banlieue nord de Tunis et classé dans la catégorie des hôtels d’affaires et de ville, n’a pas cessé de présenter une expérience unique à une clientèle haut de gamme. Ceci lui a valu le Prix Traveller’s choice de Tripadvisor dans la catégorie « Meilleurs hôtels de luxe » (2016), le Trophée 2017 dans la catégorie « Hôtel d’affaires et de ville » par Traveltodo lors de la 1ère édition des Travel d’Or Tunisie et notamment le premier hôtel labélisé QTT (2017) par le Label Qualité du Programme d’Appui à la mise en place d’un dispositif de promotion de la qualité dans le secteur touristique. Des distinctions qui cachent une vraie philosophie et une expérience inégalée dans le domaine touristique et que Skander Mestiri a accepté d’en parler ouvertement à notre magazine Le Manager. Interview.</em></p>
<h4><strong>Combien représente le tourisme d’affaires dans votre chiffre d’affaires ?</strong></h4>
<p>Je voudrais d’abord préciser que dans la catégorie «Tourisme d’affaires » nous identifions le segment Corporate et le segment Business Group. L’année dernière, par exemple, ils représentaient ensemble 60% du volume de notre activité et plus de 50% en chiffre d’affaires.</p>
<p>Pour plus de précision, le segment Corporate fait référence aux contrats conventionnés que nous avons avec des sociétés locales ou étrangères, ambassades, ONG… Le segment Business regroupe, quant à lui, les clients qui viennent travailler et veulent souvent associer travail et loisir. C’est ce qu’on appelle « Businsess Leisure ». Une grande partie est canalisée à travers ce qu’on appelle les Online Travel Agent (OTA) dont notamment les Booking.com, Expedia, Hotels.com…</p>
<h4><strong>Pour ce type de tourisme qui a une clientèle assez exigeante, est-ce que vous rencontrez, en tant qu’hôtelier, des difficultés ?</strong></h4>
<p>Je dirais que j’essaie plutôt d’adapter mes produits aux besoins de ma clientèle. A ce titre, je me souviens d’un client-affaire allemand que j’ai rencontré au petit déjeuner pour lui demander si tout se passait bien à l’hôtel. Il m’a dit : « Vous savez, nous les chefs d’entreprise, nous avons besoin de simplement 3 éléments : bien dormir, internet — parce qu’on travaille — et une chambre simple, agréable et reposante».</p>
<p>C’est en fonction de ces besoins que j’essaie d’adapter mes produits. J’ai donc investi dans la connectivité, dans la literie et dans la formation des équipes. Nous avons une clientèle spécifique pouvant arriver tard le soir et partir très tôt, donc ayant besoin d’une offre de restauration qui correspond à leurs horaires.</p>
<h4><strong>Dans le secteur touristique, les ressources humaines sont-elles préparées à ce type de clientèle ?</strong></h4>
<p>On entend souvent qu’en Tunisie il y a un problème au niveau du service et de la formation. Je suis convaincu qu’il est de notre responsabilité, les managers et hôteliers, de préparer nos équipes. C’est à nous de les former, de les gérer, de leur montrer les objectifs et de leur expliquer nos attentes en matière de services.</p>
<p>Je pense, que sur la zone de Tunis, le problème des ressources humaines spécialisées dans le tourisme d’affaires n’est pas marquant. En effet, le marché sur Tunis est essentiellement axé sur le business et les affaires, ce qui fait que les équipes qui tournent beaucoup dans le secteur bénéficient de formations de différents établissements. En ce qui me concerne, je me déploie à fidéliser mes équipes. Un autre enjeu aussi important que j’ai réussi à relever est en l’occurrence la fidélisation des équipes. Suite à quelques difficultés au début, je suis parvenu à créer un noyau dur qui permet au client, quand il revient, de trouver les mêmes personnes et les mêmes habitudes.</p>
<h4><strong>Visiblement cette rotation n’a pas que des inconvénients ?</strong></h4>
<p>Oui certainement ceux qui ont été formés dans des enseignes internationales apportent toujours un plus dans la qualité de la formation et dans la renommée de la destination. Aujourd’hui, Tunis se targue d’avoir un Four Seasons, des chaines comme Mövenpick, comme Sheraton, un projet tel que The Ritz Carlton qui est en discussion et Hilton qui va également revenir… Ces chaines ont des offices en Europe, aux Etats-Unis ou ailleurs où ils vont vendre leurs établissements sur des segments d’affaires et de business.</p>
<h4><strong>En ce qui vous concerne, quelle est votre stratégie pour les années à venir ?</strong></h4>
<p>Le marché de Tunis est essentiellement voué au business et aux affaires. Mon hôtel s’y prête encore plus de par sa localisation et sa proximité de l’aéroport… A vrai dire dès le début, le concept de l’hôtel a été bien cadré même si nous avons dû faire des erreurs. Nous avons alors investi et corrigé le tir. Ma stratégie pour les années à venir sera essentiellement axée sur la consolidation du marché d’affaires. Je continue à focaliser sur la formation et à investir 5% du chiffre d’affaires pour maintenir la qualité dans l’établissement. Mais je pense qu’on peut aussi travailler sur le marché du tourisme de ville.</p>
<h4><strong>En quoi est-il différent du tourisme d’affaires ?</strong></h4>
<p>Quand j’évoque le tourisme de ville, je parle des « weekendeurs ». Il y a un segment que j’aimerais développer c’est ce qu’on appelle « le segment des weekendeurs ». Aujourd’hui, tous les hôtels de Tunis, font de 70 à 80% d’occupation à l’année concentrée du lundi au vendredi. Le taux d’occupation diminue considérablement les samedis et dimanches et généralement même les prix baissent. Il s’agit bel et bien du tourisme d’affaires.</p>
<p>Ce marché du weekend, là où on parle du parisien, du londonien, qui vient le vendredi soir et repart le lundi matin. Ce dernier, sur une destination comme Tunis a l’opportunité d’excercer plusieurs activités dont le culturel, le bien-être, le by night … et c’est un tourisme totalement différent du tourisme de Resort qu’on a classiquement sur les destinations tunisiennes.</p>
<h4><strong>Comment vous-vous différenciez des nouvelles enseignes qui sont en train de restructurer le secteur ?</strong></h4>
