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	<title>Capital Humain - Managers</title>
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		<title>Capacités productives: 99e mondiale, la Tunisie devance le Maroc et l’Algérie, mais…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Trabelsi Azza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Oct 2026 13:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Biz'art & Cult]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Capital Humain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Tunisie fait partie des économies africaines qui disposent du socle productif le plus solide. Mais elle n&#8217;en tire pas encore tout le potentiel. C&#8217;est, en creux, ce que raconte le nouvel Indice des capacités productives (PCI) de la CNUCED. Avec un score de 47,2 sur 100 en 2024, la Tunisie se classe au 99e [&#8230;]</p>
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<p class="isSelectedEnd">La Tunisie fait partie des économies africaines qui disposent du socle productif le plus solide. Mais elle n&#8217;en tire pas encore tout le potentiel. C&#8217;est, en creux, ce que raconte le nouvel Indice des capacités productives (PCI) de la CNUCED. Avec un score de 47,2 sur 100 en 2024, la Tunisie se classe au 99e rang mondial parmi 195 économies. Un résultat qui la place devant une grande partie du continent, sans pour autant la rapprocher des économies les plus performantes à l&#8217;échelle mondiale.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le PCI ne mesure pas uniquement ce qu&#8217;un pays produit aujourd&#8217;hui. Il cherche à regarder les capacités qui permettent de produire davantage demain. Capital humain, technologies, énergie, transports, institutions, secteur privé, capital naturel et changement structurel sont pris en compte dans l&#8217;indice. C&#8217;est justement cette lecture qui rend le cas tunisien intéressant. Le pays possède plusieurs atouts, mais ceux-ci ne progressent pas au même rythme.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le premier contraste apparaît dans les technologies de l&#8217;information et de la communication. Avec un score de 58,7, les TIC constituent la dimension la mieux notée dans le profil tunisien. La Tunisie dispose donc d&#8217;une base numérique relativement favorable. Cela compte dans une économie où les services, l&#8217;industrie et même l&#8217;accès aux marchés extérieurs dépendent de plus en plus des infrastructures numériques.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais le numérique ne fait pas tout. Un bon niveau de capacité technologique ne se transforme pas automatiquement en gains de productivité. Pour que cet avantage pèse davantage sur l&#8217;économie, il doit se retrouver dans les entreprises, dans leurs procédés de production, dans leur capacité à innover et surtout dans les produits et services qu&#8217;elles arrivent à vendre à l&#8217;extérieur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le changement structurel obtient également un score supérieur à la moyenne tunisienne, à 55,4. C&#8217;est probablement l&#8217;un des éléments les plus intéressants du profil du pays. La Tunisie n&#8217;est pas une économie figée autour d&#8217;un seul secteur. Elle dispose d&#8217;une industrie exportatrice, d&#8217;un secteur des services développé et de plusieurs activités qui l&#8217;insèrent dans les chaînes de valeur internationales.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le problème est plutôt celui de la profondeur de cette transformation. Changer de structure productive ne signifie pas nécessairement monter suffisamment en gamme. Une économie peut diversifier ses activités tout en restant concentrée sur des segments où la valeur ajoutée demeure limitée. Le véritable saut consiste à passer de la sous-traitance et de l&#8217;assemblage vers davantage de conception, de recherche, d&#8217;innovation et de production à forte valeur ajoutée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le capital humain, avec 50,6, se situe lui aussi au-dessus du score global. La Tunisie dispose depuis longtemps d&#8217;un avantage dans ce domaine. Mais ici encore, le chiffre doit être lu avec un peu de recul. Former des diplômés ne suffit pas. Encore faut-il que les entreprises puissent utiliser ces compétences, que les secteurs productifs évoluent suffisamment vite pour les absorber et que les profils qualifiés trouvent des perspectives dans l&#8217;économie nationale.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le même raisonnement peut être appliqué à l&#8217;énergie, qui affiche un score de 51. Cette capacité devient pourtant de plus en plus stratégique pour l&#8217;industrie tunisienne. Le coût de l&#8217;énergie, la transition vers les renouvelables et les nouvelles exigences environnementales des marchés extérieurs vont progressivement peser sur les décisions d&#8217;investissement et sur la compétitivité des entreprises.</p>
