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	<title>femme rurale tunisie &#8211; Managers</title>
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	<title>femme rurale tunisie &#8211; Managers</title>
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		<title>Tunisie: lancement d&#8217;un e-shop pour les produits des femmes rurales</title>
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		<pubDate>Fri, 07 Mar 2025 11:17:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l&#8217;étranger, en collaboration avec le ministère de la Famille, de la Femme, de l&#8217;Enfance et des Personnes âgées et avec le soutien d&#8217;ONU Femmes Tunisie, a organisé une conférence internationale à l&#8217;Académie diplomatique internationale de Tunis sur le thème &#8220;L’inclusion économique de [&#8230;]</p>
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<p> </p>
<p data-start="0" data-end="1298">Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l&#8217;étranger, en collaboration avec le ministère de la Famille, de la Femme, de l&#8217;Enfance et des Personnes âgées et avec le soutien d&#8217;ONU Femmes Tunisie, a organisé une conférence internationale à l&#8217;Académie diplomatique internationale de Tunis sur le thème &#8220;L’inclusion économique de la femme dans le milieu rural: marketing, défis et opportunités&#8221;. Cet événement a réuni des représentants des ministères concernés, des agences onusiennes ainsi que des experts économiques et sociaux, mettant en lumière le rôle essentiel des femmes rurales dans le développement économique et la réduction de la pauvreté. Les discussions ont souligné la nécessité de mettre en place des stratégies efficaces pour renforcer leur accès aux ressources, aux marchés et aux outils numériques. La ministre Asma Jebri a annoncé, dans ce cadre, le lancement d’une plateforme numérique, un e-shop destiné à promouvoir et commercialiser les produits des femmes entrepreneures dans les régions, s’inscrivant ainsi dans la continuité des programmes du ministère tels que &#8220;Raidet&#8221;, qui a déjà soutenu plus de 5 800 femmes entrepreneures, et &#8220;Samida&#8221;, qui accompagne les femmes victimes de violences à travers la formation et le financement de projets.</p>
<p data-start="1300" data-end="2174">L’accent a également été mis sur les réformes législatives mises en place pour soutenir l’autonomisation économique des femmes rurales et améliorer leur protection sociale. Parmi ces réformes figure le décret n°15 de 2022 relatif à l&#8217;économie sociale et solidaire, qui encourage l’entrepreneuriat féminin, ainsi que le décret n°4 de 2024 portant sur la protection sociale des travailleuses agricoles. Ce dernier vise à garantir un accès élargi à la couverture sociale pour cette catégorie souvent marginalisée. En parallèle, les participantes ont souligné les nombreux défis entravant l’intégration économique des femmes rurales, notamment les coûts élevés du marketing, la faible maîtrise des outils numériques et la difficulté d’accès aux plateformes de commerce électronique locales et internationales, ce qui limite leur visibilité et leurs opportunités de croissance.</p>
<p data-start="2176" data-end="3005">Pour pallier ces obstacles, la conférence a abouti à plusieurs recommandations concrètes, notamment le lancement d’un plan national de facilitation de l’accès des femmes rurales aux marchés et la mise en place d’une plateforme numérique spécialisée pour promouvoir leurs produits sur les marchés locaux et internationaux. Les discussions ont mis en avant l’importance du marketing digital comme levier essentiel pour renforcer la compétitivité des entrepreneures rurales et ont souligné la nécessité de leur fournir des formations adaptées pour exploiter les opportunités offertes par le commerce en ligne. Ces mesures s&#8217;inscrivent dans une approche plus globale visant à assurer une inclusion économique durable et efficace des femmes rurales, en renforçant leur autonomie financière et leur contribution au développement local.</p>