<p>Indéniablement, je ne suis ni un Four Seasons, ni un Mövenpick. Justement, je suis totalement autre chose et nous valorisons notre spécificité. C’est dire que les clients-affaires cherchent, de nos jours, du « Business Leisure ». Ils sont parfois fatigués des hôtels standardisés et sans âme. Ils veulent plutôt associer Business et divertissement. Ainsi notre mission à Hôtel Dar El Marsa sera de permettre au touriste de profiter de la vie en ville, de la proximité avec les locaux… Notre hôtel est une sorte de prolongation de sa maison, une petite maison d’art avec des services de cinq étoiles de luxe basés essentiellement sur la proximité, la chaleur humaine, le sourire, la volonté de lui faire plaisir. C’est le fondement de notre métier. L’avantage d’être indépendant est la flexibilité et la réactivité par rapport aux attentes du marché.</p>
<h4><strong>Qu’attendez-vous de l’ONTT pour que le secteur reprenne des couleurs et que le site devienne attractif aux étrangers ?</strong></h4>
<p>Les autorités sont appelées à redessiner les normes hôtelières, à mettre plus en avant les notions de services et d’expérience. Il faudrait qu’elles s’investissent plus dans le « Software » que dans le « Hardware ». Il faut avouer que la communication institutionnelle est perçue un peu « Old School ». Je crois qu’on gagnerait plus à moderniser nos outils de communication et à segmenter le secteur par niche : tourisme de ville, tourisme culturel, tourisme Resort… et être plus ciblé sur la communication. C’est également la responsabilité des managers de communiquer différemment, de créer des produits différents et, notamment, de continuer d’investir.</p>
<p>Je voudrais insister sur un autre volet qui va forcément développer l’attractivité de la destination, c’est l’Open Sky. Il faut savoir que quand bien même le voyageur européen est prêt à payer cher son expérience hôtelière, il ne veut plus payer cher son transport.</p>
<h4><strong>Vous avez un message à faire passer?</strong></h4>
<p>Ce que j’ai envie de dire c’est qu’on aborde souvent le secteur d’une façon négative : des problèmes d’infrastructure, de formation, de sites culturels qui ne sont pas mis en valeur… Je dirai plutôt qu’on a un magnifique pays, un grand potentiel, une bonne infrastructure et d’énormes produits hôteliers et il n’y a aucune raison pour ne pas réussir nos challenges dans ce secteur.</p>
<p>C’est à nous, les hôteliers qui connaissons parfaitement le marché, de changer nos produits sans attendre que les autorités le fassent pour nous.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2018/07/17/skander-mestiri-dg-dar-el-marsala-flexibilite-par-rapport-aux-attentes-du-marche-est-notre/">Skander Mestiri, DG Dar El Marsa:&#8221;La flexibilité par rapport aux attentes du marché est notre…</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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		<title>Tourisme d&#8217;affaires: un regard mêlé de passion et d&#8217;appréhensions</title>
		<link>https://managers.tn/2018/07/17/tourisme-daffaires-un-regard-mele-de-passion-et-dapprehensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 14:20:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Mice]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cœur de l’expérience MICE Selon un rapport publié par Allied Market Research, l’industrie mondiale MICE était évaluée à 752 milliards de dollars en 2016 et devrait atteindre 1245 milliards de dollars en 2023. L’industrie MICE est complexe, car elle se compose d’une multitude d’intervenants impliqués dans tous les maillons de la chaîne. Rencontrer des [&#8230;]</p>
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<p><a href="https://lemanager.tn/mice" data-href="https://lemanager.tn/mice" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*_te5l4Uj3oKiYY4YljQ6Fg.png" data-width="728" data-height="90" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/14365-1_te5l4uj3okiyy4yljq6fg.png"></a><br />
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<h4><strong>Au cœur de l’expérience MICE</strong></h4>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*wpO6cZpzII9i3KPQf-pVHQ.jpeg" data-width="6000" data-height="4000" data-is-featured="true" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/cdf26-1wpo6czpzii9i3kpqf-pvhq.jpeg"><br />
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<p><em>Selon un rapport publié par Allied Market Research, l’industrie mondiale MICE était évaluée à 752 milliards de dollars en 2016 et devrait atteindre 1245 milliards de dollars en 2023. L’industrie MICE est complexe, car elle se compose d’une multitude d’intervenants impliqués dans tous les maillons de la chaîne. Rencontrer des acteurs spécialisés dans le domaine nous a permis de mieux cerner l’entrain des opérateurs pour ce secteur, pénétrer ses rouages mais aussi et surtout de comprendre ses difficultés. Si un trait les réunit, c’est bien la passion qu’ils entretiennent au gré des turbulences qui n’ont pas épargné le secteur ces dernières années.</em></p>
<p>Imed Lagha est président du Groupement MICE à la FI2T et le fondateur de “Inventive Tunisia DMC” (Destination Management Company); une agence événementielle et de voyage, créée en 2004. Le marché européen remplit l’essentiel de son portefeuille.</p>
<p>En 2009, Imed Lagha mise sur le Jérid tunisien et ouvre le fameux parc événementiel “Sahara Lounge” à Tozeur, un complexe entièrement dédié au tourisme d’affaires événementiel et team building, alliant travail et plaisir d’une véritable robinsonnade du désert. “L’avantage d’avoir un projet pluridisciplinaire est d’avoir un ensemble d’activités qui répondent aux besoins du tourisme d’affaires. Et Tozeur est une excellente destination pour développer ce secteur” témoigne Imed Lagha.</p>
<p>Suite aux événements de 2011, qui n’ont pas manqué de brimer tout le secteur, et en particulier le tourisme d’affaires, l’enseigne a dû se repositionner et appréhender le marché local “corporate” pour permettre la pérennité et la survie du projet surtout que Sahara Lounge était alors à ses débuts. “Cela nous a permis de mieux comprendre le marché local tunisien” dit-il. Dans cette mouvance, les agences de voyages et de communication sont des partenaires clés.</p>
<figure class="wp-caption">
<p><img decoding="async" data-image-id="1*y3ljuXpGPW6kWHYgXhJkUA.jpeg" data-width="960" data-height="960" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/9bab6-1y3ljuxpgpw6kwhygxhjkua.jpeg"><figcaption class="wp-caption-text">Imed Lagha</figcaption></figure>
