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	<title>hakim ben hammouda &#8211; Managers</title>
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		<title>Econ4Tunisia : la grand-messe des experts pour combattre les inégalités sociales et économiques</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Jan 2020 12:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[actualité tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[crise tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la première conférence d&#8217;Econ4Tunisia, un Livre Bleu a été élaboré comprenant 70 propositions formulées par des experts en économie. Le précieux document a été soumis aux partis vainqueurs des dernières élections législatives de 2019. La société civile doit agir face aux inégalités C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qu&#8217;a souligné Hakim Ben Hammouda, expert et l&#8217;un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-13153" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2020/01/econ1-1.jpg" alt="" width="720" height="540" /></p>
<p>Lors de la première conférence d&#8217;Econ4Tunisia, un Livre Bleu a été élaboré comprenant 70 propositions formulées par des experts en économie. Le précieux document a été soumis aux partis vainqueurs des dernières élections législatives de 2019.</p>
<h2><strong>La société civile doit agir face aux inégalités</strong></h2>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs ce qu&#8217;a souligné Hakim Ben Hammouda, expert et l&#8217;un des fondateurs d&#8217;Econ4Tunisia, dans une déclaration au <em>Manager</em>. Il considère qu&#8217;il serait totalement inutile de chercher des solutions à la crise sociale et économique sans l&#8217;appui des forces politiques du pays. L&#8217;instabilité politique actuelle impacte, par conséquent, ce processus de résolution de la crise sociale et économique. C&#8217;est l&#8217;exemple du retard pris par les décideurs pour la formation du gouvernement. Impossible, dans ce contexte, pour les investisseurs de dresser une stratégie à moyen et long terme compte tenu de l&#8217;instabilité politique selon Hakim Ben Hammouda.</p>
<p>Pour sa part, Messaoud Romdhane, ancien président du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux (FTDES), considère que la société civile détient un rôle primordial pour la résolution de la crise sociale. Elle doit être force de propositions et elle ne doit pas se contenter, de ce fait, de son rôle classique consistant à faire pression sur les décideurs. <em>&#8220;Pour sauver le pays, la société civile doit travailler avec les partis politiques. Les médias ont, eux aussi, un rôle à jouer étant donné qu&#8217;ils expliquent l&#8217;action de la société civile au grand public&#8221;</em>, a-t-il précisé.</p>
<p>Lors de cette seconde édition de Econ4Tunisia Conferences, les experts présents se sont surtout penchés sur les inégalités qui sévissent la société tunisienne et qui se sont aggravées. <em>&#8220;Les inégalités ne concernent pas uniquement les revenus, mais également le développement humain, l&#8217;accès à l&#8217;éducation, au marché du travail, à la santé, et bien d&#8217;autres !&#8221;</em>, a déclaré Asma Bouraoui Khouja, rapporteur de la conférence.</p>
<h2><strong>Une réforme fiscale pour une redistribution plus équitable des richesses</strong></h2>
<p>Le professeur universitaire Elyes Jouini considère, pour sa part, qu&#8217;il existe des inégalités au niveau du bagage social et culturel. Le système politique, dans ce contexte, doit reposer sur un contrat social efficace. Or, si ce dernier présente des déséquilibres, le système politique risque d&#8217;être rejeté. Aujourd&#8217;hui, poursuit-il, les inégalités se sont aggravées et c&#8217;est notamment en raison du système éducatif qui ne remplit plus son rôle d&#8217;ascenseur social.</p>
<p>Plus encore, le professeur universitaire estime que la dégradation des services publics ne fait qu&#8217;accroître le sentiment d&#8217;inégalité entre les citoyens. Les mécanismes déjà en place, à l&#8217;instar des subventions, ont atteint leurs limites. <em>&#8220;20% des pauvres ne reçoivent que 16% des compensations ! Il est urgent d&#8217;apporter des réponses immédiates à ces inégalités&#8221;</em>, a-t-il dit.</p>
<p>Que faut-il faire dans ce cas ? Pour Elyes Jouini, il faut commencer par mettre en place une réforme de la fiscalité. <em>&#8220;Il faut comprendre que la fiscalité constitue, surtout, un outil de redistribution&#8221;</em>, a-t-il précisé. Le professeur universitaire estime qu&#8217;il faut réfléchir à une fiscalité des successions et, surtout, du patrimoine. En effet, en Tunisie, la croissance du patrimoine est supérieure à celle du PIB, d&#8217;où la nécessité de réfléchir à une taxation du patrimoine, mais tout en évitant les politiques confiscatoires. D&#8217;un autre côté, Elyes Jouini appelle à mobiliser les moyens nécessaires afin de financer les réformes.</p>