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		<title>L&#8217;autonomisation des femmes, condition essentielle pour un entrepreneuriat féminin durable et créateur de richesses</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2022 11:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Entrepreneuriat Féminin]]></category>
		<category><![CDATA[entrepreneuriat féminin tunisie]]></category>
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		<category><![CDATA[Onudi]]></category>
		<category><![CDATA[organisation des nations unies pour le développement industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Porter un projet, initier de nouveaux usages, construire de nouveaux modèles, revient à créer des emplois, de la valeur, mais également bâtir à construire l&#8217;avenir. Les femmes doivent prendre pleinement leur place dans ce mouvement et ne pas s’interdire de réussir au nom de contraintes sociales ou familiales. La plupart du temps, un accompagnement [&#8230;]</p>
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<p> </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-39502 size-jnews-750x375" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/07/mashrou3i-750x375.jpg" alt="" width="750" height="375" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/07/mashrou3i-750x375.jpg 750w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/07/mashrou3i-360x180.jpg 360w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2022/07/mashrou3i-1140x570.jpg 1140w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>Porter un projet, initier de nouveaux usages, construire de nouveaux modèles, revient à créer des emplois, de la valeur, mais également bâtir à construire l&#8217;avenir. Les femmes doivent prendre pleinement leur place dans ce mouvement et ne pas s’interdire de réussir au nom de contraintes sociales ou familiales. La plupart du temps, un accompagnement est nécessaire pour libérer les énergies de ces entrepreneures en germe et pour leur donner les outils de la réussite.</p>
<h2>Programme « Mashrou3i » : acteur clé de la promotion des opportunités économiques des régions</h2>
<p>Le Développement et le renforcement de l’entreprenariat féminin passent inévitablement par la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Une manière de mettre en place un climat des affaires favorisant l&#8217;accès aux ressources, à l&#8217;information et aux marchés. C’est dans ce contexte qu’oeuvre le programme « Mashrou3i », un partenariat public-privé mis en œuvre par l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI). <br />Les activités du programme « Mashrou3i » adhèrent aux stratégies du gouvernement tunisien en matière d’emploi, de développement de l’entrepreneuriat et de développement régional. En fait, l’objectif de Mashrou3i consiste non seulement à promouvoir l’entrepreneuriat auprès des jeunes mais aussi à créer et à développer des entreprises dans les régions défavorisées de la Tunisie. Soutenu par le gouvernement tunisien, et est financé par l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), la Coopération italienne (AICS), The HP Foundation et l’ONUDI, le projet Mashrou3i a réalisé depuis son démarrage jusqu’à septembre 2021 près de 5 500 emplois créés (dont 68% sont occupés par des femmes).<br />Fort de l’expérience de terrain de l’ONUDI et de ses experts en Tunisie, Mashrou3i assure, en collaboration avec les structures de suivi et la société civile, l’accompagnement des jeunes entrepreneures au lancement de leurs projet dans les 14 gouvernorats tunisiens prioritaires, à savoir Béja, Gafsa, Gabès, Jendouba, Kairouan, Kasserine, Le Kef, Kébili, Médenine, Sidi Bouzid, Siliana, Tataouine, Tozeur et Zaghouan</p>
<h2><br />L&#8217;entrepreneuriat féminin, un bon levier pour l&#8217;égalité des sexes en Tunisie</h2>
<p>Bien que le cadre juridique et règlementaire soit en faveur de l’égalité des sexes en Tunisie et de l’accès des femmes aux services de l’entrepreneuriat, les inégalités entre les femmes et les hommes demeurent profondes notamment dans les régions les plus démunies. En effet, le taux de participation des femmes à la population active reste faible (28% en 2019) comparativement aux hommes (75% pour la même année).<br />La mise en place du programme ‘Mashrou3i’ s’est en partie basée sur le résultat d’un un travail de recherche sur le contexte socio-économique tunisien et son impact sur l’entrepreneuriat féminin. Les études ont montré que, malgré une croissance relative du nombre de femmes entrepreneures, le rôle et l’impact réel et mesuré des femmes sur l’économie du pays restent limités.</p>