<p>“Elles nous permettent d’avoir du “repeat business” déclare Imed Lagha. Riadh Kooli est membre du bureau exécutif de la FTAV, fondateur du groupe VIP Incoming et directeur général de B-Event, filiale du groupe. Il est spécialisé dans l’événementiel professionnel à l’international et sur le marché local. C’est en 1996 qu’il créé VIP Incoming visant exclusivement les marchés étrangers. Traversant les raffuts causés par les événements de 2011, l’enseigne ne tarde pas à s’adapter à la crise.</p>
<p>Riadh Kooli n’est pas indifférent aux opportunités que recèle le marché local. Armé de passion et de persévérance, il lance B-event en 2012. L’esprit de l’enseigne, c’est bien le “thinking out of the box”. Avant-gardiste et visionnaire, Riadh Kooli est en train d’inventer le MICE tunisien de demain. En 2014, la boite s’allie au groupe français MYConcierge, pour ouvrir un bureau à Tunis, révolutionnant la demande de service d’assistance en Tunisie. Riadh Kooli opère sur tous les maillons de la chaîne, tout est pensé au moindre détail, de la sélection du lieu, la logistique, la restauration, jusqu’à l’hébergement et le transport, pour “une organisation clé en main” témoigne-t-il.</p>
<h4><strong>La saison 2018 ou la “passe décisive”… très décisive pour le secteur corporate !</strong></h4>
<p>Si les événements de 2011 ont, depuis, considérablement bradé le développement du tourisme tunisien, 2018 s’annonce comme l’année de la reprise. Pour Imed Lagha, la région de Tozeur a particulièrement été lésée. “On a été mis dans une espèce de zone rouge par les pays européens principaux émetteurs de touristes d’affaires vers la Tunisie. Les restrictions n’ont été levées que récemment” témoigne-t-il. Les opérateurs sont unanimes ! Il y a un enchaînement naturel qui doit se faire.</p>
<p>Riadh Kooli l’affirme sans tergiverser sur la question: “Quand la clientèle privée reprendra ses habitudes de voyage et que l’expérience portera ses fruits, la clientèle d’affaires suivra. “Celui qui décide qu’un événement se passe en Tunisie, c’est le commercial qui vient passer ses vacances en Tunisie, donc ce n’est pas possible de séparer les deux. Il faut que la saison d’été et l’arrière-saison se passent très bien, en termes de prestations, et que les différents maillons de la chaîne soient à la hauteur : à commencer par l’aérien, et particulièrement, notre grande compagnie Tunisair.</p>
<p>Ensuite, il y a l’accueil à l’aéroport, les services d’assistance, le transport et les hôtels. Je pense que si tout se passe bien, 2019 sera l’année où on sera capable de reprendre l’activité événementielle sur le marché européen parce qu’on reste tout de même incontournable dans le bassin méditerranéen”. D’un autre côté, le malheur des uns fait le bonheur des autres ! Il faut aussi avouer que le taux de change donne une longueur d’avance à la Tunisie côté tourisme. “Aujourd’hui il y a un réel intérêt économique avec le taux de change.</p>
<figure class="wp-caption">
<p><img decoding="async" data-image-id="1*tJKN6e99Afd6EK42aNpD7Q.jpeg" data-width="2896" data-height="1944" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/99ec5-1tjkn6e99afd6ek42anpd7q.jpeg"><figcaption class="wp-caption-text">Riadh Kooli</figcaption></figure>
<p>Ceci est sans conteste un atout à la condition que le reste des prestations soit à la hauteur. Il faut faire attention à ne pas vendre la prestation au mauvais prix. A ce niveau les autorités ont un grand rôle à jouer pour contrer les pratiques de dumping, et ne pas faire du tort aux acteurs sérieux” témoigne Riadh Kooli. Mais les opérateurs ne sont pas moins préoccupés. Les années moroses ont directement impacté la capacité réceptive de la Tunisie. Riadh Kooli nous informe à ce propos que depuis 2011 jusqu’à 2018, il y a moins de chambres d’hôtel disponibles, et moins de sièges dans les matériels roulants.</p>
<p>“A titre d’information, en 2010, il y avait près de 580 véhicules tout-terrain, aujourd’hui il n’y en a plus que 100 ! Repartir sur une saison qui s’annonce prometteuse, avec 100 véhicules, va poser problèmes”. Pour lui, l’activité va reprendre des couleurs, mais avec des prestations qui ne sont pas aussi rodées qu’il y a 7 ans. On s’accordera donc à dire que la réussite dépend de tous les acteurs. Chacun a sa part de responsabilité.</p>
<h4><strong>Une reprise, mais qui reste timide</strong></h4>
<p>Pour Riadh Kooli, l’événementiel international a disparu depuis 7 ans car la destination a été blacklistée. Mais il y a des indicateurs annonciateurs de bonnes nouvelles.</p>
<p>“La Tunisie est d’ores et déjà proposée pour le Sud, Djerba, et les côtes de Carthage. Mais nous ne sommes qu’à nos débuts” précise-t-il. Il y a une reprise de l’activité à l’international, principalement sur le marché européen, mais qui reste très timide. “Cette dernière année, les demandes reviennent, on n’est pas souvent retenus mais on a le mérite d’être listés” informe-t-il sous un élan d’enthousiasme justifié. La mosaïque se recompose petit à petit par des parcelles d’ardeur et de passion pour le métier.</p>
<p>Imed Lagha nous le confirme: “J’ai réalisé le premier événement “incentive” européen au mois de mai dernier, avec une mise en place pour 155 Français, pour le lancement du bureau Vallée en Tunisie. J’ai eu la chance de pouvoir gérer leur événement de A à Z. Nous nous sommes occupés de l’affrètement avec Tunisair et avons réalisé deux nuits à Tozeur avec notamment une nuit dans le désert près du village de Star Wars. C’est le premier événement qui a vu le jour en Tunisie depuis 2011 et c’était un grand succès !”.</p>
<p>Des réussites pareilles ont le mérite de prouver au moins une chose: le site Tunisie renaît de ses cendres, plus fort et à même de satisfaire une clientèle méfiante, qui désormais distribue les cartes. “Cet événement est un benchmark très intéressant pour les Européens, et particulièrement pour les boîtes événementielles européennes : on appelle ça les “incentives houses”. Cette réussite montre qu’on peut à nouveau réaliser de grands événements en Tunisie et s’aventurer dans les recoins du Sahara en toute sécurité et dans le plein confort” témoigne Imad Lagha.</p>
<p>Mais le chemin est encore ridé de séquelles. “On espère que cela augure des choses positives pour le futur. Il faut noter que dans le milieu de l’événementiel, il y a toujours des marchés plus aptes à redémarrer rapidement, tels que le marché français ou italien. En revanche les Anglo-Saxons mettront plus de temps, car ils doivent voir le tour-operating redémarrer, faire des scouting-trip, des voyages de repérage pour voir l’état du pays en terme sécuritaire, de propreté, de services et se faire ensuite une idée sur la situation” déclare-t-il.</p>
