<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Edito mai 2026 - Managers</title>
	<atom:link href="https://managers.tn/tag/edito-mai-2026/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://managers.tn/tag/edito-mai-2026/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Fri, 29 May 2026 11:07:13 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.5</generator>

<image>
	<url>https://managers.tn/wp-content/uploads/2021/09/cropped-managers-01-32x32.jpg</url>
	<title>Edito mai 2026 - Managers</title>
	<link>https://managers.tn/tag/edito-mai-2026/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le monde avance, nos règles doivent suivre</title>
		<link>https://managers.tn/2026/05/29/le-monde-avance-nos-regles-doivent-suivre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 May 2026 09:34:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Edito mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Edito Managers n°329]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://managers.tn/?p=117708</guid>

					<description><![CDATA[<p>1967: la date paraît lointaine. Elle l’est. C’est l’année d’un monde sans plateformes de paiement instantané, sans actifs numériques, sans freelances connectés à des clients sur trois continents, sans startups SaaS qui paient leurs serveurs en devises et vendent leurs services à l’étranger. Et pourtant, pendant trop longtemps, c’est encore avec cette horloge-là que la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/29/le-monde-avance-nos-regles-doivent-suivre/">Le monde avance, nos règles doivent suivre</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: left;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-116698 alignleft" src="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/sahar-M-214x300.jpg" alt="" width="214" height="300" srcset="https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/sahar-M-214x300.jpg 214w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/sahar-M-360x504.jpg 360w, https://managers.tn/wp-content/uploads/2026/05/sahar-M.jpg 423w" sizes="(max-width: 214px) 100vw, 214px" />1967: la date paraît lointaine. Elle l’est. C’est l’année d’un monde sans plateformes de paiement instantané, sans actifs numériques, sans freelances connectés à des clients sur trois continents, sans startups SaaS qui paient leurs serveurs en devises et vendent leurs services à l’étranger. Et pourtant, pendant trop longtemps, c’est encore avec cette horloge-là que la Tunisie a demandé à ses entrepreneurs de concourir dans l’économie mondiale.</p>
<p style="text-align: left;">Le paradoxe est cruel. Nous voulons des startups exportatrices, des PME internationales, de jeunes talents capables de vendre au monde, des fintechs innovantes, des services digitaux compétitifs. Mais nous leur imposons souvent des règles conçues pour une époque où la finance circulait lentement, où les frontières économiques étaient plus épaisses, où le numérique n’avait pas encore bouleversé notre manière de payer, d’épargner, d’emprunter, d’investir et de commercer. La fintech, justement, est venue fissurer cette ancienne architecture. Elle n’est plus une curiosité technologique, c’est un paiement mobile qui remplace une file d’attente, une plateforme qui permet à un commerçant, un artisan, un freelance ou une startup d’entrer dans la circulation réelle de l’économie mondiale. C’est là que se trouve son importance. La fintech ne modernise pas seulement les services financiers. Elle élargit leur périmètre. Elle donne de la profondeur aux marchés. Elle rend les flux plus lisibles, plus rapides, parfois plus transparents. Les travaux du FMI le rappellent: les fintechs peuvent contribuer à atténuer certains risques financiers en renforçant la décentralisation, la diversification, l’efficience et la transparence dans la prestation de services. Mais il faut éviter l’enthousiasme facile. Toutes les fintechs ne se valent pas du point de vue de l’inclusion. Certaines fluidifient les paiements. D’autres améliorent l’épargne. D’autres encore facilitent le crédit. Les plus inclusives restent souvent les plus simples en apparence: le paiement numérique et l’épargne digitale. Ce sont elles qui ouvrent la première porte, celle qui permet d’exister financièrement. En Afrique subsaharienne, le signal est puissant. Le lending fintech destiné aux micro et petites entreprises est passé de 13 à 88% du financement fintech total entre 2020 et 2023. Mais une fintech ne pousse pas dans le sable. Elle a besoin de fondations solides, de cadre institutionnel, de profondeur financière et d’infrastructure numérique, d’accès mobile fiable, d’identité digitale, d’interopérabilité des paiements et de protection réelle du consommateur. C’est ici que commence la vraie difficulté. La régulation. Trop peu de règles, et l’innovation devient une zone grise. Le risque cyber peut se propager. Le système peut absorber des fragilités qu’il ne voit pas venir. Trop de règles, et l’innovation meurt avant d’avoir atteint son marché. Les entrepreneurs contournent. Les talents partent. Les investisseurs hésitent. Les solutions utiles restent au stade de promesse. La régulation devient alors moins un garde-fou qu’un plafond. Tout se joue donc à l’échelle du curseur. Ce point d’équilibre fragile entre protection et ouverture. Une bonne régulation doit permettre d’avancer sans tomber. Car la matière première de la fintech, au fond, n’est pas la technologie, c’est la confiance. Sans confiance, pas d’usage. Et sans usage, pas d’inclusion. Pour la Tunisie, cette question n’est plus théorique, elle est existentielle. Notre pays dispose de talents, d’ingénieurs, de développeurs, de fondateurs. Mais trop souvent, ces talents avancent dans une économie numérique lestés de chaînes administratives aux chevilles. Ils ne demandent pas un privilège. Ils demandent simplement les outils normaux de la compétition mondiale. Or, pendant qu’ils attendent, le monde avance. C’est pourquoi le nouveau code des changes, aujourd’hui en examen à la commission des finances de l’ARP, est probablement l’un des textes les plus structurants pour les fintechs et, au-delà, pour l’ensemble de l’économie tunisienne. Ce texte peut changer le quotidien de milliers d’acteurs économiques: startups, PME exportatrices, freelances, investisseurs. Le nouveau texte, attendu, ouvre des perspectives décisives: encadrer juridiquement les plateformes de paiement internationales comme PayPal ou Stripe, permettre sous conditions la déclaration et la détention d’actifs numériques, faciliter le rapatriement des bénéfices et des revenus de cession, faire évoluer l’accès aux comptes en devises pour les résidents exerçant une activité économique. Ces avancées envoient un signal, celui d’un pays qui dit enfin à ses entrepreneurs: nous allons adapter nos règles à cette réalité. Au fond, la question est simple: voulons-nous que nos entrepreneurs créent ici, grandissent ici, exportent d’ici? Ou acceptons-nous qu’ils imaginent en Tunisie mais structurent ailleurs parce que le cadre local ne suit pas la vitesse de leur ambition? </p>
<p class="x_elementToProof"><i>Bonne lecture!</i></p>
<p>L’article <a href="https://managers.tn/2026/05/29/le-monde-avance-nos-regles-doivent-suivre/">Le monde avance, nos règles doivent suivre</a> est apparu en premier sur <a href="https://managers.tn">Managers</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