<p>C’est cette prise en considération des particularités du contexte tunisien à travers une analyse de l’environnement de proximité de la femme entrepreneure et des facteurs d&#8217;influence sur l&#8217;entrepreneuriat féminin, qui a permis au programme ‘Mashrou3i’ de contribuer véritablement à la l’autonomisation des entrepreneures en début de parcours. Objectif : encourager les femmes et leur donner les outils pour se lancer, dissiper les difficultés rencontrées lors du lancement de leur projet.</p>
<h2>Les freins et obstacles à l&#8217;entrepreneuriat féminin</h2>
<p>Le retour d’expériences des bénéficiaires du projet Mashrou3i, confirme que les raisons qui poussent les femmes à se tourner vers l’entrepreneuriat sont principalement le besoin d’indépendance financière via la création d’une source de revenu, la recherche de solution quant au problème du chômage<br />Par ailleurs, l’envie ou le besoin de s’émanciper ou de trouver un certain épanouissement personnel à travers le travail présente une motivation qui concerne de plus en plus les nouvelles générations. En effet, l&#8217;environnement entrepreneurial des dernières années a fortement influencé la nouvelle génération. Les jeunes femmes entrepreneures sont avides de challenges et s’attellent à contribuer au développement de leur région en créant de l’impact. L’engagement des nouvelles générations des femmes entrepreneures, conscientes des défis propres à leur époque, constitue désormais une nouvelle donne.</p>
<p>Toutefois, les femmes entrepreneures- ou aspirant à l’être- se retrouvent confrontées à des difficultés, notamment dans la phase de pré-création. Les différents questionnaires menés, ont permis de définir les principaux défis auxquels ont dû faire face ces femmes. Autrement dit, les véritables freins au lancement de leur projet. D’après les entrepreneures interrogées, le contexte socio-culturel contraignant, qui prône encore des modèles professionnels classiques, comme le salariat représente une pression incitant la femme à trouver un poste en CDI ou dans une administration publique au lieu de s’investir dans son propre projet. L’écosystème entrepreneurial encore très masculin, poussant les femmes à faire leur preuve doublement, particulièrement dans les projets novateurs ou couteux, impliquant les nouvelles technologies, représente aussi un enjeu. La complexité des démarches administratives et la difficulté d’accès au financement représentent aussi un handicap majeur cité par la majorité des bénéficiaires. L’accès à l’information et l’absence des connaissances en rapport avec les processus de la création d’entreprise, de la mise en place d’un plan d’affaire, d’une stratégie marketing ou de la gestion des différents aspects juridiques entravent l&#8217;émergence de l&#8217;entrepreneuriat féminin. Enfin, la pandémie de Covid-19 a également été un enjeu majeur les deux dernières années, où les femmes ont dû réinventer et adapter leur produit/service aux conditions sanitaires et économiques.<br />Au vu des difficultés rencontrées en lançant leur projet, les femmes se retrouvent donc plus sujettes à abandonner, à être jugées, voire discriminées.</p>
<h2>Oser passer à l’action: les opportunités à saisir</h2>
<p>En dépit des difficultés, les femmes dans les régions s’orientent de plus en plus vers l’entrepreneuriat. Plusieurs de ces femmes envisagent la construction d&#8217;un parcours entrepreneurial vers la fin du parcours universitaire, comme solution au chômage. En effet, les futures entrepreneures tablent sur plusieurs opportunités pour se lancer dans le monde entrepreneurial et passer à l’action. L’éducation et les compétences acquises au cours de leur cursus universitaires, représentant un filet de sécurité, constituent l’une des opportunités. L’accompagnement administratif et l’appui financier de projets comme Mashrou3i, représente aussi un réel atout permettant un accompagnement de proximité en termes d’orientation, d’information et de facilitation, de la majorité des bénéficiaires. Ce soutien s’est traduit aussi par un suivi au-delà de la période d’accompagnement, un coaching personnalisé et la construction de relations humaines basées sur la valorisation de soi. Les bénéficiaires ont ainsi développé un capital confiance et persévérance, utilisés comme atout pour réussir leur projet.