<h4><strong>Entre le miel et l’aiguillon…</strong></h4>
<p>Manque de volonté ou de conscience, la Tunisie tarde à réactiver les turbines du tourisme. Et par-là, on entend les efforts de communication, véritable titan, particulièrement en période de crise. “Quand on se compare au Maroc, nous sommes en retard.Le Maroc a lancé le visa free un an avant nous et a consacré de gros budgets pour la communication. De ce fait, les agences de voyages connaissent bien le Maroc, mais très peu la Tunisie !” Bien que le ministère du Tourisme vient de mobiliser un budget, à ce qu’il paraît, assez conséquent, pour 2018, 2019 et 2020, le moins qu’on puisse en dire est que nous avons longtemps lambiné ! Le tourisme d’affaires est un créneau qui est relativement récent et il faut agiter le drapeau du côté tunisien ! Imad Lagha propose de relancer concrètement la machine en réalisant des « éduc-tours », ou “fun trips” assez rapidement pour pouvoir inviter les boîtes événementielles à venir voir la Tunisie, à découvrir le produit tunisien avec un œil événementiel.</p>
<p>Les opérateurs ne chancellent pas : dans ce secteur, c’est la qualité avant tout ! Chaque détail a son importance. Il faut pouvoir épater cette catégorie de clients. “A titre d’exemple, pour un diner de 10 personnes au Sahara, il faudrait carrément faire une mise en place pour 100 personnes, juste pour leur montrer le tour lorsqu’on accueille un grand nombre. En gros il faut faire des simulations en situations réelles ! Mais le métier reste empreint d’obstacles qui ne dépendent pas que de la seule bonne volonté des opérateurs. Séduire une clientèle de plus en plus pointilleuse passe par le carcan du labyrinthe administratif.</p>
<p>“On a beaucoup de difficultés avec les autorisations. La plupart du temps on ne sait pas sur quel pied danser. Des fois on s’arrête parce qu’on ne peut pas privatiser un restaurant ou un monument, ou pour un problème de visas. On peut avoir des difficultés pour organiser un déjeuner dans la médina de Tozeur par exemple. En Tunisie, nous sommes très créatifs ! Mais il faut qu’on ait plus de latitude sur les choses permissibles, qu’il y ait un “free flow”.</p>
<p>Ne pas servir d’alcool à l’Acropolium de Carthage pour des groupes « incentive » étrangers est une hérésie ! Il m’est arrivé d’organiser un dîner là-bas, je n’avais plus le droit de servir de l’alcool après avoir eu une autorisation au préalable!” témoigne Imed Lagha. Briser la muraille public-privé est une démarche à suivre impérativement.</p>
<p>“Il faudrait qu’il y ait une cellule au ministère de l’Intérieur, qui soit dédiée au tourisme avec des personnes averties, qui parlent notre langage, qui comprennent notre réalité. L’idée est de pouvoir trouver un consensus entre le ministère du Tourisme et le ministère de l’Intérieur pour essayer d’avoir un vis-à-vis qui puisse nous faciliter les démarches d’autorisations. Il faut noter que le tourisme d’affaires fait venir des mastodontes étrangers en Tunisie, on parle de la Deutsch Bank, de McDonald’s, et j’en passe. De grandes enseignes internationales qui parfois ne viennent pas à cause des restrictions” déclare Imed Lagha.</p>
<h4><strong>Sortir de sa zone de confort</strong></h4>
<p>Les temps changent. Et pour la Tunisie, le moment est arrivé de briller sur d’autres cieux. Imed Lagha était de retour du salon ITB China, à Shanghai lorsqu’il nous a accordé cet entretien. Ce n’est plus un secret pour personne, la Chine est une ruche d’opportunités.</p>
<p>“Le salon était une composante de notre déplacement, nous avons fait des contacts en one to one à Beijing. On a rencontré des tour-operators et des boîtes spécialisées dans le secteur. Cela nous a permis de voir que le marché chinois est un marché très important pour la Tunisie”. La demande concerne non seulement les circuits classiques mais également des demandes spécifiques de sociétés qui veulent motiver ou remercier leurs employés ou partenaires. “Le Tourisme d’affaires est une composante très importante du marché chinois qui va aller, on l’espère, en se développant. C’est un marché qui va être stratégique, car il n’a pas besoin de venir l’été.</p>
<p>Il va donc remplir les périodes creuses qui sont les 9 mois de vaches maigres en Tunisie. Il faut savoir que les Chinois aiment la culture, le désert, le Sahara. Et en Tunisie, ils ont la possibilité de voir énormément de highlights en très peu de temps. C’est ce qu’on a d’ailleurs remarqué lors de notre déplacement. Les opérateurs qu’ on a rencontrés ont un très bon feedback par rapport à la Tunisie”. Alors à quand des suiveurs ? Mais dans ce secteur, il faut bien connaître les particularités et les habitudes des clients, il ne faut donc pas hésiter à partir en exploration.</p>
<p>“Le déplacement en Chine m’a ouvert les yeux sur beaucoup de potentialités pour le développement du “tourisme évènementiel chinois”. Quand je suis allé là-bas, et que j’ai vu leur mode de vie, j’ai eu l’idée de faire évoluer le Sahara Lounge vers une carte chinoise, ou du moins une partie pour pouvoir répondre entièrement à leurs besoins.</p>
<p>Actuellement on leur sert des fontaines d’eau chaude, parce qu’ils ne boivent pas d’eau à température ambiante ou froide mais plutôt chaude ou tiède. Durant leur séjour, il faut qu’ils mangent plus de 60% de nourriture chinoise. Ils ont des habitudes alimentaires qu’il faut connaître et prendre en compte si on veut développer ce marché. Il faut savoir qu’on peut aisément faire ces repas à partir de ce qu’on a en Tunisie. Avoir fait ce voyage a donc été très positif pour mon activité” témoigne Imed Lagha.</p>
<h4><strong>Connaît-on réellement ce métier ?</strong></h4>
<p>Riadh Kooli déplore quelque peu l’immaturité de la réglementation sévissant en matière de tourisme d’affaires, laissant pulluler un cannibalisme déstabilisant mais qui reste maîtrisable, le marché assurant de lui-même une sélection naturelle.</p>
<p>Aujourd’hui sur le marché local, on a la possibilité d’ouvrir une patente et on est proclamé organisateur d’événement d’une minute à l’autre; explique-t-il, ce qui peut porter atteinte à la crédibilité du métier. “Mais fort heureusement, le marché reste dominé par des concurrents sérieux, qui sont pour nous des référents. Ils sont dans le conseil et dans le respect.</p>
