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	<title>Mécénat &#8211; Managers</title>
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	<title>Mécénat &#8211; Managers</title>
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		<title>Selon une dernière estimation, l’industrie culturelle et créative ne représente que 0,6% du PIB en…</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 15:05:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>D’emblée un chiffre révélateur ! La contribution de l’industrie culturelle et créative au PIB tunisien n’est que de 0,6%. A titre de comparaison, en Europe, elle avoisine les 7%, en Corée du Sud, elle est de l’ordre de 9% ! La moyenne mondiale est de 3%. Ces chiffres ont été mis sur le tapis lors de la [&#8230;]</p>
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<p><a href="https://goo.gl/yWSYyr" data-href="https://goo.gl/yWSYyr" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*H5UEiIq86rmAg-jyrh2KDA.jpeg" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/08dd3-1h5ueiiq86rmag-jyrh2kda.jpeg"></a><br />
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<p><em>D’emblée un chiffre révélateur ! La contribution de l’industrie culturelle et créative au PIB tunisien n’est que de 0,6%. A titre de comparaison, en Europe, elle avoisine les 7%, en Corée du Sud, elle est de l’ordre de 9% ! La moyenne mondiale est de 3%. Ces chiffres ont été mis sur le tapis lors de la rencontre avec les médias organisée par la BIAT à l’occasion de la publication de l’étude réalisée sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie, le mardi 06 novembre. Quels sont les freins à l’éclosion de ce secteur ? Focus</em></p>
<p>Il va sans dire qu’une armada d’études, de rapports et d’initiatives de tous bords, traitant le sujet de l’ICC, existe à travers le monde. La Tunisie est loin d’en dire autant ! La BIAT, un acteur majeur de la scène économique tunisienne ne cesse, depuis une dizaine d’années, de s’intéresser à ce secteur dont le potentiel n’est pas à négliger. Ainsi, l’objectif de l’étude est de mieux cerner le secteur culturel, d’évaluer son potentiel de développement et d’identifier les actions prioritaires à mettre en place.</p>
<p>L’étude est le résultat d’un moulage bien garni, alliant plus de 30 entretiens avec l’ensemble des parties prenantes et des acteurs économiques, culturels, gouvernementaux et l’analyse des statistiques disponibles. Dans son allocution de bienvenue, Elyes Ben Rayana a souligné “la culture est un axe important de la banque. Il s’agit d’un élément essentiel pour le développement d’un pays. En tant que banque, nous sommes convaincus qu’au-delà du mécénat, la culture est créatrice de valeur économique.” Ajoutant que le secteur doit reposer sur des modèles économiques et des business plans pour sa pérennité, à l’instar des géants mondiaux Disney ou encore Warners. “ En Tunisie, nous ne manquons pas de talents , le potentiel de l’ICC est considérable, mais il y a des obstacles sur lesquels il faut se pencher” a-t-il ajouté.</p>
<p><a href="https://upscri.be/a75d53/">https://upscri.be/a75d53/</a></p>
<h4><strong>Quels obstacles minent le secteur ?</strong></h4>
<p>Le diagnostic de l’étude fait ressortir 4 composantes expliquant les freins à l’éclosion des ICC en Tunisie. Du côté de la demande, le Tunisien est très éloigné des aires culturelles ! L’accessibilité aux biens et services créatifs “physiques” est disparate et mal répartie sur la Tunisie. Le consommateur tunisien est mal ou peu exposé à ces produits, ce qui en limite la consommation. Ce manque d’accessibilité est dû notamment à la rareté de l’infrastructure. A titre d’exemple, la Tunisie a eu ses premières et uniques deux salles de concert en mars 2018 avec l’ouverture de la salle de l’Opéra de Tunis à la Cité de la Culture.</p>
<p>Par ailleurs, le patrimoine culturel national n’est pas toujours adapté pour l’accueil des visiteurs. Par exemple, l’accès au site de Dougga et les facilités nécessaires (restauration, aire de repos…) ne sont pas assez développés pour permettre une visite de groupes dans les meilleures conditions. La faible exposition est flagrante au niveau du secteur du cinéma. Outre leur nombre réduit, les salles d’exploitation commerciale sont fortement concentrées autour de quelques régions.</p>