<br />Aussi, les différentes formations physiques et digitales, quelles soient techniques ou en compétences douces assurées par des experts et proposées tout au long de la mise en exécution du projet Mashrou3i, ont permis de répondre à certaine difficulté à savoir, les démarches administratives, juridiques, et l’élaboration du business plan, etc<br />Enfin, les programmes publics et publics/privés mis en place créent une véritable dynamique propice au développement entrepreneurial des femmes et ont donné naissance à de véritables success stories. Le contexte politique et institutionnel, représente de son côté un facteur favorable au développement de l’entreprenariat féminin en Tunisie. <br />Aujourd’hui, il faut donner la priorité absolue aux réformes administratives et à la mise en place d’une infrastructure adéquate et propice à l’investissement notamment des transports efficaces, une couverture de tout le territoire en eau, électricité, internet etc., une décentralisation des services. Le déploiement des programmes d’appui au développement régional par l’Etat de manière équitable, pérenne et contrôlée constitue l’une des réformes à mettre en place. Il est aussi nécessaire de multiplier et diversifier les structures et les mécanismes de financement. <br />L’Etat doit aussi intervenir en mettant en place des programmes d’appui au développement régional de manière pérenne et contrôlée. Il est également garant de l’homogénéité et d’une présence de ces structures qui se doit d’être plus équitable entre les différentes régions (nord et sud par exemple, et hommes et femmes).<br />Il est intéressant aussi de prolonger la durée d’accompagnement et de suivi des entrepreneures pendant les phases pré et post-création. Pour finir, aujourd’hui, il est important de réfléchir à des modèles de développement basés sur l&#8217;entrepreneuriat social, solidaire et économique qui satisfait à des finalités d’intérêt général (sociaux ou environnementaux) mais à un but lucratif.</p>
<h2>Quand l’entrepreneuriat se conjugue au féminin : Témoignage des femmes bénéficiaires du programme Mashrou3i</h2>
<p><strong>Imen Jabli, fondatrice d’INARA Solutions, Sidi Bouzid </strong><br />Dans un secteur dominé par les hommes, Imen Jabli, ingénieure de formation, a réussi en tant que jeune entrepreneure à faire ses preuves sur le terrain. A tout juste 30 ans, Imen Jabli est la fondatrice d’INARA Solutions, startup verte créée en décembre 2020, basée à Sidi Bouzid au centre de la Tunisie et spécialisée dans l’installation des panneaux photovoltaïques. <br />Les activités de INARA solutions portant sur le pompage solaire, les installations raccordées au réseau de la STEG et les installations des panneaux photovoltaïques pour les industriels, couvrent une bonne partie des régions centre du pays de Sidi Bouzid à Gabès, en passant par Kairouan.<br />Imen Jabli est parmi les jeunes entrepreneures soutenues par le projet Mashrou3i qui ont pu prouver le potentiel des éco-entreprises. INARA Solutions est une startup qui a démontré qu’il est possible de créer une nouvelle génération d’entrepreneurs soucieux de l’écologie dans les régions intérieures de la Tunisie en associant compétences « vertes » et savoir-faire des entreprises.