<p>Et c’est grâce au concours de tous ces opérateurs que le métier est aujourd’hui reconnu” déclare Riadh Kooli. Pour ce passionné de la profession, l’événementiel d’affaires est un métier compliqué, dur, engageant, et qui nécessite beaucoup de ressources humaines et d’expertise car c’est un métier de conseil avant tout. Le capital humain est donc le socle. Les premiers responsables ont un rôle primordial à jouer pour pouvoir retenir les collaborateurs.</p>
<p>“Il faut les faire évoluer, leur donner tout le confort pour qu’ils puissent se projeter, les impliquer, pour en faire des partenaires associés. Cette pratique est d’ailleurs intégrée dans l’ADN de notre société” témoigne-t-il. “Le métier présente de bons côtés mais c’est aussi un métier ingrat, car depuis 7 ans, on le constate, le client devient de plus en plus exigeant, la moindre erreur peut être fatale, et on la paye comptant” témoigne Riadh Kooli.</p>
<p>C’est un métier qui continuera à se développer mais il est en train de se restructurer et d’évoluer à tous les niveaux. En matière d’événementiel, sur le plan de la demande, l’automobile est l’un des secteurs les plus consommateurs, bien qu’il ait enregistré une petite baisse d’activité cette année. Ensuite, le secteur de la banque et des laboratoires pharmaceutiques mobilisent une grande partie de la demande.</p>
<p>Ces dernières années, on voit de plus en plus de petites entreprises s’avancer vers le secteur, ayant pris conscience que l’événementiel est un canal de communication important, informe-t-il. Sur le plan des pratiques commerciales, depuis 6 ans, il y a une vraie évolution, et le client devient plus exigeant qu’auparavant. Dans ce secteur, pour être efficace, il faut être transparent. Les factures d’achats par exemple ne sont plus un tabou pour le client, qui, aujourd’hui, les exige.</p>
<p>Par contre les honoraires ne sont pas discutables ! Car l’expertise humaine coûte cher. “Je fais prendre conscience au client ce que je lui fais gagner avec les différents fournisseurs, mais je facture mes honoraires comme un avocat ou un médecin le fait. On a imposé cette façon de faire et aujourd’hui les clients l’apprécient. D’ailleurs à notre dernier contrat, on a fixé une clause d’objectifs d’achats, la logique étant : plus on pourra négocier pour le client, plus notre marge sera importante”. Sur le plan des ressources humaines, Imad Lagha pointe du doigt une affaire bien commune à plus d’un, mais qui reste prononcée dans le milieu : la rareté des compétences.</p>
<p>“Depuis 2011, il y un recul au niveau de la qualité des prestations que nous fournissons. Si demain je dois faire un diner et une nuitée dans le désert pour 300 personnes, je dois me poser des questions : est-ce que j’ai le matériel, les compétences, les fournisseurs, capables d’assurer cette demande ? Dans le Sud Tunisien, particulièrement, il y a moins de services qu’avant. Le personnel n’est plus aussi compétent qu’il y a 10 ans. Il y a une usure, et pas de renouvellement, des départs à la retraite, des reconversions.</p>
<p>Il va falloir que tout remonte crescendo. Ce que je dis pour Tozeur est aussi valable au niveau des hôtels des côtes de Carthage, d’Hammamet, de Sousse ou de Djerba. Les hôtels qui font du tourisme d’affaires ont souvent du mal à assurer ce service car on vise l’excellence” témoigne-t-il.</p>
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		<title>MICE: les facteurs de succès d&#8217;ailleurs</title>
		<link>https://managers.tn/2018/07/17/mice-les-facteurs-de-succes-dailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 13:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MICE, une industrie en plein essor Le tourisme d’affaires (connu aussi comme MICE pour Meetings, Incentives, Conferencing et Exhibitions, les quatre piliers de cette filière) est une industrie mondiale valorisée à plus de 1.6 trillion de dollars. Chaque année, des millions de personnes se déplacent à travers la planète pour prendre part aux milliers d’événements professionnels [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure>
<p><a href="https://lemanager.tn/mice" data-href="https://lemanager.tn/mice" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*_te5l4Uj3oKiYY4YljQ6Fg.png" data-width="728" data-height="90" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/71dc9-1_te5l4uj3okiyy4yljq6fg.png"></a><br />
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<h4><strong>MICE, une industrie en plein essor</strong></h4>
<p><em>Le tourisme d’affaires (connu aussi comme MICE pour Meetings, Incentives, Conferencing et Exhibitions, les quatre piliers de cette filière) est une industrie mondiale valorisée à plus de 1.6 trillion de dollars. Chaque année, des millions de personnes se déplacent à travers la planète pour prendre part aux milliers d’événements professionnels organisés à travers le monde.</em></p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*Bv5ck7E2-5yzvgxd-4XTVg.jpeg" data-width="6016" data-height="4016" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/94f77-1bv5ck7e2-5yzvgxd-4xtvg.jpeg"><br />
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<p>La filière MICE englobe quatre activités clés : l’organisation de réunions (meetings), de voyages de motivation commandités par les entreprises pour leurs employés, clients et/ou fournisseurs (incentives), de conférences regroupant des centaines voire des milliers de personnes qui partagent un intérêt commun tels une fonction, un secteur d’activité, une culture, une religion voire un passe-temps (conferencing) et enfin des salons professionnels où produits et services sont affichés. Bien qu’elle fasse partie de cette filière de tourisme d’affaires, l’incentive est la seule activité axée essentiellement sur les loisirs et n’intègre aucune activité professionnelle.</p>