<p>La répartition géographique des salles de cinéma est loin de couvrir toutes les zones à forte densité de population. Tunis concentre plus de 50% de l’offre avec plus d’un tiers des salles de cinémas concentrées dans le centre-ville dans un périmètre de 5 hectares. De leur côté, les biens numériques sont presque inexistants. Les plateformes de consommation de contenus culturels ou créatifs tunisiens sont principalement portées par le secteur des médias et se concentrent sur l’information ou la production propre.</p>
<p>Par ailleurs, Etat et investisseurs privés sont loin de se compléter ! L’Etat n’a pas réussi à se délaisser d’une position dominante qui peut aller jusqu’à freiner le développement d’acteurs économiques privés. Le secteur reste fortement dépendant des subventions de l’Etat. Cette dépendance a des effets néfastes générant même un cercle vicieux bloquant toute l’économie créative. D’un autre côté, les industries créatives sont par définition risquées car l’accueil du public est imprédictible, ce qui constitue un élément irritant pour les investissements financiers. Aussi, les investisseurs privés sont confrontés au manque de données et de transparence des transactions</p>
<p>Le cadre économique et/ou légal reste peu favorable et limite la possibilité d’exploiter correctement un segment de marché nouveau. C’est l’exemple de la radio. Malgré́ un marché́ mature, l’offre radio reste principalement généraliste. Les principaux besoins de mise à jour concernent les adaptations technologiques du secteur, les évolutions de la compétition internationale et l’encouragement de la diversification des acteurs et de la concurrence.</p>
<p>Ainsi, le cadre légal actuel comme le Code du numérique ou du patrimoine freinent les créatifs dans l’exercice de leur talents, et peut même les en dissuader. A titre d’exemple, l’étude cite la Loi n° 94–36 du 24 février 1994, relative à la propriété littéraire et artistique, les dispositions douanières sur l’importation et l’exportation des biens culturels, ou encore le décret n° 2001–717 du 19 mars 2001, fixant les modalités d’octroi de subventions d’encouragement à la production cinématographique</p>
<h4><strong>Les actions proposées</strong></h4>
<p>Plusieurs leviers sont à activer pour déclencher le potentiel de cette nouvelle économie, tels que: investir dans les canaux de distribution et l’accès aux biens et services créatifs, renforcer la présence des biens créatifs dans l’éducation et les médias, accélérer le développement de l’écosystème digital créatif, encourager une concurrence saine entre tous les acteurs créatifs, mettre les données au centre de l’économie créative tunisienne, faire porter l’économie créative par le public et le privé, et remettre à jour le cadre légal. L’étude recommande notamment de tester l’évaluation du risque et la qualité d’un éventuel futur investissement culturel. L’investisseur privé peut supporter financièrement de petits projets créatifs.</p>
<p>Ces projets sont portés par des talents en quête de développement. L’avantage de cette approche est de limiter le risque financier de l’investissement. Si le produit subit un échec (public non atteint, sous-qualité…), l’investisseur aura perdu un montant maîtrisé. D’autre part, si le produit est couronné de succès, l’investisseur aura une indication sur une piste d’investissement à risque déjà évalué. Ainsi, il sera capable d’investir en partenariat avec le même talent qui produit le prototype ou changer l’échelle du projet vers une plus grande envergure. L’investissement de départ peut, par exemple se faire sous forme de mécénat donc à fonds perdu.</p>
<p>Certains projets ont déjà bénéficié de cette approche, à l’instar de la Maison de l’Image qui a démarré avec un projet consistant à envoyer une délégation de photographes tunisiens à une rencontre internationale à New York. Ce déplacement a été financé par un mécène. A la suite du succès de la délégation aux États-Unis, il a accompagné la Maison de l’Image en finançant son aménagement et son ouverture.</p>