<br />« Le programme ‘Mashrou3i’ m’a soutenu dans mes premiers pas dans le monde de l&#8217;entrepreneuriat, en améliorant mes connaissances techniques et managériales et ce grâce à de multiples formations en photovoltaïques et en gestion du projet » souligne la jeune entrepreneure. Et d’ajouter « J’ai bénéficié aussi d’une formation en marketing digitale et d’une formation technique sur la plateforme TUNEPS (système national Tunisien de gestion en ligne des achats publics) avec l’assistance de l’expert en marketing du projet ‘Mashrou3i’. Ces formations m’ont permis en tant qu’entrepreneure à me familiariser avec la réglementation relative aux appels d’offres publics et d’ouvrir, par conséquent, une porte de nouvelles opportunités commerciales en répondant efficacement aux appels d’offres ». « Ces ateliers de formations et de coaching, en ligne ou face à face assurés par le programme ‘Mashrou3i’ ont eu un impact ‘indirect’ sur le développement de notre activité » souligne-t-elle, avant de poursuivre « En effet, depuis 2021, notre CA a enregistré une évolution de près de 7%. ». « Au-delà des formations entrepreneuriales et techniques qui ont permis de renforcer et de développer mes soft skills et mes capacités managériales en tant que jeune entrepreneure qui s’initie au monde des affaires, ‘ Mashrou3i’ garantit un accompagnement efficace et régulier à travers un processus de feedback et de suivi ». Précise-t-elle</p>
<p>« Développer l’activité à l’échelle nationale notamment au niveau de notre périmètre d’action au centre de la Tunisie et au sud, et ensuite conquérir des marchés sur le continent africain, constituent nos perspectives à moyen et long terme. Pour ce faire, je mettrai en œuvre l’ensemble des connaissances acquises au cours du programme « Mashrou3i ». Assure Imen Jabli</p>
<p><strong>Olfa Gares, Responsable GDA Rjim Maâtoug, Kébili </strong><br />Olfa Gares, a également reçu le soutien le soutien de Mashrou3i alors qu’elle faisait ses premiers pas dans le monde de l’entrepreneuriat.<br />En effet, la coopérative Rjim Maatoug présente un exemple d’entrepreneuriat féminin réussi qui prouve que l’accompagnement des femmes actives dans les régions rurales du pays est crucial pour contribuer au développement économique régional et permet d’évoluer vers une meilleure équité sociale.<br />« GDA Rjim Maâtoug, groupement féminin de valorisation des produits agricoles, notamment les produits dattiers, a été créé en mars 2021 dans le but d’apporter des solutions à la commercialisation des produits de terroir via la création d’un marché de vente directe. » indique Olfa. Et de poursuivre « Bien qu’elle bénéficie d’une importante nappe d&#8217;eau permettant la culture des palmiers dattiers, la région de Rjim Maâtoug, située aux portes du désert Tunisien et aux frontières de l’Algérie, reste tout de même isolée du reste du pays ». « La commercialisation des produits dattiers notamment la variété « Deglet Nour » se retrouve, donc, face à des problèmes de la non-organisation des circuits de distribution. Cela rend impossible la maitrise des prix des dattes dont la commercialisation demeure hors des circuits de distribution ». Précise-t-elle <br />Elle rajoute « Contribuer à la valorisation du potentiel agricole des régions du sud et promouvoir l&#8217;émancipation des femmes constituent, les principaux objectifs de cette coopérative regroupant 20 femmes issues des zones rurales, créée grâce aux encouragements de la mairie de Rjim Maâtoug et l’association ‘Dream in Tunisia’, qui a mis à notre disposition du matériel de production et un local pour l’installation de l’entreprise. »<br />«’Mashrou3i’ m’soutenu dans les premières étapes du processus de lancement de la GDA et m’a aidé à y voir plus clair dans mon parcours en tant qu’entrepreneure ». Précise Olfa Gares en indiquant « l’appui du programme ‘Mash3ouri’ s’est manifesté depuis la phase de création du GDA, à travers des sessions de formation initiales, en juillet 2021 permettant non seulement une initiation à l’apprentissage du métier, mais aussi un accompagnement pour mieux appréhender mon nouveau rôle en tant que femme entrepreneure, indépendante et acteur économique à part entière. Cette formation a inclus aussi une assistance dans l’élaboration du plan d’affaires. »<br />La responsable de la coopérative Rjim Maâtoug précise qu’elle a aussi bénéficié d’un soutien via la participation au programme de formation entrepreneuriale HP LIFE du projet ‘Mashrou3i’. Cette formation assure un accompagnement commercial approfondi portant sur différents modules à savoir la gestion de la relation client et la gestion de flux de trésorerie, un coaching d’affaires et une assistance technique permettant de renforcer les activités de la coopérative