<p class="isSelectedEnd">C&#8217;est dans les transports que le décalage devient le plus visible. La dimension obtient un score de 32,2, très inférieur au résultat global. Pour une économie ouverte comme celle de la Tunisie, ce n&#8217;est pas un détail.</p>
<p class="isSelectedEnd">La performance d&#8217;une entreprise exportatrice ne dépend pas uniquement de ce qu&#8217;elle sait produire. Elle dépend aussi de la facilité avec laquelle elle peut faire entrer ses matières premières, déplacer ses marchandises et les expédier vers ses clients. Chaque retard, chaque surcoût logistique ou chaque rupture dans la chaîne de transport réduit une partie de l&#8217;avantage que peuvent procurer les compétences ou la compétitivité industrielle.</p>
<p class="isSelectedEnd">C&#8217;est probablement l&#8217;un des points sur lesquels le PCI apporte une lecture utile du problème tunisien. Le pays dispose d&#8217;un tissu productif et d&#8217;un capital humain relativement solides, mais certaines infrastructures ne suivent pas au même rythme. Le risque est alors de disposer de capacités qui restent sous-utilisées.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le secteur privé présente un autre résultat à surveiller, avec un score de 44,5. Là encore, le sujet dépasse la création d&#8217;entreprises. La question est celle de leur capacité à investir, à innover et surtout à changer d&#8217;échelle.</p>
<p class="isSelectedEnd">La Tunisie compte de nombreuses PME et un tissu entrepreneurial actif. Mais passer d&#8217;une petite entreprise à une entreprise capable d&#8217;investir lourdement, d&#8217;exporter sur plusieurs marchés ou de financer sa propre innovation reste difficile. L&#8217;accès au financement, la taille du marché intérieur et les contraintes administratives pèsent alors sur la trajectoire de croissance.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le score de 47,3 obtenu dans la dimension institutionnelle se situe quasiment au niveau général du pays. Ce n&#8217;est pas le plus mauvais résultat du profil tunisien, mais ce n&#8217;est pas non plus un avantage marqué. Or, les institutions jouent un rôle transversal. Elles donnent aux entreprises le degré de visibilité nécessaire pour investir, recruter et développer des projets qui se construisent sur plusieurs années.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le classement africain permet de remettre ces résultats en perspective. La Tunisie fait partie des économies les mieux positionnées du continent, aux côtés notamment de l&#8217;Afrique du Sud et du Maroc. Les économies insulaires de Maurice et des Seychelles figurent également parmi les meilleures performances africaines.</p>
<p class="isSelectedEnd">Mais cette position ne doit pas être interprétée comme une avance confortable. Elle signifie surtout que la Tunisie dispose d&#8217;une base productive plus diversifiée que beaucoup d&#8217;autres économies africaines. À l&#8217;échelle mondiale, l&#8217;écart reste important avec les économies développées.</p>
<p class="isSelectedEnd">C&#8217;est là que le PCI devient plus intéressant qu&#8217;un simple classement. Il permet de voir où se situe la Tunisie, mais surtout pourquoi elle n&#8217;est pas plus haut.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le pays possède les compétences. Il possède une base industrielle. Il dispose d&#8217;un niveau numérique appréciable et d&#8217;une économie relativement diversifiée. Mais les maillons ne sont pas toujours suffisamment connectés. La recherche ne se transforme pas assez rapidement en produits. Les compétences ne trouvent pas toujours leur place dans les secteurs les plus dynamiques. Les entreprises capables d&#8217;exporter restent confrontées à des contraintes de financement et de logistique.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le sujet n&#8217;est donc plus vraiment de construire une capacité productive à partir de rien. Il est de faire fonctionner ensemble celles qui existent déjà.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette question devient d&#8217;autant plus importante que la compétition internationale évolue. Les entreprises cherchent désormais des territoires capables de proposer non seulement une main-d&#8217;œuvre compétitive, mais aussi des infrastructures fiables, des compétences techniques, de l&#8217;énergie, des services numériques et un environnement permettant d&#8217;investir sur le long terme.</p>