<p>Soulignons qu&#8217;Econ4Tunisia a essentiellement porté sur la crise sociale qui secoue notre pays, chose que nous verrons dans d&#8217;autres articles. Restez connecté(e)s !</p>
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		<title>Législatives 2019 : les programmes économiques des partis vainqueurs vus par les experts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Dorra Rezgui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2019 15:19:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[arp tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[économie tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[hakim ben hammouda]]></category>
		<category><![CDATA[législatives 2019 tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[loi de finances tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nouveau visage de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) commence peu à peu à se dessiner. Même s’il faut attendre l’annonce officielle de l’ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections), les résultats des sondages sortie des urnes, livrés dans la soirée du dimanche 6 octobre 2019, donnent Ennahdha, Qalb Tounes et le Parti Destourien [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2019/10/07/legislatives-2019-les-programmes-economiques-des-partis-vainqueurs-vus-par-les-experts/">Législatives 2019 : les programmes économiques des partis vainqueurs vus par les experts</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-10912" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/10/avis-expert.png" alt="" width="753" height="500" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/10/avis-expert.png 753w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/10/avis-expert-300x199.png 300w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/10/avis-expert-696x462.png 696w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2019/10/avis-expert-633x420.png 633w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /></p>
<p>Le nouveau visage de l’ARP (Assemblée des représentants du peuple) commence peu à peu à se dessiner. Même s’il faut attendre l’annonce officielle de l’ISIE (Instance supérieure indépendante pour les élections), les résultats des sondages sortie des urnes, livrés dans la soirée du dimanche 6 octobre 2019, donnent Ennahdha, Qalb Tounes et le Parti Destourien Libre gagnants.</p>
<p>Pour les nouveaux députés, quelle que soit leur couleur politique, il faudra faire face à de grands chantiers politiques et économiques, et tous sont liés. L’ARP est, en effet, la plus haute sphère du pouvoir selon la Constitution de 2014. Qu’en pensent les experts ? Les programmes des partis politiques en tête des législatives seront-ils efficaces ? Pour le savoir, <em>Le Manager</em> en a contacté trois : Hakim Ben Hammouda, Ezzeddine Saidane et Walid ben Salha.</p>
<h1><strong><span style="font-size: 14pt">Hakim Ben Hamouda : une plus grande marge de manoeuvre pour le pouvoir exécutif</span></strong></h1>
<p>Hakim Ben Hamouda a déploré le blocage qui a touché certains projets de loi. Ces derniers portent essentiellement sur l’amnistie des changes, la refonte du code des changes, l’accélération des grands travaux. L’économiste considère, dans ce même contexte, qu’il faut réviser l’actuel code de l’investissement afin d’améliorer le climat des affaires. <em>“D’après une étude de l’OCDE, le code ne garantit pas encore un environnement favorable à l’investissement. Il faut revoir cette loi une bonne fois pour toutes”</em>, a-t-il suggéré.</p>
<p>D’un autre côté, Hakim Ben Hammouda considère qu’il est essentiel de soutenir le gouvernement qui sera mis en place, et aussi de libérer les initiatives juridiques. <em>“L’ARP peut concevoir des lois [en tant que législateur]. Néanmoins, le pouvoir exécutif doit aussi agir. En effet, c’est à lui que revient la définition des priorités économiques. Comme nous l’avons vu dans les résultats [du dimanche 6 octobre 2019], l’ARP est éclatée, divisée. Elle doit se concentrer sur son rôle qui consiste à appuyer le gouvernement. Avec sa configuration actuelle, l’Assemblée aura du mal à agir. Elle doit soutenir les propositions du gouvernement”</em>, a expliqué l’économiste.</p>
<p>Sur le plan des réformes économiques, Hakim Ben Hammouda considère que le gouvernement ne doit pas forcément passer par l’ARP pour engager certaines mesures phares. C’est valable, selon lui, pour la réforme des entreprises publiques, pour le dossier de l’investissement, des subventions ou encore du changement des billets de banque et de la lutte contre la corruption. Dans ce ce contexte, il est important de rationaliser la coopération entre l’ARP et le gouvernement. <em>“Le gouvernement actuel aurait pu entamer certains dossiers importants sans recourir à l’ARP”</em>, a-t-il noté.</p>