et valoriser ses produits. <br />« Grâce à l’accompagnement du programme ‘Mashrou3i’, j’ai acquis de nombreuses compétences. Je suis repartie avec une bonne dose de confiance en ayant l’assurance nécessaire lors de la présentation des produits et la prospection de nouveaux clients. Cela a permis une évolution de près de 30% de nos ventes durant notre participation à la foire Bio Expo à l&#8217;UTICA 2022 en comparaison à l’an 2021 » confirme-t-elle, avant de conclure « La prochaine étape consiste à revoir la stratégie de gestion des palmiers dattiers et l’optimisation de l’offre sur le marché tunisien et ce à travers une meilleure exploitation des sous chaines issues de la valorisation et la transformation des dattes comme le Sirop et la pâte de datte. Nous souhaitons ajouter de la valeur à ses produits dérivés et à les amener sur le marché Tunisien ».</p>
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		<title>Femmes rurales : acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique</title>
		<link>https://managers.tn/2019/11/18/femmes-rurales-acteur-majeur-dans-la-lutte-contre-le-changement-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dorra Rezgui]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2019 15:12:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[actualité tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[changement climatique tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[femme rurale tunisie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux conséquences dramatiques du réchauffement climatique, la Tunisie s’est engagée dans l’action mondiale visant à lutter contre ce fléau. D’où, à titre d’exemple, l’intégration des ODD des Nations Unies (Objectifs de Développement Durable) au dernier plan de développement 2016-2020. Quels sont les mécanismes qui peuvent être mis en place afin de lutter contre le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://managers.tn/2019/11/18/femmes-rurales-acteur-majeur-dans-la-lutte-contre-le-changement-climatique/">Femmes rurales : acteur majeur dans la lutte contre le changement climatique</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12048" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/11/femmes-rurales3.jpg" alt="" width="720" height="540" /></p>
<p>Face aux conséquences dramatiques du réchauffement climatique, la Tunisie s’est engagée dans l’action mondiale visant à lutter contre ce fléau. D’où, à titre d’exemple, l’intégration des ODD des Nations Unies (Objectifs de Développement Durable) au dernier plan de développement 2016-2020. Quels sont les mécanismes qui peuvent être mis en place afin de lutter contre le changement climatique ? Cette problématique a été abordée sous un angle sociologique lors d’un séminaire organisé à Tunis le lundi 18 novembre 2019, par le Centre International du Développement Local et de la Bonne Gouvernance, en partenariat avec le Ministère de la Femme, celui de l’Environnement et celui de l’Agriculture.</p>
<p>Il s’agissait, en fait, de définir le rôle de la femme &#8211; notamment celle qui vit dans le milieu rural &#8211; en matière de lutte contre le changement climatique. Plusieurs invités de marque étaient présents lors de ce séminaire, à l’instar de la Ministre de la Femme, Naziha Laabidi, du Ministre des Affaires locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammami, ou encore de la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Environnement, Basma Jebali. Des spécialistes étaient également de la partie, à l’exemple de Samira Ben Hassine, directrice générale des affaires de la femme et de la famille au sein du département de la Femme. Celle-ci a présenté, lors de son intervention, la stratégie nationale de la réhabilitation économique et sociale de la femme dans les milieux ruraux, dont l’objectif est de les intégrer dans la lutte contre le changement climatique.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12049" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/11/femmes-rurales2.jpg" alt="" width="720" height="540" /></p>
<h2><strong>Éradiquer les inégalités, quelles qu’elles soient</strong></h2>