<h4><strong>La BIAT, un accélérateur des ICC !</strong></h4>
<p>Au vu de cette étude, la BIAT entend contribuer à la définition et à la mise en oeuvre d’actions pour le développement de l’ICC en Tunisie. Plusieurs actions d’envergure sont d’ore et déjà inscrites dans le pipeline de la banque telles que le lancement en juillet 2018 d’une offre dédiée au secteur du cinéma, dans l’objectif d’apporter aux jeunes producteurs un accompagnement sur mesure avec un crédit d’accompagnement à la trésorerie à court terme, un crédit d’investissement à hauteur de 10% du budget global du film avec un plafond de 150 000 dinars et une formule de prise de participation dans le film à hauteur de 10% du coût global plafonné à 50 000 dinars.</p>
<p>La Banque a également parrainé plusieurs initiatives culturelles telles que le festival du cinéma méditérranéen <em>Manarat, </em>l’objectif étant de développer l’offre de biens et services culturels en permettant aux Tunisiens d’avoir un accès facile aux oeuvres culturelles locales et régionales.</p>
<p>De son côté, la Fondation BIAT pour la jeunesse s’apprête à lancer un projet destiné à soutenir l’émergence des ICC en Tunisie, visant à soutenir et accompagner les meilleures initiatives créatives.</p>
<p>A noter qu’à travers son programme d’incubation pour les startups, Biatlabs, la BIAT appuie et soutien plusieurs startups opérant dans l’industrie créative.</p>
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		<title>La promotion des artistes est son mantra</title>
		<link>https://managers.tn/2018/09/04/la-promotion-des-artistes-est-son-mantra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Sep 2018 09:57:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Mécénat]]></category>
		<category><![CDATA[Peinture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Selma Feriani, fondatrice de Selma Feriani Gallery L’art est son terrain de jeu. Son rempart. Selma Feriani vient d’achever une participation remarquée à la Foire internationale d’art contemporain de Paris. Sa galerie est à la lisière du réel. Un peu avant que le cours des choses ne bascule, il y eut pour ces artistes le temps [&#8230;]</p>
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<p><a href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-href="http://www.uib.com.tn/index.php/particuliers/banqueauquotidien/uib-mobile" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*smpMveyG06PYvEttvUsi2g.gif" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/5f0d5-1smpmveyg06pyvettvusi2g.gif"></a><br />
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<h4>Selma Feriani, fondatrice de Selma Feriani Gallery</h4>
<p><em>L’art est son terrain de jeu. Son rempart. Selma Feriani vient d’achever une participation remarquée à la Foire internationale d’art contemporain de Paris. Sa galerie est à la lisière du réel.</em></p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*0-TRqQC4ROSr6bhr_D0WkA.jpeg" data-width="1555" data-height="1365" data-focus-x="15" data-focus-y="37" data-is-featured="true" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/a6dfe-10-trqqc4rosr6bhr_d0wka.jpeg"><br />
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<p>Un peu avant que le cours des choses ne bascule, il y eut pour ces artistes le temps des appréhensions. Coincés entre le présent et l’avenir, ils avaient peur du vide qui succède leur sortie de l’école des Beaux Arts et précède leur percée. Avertie, Selma Feriani a le don de poser un regard acéré sur les meilleures créations, les plus vives et les plus singulières. A ceux-là, elle réserve ses bons auspices et souhaiterait que tous aient des structures adaptées pour assouvir leurs désirs.</p>