<p>Développer la filière MICE peut avoir un impact positif sur tout le secteur touristique en stimulant l’activité, notamment en basse saison. La clientèle MICE, plus exigeante en termes de qualité, peut également pousser les acteurs à améliorer leur infrastructure. Le développement du MICE permet également de booster la recette touristique : d’après le Centre de commerce international (CCI), le tourisme d’affaires induit davantage de dépenses que lors de vacances proprement dites, puisqu’un touriste d’affaires dépense, en moyenne, le double par jour par rapport à un simple vacancier. Leurs décisions d’achat sont principalement dictées par leur capacité à utiliser efficacement le temps qui leur est imparti.</p>
<p>Les touristes d’affaires lors de leurs déplacements peuvent également se convertir en voyageurs de loisirs. Le CCI estime que, quand ils le peuvent, les deux tiers d’entre eux prolongent leur séjour pour faire du tourisme de loisir. Les touristes d’affaires arrivent généralement à s’octroyer du temps libre lorsqu’ils sont loin de chez eux. Ils sont plus susceptibles de participer à des activités touristiques si l’effort requis est minime et les risques sont faibles. Pour inciter leurs clients en voyage d’affaires à prolonger leur séjour, certains hôtels mettent à leur disposition tout ce dont ils ont besoin pour travailler confortablement (connectivité, espace de travail, …).</p>
<p>“Au Jordan Tourism Board, nous avons pris conscience de l’importance de se concentrer sur le MICE depuis 2014”, a déclaré au Manager Khaled Kelani, représentant du JTB en Tunisie, Algérie, Koweït, Liban et Égypte. “La Jordanie est très connue sur le marché des incentives mais moins dans le secteur des conférences. Nous espérons changer cela grâce aux nombreux investissements que nous avons réalisés”, a-t-il ajouté.</p>
<h4><strong>Une industrie en plein essor</strong></h4>
<p>D’après le Centre de Commerce International, la filière MICE représente 9% du tourisme mondial. De son côté, le ministère de l’Economie taïwanais estime, dans une étude publiée en 2013, que 400 mille conférences et salons sont organisés chaque année pour un coût total d’environ 280 milliards de dollars. Selon un rapport publié en 2016 par Allied Market Research, le secteur connaîtra une croissance annuelle cumulée de 7.5% entre 2017 et 2018 avec un chiffre d’affaires qui passera de 752 milliards de dollars à 1.2 trillion de dollars.</p>
<p>C’est l’Asie-Pacifique qui aura le plus fort taux de croissance durant la même période, estimée par AMR à 8.6%. Les pays de cette région récolteraient ainsi les fruits de critères d’accès allégés et d’importants investissements réalisés dans les infrastructures. En 2016, l’Europe a dominé le marché mondial du MICE avec plus de 42% de parts de marché, en termes de valeur. L’Allemagne, le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie représentent 70% du marché MICE européen selon les chiffres publiés par la Global Business Travel Association (GBTA). Cette dernière estime que les dépenses de ces trois pays sur le MICE ont atteint les 187 milliards d’euros en 2017.</p>
<p>Cela représente une hausse de 6.8% par rapport à 2016. Pour leurs voyages de MICE, les destinations favorites des Européens sont les Amériques (43%), l’ Asie (35%), le Moyen-Orient (32%), l’Afrique (19%) et l’Australie (9%), d’après les chiffres du Centre pour la promotion des importations du ministère des Affaires étrangères hollandais.</p>
<p>De leur côté, les pays d’Europe de l’Est sont des marchés émergents pour le tourisme d’affaires sortant. En raison de la rapide croissance de leur économie, ces pays ont enregistré des taux de croissance annuels moyens les plus élevés parmi les pays en développement entre 2011 et 2015: l’Estonie (5,3%), la Bulgarie (5,2%), la Hongrie (4,4%), la Lituanie (2,9%) et la Croatie (2,2%) sont particulièrement prometteuses, a dévoilé la même source.</p>
<p>Qu’est-ce qui fait d’une ville ou d’un pays une destination MICE privilégiée? D’après Karim Kharrat, fondateur du cabinet Paris Comptabilité Hôtellerie, les piliers d’une destination privilégiée MICE sont une qualité du transport, une capacité d’hébergement suffisante, un attrait touristique et un écosystème économique dynamique.</p>
<h4><strong>Travailler … en toute convivialité</strong></h4>
<p>Classée troisième destination MICE à l’échelle mondiale, après les USA et le Royaume-Uni, l’Espagne a abrité en 2015 plus de 20 mille événements, dont 572 d’envergure internationale. Ce chiffre représente une croissance de 17.2% par rapport à l’année précédente, d’après les chiffres de l’International Conference and Convention Association.</p>
<p>Qui plus est, l’Espagne abrite trois des plus grands événements de leurs secteurs respectifs (Mobile World Congress pour la smartphonie, IBTM pour le MICE et FITUR pour le tourisme) accueillant chacun des milliers de visiteurs. L’Espagne dispose d’un large éventail d’espaces adaptés à tous les besoins. Les planificateurs d’événements peuvent choisir parmi plus de 40 centres de conférences et de congrès tous équipés de technologies de pointe. Les plus célèbres sont le Centre des Congrès et des Expositions IFEMA de Madrid, le Centre des Congrès CCIB de Barcelone, le Centre de Conférences et d’Expositions FIBES de Séville, le Centre BEC de Bilbao. L’Espagne tire aussi pleinement avantage de la richesse de son patrimoine, en offrant aux entreprises d’organiser leurs événements dans des espaces peu conventionnels tels que les châteaux médiévaux.</p>
<p>Le royaume ibérique dispose également d’un large réseau d’hôtels et d’établissements d’hébergement alternatif destinés au tourisme MICE totalisant 350 mille lits.</p>
<p>Le Maroc, qui souhaite de son côté développer l’industrie MICE, a oeuvré à l’amélioration de son infrastructure hôtelière, notamment à Casablanca, où le tourisme d’affaires semble se développer rapidement. La ville côtière est en train de s’équiper d’installations événementielles de grande envergure à l’instar du nouveau centre de congrès d’une capacité de 3500 places en cours de construction sur le nouveau port de plaisance de la ville.</p>
<p>Les travaux sont également en cours pour le CasArts Theatre Complex, plus grand théâtre en Afrique. L’organisation réussie du COP22 à Marrakech a permis au Maroc de prouver sa capacité à héberger des événements de grande envergure. Le royaume chérifien a été alors identifié comme une étape d’expansion clé par les opérateurs mondiaux tels que Hilton, Marriott International, Four Seasons ou encore Mövenpick. En 2014, le tourisme a ainsi généré 7 milliards de dollars dans la grande région de Casablanca — en hausse de 0,6% par rapport à 2013 — dont 60% provenaient du tourisme d’affaires. Près d’un visiteur sur quatre était un touriste d’affaires en 2014, dont 40% venaient de France, 21% du Golfe, 9% d’Espagne et 6% d’Amérique du Nord.</p>