<p>La stratégie s’étend sur la période 2017-2020. Adoptée en Conseil des Ministres le 11 août 2017, elle présente un coût total de 53 millions de dinars, dont 28,930 millions de dinars en provenance des caisses de l’Etat. D’après Samira Ben Hassine, l’objectif principal est d’éliminer les inégalités entre les femmes et les hommes. Il s’agit, aussi, d’éradiquer les inégalités entre les femmes vivant dans les milieux ruraux et celles qui vivent dans les villes, notamment en matière d’accès à l’eau potable, à l’éducation, au transport, à la culture, ou encore aux loisirs.</p>
<p>“Plus de 40% de la population est au chômage dans les régions intérieures. Pis encore : les femmes actives dans l’agriculture sont marginalisées”, a déclaré la directrice générale des affaires de la femme et de la famille. La stratégie nationale est orientée vers 5 principaux axes.</p>
<h3><strong>Une réhabilitation économique</strong></h3>
<p>Le but est, tout d’abord, de réhabiliter les femmes du milieu rural sur le plan économique, en instaurant, notamment, l’égalité salariale dans le secteur agricole. La stratégie vise également à offrir aux femmes l’occasion de migrer du secteur informel vers le secteur formel. Il y a, aussi, la question de l’accès au financement. Cette dernière constitue un obstacle majeur empêchant les femmes rurales de lancer leurs projets, et ce malgré la mise en place du programme Raida &#8211; la leader &#8211; par le Ministère de la Femme et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).</p>
<h3><strong>Une réhabilitation sociale</strong></h3>
<p>La stratégie nationale vise, d’un autre côté, à réhabiliter les femmes rurales sur le plan social. Et là encore, il y a du pain sur la planche compte tenu de la mentalité patriarcale dominante dans les zones en question. De fait, l’Etat veut lutter contre les violences faites aux femmes, qu’elles soient économiques, ou physiques. Il s’agit, aussi, de leur garantir des conditions de travail décentes, de les protéger de l’abandon scolaire et de leur permettre de profiter d’une couverture sociale. “Seulement 10,5% des femmes rurales ont accès à une couverture sociale”, a précisé Samira Ben Hassine.</p>
<h3><strong>Une plus grande participation à la chose publique</strong></h3>
<p>Le troisième axe vise, pour sa part, à accroître la participation des femmes à la chose publique, et ce à travers, notamment, l’éducation à la citoyenneté.</p>
<h3><strong>Une meilleure qualité de vie</strong></h3>
<p>Le quatrième axe est relatif à la qualité de vie dans les milieux ruraux. Il s’agit, en effet, de la garantir à travers la mise en place des infrastructures nécessaires. Ainsi, il sera possible de faciliter l’accès à la culture, aux loisirs, ou encore à l’éducation au profit des femmes.</p>
<h3><strong>Un état des lieux</strong></h3>
<p>Enfin, le dernier axe vise à mieux définir les besoins des milieux ruraux et de les évaluer. Au total, dans l’optique de la stratégie nationale de la réhabilitation économique et sociale de la femme dans les milieux ruraux, 76 mécanismes ont été mis en place. Selon la directrice générale des affaires de la femme et de la famille, 10 départements ministériels sont mobilisés en vue de l’appliquer, et ce, sans compter les institutions publiques (INS, CNAM).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-12050" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2019/11/femmes-rurales1.jpg" alt="" width="720" height="540" /></p>
<h2><strong>Tous les problèmes de la femme rurale pris en compte selon la Ministre de la Femme</strong></h2>
<p>Egalement présente lors du séminaire, la Ministre de la Femme, Naziha Laabidi, considère que la femme rurale joue un rôle déterminant dans la lutte contre le changement climatique. Il faut, selon elle, l’intégrer dans le processus de développement et de protection de l’environnement. “Depuis 2017, on a mis en place la stratégie nationale en faveur des femmes rurales”, a-t-elle rappelé.</p>
<p>Toujours dans l’optique de soutenir la femme rurale, la ministre a rappelé que des mécanismes ont été mis en place, à l’instar de “Ehmini”, qui leur permet de cotiser et de constituer leur capital retraite à distance, à travers une solution mobile. “On compte, pour l’heure, 12 000 bénéficiaires. Nous espérons atteindre les 500 000”, a-t-elle précisé.</p>