<p>Qu’ils aient le temps d’apprendre, de connaître, d’expérimenter. « A leur sortie des Beaux Arts, les jeunes créateurs sont paumés. Ils ne savent pas où aller, comment monter un atelier pour commencer leur travail. Il y a peu d’encadrement, peu de galeries pour des expositions.» La galerie éponyme qu’elle a installée à Sidi Bou Saïd s’occupe de 14 artistes. Un jour est venu le temps de la rencontre. Et depuis, elle les rassure. A chaque fois qu’ils frôlent la chute, elle leur redit qu’il se présentera bien un moment, une occasion pour faire valoir la promesse d’une exposition, temps suprême où l’on sent monter la fébrilité d’un être qui vient de décrocher le sésame.</p>
<h4><strong>Elle avait vingt ans et des poussières quand son moment à elle s’est présenté</strong></h4>
<p>Elle se surprit à voir les galeries de Londres guetter ses expositions. Se mettre au diapason et à l’heure du Moyen-Orient. Après avoir suivi une formation en Histoire de l’art, Selma Feriani s’est mis en tête de devenir la promotrice zélée des artistes originaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.</p>
<p>Elle a été celle qui a permis à d’illustres inconnus de se frayer un chemin jusqu’aux musées. Elle les a intronisés auprès des fondations, de la presse et de tous ceux qui sont indispensables à l’ascension d’un artiste. Les ayant croisés en pleine gestation et maturation, elle a dû jouer des coudes pour leur faire une place. Il lui arrivait de ne pas se sentir tout à fait à sa place.</p>
<p>Un sentiment diffus d’inquiétude la reprenait. « Pénétrer le marché de l’art à Londres, s’y faire un nom, c’était hyper difficile. C’est un milieu fermé. A Londres, on recevait l’art en héritage.» C’est au bout de la troisième année que les choses se décantent. La foire de Dubaï a servi de catalyseur, sinon de porte-drapeau à ces artistes venus de la région MENA, se souvient, allègrement, Selma Feriani.</p>
<p>« Les Londoniens commençaient à ce moment-là à diriger leurs radars vers les artistes du Moyen-Orient et ont créé un comité de sélection et d’achat d’œuvres venues de ces contrées» . A la faveur de la révolte qui pourfend alors l’ordre établi et fait naître l’espoir d’une démocratie, les collectionneurs cherchent à disséquer la transformation en cours par le biais de l’art. Un séisme d’une telle ampleur a fait de sorte qu’on estime et saisisse l’importance d’une Histoire en marche.</p>
<p>C’est un peu aux artistes qu’elle pensait au moment de la douce rébellion qu’elle initiait contre la passion passive des finances. Une torpeur l’envahissait. « Je m’y plaisais dans les finances, mais je cherchais de nouveau à m’imprégner de cette espèce de vision que seuls les artistes possèdent. Ils voient des choses qu’on ne voit pas.» Elle a patienté, se voyait passer. Elle a attendu le retour dans sa première patrie.</p>
<p>« Le véritable lieu de naissance où elle a porté pour la première fois un coup d’œil d’intelligent sur elle-même.» Elle a grandi dans les galeries d’art. La rencontre des artistes lui a été fastueuse. La lumière bleue qui baigne la pièce d’où l’on voit surgir des ombres blanches n’est autre que celle du « Violon Bleu », galerie fondée par sa mère quelques années plus tôt.</p>
<p>Quelques années plus tard, en 2013, n’ayant rien perdu de sa fine subtilité, elle lui donne la réplique à quelques encablures. La colline s’accorde à merveille avec le talent. Sa lumière éblouit tous les passeurs. Quand Selma Feriani y jette son dévolu, elle sent l’engouement, la frénésie s’emparer de la ville. Les manifestations culturelles pullulent. La joie monte. L’art devient visible.</p>
<p>Les artistes donnent de la voix. La dénicheuse émet une seule condition à son bonheur artistique : « Qu’on me touche », proclame-elle. Le feu de la création et le détachement de toute ambition excessive l’élèvent au-dessus de toute conjecture. La confiance préside à tout échange. Elle sait combien elle leur doit aux artistes, l’exaltation qu’elle sent jusqu’au cœur. Ce qu’elle leur donne est à la mesure des bonnes joies qu’elle reçoit de chacun.</p>
<p>Elle fonce. L’increvable initiatrice des artistes a son nom sculpté à l’entrée des marches qui longent la place Dar Saïd. Il va sans dire que Selma Feriani a fait de la promotion des jeunes artistes son mantra, mais il ne faut pas croire que l’art est seulement ces heures propices où le temps suspend son vol. L’art n’est pas ce moment troublant, confus pour les uns, galvanisant pour les autres où l’on se fige devant une œuvre, échange quelques mots avec la galeriste et conclut une vente.</p>