<p>Le Maroc ne profite qu’à hauteur de 5% de ce marché. Cela découle naturellement de la crise économique que connaît l’Europe, principal client du tourisme d’affaires en Afrique du Nord, mais aussi des diverses tensions géopolitiques qui ont touché la région depuis les révolutions du Printemps arabe.</p>
<h4><strong>Une destination accessible</strong></h4>
<p>L’accessibilité est également un point crucial pour les destinations MICE. L’Espagne, par exemple, dispose d’un vaste réseau ferroviaire et de bus ainsi que d’un dense réseau autoroutier. L’Espagne compte également plus de 30 aéroports qui desservent un grand nombre de destinations intérieures à travers le pays. Ses aéroports internationaux abritent un trafic aérien dense de la plupart des régions du monde. Au fur et à mesure que les possibilités du tourisme international et celui d’affaires augmentent, les aéroports espagnols se développent et de nouvelles routes internationales s’ouvrent.</p>
<p>Du côté marocain, et en raison de l’augmentation de la connectivité aérienne à Casablanca, la ville suscite un intérêt croissant de la part des opérateurs en tant que destination émergente pour les incentives, conférences et expositions. L’aéroport de Marrakech-Menara est le deuxième aéroport le plus important du Maroc avec 4 millions de voyageurs par an. Il est situé dans le sud-ouest de la zone urbaine, à 5 km du centre de Marrakech et il ne faut pas plus de 15 minutes pour rejoindre la ville.</p>
<p>Le temps de vol entre Paris et Marrakech est d’environ 3 heures. Petit plus: en raison de la protection de l’environnement, le nouveau Terminal 1 est partiellement alimenté en énergie solaire. Malgré les travaux du Terminal 3 portant sa capacité à 9 millions de passagers, et à cause d’un trafic de plus de 14 millions de passagers prévu pour 2030, et en raison d’une extension urbanistique autour de l’aéroport actuel qui limite son développement, un projet d’une nouvelle «ville aéroportuaire intégrée» est en cours, d’un coût estimé à 4,3 milliards de dirhams.</p>
<h4><strong>Consolider les efforts</strong></h4>
<p>L’organisation d’événements professionnels est souvent une tâche fastidieuse nécessitant l’intervention de nombreux acteurs: les participants, les sponsors, les planificateurs, les espaces de réunion, les hébergeurs, les fournisseurs … Pour faciliter la tâche aux organisateurs, quelques pays, et même des villes, ont constitué des <em>conventions bureaus</em>, qui joue le rôle de guichet unique. Ces bureaux ont aussi la mission de coordonner les efforts de tous les acteurs du secteur afin de mieux prospecter et attirer les clients potentiels.</p>
<p>Le Spain Convention Bureau, par exemple, est un réseau d’organisations locales qui regroupe 56 destinations de congrès. Il a été créé en 1984 en tant que section spécialisée de la Fédération espagnole des Municipalités et Provinces. La professionnalisation du service, la diversité de l’offre qui rassemble les villes de toute l’Espagne, l’expérience dans l’organisation des grands événements et les ressources culturelles, naturelles et gastronomiques de chaque région ont permis à ce Bureau de transformer le pays en une destination MICE leader dans le monde.</p>
<p>De son côté, la Jordanie avait récemment créé un Convention Bureau. D’après Kelani, ce bureau est dédié principalement aux associations professionnelles qui souhaitent organiser des conférences internationales en Jordanie. “Nous avons lancé le programme des ambassadeurs où les leaders d’opinion jordaniens promeuvent la Jordanie en tant que destination privilégiée pour les conférences. Nous ne manquons pas de participer à tous les appels d’offres afin d’assurer l’organisation de conférences internationales en Jordanie”, a-t-il ajouté.</p>
<h4><strong>La Tunisie peut-elle développer une industrie MICE réussie?</strong></h4>
<p>La Tunisie possède les ingrédients pour être une destination MICE privilégiée, a rassuré Karim Kharrat. “L’avantage compétitif que la Tunisie peut avoir est d’améliorer son rapport qualité/prix afin de pouvoir concurrencer des métropoles européennes”, a-t-il indiqué. Par ailleurs, l’expert a appelé les professionnels du secteur à créer une Convention Bureau qui leur permettra de mieux répondre aux besoins du marché du MICE très compétitif.</p>
<p>Le rôle des organismes étatiques sera d’orchestrer des campagnes marketing au profit du site Tunisie. D’ailleurs, parmi les recommandations issues d’une réunion tenue en 2014 avec Wahida Djaït, à l’époque présidente de l’ONTT, étaient l’augmentation du budget de promotion consacré au MICE, la création d’une déclinaison MICE de la publicité nationale et une participation plus efficace aux principaux salons spécialisés.</p>
<p>Ces mesures urgentes avaient pour but de relancer la filière qui ne pesait que 5 % après la révolution, contre 25 % avant 2011. La destination MICE tunisienne semble séduire de nouveau les Européens. La Tunisie a été en effet élue parmi les dix destinations MICE de l’année 2018 par le site spécialisé Voyages &amp; Stratégie. César Saint-Ouen, directeur général de My DMC Croisière Jaune, a déclaré au média français : “Les mauvais ont fermé ou sont partis. Les autres ont dû satisfaire une clientèle locale et moyen-orientale exigeante. Du coup, je dirais que la prestation est plutôt meilleure qu’auparavant”.</p>
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		<title>Tourisme et bailleurs de fonds ce n&#8217;est pas l&#8217;amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jul 2018 11:56:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Bassem Neifer, analyste à AlphaValue Le poids du tourisme dans l’économie tunisienne n’est pas à démontrer. Les derniers chiffres de l’INS montrent que hors agriculture, il s’agit de l’un des secteurs qui ont apporté le plus de valeur ajoutée durant le premier trimestre 2018. Mais le tourisme est aussi le malheur de certains établissements [&#8230;]</p>
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<h4>Par <strong>Bassem Neifer, analyste à AlphaValue</strong><br />