<p>Revenant sur le rôle de la femme dans la lutte contre le changement climatique, la ministre a rappelé que la stratégie de l’Etat s’inscrit pleinement dans l’ODD numéro 17 qui inclut une dimension portant sur la protection de l’environnement. “La femme, dans le milieu rural, est exposée à de nombreux dangers. Nous avons pris en compte toutes ces problématiques”, a-t-elle encore déclaré.</p>
<h2><strong>Un budget spécifique pour les femmes des zones rurales</strong></h2>
<p>Pour sa part, le Ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Mokhtar Hammami, estime que tous les secteurs et tous les départements ministériels doivent œuvrer ensemble dans la lutte contre le changement climatique et ses conséquences. Il faut également faire participer les pouvoirs locaux. “Tout le monde est concerné par ce fléau. L’année de rupture, selon des études internationales, arrivera dans une dizaine d’années. Autrement dit, ce sera le point de non-retour”, a-t-il déclaré.</p>
<p>Si rien n’est fait pour contenir le réchauffement climatique, nous serons tous impactés, particulièrement les zones marginalisées. “La femme rurale, qui se lève tôt et qui travaille la terre, sera touchée, puisque la terre qu’elle cultive sera aussi touchée en raison des érosions, du stress hydrique et des menaces qui pèsent sur la biodiversité”, a mis en garde le ministre.</p>
<p>Dans ce contexte, il faut passer à l’action et selon le ministre, il faut agir ensemble. Plus encore : il faut faciliter l’accès au financement pour les femmes et les jeunes qui portent des projets s’inscrivant dans l’économie sociale et solidaire. D’un autre côté, il faut veiller à informer et former les femmes rurales sur les sujets environnementaux. Dans cette optique, les municipalités sont appelées à agir. Ces dernières doivent allouer un budget destiné à la femme et, spécifiquement, à la femme rurale afin de lui permettre de lancer son projet. “Il est temps de constituer une Commission Régionale chargée de veiller à l’exécution de ces projets et de résoudre la problématique du manque de financement”, a-t-il conclu.</p>
<h2><strong>Faire participer la femme à la prise de décision</strong></h2>
<p>De son côté, Basma Jebali, Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, a également insisté sur le rôle primordial de la femme rurale en matière de lutte contre le changement climatique. Ces femmes contribuent tangiblement à la sécurité alimentaire du pays, étant donné que 43% d’entre elles sont actives dans le secteur agricole.</p>
<p>Néanmoins, elles font face à plusieurs problématiques, comme l’exposition aux pesticides et au manque d’eau. D’où l’importance, selon la Secrétaire d’Etat, d’encourager la rationalisation de la consommation d’eau et d’énergie, tout en veillant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. “Tous les ministères doivent agir ensemble. Quant à la femme, elle devrait jouer un rôle important dans le processus de prise de décision”, a noté la Secrétaire d’Etat.</p>
<p>Dans ce même contexte, la femme rurale pourra participer aux opérations de reboisement et à celles qui visent à protéger la biodiversité. Elles peuvent aussi, selon la Secrétaire d’Etat, encourager l’utilisation des eaux usées et des engrais naturels en agriculture.</p>
<p>Il est indiscutable qu’une prise de conscience du rôle de la femme rurale dans la lutte contre le changement climatique soit réelle dans notre pays. La stratégie nationale, présentée par la directrice générale des affaires de la femme et de la famille, constitue un autre élément encourageant. Cependant, sur le terrain, on manque cruellement d’actions concrètes visant à faire participer les femmes à la lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Dans leurs interventions, les deux ministres ont, certes, exprimé la bonne volonté de leurs départements. Ils ont également appelé à un travail collectif dans cette même optique. Néanmoins, on reste sur sa faim concernant les mesures concrètes qui ont été prises en faveur des femmes rurales afin de leur permettre de lutter contre le changement climatique.</p>
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