<p>Pour cet aboutissement en aval, il y a toute une armée qui se déploie en amont. Selma le dit d’autant plus facilement qu’elle en a pénétré tous les pôles d’attraction .L’art est un « business ». Juteux, certes. Reposant, toutefois, sur la réputation. « J’ai vu des artistes exploser pour des coûts trop spéculatifs.» Ne jamais badiner avec ça, une galerie, c’est une image de marque à entretenir. « Les prix auxquels on négocie une œuvre sont inchangés… C’est un lien de confiance qui se tisse entre artistes, galeristes, collectionneurs et institutionnels. De prime, le marché de l’art est identifié, petit. »</p>
<p>Rien ne se discute en catimini à part les interminables heures de discussion où vous êtes tenus de convaincre un mécène ou un collectionneur pour le soutien ou l’acquisition d’une œuvre. Heureusement que Selma ne les « compte pas les heures. » C’est son arme secrète. Elle monte une exposition avec sa maman pour ce printemps, œuvre à instaurer un grand working shop pour les artistes, prépare la révélation fulgurante d’une ou deux étoiles. Elle entreprend dans l’art, s’évertue à accompagner les néophytes, y met du sien pour faire connaître ses rouages. Selma Feriani y a mis le temps nécessaire.</p>
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		<title>BH sponsor du Festival international de Carthage</title>
		<link>https://managers.tn/2018/07/21/bh-sponsor-du-festival-international-de-carthage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jul 2018 09:03:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Bh]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival De Carthage]]></category>
		<category><![CDATA[Mécénat]]></category>
		<category><![CDATA[Sponsor]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors d’une cérémonie tenue hier, 20 juillet 2018, la Banque de l’Habitat est devenue le sponsor officiel du Festival international de Carthage. Une convention de partenariat a été signée par Ahmed Rjiba, directeur général de la BH et Mokhtar Rassaâ, directeur de la 54ème édition du Festival International de Carthage. Il s’agit d’une alliance entre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Lors d’une cérémonie tenue hier, 20 juillet 2018, la Banque de l’Habitat est devenue le sponsor officiel du Festival international de Carthage. Une convention de partenariat a été signée par Ahmed Rjiba, directeur général de la BH et Mokhtar Rassaâ, directeur de la 54ème édition du Festival International de Carthage.</em></p>
<figure>
<p><img decoding="async" data-image-id="1*EmNZLb-xV7zaDMyNKNwGBA.jpeg" data-width="6720" data-height="4480" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/57198-1emnzlb-xv7zadmynknwgba.jpeg"><br />
</figure>
<p>Il s’agit d’une alliance entre les secteurs public et privé, qui est née d’un constat important : le secteur privé joue un rôle déterminant dans le développement des industries culturelles.</p>
<p>« Indéniablement, la BH, étant une institution citoyenne, ne lésine pas sur les efforts pour appuyer la culture dans toutes ses facettes, à travers des actions mécénales », s’est réjoui Ahmed Rjiba.</p>
<p>Il a rappelé à cette occasion que la BH avait soutenu, au cours de l’année 2018, le Festival du Cinéma Tunisien et l’édition du livre <a href="https://lemanager.tn/la-banque-de-lhabitat-soutient-la-parution-de-l-ouvrage-que-vive-la-r%C3%A9publique-7ba02d32ebea" data-href="https://lemanager.tn/la-banque-de-lhabitat-soutient-la-parution-de-l-ouvrage-que-vive-la-r%C3%A9publique-7ba02d32ebea" target="_blank">“ تحياالجمهورية “ (une publication collective dirigée par Kamel Jendoubi) ».</a></p>
<p>« Grâce à cette collaboration, le festival peut désormais mobiliser des fonds qui lui permettront de diversifier ses programmes, répondre à tous les goûts et embrasser toutes les expériences artistiques », a déclaré, non sans satisfaction, Mokhtar Rassaâ.</p>
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