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<p><em>Le poids du tourisme dans l’économie tunisienne n’est pas à démontrer. Les derniers chiffres de l’INS montrent que hors agriculture, il s’agit de l’un des secteurs qui ont apporté le plus de valeur ajoutée durant le premier trimestre 2018.</em></p>
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<p><img decoding="async" data-image-id="1*cUti5wTmymK6KqNzsZ8F4w.jpeg" data-width="7360" data-height="4912" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/bde2b-1cuti5wtmymk6kqnzsz8f4w.jpeg"><br />
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<p>Mais le tourisme est aussi le malheur de certains établissements de crédit. Lors de la dernière communication financière de la STB, le management de la banque a affiché un chiffre effrayant : 1,250 milliard de dinars de dettes carbonisées, pour une capitalisation boursière qui ne dépasse pas les 650 millions de dinars !</p>
<p>Le secteur financier ne ressent pas encore l’impact réel de cette catastrophe, pour le moment, grâce aux réglementations en vigueur. En effet, en vertu des dispositions de la circulaire de la BCT N° 2015–12, les établissements de crédit peuvent reporter le paiement des tombées en principal et en intérêts échus ou à échoir en 2015 et 2016 au titre des crédits accordés aux entreprises opérant dans le secteur touristique.</p>
<p>Les dispositions de cette circulaire ont continué à être applicables aux créances échues en 2017. Pour la STB, cette circulaire lui a permis d’éviter la constitution de provisions additionnelles de l’ordre de 40,674 millions de dinars au titre des créances classées 4. Les engagements des entreprises ayant bénéficié des mesures exceptionnelles s’élèvent à 534 millions de dinars (provisionnés à hauteur de 49 millions de dinars).La première banque publique n’est pas la seule à subir les conséquences de la crise du secteur.</p>
<p>La liste est longue et il suffit de consulter les rapports des commissaires aux comptes. Par exemple, l’Amen Bank a constitué dans ses comptes des agios réservés en liaison avec ses relations opérant dans le secteur touristique de l’ordre de 40,831 millions de dinars.</p>
<h4><strong>Une loi de dernière chance</strong></h4>
<p>Au vu de cette situation, le projet de loi qui a été remis à l’ARP depuis plus d’un mois par le Gouvernement a du sens. Le texte offre une échappatoire aux banques publiques, clairement les plus exposées à ce fléau de créances classées. Aujourd’hui, un établissement de crédit privé peut trouver un accord à l’amiable avec un emprunteur en faillite et accepter de solder les comptes même avec un montant inférieur à la dette initiale.</p>
<p>Ainsi, les montants provisionnés auparavant peuvent faire l’objet d’une reprise et réintégrer le compte de résultat avec un signe positif.</p>
<p>Mais ce mécanisme n’est pas possible dans le cas des banques publiques, qui n’ont pas le droit de laisser tomber un seul millime de la dette initialement octroyée. Cela pose clairement une série de problèmes au niveau opérationnel. Selon le Gouvernement, l’objectif est de récupérer 6,5 milliards de dinars de créances classées, tous secteurs confondus.</p>
<p>Un chiffre astronomique à notre sens et qui ne pourra jamais être atteint. D’ailleurs, est-ce que le projet de loi sera adopté ? Devant les tractations politiques actuelles, il est plus que probable de qualifier cette initiative législative d’ « une porte ouverte à la corruption ». Indépendamment de cela, le projet reste une opportunité pour nettoyer les bilans des banques.</p>
<h4><strong>Boudé du financement</strong></h4>
<p>Avec cet historique, le tourisme est loin de figurer parmi les destinations préférées du capital tunisien. Il s’agit là de l’un des secteurs absents de la Cote de la Bourse de Tunis. D’ailleurs, nous voyons mal comment un dossier d’un établissement hôtelier pourrait passer.</p>
<p>Pour les investisseurs, il est très difficile de convaincre de la viabilité d’un projet dans un secteur aussi fragile. Les revenus de nos établissements souffrent généralement de la forte saisonnalité, surtout ceux qui basent leurs modèles économiques sur le balnéaire. Plusieurs fonds et capitaux- risques ont banni le tourisme des secteurs éligibles au financement.</p>
<p>Nous pouvons également constater les difficultés du secteur à partir des chiffres des compagnies de leasing. Au premier trimestre 2018, le tourisme n’a bénéficié que de 62,492 millions de dinars d’accords de financement, sur un total de 744,375 millions de dinars pour l’ensemble de l’économie, soit 8,4% seulement.</p>
<h4><strong>Un nouveau modèle économique s’impose</strong></h4>
<p>D’un autre côté, si un projet est capable de corriger la saisonnalité des revenus, la principale entrave à une bonne profitabilité des investissements touristiques, il a de fortes chances pour décrocher de bons tickets de financement.</p>
<p>Parmi les segments attractifs, nous retrouvons le tourisme d’affaires. La Tunisie est déjà l’une des destinations les plus connues en matière d’activité de congrès, mais le volume reste insuffisant. L’activité des voyages d’affaires, de foires et salons reste peu développée pour une simple raison : notre économie n’a pas la taille nécessaire pour organiser des événements capables d’attirer des milliers de visiteurs étrangers.</p>
<p>Nous manquons d’infrastructures et de thèmes, qui sont globalement confisqués par les autres pays. Il y a aussi le tourisme golfique. C’est une excellente piste capable d’attirer un nombre élevé de touristes fortunés et qui peut faire remplir nos hôtels après la fin de la haute saison estivale. L’émergence du golfeur nomade et la démocratisation du golf qui a suivi, l’apparition de cartes de fidélité offrant des green fees à prix cassés, l’arrivée d’Internet et des réservations en ligne donnent de grandes chances pour réussir dans ce segment.</p>
<p>Mais cela ne suffit pas. Même ces segments porteurs pourraient ne pas marcher si le pays restait dans son état actuel. Pour fidéliser les visiteurs et recruter d’autres en permanence, il faut les convaincre par la qualité de vie en Tunisie, ce qui n’est pas facile à faire avec ce que nous vivons chaque jour.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2018/07/17/tourisme-et-bailleurs-de-fonds-ce-nest-pas-lamour/">Tourisme et bailleurs de fonds ce n&#8217;est pas l&#8217;amour</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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