<h2><strong><span style="font-size: 12pt">Programmes électoraux : des propositions économiques “très faibles”</span></strong></h2>
<p>Peut-on considérer, dans ce contexte, que l’ARP puisse constituer un obstacle ? D’après Hakim Ben Hammouda, la Tunisie a besoin d’un gouvernement fort, mais qui connaît les prérogatives de l’ARP ainsi que ses propres prérogatives. L’Exécutif doit établir des rapports de coopération avec l’ARP et agir conformément à ses prérogatives inscrites dans la Constitution.</p>
<p>Par ailleurs, interrogé sur les programmes des partis politiques élaborés pour les élections législatives de 2019, l’économiste a déploré la faiblesse des propositions économiques. <em>“Celles que j’a consultées sont faibles et nécessitent un énorme travail pour être améliorées. Tous les partis, notamment les deux premiers, ont formulé des propositions très généralistes. A titre d’exemple, il n’y a pas de programme qui aborde le déficit commercial, d’autant plus qu’il n’y a eu aucune mention du changement du modèle de développement”</em>, a encore souligné Hakim Ben Hammouda.</p>
<h1><strong><span style="font-size: 14pt">Ezzeddine Saïdane : “il faut une majorité et un gouvernement solides pour arrêter l’hémorragie de l’économie”</span></strong></h1>
<p>Pour Ezzeddine Saïdane, il s’agit d’arrêter l’hémorragie qui touche l’économie tunisienne depuis des années. Dans une déclaration accordée au Manager, l’économiste souligne que la prochaine ARP doit adopter un plan de sauvetage de l’économie tunisienne. Autrement dit, selon lui : un plan d’ajustement structurel. Le but est de rétablir les grands équilibres économiques et financiers du pays. Il estime, dans cette optique, qu’il faudra entre 1 an et 1 an et demi pour le pays pour pouvoir appliquer ce plan.</p>
<p>Une fois les ajustements structurels mis en place, l’ARP devra se pencher sur les grandes réformes. L’objectif est de remettre l’économie sur pied, sur l’orbite de la croissance et de la création de richesse. Un tel plan nécessitera environ 5 ans, soit la durée du mandat de la nouvelle ARP.</p>
<p>Comment y arriver ? Deux conditions sont requises selon l’économiste. Tout d’abord, il faudra une majorité solide à l’hémicycle. Or, il sera difficile de la constituer avec la configuration en vue de l’ARP. Ensuite, c’est un gouvernement solide qui doit être mis en place. En d’autres termes : un gouvernement assez audacieux, courageux et capable d’élaborer un plan de sauvetage et de le proposer au Parlement et qui doit, par la suite, l’exécuter.</p>
<h2><strong><span style="font-size: 12pt">Déficit commercial et budgétaire : les deux autres grands chantiers à entamer</span></strong></h2>
<p>Par ailleurs, l’un des principaux défis auxquels l’ARP va faire face est l’endettement. “Les dépenses ont augmenté à un rythme vertigineux sans générer de croissance. Conséquence : la dette publique a augmenté. Aujourd’hui, pour fonctionner et survivre, l’Etat dépense l&#8217;équivalent de 40% du PIB, alors que la norme est de 20%. Il est vital de tracer une nouvelle politique de défense publique, à travers la loi, dans le cadre des discussions sur le prochain budget de l’Etat”, a expliqué Ezzeddine Saïdane.</p>
<p>Autre problématique soulevée par l’économiste : le déficit commercial qui risque de se creuser davantage en 2019 par rapport à 2018. L’an dernier, il a atteint les 19,2 milliards de dinars. En 2019, il devrait avoisiner les 21 milliards de dinars selon l’économiste. <em>“Il est essentiel de mettre en place des lois qui obligeront les gouvernements à défendre l’économie tunisienne, tout en respectant les réglementations internationales”</em>, a-t-il suggéré.</p>
<p>Dans ce contexte économique difficile, quel a été le parti politique à avoir proposé le programme électoral qui serait le plus efficace pour sortir de l’impasse dans le cadre des élections législatives de 2019 ? D’après l’économiste, il s’agit du PDL (Parti Destourien Libre). Celui-ci, à titre d’information, a remporté 6,8% des voix selon le sondage sortie des urnes réalisé par Sigma Conseil, soit 16 sièges à l’ARP. <em>“Malheureusement, c’est un parti de l’opposition et non au pouvoir”</em>, a rappelé Ezzeddine Saïdane. Afek Tounes, poursuit-il, a également proposé un programme économique “assez réaliste”. Le parti, selon lui, a évoqué ses projets, mais également la manière de les financer, ce qui n’est pas le cas des autres partis politiques.</p>
<h1><strong><span style="font-size: 14pt">Walid Ben Salha : se fixer, tout d’abord, sur les coalitions et le gouvernement</span></strong></h1>
<p>Très bref était Walid Ben Salha lorsqu’il a été interrogé par Le Manager au sujet des priorités économiques de l’ARP. L’économiste considère qu’il faudra tout d’abord se fixer sur les prochaines coalitions à l’ARP et sur la composition du futur gouvernement. Une fois cela fait, il sera possible de se projeter.</p>
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