<p class="isSelectedEnd">Sur ce terrain, la Tunisie possède plusieurs cartes. Mais le PCI montre aussi que certaines d&#8217;entre elles sont encore mal jouées.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le score global de 47,2 ne raconte donc ni une réussite éclatante ni un décrochage. Il décrit plutôt une économie qui dispose d&#8217;un potentiel productif réel, mais dont les performances restent limitées par quelques maillons faibles. Le transport en est le cas le plus visible. Le financement et la capacité de passage à l&#8217;échelle des entreprises constituent d&#8217;autres points de vigilance.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour la Tunisie, l&#8217;enjeu des prochaines années sera moins de multiplier les atouts que de mieux les relier. Une meilleure articulation entre formation et industrie, numérique et productivité, investissement et innovation, production et logistique pourrait faire davantage pour la montée en gamme que l&#8217;accumulation de nouveaux dispositifs pris séparément.</p>
<p>Le PCI place ainsi la Tunisie dans une position plutôt confortable à l&#8217;échelle africaine, mais suffisamment loin des meilleurs scores mondiaux pour rappeler une réalité simple: avoir les capacités ne suffit pas. Encore faut-il réussir à les transformer en production, en innovation et en valeur ajoutée.</p>
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		<title>Capital Humain: la Tunisie perd des points dans le classement de la Banque mondiale</title>
		<link>https://managers.tn/2020/09/17/capital-humain-la-tunisie-perd-des-points-dans-le-classement-de-la-banque-mondiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sahar Mechri]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 11:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Capital Humain]]></category>
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<p><em><span style="font-weight: 400;">La Banque mondiale a publié aujourd’hui une nouvelle mise à jour de son Indice de Capital Humain. L’édition 2020 révèle une baisse de la note de la Tunisie. Détails.</span></em></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’Indice du Capital Humain (HCI) est une mesure internationale qui compare les composantes clés du capital humain dans les pays. Le capital humain comprend les connaissances, les compétences et la santé que les gens accumulent au cours de leur vie. Le capital humain est associé également à des revenus plus élevés pour les personnes, des revenus plus élevés pour les pays et une cohésion plus forte dans les sociétés. C&#8217;est un moteur central de la croissance durable et de la réduction de la pauvreté.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cet indice cherche à répondre à la question suivante : quel capital humain un enfant né aujourd’hui est-il susceptible d’atteindre d’ici ses 18 ans, compte tenu des risques liés à la médiocrité des services de santé et d’éducation dans son pays ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">D’après le rapport, un enfant né aujourd&#8217;hui en Tunisie ne sera que 52% aussi productif lorsqu’il grandira comparé à ce qu’il aurait pu être s’il bénéficiait d’une éducation de qualité et d’une santé impeccable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ce chiffre est inférieur à la moyenne pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, située à 57%, mais supérieur à la moyenne des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pis encore, le rapport révèle qu’entre 2010 et 2020, la valeur de l’ICH de la Tunisie a connu une baisse au cours des 10 dernières années pour passer de 53% en 2010 à 52% actuellement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">À l’échelle mondiale, 56% des enfants nés aujourd’hui seront privés de plus de la moitié de leurs revenus potentiels à l’âge adulte. Pourquoi ? Parce que les États et autres parties prenantes ne consentent pas les investissements nécessaires pour se doter d’une population éduquée, résiliente et bien portante, prête pour le monde du travail de demain.</span></p>
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		<title>Quels talents pour un monde en pleine révolution technologique ?</title>
		<link>https://managers.tn/2018/11/14/quels-talents-pour-un-monde-en-pleine-revolution-technologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Managers]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Nov 2018 13:25:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Eco]]></category>
		<category><![CDATA[Executives]]></category>
		<category><![CDATA[Managers]]></category>
		<category><![CDATA[Startups]]></category>
		<category><![CDATA[Capital Humain]]></category>
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		<category><![CDATA[Jeunes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marcos Ramirez Amoretti, Cebrail Taskin et Taoufik Jelassi — Crédits photo: Le Manager La révolution digitale promet un changement profond des emplois. Comment s’y préparer? Pour essayer de trouver la réponse à cette question, Education for Employment et l’association des Alumni du MSB ont organisé hier, 13 novembre 2018, une conférence qui a vu la participation de Taoufik [&#8230;]</p>
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<p><a href="https://goo.gl/yWSYyr" data-href="https://goo.gl/yWSYyr" data-action="image-link" data-action-observe-only="true"><img decoding="async" data-image-id="1*H5UEiIq86rmAg-jyrh2KDA.jpeg" data-width="1000" data-height="300" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/08dd3-1h5ueiiq86rmag-jyrh2kda.jpeg"></a><br />
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<figure class="wp-caption">
<p><img decoding="async" data-image-id="1*t_bNMZRCZkeux4EKfipCMA.jpeg" data-width="5184" data-height="2464" data-is-featured="true" src="https://www.lemanager.tn/wp-content/uploads/2018/12/7ccc6-1t_bnmzrczkeux4ekfipcma.jpeg"><figcaption class="wp-caption-text"><em>Marcos Ramirez Amoretti, Cebrail Taskin et Taoufik Jelassi — Crédits photo: Le Manager</em></figcaption></figure>
<p><em>La révolution digitale promet un changement profond des emplois. Comment s’y préparer? Pour essayer de trouver la réponse à cette question, Education for Employment et l’association des Alumni du MSB ont organisé hier, 13 novembre 2018, une conférence qui a vu la participation de Taoufik Jelassi, ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de Cebrail Taskin, ancien CTO de Turk Telekom International et de Marcos Ramirez Amoretti, senior associate director data science and technology at IE School en Espagne.</em></p>
<p>Plus que jamais, le monde est secoué par une évolution technologique qui n’épargne aucun secteur. Qu’il s’agisse d’impression 3D, de réalité virtuelle et augmentée, de robots intelligents ou de blockchain, certaines innovations technologiques auraient des implications profondes sur la société humaine, a indiqué Cebrail Taskin.</p>
<p>La digitalisation apportera également son lot de changements aux entreprises. Le numérique dote les entreprises des outils nécessaires pour améliorer la customer experience, pour créer de nouvelles sources de revenus et pour se doter d’agilité pour faire face à la rude compétition. Cette digitalisation n’est sans doute pas sans répercussions sur la workforce, prévient l’expert.</p>
<p>De fait, si l’on croit aux chiffres de Marcos Ramirez Amoretti, plus que la moitié des emplois actuels sont techniquement automatisables et l’intelligence artificielle pourrait remplacer pas moins de 5 millions d’emplois d’ici 2020. Contrairement à ce que l’on peut croire, le bilan n’est nécessairement pas négatif. Entre 2016 et 2025, on s’attend à la création de plus de 15 millions de postes hautement qualifiés, indique Ramirez Amoretti. “À cause de l’intelligence artificielle il y aura un changement de 35% dans les core skills. Les entreprises chercheront de plus en plus de collaborateurs plus agiles, pour des postes encore plus interdisciplinaires”, a-t-il affirmé.</p>
<p><a href="https://airtable.com/shrQSMjz5wAJNys4J">https://airtable.com/shrQSMjz5wAJNys4J</a></p>
<p>Le niveau de préparation à cette révolution numérique diffère d’un pays à l’autre, comme le prouve le Networked Readiness Index publié par le World Economic Forum. Dans l’édition 2016, la Tunisie a été placée 81ème dans ce classement qui mesure les performances des économies à tirer profit des technologies de l’information pour améliorer leur compétitivité, l’innovation et le bien-être de leurs citoyens.</p>
<p>Déjà le workplace est en train de changer: travailler ne se limite plus à être présent de 9h à 17h dans les locaux de l’entreprise pour exécuter des tâches prédéfinies. Aujourd’hui, un job peut se faire à n’importe quel moment, à n’importe quelle place, et les employés peuvent utiliser leur propre matériel ― souvent plus performant que celui de l’entreprise ― dans le seul but de trouver des solutions, sans aucun prérequis. “Même l’e-mail, considéré depuis quelques années comme une véritable révolution, est dépassé. On utilise aujourd’hui de nouveaux outils plus adaptés à la collaboration”, a ajouté Jelassi.</p>
<h4>Quels talents pour un monde en perpétuel changement ?</h4>
<p>Les universités, qui ont déjà du mal à suivre les besoins du marché du travail, sont plus que jamais contraintes à faire preuve d’agilité et de réactivité. Plus que l’acquisition de nouvelles compétences, l’université devrait doter ses étudiants des outils nécessaires leur permettant de s’adapter facilement aux besoins du marché, a précisé Adel Torjmane, CEO FIS global. Dans la même lignée des idées, Tawfik Jelassi a indiqué qu’avec le rythme accéléré du changement, les compétences acquises à l’université ne pourraient à elles seules accompagner l’individu tout au long de sa carrière. Seuls ceux qui ont la capacité et la volonté de s’adapter aux besoins évolutifs du marché de l’emploi seraient en mesure d’évoluer.</p>
<p>Dans cet environnement nouveau, le chemin linéaire direct entre le diplôme et le poste d’emploi n’aurait plus d’être. “Degrees cannot offer knowledge for life”. D’ailleurs, 30% des emplois de 2020 n’existent toujours pas aujourd’hui et 65% des élèves travailleront dans des postes qui n’existent pas encore.</p>
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